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Full text of "Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume"

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NOBILIAIRE 



UNIVERSEL 



DE FRANCE 

OU RECUEIL GÉNÉRAL 

Dl NÉALOGIES HISTORIQUES 

DES MAISONS NOBLES DE CE ROYAUME 



M. DE SAINT-ALLAIS 

A VEC LE CONCOURS 

DE COIKCEI.LES. UABBÉ LESP1NE. DE SAINT-PONS 

ET AUTRES GENEALOGISTES CELEBRES 






TOME SEIZIEME 



. :i E PARTIE 




PARIS 

IBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 
BACH EL I N - D EFLOKEN N E 

Société anonyme au capital de i,5oo,ooo francs. 

,E SOCIAL'. 3, QUAI MALAQUAIS, 3 

MDCCCLXXVi 



NOBILIAIRE UNIVERSEL 

DE FRANCE. 



IMPRIMERIE GENERALE DE CHATILLON-SUR-SE1NE, 

J. ROBERT. 



NOBILIAIRE UNIVERSEL 

DE FRANCE. 

or 

RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 
DES MAISONS NOBLES 

DE CE ROYAUME. 

Faisant suite au Dictionnaire universel de la Noblesse de France 
qui paraissait, avec Privilège du Roi, avant la Révolution ; 

Par M. de Saint-Allais , auteur des Généalogies historiques 
des Maisons souveraines de l'Europe. 

' f_ 

9 

DIEU ET LES BOURBONS. 



TOME SEIZIEME. 



A PARIS, 

Au Bureau du Nobiliaire universel de France, 

rue de la Vrillière, n° 10. 

1810 

T^éimprimé en 1876- 
A LA LIBRAIRIE ANCIENNE 171 MODERNE 

HAi.lt PI IN-DF.FlORENN F 

Société anonyme au capital de i,5oo,ooo francs. 
Siège social : J, Quai Malaquais. % 



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NOBILIAIRE UNIVERSEL, 

OU 

RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 
DES MAISONS NOBLES 

DE FRANCE. 

Formant les matériaux du Dictionnaire universel 
de la Noblesse. 



FORTIA dURBAN et de PILES. Nous avons donné 
la généalogie de cette famille dans le tome IX de cet 
ouvrage ; mais nous croyons utile de fournir, à l'appui , 
les preuves qui ont été faites par cette maison, pour son 
admission dans Tordre de Malte, en 1634. 

Preuves de Laurens de Fortia- Montréal, pour son entrée 
dans V ordre de Malte, en 1634. 

Al nom de Dieu , soit-il. Sachent tous qu'il appar- 
tiendra, que l'an mil six cent trente-quatre et le second 
jour du mois de janvier, en la ville d'Arles , et parde- 
vant nous frèrts François de Murs Limiers, commandeur 

> 

de Milhau, et Bertrand d'Urre- Paris, chevaliers de l'ordre 
de Saint - Jean de Hiérusalem , commissaires en cette 
partie , députés , serait comparu maître Jean Rey- 
baud, notaire royal de ladite ville et secrétaire du véné- 
rable Chapitre provincial dudit ordre, au grand prieuré 
16. 1 



> DE FORTIA. 

de Saint - Gilles , lequel nous aurait exposé qu'ayant 
messire Pol de Fortia , seigneur de Montréal et de la 
Garde, citoyen d'Avignon, dédié et voué noble Laurens 
de Fortia, son fils légitime et naturel, et de feu damoi- 
selle Catherine de la Sale , vivant , dame de ladite la 
Garde, sa femme, au service de Dieu et dudit ordre, il 
y serait reçu au rang des frères chevaliers , et dis- 
pensé de sa minorité par grâce du sacré Chapitre général 
du même ordre , tenu et célébré à Malte , le septième 
juin mil six cent trente-un , en payant la somme de 
mille écus de quatorze tarins (i) pièce , pour son trajet 
et passage , à condition de faire les preuves et enquêtes 
nécessaires sur la noblesse, légitimité et autres qualités 
requises, suivart la forme des statuts et ordonnances ca- 
pitulaires dudit ordre, ainsi qu'appert par la bulle sur 
ce obtenue de éminentissime monseigneur le grand- 
maître dudit ordre; ensuite de quoi ayant, ledit sieur de 
Montréal, payé ledit passage, ensemble les droits de la vé- 
nérable langue de Provence , à M. frère François de la 
Crotte la Ménardie , commandeur de Gap , français , et 
receveur pour ledit ordre, audit prieuré, ou à son pro- 
cureur , ainsi qu'appert par quittance reçue par ledit 
maître Reybaud, notaire et secrétaire du vingt - septième 
mai mil six cent trente - deux , aurait supplié et requis 
ledit vénérable Chapitre provincial du même ordre tenu 
et célébré au susdit grand prieuré de Saint - Gilles , le 
second mai dernier , vouloir députer commissaire pour 
faire lesdites preuves et enquêtes , laquelle commission 
nous serait été adressée, et sur icelle une lettre que ledit 
maître Reybaud, suivant le dû de sa charge, nous aurait 
présentée et expédiée avec les armoiries et enseignes des 
quatre maisons et familles d'où ledit présenté est issu , 



(i) Le tarin est une monnaie de compte, dont les banquiers 
et négociants de Naples , de Sicile et de Malte se servent pour 
tenir leurs livres. (Dictionn. de Commerce, par Savàry.) 






DE FOKTIA. 3 

l'extrait du baptistaire d'icelui , dûment authentiqué, en 
date du quinzième avril mil six cent vingt-six, l'extrait 
de ladite quittance du paiement dudit passage et droits 
de la langue, signé par ledit maître Reybaud , notaire 
et secrétaire, aussi dûment authentiqué, ensemble les 
deniers qu'on a déposés pour fournir aux frais desdites 
enquêtes, conformément au règlement. 

Nousdits commandeur et chevalier , respectivement , 
commissaires , vu lesdites lettres portant une commis- 
sion, signée par ledit maître Reybaud, notaire et secré- 
taire, et scellée de cire noire , à l'accoutumée , ci aux 
présentes preuves attachées, les aurions reçues avec toute 
humilité et honneur et révérence, ainsi que appartient , 
et en acceptant ladite commission , comme fils d'obé- 
dience, nous serions offerts vaquer à ce que par elle nous 
est mandé, et de même suite aurions requis ledit maître 
Reybaud, notaire et secrétaire, homme à nous fiable, 
d'écrire sous nous auxdites preuves et enquêtes, ce que 
ayant offert faire, lui aurions fait prêter serment entre 
nos mains sur les saints évangiles de Dieu, et les tenir 
secrètes, et y vaquer fidèlement. 

Advenu le lendemain , troisième jour dudit mois de 
janvier, nousdits commissaires pour procéder à l'effet 
de notre commission , accompagnés dudit maître Rey- 
baud , notaire et secrétaire, nous serions acheminés en 
'adite ville d' Avignon, et allés loger au logis appelé du 
louvre , duquel jour avisant l'heure tarde, n'aurions fait 
aucune procédure. 

Mais le lendemain, quatrième dudit mois de janvier 
au matin, nousdits commissaires, après avoir entendu la 
sainte messe , nous serions acheminés au logis de frèje 
Jean-Gilles Fougasse la Bartalasse, aussi chevalier dudi t 
ordre, où l'ayant trouvé en personne, aurions prêté entre 
ses mains, et sur la croix de notre habit, le serment solem 
nel, en tel cas accoutumé, de bien et fidèlement vaquer 
au fait desdites preuves et enquêtes, et mettre notredite 
commission à due et entière exécution , ainsi que s'a p 



a DE FORTIA. 

partient ; et nous est mandé par icelle : et pour foi de 
tout ce que dessus, nous sommes, ci soussignés avec ledit 
maître, Reybaud, notaire et secrétaire, le chevalier de 
Limiers, commandeur de Milhau, le chevalier de Paris, 
Reybaud, notaire et secrétaire : ainsi signés. 

Dudit jour, après dîné, nousdits commissaires, accom- 
pagnés dudit maître Reybaud, notaire et secrétaire, nous 
serions secrètement , et d'office , acheminés à la maison 
de noble Louis de Merles, sieur de Beauchamps, citoyen 
dudit Avignon, où l'ayant trouvé en personne , lui au- 
rions fait entendre le contenu de notre commission, et 
après avoir exigé de lui serment, en tel cas accoutumé 
de dire, et déposer la vérité, sur ce qu'il serait par nous 
enquis, l'aurions interrogé comme s'en suit. 

Déposition de noble Louis de Merles, sieur de Beauchamps , 
citoyen et habitant d'Avignon, âgé de cinquante-sept ans, 
ou environ. 

Premièrement, interrogé s'il connaît Laurens de Fortia, 
présenté et nommé en notre commission, s'il est noble 
de nom et d'armes, extrait de légitime mariage, et d'an- 
cienne tige de noblesse, où il est né et batisé, et duquel 
âge il est ? 

Dit le connaître, et que c'est un j eune garçon de l'âge 
d'environ sept ou huit ans , noble de nom et d'armes, 
sorti d'ancienne maison et tige de noblesse, étant fils lé- 
gitime et naturel, de messire Pol de Fortia, seigneur de 
Montréal et de feue demoiselle Catherine de la Sale , 
dame de la Garde , quand elle vivait , mariés, citoyen 
dudit Avignon, étant né au lieu de Bédarrides, distant 
deux petites lieues dudit Avignon, au comté Venaissin. 

Interrogé s'il connaît ledit messire Pol de Fortia, sieur 
de Montréal, père dudit présenté, s'il est noble de nom 
et d'armes, issu de légitime mariage et d'ancienne tige 
de noblesse, s'il vit noblement, et est sujet aux ban, 
arrière-ban, e\ assemblées de la noblesse ? 



DE FORT1A. 5 

Dit que c'est un gentilhomme tellement qualifié, et 
vivant si noblement et honorablement , qu'il n'y a gen- 
tilhomme en ces quartiers qui ne le connaisse ainsi qu'il 
fait, sachant qu'il est noble de nom et d'armes , et sorti 
de légitime mariage et d'ancienne tige de noblesse, pour 
être fils légitime et naturel de feu noble Jean de Fortia, 
aussi seigneur de Montréal , et de damoiselle Françoise 
de Seytres , de la maison de» Caumont , vivans mariés ; 
et à l'occasion de sa terre et seigneurie de Montréal, qui 
est en Dauphiné , est sujet* aux bans, arrière-bans, et 
assemblées de la noblesse dudit pays. 

Interrogé s'il a connu lesdits feu Jean de Fortia , et 
damoiselle Françoise de Seytres , vivants maries , aïeul 
et aïeule paternels dudit présenté , s'ils étaient nobles , 
et des qualités susdites ? 

Dit les avoir vus et connus tous deux , lesquels vivaient 
fort noblement et étaient nobles de nom et d'armes, sortis 
de maisons et tiges anciennes de noblesse , comme étant 
ledit feu sieur de Montréal , fils légitime et naturel de 
feu nobles Marc de Fortia, et de damoiselle Jeanne des 
Henriques, vivants mariés; et ladite damoiselle de Seytres 
étant fille légitime et naturelle de feu noble Louis 
de Seytres, seigneur de Caumont , et damoiselle Mar- 
guerite de Berton, de la maison de Crillon , vivants 
mariés, duquel mariage est sorti monsieur , frère Chris- 
tophle de Seytres-Caumont . chevalier dudit ordre , à 
présent commandeur d'Argenteux, propre frère de ladite 
demoiselle. 

Interrogé sur la noblesse , légitimité et autres qualités 
desdits feu Marc de Fortia et damoiselle Jeanne des 
Henriques, vivants mariés, ensemble de Louis de Seytres, 
sieur de Caumont, et damoiselle Marguerite de Berton, 
aussi mariés, bisaïeuls et bisaïeules , respectivement du 
côté paternel dudit présenté ? 

Dit ne se ressouvenir point d'avoir vu en vie ledit feu 
sieur de Fortia , ni moins ladite damoiselle des Henriques , 
sa femme, mais bien d'avoir toujours ouï dire qu'ils avaient 



6 DE FORTIA. 

noblement vécu et étaient nobles de nom et d'armes , 
et sortis de maison et famille nobles et anciennes , se 
ressouvenant d'avoir vu et connu deux de leurs autres 
fils , l'un nommé Gilles de Fortia ; qui était seigneur 
d'Urban , et l'autre appelé Pol de Fortia , qui était 
seigneur de Piles, mestre de camp de la cavalerie étran- 
gère de France , et commandant du château d'If : et 
quant auxdits Louis de Seytres , sieur de Caumont et 
damoiselle Marguerite de Berton , aussi mariés , il a 
mémoire de les avoir vus et connus , qui vivaient fort 
noblement et honorablement , et étaient nobles de nom 
et d'armes , sortis de maison et familles nobles et an- 
ciennes , de toutes lesquelles il y a des chevaliers de 
notre ordre. 

Interrogé s'il a connu ladite damoiselle Catherine 
de la Sale, dame de la Garde , mère dudit présenté , si 
elle était noble de nom et d'armes , si vivait noblement 
et était sortie d'ancienne maison et tiges de no- 
blesse ? 

Dit l'avoir vue et connue pour une fort sage et ver- 
tueuse dame , laquelle vivait fort noblement et honora- 
blement , et était sortie de très-ancienne tige et famille 
de noblesse et de légitime mariage d'entre feu messire 
Clément de la Sale , seigneur de la Garde , et dame 
Marguerite de Brancas , vivants mariés , aïeul et aïeule 
maternels dudit présenté. 

Interrogé s'il a connu lesdits aïeul et aïeule maternels 
dudit présenté , s'ils étaient nobles et des qualités 
susdites? 

Dit les avoir vus et connus, lesquels étaient tous deux 
nobles de nom et d'armes, issus de maisons puissantes 
et fort relevées, et vivaient fort noblement et splendide- 
ment , ayant vu ledit sieur de la Garde , premier consul 
de cette ville d'Avignon , à laquelle charge on ne met i 
que des principaux et plus signalés gentilshommes de ce i 
pays, ayant outre ce exercé plusieurs belles et honorables 
charges , même commandé des régiments pour le ser- } 



DE hORTIA. - 

j du roi; et était ledit sieur de la Garde, fils légitime 
et naturel de teu autre Clément de la Sale, aussi sei- 
gneur de la Garde , et de dame Anne de Beaux, mariés; 
et ladite dame de Brancas était fille légitime et naturelle 
de feu messire Animon de Brancas , chevalier de l'ordre 
du roi, baron d'Oize, seigneur de Maubec et autres 
places, et de dame Catherine de Joyeuse, aussi 
mariés. 

Interrogé sur la noblesse, légitimité et autres qualités 
desdits feu Clément de la Sale, seigneur de la Garde, 
et dame Anne de Beaux , mariés ; ensemble de Animon 
de Brancas , seigneur et baron d'Oise , et dame Catherine 
de Joyeuse , aussi mariés , bisaïeul et bisaïeule respecti- 
vement du côté maternel, desdits présentés? 

Dit n'avoir pas mémoire d'avoir vu en vie ledit feu 
seigneur de la Garde et sa femme, néanmoins qu'il sait 
fort bien pour l'avoir toujours ainsi ouï dire , qu'ils 
étcient nobles de nom et d'armes, sortis de maison et 
famille fort noble et ancienne, et qu'ils avaient toujours 
tort noblement vécu ; et quant auxdits feus seigneur 
d'Oize et dame Catherine de Joyeuse, aussi mariés, 
se ressouvient fort bien de les avoir vus vivants, qui 
étaient personnes fort puissantes et relevées et sortis 
de maisons grandement nobles et anciennes, même que 
de leur mariage sont sortis le feu seigneur deVillars, 
grand amiral de France et gouverneur de Normandie, 
et messire Georges de Brancas, à présent duc de Villars; 
et ladite dame Joyeuse (i) était tante paternelle de feu 
illustrissime cardinal duc de Joyeuse , du seigneur duc 
de Bouchage, maréchal de France (2), et de monsieur 



(1) Elle était fille de Jean de Joyeuse , seigneur de Saint- 
Sauveur, et de Françoise de Voisins , baronne d'Arqués. (Voyez 
le grand Dictionnaire historique , par Moréri ; Paris , 1739 , 
tome VI, pag. 390.) 

(2) Epoux de Marguerite de Lorraine , sœur puînée de la 
reine Louise . en sorte que le duc de Bouchage . Anne de 
Joyeuse, était beau-frère du roi de France Henri III. 



8 DE FORTIA. 

d'Arqués , si bien que par ce moyen , ladite feue dame de 
la Sale , mère du présenté , se trouve proche parente de 
madame la duchesse de Guise , comme étant fille dudit 
feu seigneur duc de Bouchage. 

Interrogé s'il sait que aux tiges et races tant pater- 
nelles que maternelles dudit présenté, y ait jamais eu 
aucun atteint d'erreur mahométane , juive , ou ma- 
ranne ? 

Dit être certain qu'aucune desdites tiges et familles 
ne sont jamais e'té contaminées de telles erreurs. 

Interrogé s'il connaît les armoiries et enseignes des 
quatre maisons et familles d'où ledit présenté est issu , 
et si sont bonnes et anciennes ? 

Dit les bien connaître, et que les armes de la maison 
de Fortia sont, une tour ronde sur un rocher, le tout 
d'or, crénelée et maçonnée de sable en champ d'azur; 
que les armes de la maison de Seytres sont d'or à un 
lion rampant de gueules , traversé d'une bande de sable 
chargée de trois coquilles d'argent; écartelées de gueules 
et une aigle éployée d'argent : quant à celles de la maison 
de la Sale , sont lozangées d'argent et de gueules au chef 
d'argent , chargé d'une étoile d'azur et de deux lézards 
de sinople ; et pour les armes de la maison de Brancas, 
sont un pal d'argent chargé de trois .tours de gueules , 
soutenu par quatre pâtes de lion d'or , le tout dans un 
écu d'azur dentelé d'argent et de gueules; toutes les- 
quelles armes sont bonnes et bien blasonnées , et ont de 
toute ancienneté appartenu auxdites maisons et fa- 
milles. 

Interrogé s'il sait que ledit sieur de Montréal détienne 
injustement aucunes terres , possessions , juridictions ou 
autres biens de notre ordre ? 

Dit n'avoir jamais su ni ouï dire qu'il détienne injus- 
tement dudit ordre ni d'autre. 

Interrogé s'il est parent ou allié dudit présenté , et 
s'il a fait cette déposition pour aucune affection ou 
amitié particulière ? 



DE FORTIA. 9 

A dit que non , mais le contenu de sa déposition être 

véritable: et s'est soussigné Louis de Merles; le chevalier 

de Limiers, commandeur de Milhau; le chevalier de 

Paris ; Reybaud, notaire et secrétaire : ainsi signés. 

Au sortir de la maison dudit sieur de Beauchamps , 
nousdits commissaires accompagnés dudit maitre Rey- 
baud , notaire et secrétaire , nous serions aussi secrète- 
ment et d'office acheminés à la maison de noble Charles 
de Denis, écuyer, citoyen dudit Avignon , où l'aurions 
trouvé en personne et fait entendre le contenu de notre 
commission , moyennant serment qu'avons exigé de lui 
et . déposer sur les saints évangiles de Dieu , de dire 
vérité sur ce qu'il serait par nous enquis : ce fait, l'au- 
rons interrogé comme s'ensuit. 

Déposition de noble Charles de Donis, écuyer, citoyen et 
habitant d Avignon, âgé de soixante-trois ans ou environ. 

Premièrement interrogé s'il connait Laurens de Fortia, 
présenté et nommé en notre commission , s'il est noble 
de nom et d'armes, extrait de légitime mariage et d'an- 
cienne tige de noblesse, s'il est né et baptisé dans les 
limites du grand prieuré de Saint-Gilles , et de quel âge 
il est? — 

Dit connaître ledit présenté, lequel est encore for t 
jeune, pouvant avoir environ sept à huit ans, témoi- 
gnant , à son aspect , d'être , avec le tems , brave et ac- 
compli gentilhomme , étant , au surplus , noble de nom 
et d'armes , sorti d'anciennes maisons et tiges de no- 
blesse, et de légitime mariage d'entre messire Pol de 
Fortia, seigneur de Montréal, et de feue demoiselle 
Catherine de la Sale , vivant dame de la Garde , sa 
femme, habitants audit Avignon, né et baptisé au lieu 
de Bédarrides, distant deux petites lieues dudit Avi- 
gnon. 

Interrogé s'il connait ledit messire Pol de Fortia , 
seigneur de Montréal, père, s'il est noble de nom et 



IO DE FORTIA. 

d'armes , issu de légitime mariage et d'ancienne tige de 
noblesse, s'il vit noblement et est sujet aux ban, arrière- 
ban et assemblées de la noblesse ? 

A dit le bien connaître comme tenant rang d'un des 
principaux et signalés gentilshommes de cette province , 
vivant de cette sorte fort noblement et honorablement, 
étant , au surplus , noble de nom et d'armes , issu de 
légitime mariage et d'anciennes maisons et tiges de 
noblesse, comme fils légitime et naturel de feu noble 
Jean de Fortia , aussi seigneur dudit Montréal , et de 
demoiselle Françoise de Seytres , de la maison de Cau- 
mont , vivants mariés, habitant dudit Avignon, étant 
sujet aux ban , arrière-ban et assemblées de la noblesse 
du Dauphiné, à raison de sa terre et seigneurie de Mont- 
réal, qui est sise dans ladite province. 

Interrogé s'il a connu lesdits feu Jean de Fortia et 
damoiselle Françoise de Seytres , vivants mariés , aïeul 
et aïeule paternels dudit présenté , s'ils étaient nobles et 
des qualités susdites ? 

Dit qu'il les a vus et connus, lesquels étaient tous 
deux nobles de nom et d'armes, vivants fort noblement , 
même ledit seigneur de Montréal, conformément à sa 
dignité, qui était gentilhomme ordinaire de la chambre 
du Roi , étant tous deux descendus de maisons et familles 
fort nobles et anciennes ; car lui était fils légitime et na- 
turel de feu noble Marc de Fortia et de dame Jeanne 
des Henriques, vivants mariés; et elle était fille légitime 
et naturelle de feu noble Louis de Seytres, sieur de 
Caumont , et damoiselle Marguerite de Berton , de la 
maison de Crillon , aussi mariés , duquel mariage est 
aussi descendu Monsieur, frère Christophle de Seytres- 
Caumont, chevalier dudit ordre, jadis commandeur de 
Bauzance, et à présent d'Argenteux (i). 

(i) Christophe de Seytres , reçu chevalier de Malte en 084 , 
fut commandeur de Sainte-Lucie et bailli de Manosque . et 
mourut en 1644. (H ist. de la noblesse du Comtat-Vcnaissin . 
Paris, 1750, t. III, p. 277.) 



DE FORTIA. I t 

Interrogé sur la noblesse et autres qualités desdits feus 
Marc de Fortia et dame Jeanne des Henriques, mariés, 
ensemble de Louis de Seytres, sieur de Caumont, et 
damoiselle Marguerite de Berton, aussi mariés, bisaïeuls 
et bisaïeules respectivement du côté paternel dudit pré- 
senté? 

Dit se ressouvenir fort bien de les avoir tous deux vus 
et connus, qui vivaient fort noblement et honorablement 
tenus et réputés pour nobles de nom et d'armes d'un 
chacun, et sortis de maisons et familles nobles et an- 
ciennes, ayant lesdits sieur de Fortia et damois-lle des 
Henriques délaissé encore deux autres fils fort grands et 
honorables gentilshommes, l'un nommé Giles de Fortia, 
seigneur d'Urban, et l'autre messire Pol de Fortia, sei- 
gneur de Piles, qui pour les bons services rendus au roi, 
a été conseiller de sa majesté en ses conseils d'état et 
privé, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses 
ordonnances, mestre de camp de la cavalerie étrangère 
de France, commandant de la ville de Berre, du château 
d'If et des îles de Marseille; et pour les maisons de Sey- 
tres et de Berton, l'ancienneté de leur noblesse est telle- 
ment patente et manifeste (vu même le grand nombre 
des chevaliers de notre ordre, qu'il y a toujours eu et y 
a encore d'icelle), que personne ne la peut révoquer en 
doute. 

Interrogé s'il a connu feu damoiselle Catherine de la 
Sale, dame de la Garde, mère dudit présenté? Si elle était 
noble de nom et d'armes, sortie d'ancienne tige de no- 
blesse, et si elle vivait noblement? 

f Dit l'avoir vue et connue pour n'y avoir pas long-tems 
qu'elle est décédée, laquelle vivait fort noblement et 
honorablement, comme sortie de très-anciennes tiges et 
maisons de noblesse, et de légitime mariage d'entre feu 
messire Clément de la Sale, seigneur de la Garde, et de 
dame Marguerite de Brancas, de la maison d'Oize, vi- 
vants mariés. 

Interrogé s'il a connu lesdits feu Clément de la Sale, 



I 2 DE FORTIA. 

sieur de la Garde, et dame Marguerite de Brancas, vi- 
vants mariés, aïeul et aïeule maternels dudit présenté? 
S'ils étaient nobles et des qualités susdites? 

Dit qu'il les a fort bien vus et connus tous deux, les- 
quels étaient nobles de nom et d'armes, issus de maisons 
nobles, puissantes et relevées, ledit sieur de la Garde 
ayant exercé plusieurs belles commissions et charges, et 
commandé des régimens pour le service du roi, comme 
aussi deux de ses frères, l'un desquels mourut au siège 
de Lens en y servant sa majesté, ayant vu le dit feu sieur 
de la Garde, premier cofisul de cette ville dWvignon, 
et posséder dans icelle plusieurs autres charges qui ne se 
donnent qu'à des gens nobles et sortis de maisons an- 
ciennes de noblesse, lequel sieur de la Garde était fils 
légitime et naturel de feu autre Clément de la Sale, sei- 
gneur de la Garde, et de feue dame Anne de Beaux, 
mariés; et quant à ladite dame Marguerite de Brancas, 
elle était aussi sortie de maisons non tant seulement 
nobles et anciennes, mais illustres, parce quelle était 
fille naturelle et légitime de feu haut et puissant seigneur 
messire Animon de Brancas, chevalier de l'ordre du roi, 
baron d'Oize, seigneur de Maubec, Villars, Champter- 
cier, Beaumont et autres places, et de illustre dame 
Catherine de Joyeuse, aussi mariés; duquel mariage 
sont encore descendus le feu seigneur de Villars, grand 
amiral de France, ;et messire George de Brancas, duc 
de Villars, pair de France, gouverneur et lieutenant- 
général pour sa majesté en Normandie. 

Interrogé sur la noblesse, légitimité et autres qualités 
desdits feu Clément de la Sale, sieur de la Garde, et 
dame Anne de Beaux, mariés, ensemble de Animon de 
Brancas, sieur d'Oize et dame Catherine de Joyeuse, 
aussi mariés, fbisaïeules et bisaïeuls respectivement du 
côté maternel dudit présenté? 

Dit se ressouvenir d'avoir vu en vie lesdits sieur d'Oize 
et dame de Joyeuse, mariés, lesquels étaient grandement 
nobles de nom et d'armes, sortis de maisons puissantes, 



DE FORTIA. , 3 

relevées et illustres, même que ladite dame était propre- 
soeur du _père de messeigneurs le cardinal, et le duc de 
Joveuse et du Bouchage; duquel est fille madame la 
duchesse de Guise, qui est encore aujourd'hui en vie, 
auparavant veuve de feu monseigneur le duc de Mont- 
pensier , prince du sang de France; et quant auxdits 
Clément de la Sale et dame Anne de Beaux , mariés , 
n'a pas mémoire de les avoir vus ni connus, ou serait 
par réputation et famé publique , pour nobles de nom et 
d'armes, descendus de maisons fort anciennes et grande- 
ment nobles , et qu'ils ont toujours vécu noblement et 
honorablement. 

Interrogé s'il sait que aux tiges et races tant pater- 
nelles que maternelles , d'où ledit présenté, est issu , y 
ait jamais eu aucun juif, marran ou mahométan ? 

Dit que lesdites tiges sont toujours été exemptes et 
nullement noircies ni tachées de telles erreurs. 

Interrogé s'il connaît les armoiries et enseignes des 
quatre maisons et familles dudit présenté, et si elles 
sont bonnes, nobles et anciennes ? 

Dit les bien connaitre, que les armes de la maison de 
Fortia sont une tour ronde d'or, sur iun rocher de même, 
crénelée et maçonnée de sable, en champ d'azur; que 
les armes de la maison de Seytres sont d'or, à un lion 
rampant de gueules, traversé d'une bande de sable, char- 
gée de trois coquilles d'argent, écartelées de gueules , à 
une aigle cployée d'argent ; peur celles de la maison de 
la Sale, sont lozangées d'argent et de gueules, au chef 
d'argent, chargé d'une étoile d'azur entre deux lézards de 
sinople : et pour les armoiries de la maison de Brancas, 
sont un pal d'argent, chargé de trois tours de gueules, 
et soutenu par quatre pâtes ou griffes de lion d'or, dans 
un écu d'azur, dentelé d'argent et de gueules; toutes 
lesquelles armes sont bonnes , bien blasonnées , et ont 
de toute ancienneté appartenu auxdites maisons et fa- 
milles, les ayant vues en plusieurs églises , chapelles et 
vieux édifices de cette dite ville. / * 



i 4 DE FORTIA. 

Interrogé s'il sait que ledit sieur de Montréal ou au- 
cun de ses prédécesseurs détiennent et occupent injus- 
tement aucunes sommes de deniers, terres , possessions, 
juridictions et autres biens de notre ordre ? 

Dit n'avoir jamais su ni ouï dire qu'ils détinssent rien 
injustement dudit ordre, ni de personne. 

Interrogé s'il est parent ou allié dudit présenté, et s'il 
a fait cette déposition pour aucune affection ou amitié 
particulière ? 

A dit que non. Faite lecture de sa déposition, assure 
contenir vérité et s'est soussigné, C. de Donis; le che- 
valier de Limiers, commandeur de Milhau ; le chevalier 
de Paris; Reybaud, notaire et secrétaire. 

Du lendemain , cinquième dudit mois de janvier , 
nousdit commandeur et chevalier respectivement com- 
missaires , accompagnés toujours de notredit secrétaire 
et notaire , nous serions , secrètement et d'office , ache- 
minés à la maison de noble François d'Orléans, sieur de 
Bédouin , citoyen dudit Avignon , où l'ayant trouvé en 
personne, lui aurions fait entendre le contenu de notre 
commission, et après avoir exigé de lui le serment en 
tel cas accoutumé , sur les saints évangiles de Dieu , 
de dire et déposer la vérité sur ce qui serait par nous 
enquis, l'aurions interrogé comme s'ensuit. 

Déposition de noble François d'Orléans, sieur de Bédouin, 
citoyen d'Avignon, âgé de cinquante ans ou environ. 

Premièrement interrogé s'il connaît Laurens de Fortia, 
présenté et nommé en notre commission, s'il est noble 
de nom et d'armes, extrait de légitime mariage et d'an- 
cienne tige de noblesse, où il est né et b. ptisé, et de 
quel âge il est ? 

Dit connaître ledit présenté , qui est fort jeune , ne 
pouvant avoir plus haut de sept à huit ans, étant noble 
de nom et d'armes , sorti d'ancienries maisons et tiges 
de noblesse , et de légitime mariage d'entre messire Pol 



l)K FORT1A. ! 5 

de Fortia, sieur de Montréal, et de feu damoiselle Ca- 
therine de la Sale, dame de la Garde, quand elle vivait, 
mariés, citoyens d'Avignon ; qu'il est né et baptise au 
lieu de Bédarrides , au Comtat-Venaissin . distant deux 
petites lieues dudit Avignon. 

Interrogé s'il connaît ledit Pol de Fortia , sieur de 
Montréal, père dudit présenté, s'il est noble de nom et 
d'armes, descendu de légitime mariage et d'ancienne 
tige de noblesse, s'il vit noblement et est sujet aux ban, 
arrière-ban et assemblées de la noblesse ? 

Dit le bien connaître, lequel est fort brave et hono- 
rable gentilhomme , vivant et ayant toujours vécu fort 
noblement et honorablement , cbmme un des signalés 
gentilshommes de cette province , étant noble de nom 
et d'armes , extrait de fort ancienne maison et tige de 
noblesse, et de légitime mariage d'entre feu noble Jean 
de Fortia , aussi seigneur de Montréal , et damoiselle 
Françoise de Seytres, de la maison de Caumont, vivants 
mariés , étant sujet aux ban , arrière-ban et assemblées 
de la noblesse du pays de Dauphiné , où sadite terre 
de Montréal est située. 

Interrogé s'il a connu lesdits feu Jean de Fortia et 
damoiselle Françoise de Seytres, vivants mariés, aïeul et 
aïeule paternels dudit présenté ? S'ils étaient nobles et 
des qualités susdites ? 

Dit ne se ressouvenir point d'avoir vu en vie ledit 
feu sieur de Montréal , ou bien ladite damoiselle de 
•ras, sa femme , laquelle était fort sage et vertueuse 
damoiselle , noble de nom et d'armes, qui vivait fort 
noblement, et était descendue d'ancienne tige de no- 
blesse, avant toujours oui dire que ledit sieur de Mon- 
tréal était de même condition et qu'il était fils légitime 
et naturel de feu noble Marc de Fortia et de dame 
Jeanne des Henriques, vivants mariés ; et ladite damoi- 
selle de Seytres, de laquelle monsieur frère Christophle 
de Seytres-Caumont , à présent commandeur d'Argen- 
teux, est propre frère , était fille légitime et naturelle 



i6 DE FORTIA. 

de feu noble Louis de Seytres , sieur de Caumont , et 
de damoiselle Marguerite de Berton de la maison de 
Crillon, vivants maries. 

Interrogé sur la noblesse, légitimité et autres qualités 
desdits feus Marc de Fortia et damoiselle Jeanne des 
Henriques, vivants mariés , ensemble de Louis de Sev- 
tres , sieur de Caumont et damoiselle Marguerite de 
Berton , aussi mariés , bisaïeul et bisaïeule respective- 
ment du côté paternel dudit présenté? 

Dit n'avoir pas mémoire d'en avoir vd aucun d'eux 
en vie toutefois qu'il a toujours ouï dire qu'ils étaient 
tous nobles de nom et d'armes', et sortis de maison et 
famille fort nobles et anciennes, et qu'ils avaient toujours 
fort noblement vécu. 

Interrogé s'il a connu feue damoiselle Catherine de 
la Sale , dame de la Garde , mère dudit présenté , si 
elle vivait noblement , était noble de nom et d'armes, 
sortie de légitime mariage et d'ancienne tige de 
noblesse ? 

Dit avoir connu ladite feue dame de la Garde, laquelle 
était fort sage et vertueuse dame , et qui vivait fort 
noblement et honorablement , étant sortie de très an- 
ciennes tiges et maisons de noblesse, comme étant fille 
légitime et naturelle de feu messire Clément de la Sale, 
sieur de la Garde, et dame Marguerite de Brancas, de la 
maison d'Oise, vivants mariés. 

Interrogé s'il a connu lesdits feus Clément de la 
Sale , sieur de la Garde , et damoiselle Marguerite de 
Brancas, vivants mariés, aïeul et aïeule maternels dudit 
présenté? S'ils étaient nobles et des qualités sus- 
dites ? 

Dit se ressouvenir d'avoir vu et connu ledit feu sieur 
de la Sale , lequel était fort honorable gentilhomme , 
vivant fort noblement et honorablement ; comme en 
effet il était noble de nom et d'armes , et sorti d'an- 
cienne maison et tige de noblesse ; car il était fils lé- 
gitime et naturel de feus autre Clément de la Sale, sieur 



DE FORTIA. 17 

de la Garde, et de dame Anne de Beaux, vivants mariés ; 
et quant à la damoiselle de Brancas, ne Ta pas vue en 
vie, au moins qu'il se souvienne; bien sait qu'elle étai 
noble de nom et d'armes, et sortie de maisons puissante s 
et relevées, puisqu'elle était fille légitime et naturelle 
de feu messire Animon de Brancas, seigneur et baron 
d'Oize et autres places, et dame Catherine de Joyeuse, 
aussi mariés. 

Interrogé sur la noblesse, légitimité et autres qualités 
desdits feus Clément de la Sale, sieur de la Garde, et 
dame Anne de Beaux, mariés, ensemble de Animon 
de Brancas, seigneur et baron d'Oize, et dame Cathe- 
rine de Joyeuse, aussi mariés, bisaïeul et bisaïeule 
respectivement du côté maternel dudit présenté? 

Dit n'avoir vu aucun d'eux en vie, ou serait ladite 
dame de Joveuse qui vivait fort noblement et honora, 
blement, n'ayant nulle sorte de doute qu'elle ne fût 
noble Je nom et d'armes, comme sortie d'une des 
puissantes et relevées maisons du royaume: et quant à 
tous les autres, il sait, comme l'ayant toujours oui 
dire, qu'ils ont noblement vécu, et qu'ils étaient 
nobles de nom et d'armes, et sortis de maisons grande- 
ment nobles et anciennes. 

Interrogé s'il sait que aux tiges et races tant paternelles 
que maternelles dudit présenté y ait jamais eu aucun 
juif, marran ou mahométan? 

Dit n'avoir jamais su ni ouï 'dire que aucune desdites 
tiges et familles soient été contaminées ni moins soup- 
çonnées d'aucune desdites erreurs. 

Interrogé s'il connaît les armoiries et enseignes des 
quatre maisons et familles d'où ledit présenté est issu, 
et si elles sont bonnes et anciennes ? 

Dit que les armes de la maison de Fortia sont, une 

tour d'or ronde sur un rocher de même, crénelée et 

maçonnée de sable en champ d'azur; que les armes de 

16. , -i 



T 8 DE FORTIA. 

la maison de Seytres sont d'or, à un lion rampant de 
gueules traversé d'une bande de sable, charge'e de 
trois coquilles d'argent; écartelées de gueules, à une aigle 
éployée d'argent; pour celles de la maison de la Sale, 
sont lozangées d'argent et de gueules, au chef d'argent, 
chargé d'une étoile d'azur entre deux lézards de sinople, 
et quant aux armoiries de la maison de Brancas, sont 
un pal d'argent, chargé de trois châteaux de gueules 
et soutenu par quatre pâtes de lion d'or, le tout dans 
un e'cu d'azur dentelé d'argent et de gueules: toutes 
lesquelles armes sont bonnes et bien blasonnées, ayant 
de toute ancienneté appartenu auxdites maisons et 
familles, comme il se voit en plusieurs églises de cette 
ville où y a des chapelles et autres fondations anciennej 
faites par des personnes desdites familles. 

Interrogé s'il sait que ledit sieur de Montréal, tant 
de son chef que de ladite feue damoiselle de la Garde, 
détienne et occupe injustement aucuns biens de notre 
ordre ? 

Dit n'en avoir jamais rien su ni oui dire. 

Interrogé s'il est parent ou allié dudit présenté, et 
s'il a fait cette déposition pour aucune affection ou 
amitié particulière? 

A dit que non. Faite lecture d'icelle, y a persisté et 
s'est soussigné Bédouin, le chevalier de Limiers; com- 
mandeur de Milhau, le chevalier de Paris; Reybaud, 
notaire et secrétaire. 

Partants de la maison dudit sieur de Bédouin, nousdits 
commissaires, accompagnés comme dessus nous serions 
encore secrètement et d'office acheminés à la maison 
de noble Gaspard de Manty , sieur d'Allié , et Montbrun 
en Vivarez, ou l'aurions trouvé en personne; et après 
avoir exigé de lui le serment en tel cas accoutumé sur 
les saints évangiles de Dieu , de dire et déposer la vérité 
sur le contenu en notre commission , l'aurions interrogé 
comme s'en suit. 






DE FORTIA. , 9 

Déposition de noble Gaspard de Manty^ sieur d'Allié et 
de Montarun, en Vivare\, habitant d'Avignon, âgé de 
soixante ans ou environ. 

Premièrement interrogé s'il connaît Laurens de For- 
tia, présenté et nommé en notre commission, s'il est 
noble de nom et d'armes, issu de légitime mariage et 
d'ancienne tige de noblesse, où il est né baptisé, et de 
quel âge il est ? 

Dit connaître ledit présenté, lequel est encore fort 
jeune, pouvant avoir sept ou huit ans, témoignant d'être, 
à son aspect, un jour capable de porter les armes et 
servir notre religion, étant noble de nom et d'armes, 
sorti d'anciennes maisons et tiges de noblesse, et de 
légitime mariage d'entre messire Pol de Fortia, sieur de 
Montréal, et de feu damoiselle Catherine de la Sale 
vivant dame de la Garde, sa femme, habitants^audit 
Avignon, né baptisé au lieu de Bédarrides, distant deux, 
petites lieues de ladite ville. 

Interrogé s'il connaît ledit Pol de Fortia, sieur de 
Montréal, père dudit présenté, et s'il est noble de nom 
et d'armes, issu de légitime mariage et d'ancienne tige 
de noblesse, s'il vit noblement et est sujet aux ban, 
arrière-ban et assemblées de la noblesse ? 

Dit le bien connaître, lequel est fort brave et hono- 
rable gentilhomme, vivant et ayant toujours vécu fort 
noblement et splendidement comme l'un des principaux 
gentilshommes de cette province, étant au surplus no- 
ble de nom et d'armes, extrait de fort anciennes maisons 
et tiges de noblesse, et de légitime mariage d'entre 
feu noble Jean de Fortia, aussi sieur de Montréal, et 
de damoiselle Françoise de Seytres de la maison de 
Caumont, vivants mariés, étant sujets aux ban, arrière- 
ban et assemblées de la noblesse du pays de Dauphiné à 
cause de sa terre et seigneurie de Montréal, qui est assise 
dans ladite province. 



20 DE FORTIA. 

Interrogé s'il a connu lesdits feu Jean de Fortia et 
damoiselle Françoise de Seytres, vivants marie's, aïeul 
et aïeule paternels dudit présenté? S'ils étaient nobles et des 
qualités susdites? 

Dit les avoir vus et connus tous deux, lesquels étaient 
nobles de nom et d'armes, noblement vivants et descen- 
dus de fort anciennes maisons et tiges de noblesse, tenus 
et réputés pour tels d'un chacun. 

Interrogé sur la noblesse et légitimité et autres qualités 
de feus Marc de Fortia, et dame Jeanne des Henriques, 
mariés, ensemble de Louis de Seytres, sieur de Cau- 
mont, et damoiselle Marguerite de Berton, aussi mariés, 
bisaïeuls et bisaïeules respectivement du côté maternel 
dudit présenté ? 

Dit ne se ressouvenir d'en avoir jamais vu aucun d'eux 
en vie, mais bien d'avoir toujours ouï dire qu'ils étaient 
nobles de nom et d'armes, noblement vivants et des- 
cendus de fort anciennes maisons et tiges de no- 
blesse. 

Interrogé s'il a connu feu demoiselle Catherine de la 
Sale, dame de la Garde, mère dudit présenté? Si elle 
était noble de nom et d'armes, noblement vivant sortie 
d'ancienne tige de noblesse et de légitime mariage? 

Dit avoir vu et connu ladite dame de la Garde, pour 
sage et vertueuse dame, vivant fort noblement et hono- 
rablement, et qui était sortie de très-ancienne tige et 
maison de noblesse, et de légitime mariage d'entre feu 
messire Clément de la Sale, sieur de la Garde, et dame 
Marguerite de Brancas, de la maison d'Oize, mariés. 

Interrogé s'il a connu lesdits feu Clément de la Sale, 
sieur de la Garde, et dame Marguerite de Brancas, vi- 
vants mariés, aïeul et aïeule maternels dudit présenté? 
s'ils étaient nobles et des qualités susdites ? 

Dit les avoir vus et connus, lesquels étaient tous deux 
nobles de nom et d'armes, issus de" maisons nobles, puis- 
santes et relevées, ayant toujours tenu rang et grade des 



DE FORTIA. 2 i 

personnes de cette condition , et vécu noblement et hono- 
rablement, conformément à leur qualité et naissance. 

Interrogé sur la noblesse , légitimité et autres qualités 
de feu autre Clément de la Sale , et dame Anne de 
Beaux, mariés, ensemble de Animon de Brancas , sei- 
gneur et baron d'Oize, et dame Catherine de Joyeuse, 
aussi mariés, bisaïeul et bisaïeule, respectivement du côté 
maternel dudit présenté? 

Dît n'en avoir jamais vu aucuns d'eux en vie, au moins 
qu'il s'en ressouvienne , ou serait ladite dame de Joyeuse, 
qui vivait fort noblement et en dame de sa condition ; 
toutefois qu'il sait et a toujours ouï dire qu'ils étaient 
nobles de nom et d'armes , noblement vivants et descen- 
dus de fort anciennes tiges et maison de noblesse , n'y 
avant nulle sorte de difficulté, que la maison de Brancas 
ne soit une des plus puissantes et relevées maisons de 
cette province , de laquelle feu monseigneur de Villars , 
grand amiral de France, et encore monsieur le duc de 
Villars, pair de France, sont sortis, étant de même nom 
et armes ; et quant à la maison de Joyeuse , tout le monde 
sait que c'est une des grandes et puissantes maisons du 
royaume, de laquelle madame la duchesse de Guise 
d'aujourd'hui en est sortie , et en a recueilli tous les hé- 
ritages, comme fille unique de feu monsieur le duc du 
Bouchage et de Joyeuse, dernier décédé. 

Interrogé s'il sait qu'aux tiges et races tant paternelles 
que maternelles dudit présenté , y ait jamais eu aucun 
atteint d'erreur mahométane, juive ou marrane ? 

Dit navoir jamais su ni ouï dire , qu'aucune desdites 
tiges^ et familles soient été contaminées ni soupçonnées 
d'aucunes desdites erreurs. 

Interrogé s'il connaît les armoiries et enseignes des 
quatre maisons et familles , d'où ledit présenté est issu, 
et si elles sont bonnes et anciennes ? 

Dit les connaître , que les armoiries de la maison de 
Fortia, sont une tour ronde d'or, assise sur un rocher de 
même en champ d'azur, que celles de la maison de 



22 DE FORTIA. . 

Seytres, sont d'or, à un lion rampant de gueules, tra- 
versé d'une bande de sable , chargée de trois coquilles 
d'argent , écartelées de gueules, à une aigle éployée d'ar- 
gent; pour celles de la maison de la Sale, sont lozangées 
d'argent et de gueules, au chef d'argent, chargé d'une 
étoile d'azur , entre deux lézards de sinople ; et pour les 
armoiries de la maison de Brancas , sont un pal d'ar- 
gent, chargé de trois châteaux de gueules : toutes lesquelles 
armes sont bonnes, bien blasonnées , et ont de toute an- 
cienneté appartenu auxdites maisons et familles, et pa- 
raissent encore en plusieurs églises et chapelles de cette 
ville. 

Interrogé s'il sait que ledit sieur de Montréal, tant de 
son chef que de sa femme , détienne et occupe injuste- 
ment aucunes sommes de deniers, terres, possessions, 
juridictions et autres biens de notre ordre? 

Dit n'avoir jamais su ni ouï dire qu'il détienne aucune 
chose dudit ordre. 

Interrogé s'il est parent ou allié dudit présenté, et s'il 
a fait cette déposition pour aucune affection ou amitié 
particulière ? 

A dit que non. Faite lecture d'icelle, a assuré contenir 
vérité, et s'est soussigné Manty , le chevalier de Limiers, 
commandeur 3e Milhau; le chevalier de Paris ; Reybaud, 
notaire et secrétaire. 

Titres et documents. 

Après avoir fait et parachevé lesdites preuves et en- 
quêtes, nous, dits commissaires, conformément au nou- 
veau règlement , pour vérifier par titres et documents, la 
généalogie et noblesse dudit Laurens de Fortia présenté, 
aurions mandé ledit maître Reybaud , notaire , et secré- 
taire à la maison dudit sieur de Montréal père, pour lui 
dire de nous fournir des titres et documents pour ce 
faire , lequel nous aurait apporté les titres et documents 
ci-après mentionnés. 
j| Premièrement, | l'extrait du mariage d'entre ledit 



DE FORTIA. 2 3 

sieur de Montréal et ladite feue dame de la Garde, père 
et mère dudit présenté, par lequel il est qualifié illustre 
seigneur Pol de Fortia , seigneur de Montréal, fils na- 
turel et légitime de feu noble Jean de Fortia, escuyer, 
et d'illustre dame Françoise de Seytres , mariés, citoyens 
d'Avignon., et ladite dame est qualifiée damoiselle Ca- 
therine de la Sale , dame de la Garde , fille naturelle et 
légitime de feu illustre seigneur , messire Clément de la 
Sale , chevalier de l'ordre du roi , seigneur de la Garde, 
de Bédarrides , et d'illustre dame Marguerite de Brancas, 
aussi quand vivaient , mariés , citoyens dudit Avignon, 
auquel mariage entre autres personnes notables sont été 
témoings , messire Guillaume de Bacural , seigneur et 
baron de Montréal, Chazeaux, Jomac et autres places, 
chevalier de l'ordre du roi, Jacques de Rocquart, che- 
valier de Tordre du roi , Melchior de Vogué , seigneur de 
Rochecolombe et autres places , chevalier des ordres du 
roi , et François de Bretons , écuyer chevalier et gen- 
tilhomme ordinaire de la chambre du roi , reçu par mon- 
sieur François Delandes , notaire apostolique et royal 
d'Avignon, du dixième janvier mil six cent et treize. 

Plus l'extrait du testament de monsieur Jean de 
Fortia, escuyer, citoyen d'Avignon, résident au lieu de 
Pernes , aïeul du présenté , par lequel institue son héri- 
tier universel , noble Pol de Fortia, son fils légitime, et 
naturel, et de damoiselle Françoise de Seytres, sa femme 
reçu par M. Pierre Arnaud, notaire de Pernes , le neu- 
vième février 1593. 

Plus l'extrait de mariage d'entre lesdits Jean de Fortia, 
et damoiselle Françoise de Seytres , aïeul et aïeule pater- 
nels du présenté, par lequel ledit sieur est qualifié noble 
Jean de Fortia, escuyer, delà ville d'Avignon , fils légi- 
time et naturel , de feu noble Marc de Fortia , co-seigneur, 
quand vivait , du lieu de Caderousse , et de feue dame 
Jeanne de Henriques , mariés, et elle, madame Fran- 
çoise de Seytres , veuve à feu messire Louis de Pérussis, 
co-seigneur, quand vivait, du lieu de Caumont , cheva- 



24 DE FORTIA. 

lier de notre Saint-Père le Pape , et de l'ordre du roi , 
et fille naturelle et légitime, à feu messire Louis de 
Seytres, co-seigneur quand vivait, dudit lieu de Cau- 
mont , aussi chevalier de notre Saint-Père , et de l'ordre 
du roi, et de dame Marguerite de Bretons , mariés , reçu 
par M. Guillaume Fornery, notaire de la ville de Ca- 
vaillon, du dix-huitième août mil cinq cents huitante- 
cinq, 1 585. 

Plus un extrait en parchemin d'une quittance et re- 
connaissance de la somme de deux mille écus d'or au 
soleil, faite par noble Marc de Fortia , bisaïeul, comme 
mari et maître des biens dotaux de noble dame Jeanne 
Henriques, en faveur de noble George Henriques, 
escuyer, son père, en déduction du dot constitué à 
ladite demoiselle Jeanne sa fille, reçue par M. Louis 
Gauthérii , notaire d'Avignon , le vingt-deuxième fé- 
vrier i55o. 

Plus l'extrait de mariage passé entre lesdits Marc de 
Fortia , et dame Jeanne, de Henriques , bisaïeuls pater- 
nels , par lequel il est qualifié noble Marc de Fortia, fils 
naturel et légitime de noble Jean de Fortia , citoyen 
d'Avignon, et elle, noble damoiselle Jeanne Henriques, 
fille naturelle et légitime de noble et magnifique Georges 
de Henriques, escuyer, citoyen d'Avignon , dans lequel 
y a constitution particulière de quatre mille écus d'or, 
au soleil , reçu par ledit M e Gauthérii , le quatorzième 
de'cembre 1549. 

Lettres patentes ou attestation en parchemin , faite 
par les consuls de la cité d'Avignon , portant , que noble 
Jean de Fortia , trisaïeul paternel du présenté , citoyen 
et habitant d'Avignon , avec sa femme et famille , étaient 
venus de la ville de Montpellier , et que dans ladite cité 
d'Avignon , ledit de Fortia avait été consul et possédé 
plusieurs belles charges qu'on a accoustumé de bailler 
aux citoyens nobles de ladite ville, signé sur le reply 
Henrici et cacheté du cachet dts armes de ladite ville , 
en date du vingt-unième aoust 1 5 33. 



DE FORTIA 25 

Plus l'extrait des pactes de mariage d'entre ledit noble 
Jean de Fortia, bisaïeul, fils naturel et légitime de noble 
Marc de Fortia, et dame Violande , sa femme , citoyens 
* de Montpellier , et noble damoiselle Françoise , fille 
naturelle et légitime de feu noble Jean Vitalis , citoyen 
romain, et de dame Marie, sa femme , passes et stipulés 
lesdits pactes , par noble François Fortia , comme pro- 
cureur dudit Jean , avec noble Egadius Egidii , comme 
procureur de nobles Antoine et Raymond Vitalis , frère 
de ladite damoiselle Françoise , reçu ledit contrat par 
M e . Jean Ulmo , notaire d'Avignon , le septième 
avril i5o5. 

Lettres patentes servant de passeport concédé par 
Louis , roi de France et de Naples , duc de Milan , 
et seigneur de Gènes , en faveur de noble Bernard Fortia , 
citoyen de Montpellier, pour aller à Rome quérir ladite 
damoiselle Françoise, pour venir consommer le mariage 
contracté avec noble J^an de Fortia , frère dudit Ber- 
nard, qu'il qualifie son bien aymé familier et serviteur, 
et de la royne, sa femme, lui baillant puissance et per- 
mission et authorisation de passer par toutes les terres 
et seigneuries de leur obéissance , avec leur train , en 
nombre de seize chevaux, et les valets de pied et leurs 
vêtements , or et argent , joyaux , bagues , vallizes , et 
autres hardes , signées par le roy , de Coutereau, et 
scellées du scel et armes dudit seigneur, en cire rouge , 
données à Tours, le quinzième juillet audit an i5o5. 
Autres lettres patentes de l'empereur Charles-Quint , 
portant confirmation de noblesse en faveur de son bien 
aymé Georges des Henriques, de la ville d'Anvers, pour 
les bons services qu'il avait faict à sa majesté impériale, 
et permission de porter , luy , ses hoirs et successeurs 
les armes dépeinctes dans lesdites lettres, qui sont d'or , 
portant en chef un aigle esployé de sable, et au des- 
soubs un soleil d'or sur des rayons de gueules, avec le 
timbre duquel sort un bras armé tenant une épée nue 
à la main : avec semblable devise Deo et Cœsari : signée 



20 ' DE FORTIA. 

sur le repli ad mandatum Cœsareœ et catholicœ majestatis 
proprium , Alexander Soluney; avec le scel impérial en 
cire rouge, pendant en lac de fil d'or et de soye noire, 
Donne'es à Oustbourg le douzième juillet i53o. 

Plus , l'extrait en parchemin du mariage d'entre Louis 
de Seytres, et damoiselle Marguerite de Bre.ons , autres 
bisaïeuls paternels, par lequel il est qualifié noble Louis 
de Seytres, escuyer , co-seigneur de Caumont , fils 
légitime et naturel de t'eus noble Baltazar de Seytres , 
et de damoiselle Catherine Mayaude , mariés , d'A- 
vignon , et elle , damoiselle Marguerite Bretonne , fille 
légitime et naturelle de noble Gilles Bretons , seigneur 
de Crillon, et damoiselle Jeanne Grillette, aussi mariés, 
reçu par M e Louis Barrier, notaire d'Avignon, le sep- 
tième février 1 558. 

Plus, l'extrait en parchemin de l'achept d'une vigne . 
au terroir de Mazan , faict par noble Louis Breton , 
citoyen d'Avignon , de Mathieu et Remy Calme , père 
et fils , reçu par M e Alexis Javel , notaire de Mazan , 
du troisième aoust 1529. 

Plus, autre instrument de vente d'une vigne et terre, 
au terroir de Mazan , faict en faveur de noble dame 
Marguerite de Seytres, femme de noble Gilles Bretons , 
citoyen d'Avignon, par noble Jean de Saint - Amant , 
reçu par M" Michel Calviny . notaire de Mazan , du 
dix-neuvième juillet 1484. 

Costé maternel. 

Plus , l'extrait du testament de noble et magnifique 
seigneur Clément de la Sale, sieur de la Garde, du lieu 
de Bédarrides , aïeul maternel du présenté , par lequel 
appert, que feue damoiselle Marguerite de Brancas avait 
été sa femme , et ladite damoiselle Catherine de la Sale, 
sa fille aisnée, reçu par M* Colin Tache, notaire d'A- 
vignon, le 1 2 octobre 1 60 r . 

Plus , l'extrait du mariage d'entre lesdits Clément de 



DE FORTIA. 27 

la Sale , et damoiselle Marguerite de Brancas aïeul et 
aïeule maternels du présenté, par lequel , il est qualifié 
noble et magnifique seigneur Clément de la Sale , sei- 
gneur de la Garde , du lieu de Bédarrides , fils naturel 
et légitime de feus noble et généreux seigneur , autre 
Clément de la Sale , en son vivant aussi seigneur de la 
Garde , et de feue damoiselle Anne de Beaux , vivants 
mariés , et elle était qualifiée damoiselle Marguerite de 
Brancas, fille de feu puissant seigneur messire Animon 
de Brancas, en son vivant , chevalier de l'ordre du roi, 
seigneur d'Oize , Maubec , Beaumont et autres places, 
et de puissante dame , madame Catherine de Joyeuse, 
mariés, y ayant constitution particulière de quatre mille 
livres , reçu par ledit M e Tache , notaire d'Avignon, 
du xxvi e juillet 1590. 

Lettres de commission données par le roi Henri 
troisième , audit seigneur de la Garde , pour la levée 
d'une compagnie de deux cents hommes de pied pour 
le service de sa majesté ; données à Paris , le dernier 
juin 1587. 

Lettres de naturalité , concédées par le même roi 
Henri troisième , en faveur de ses chers et bien aymés 
Clément et François de la Scie , sieur de la Garde , 
natif du lieu de Bédarrides , au diocèse d'Avignon , 
en considération de ce que eulx et leurs prédécesseurs 
avaient toujours fait service à sa majesté et à ses pré- 
décesseurs rois au fait des guerres; signées sur le replv , 
par le roi, Brulart, scellées du grand scel en cire verte 
pendant en lac de soye rouge et verte, données à Paris 
au mois de mars 1 585. 

Passeport octroyé par monseigneur François , fils de 
France, unique du roi, duc d'Anjou, comte de Flandres, 
en faveur desdits sieurs de la Garde , qu'il qualifie ses 
escuyers ordinaires , pour s'en aller à leurs maisons , 
signé François, et au-dessous , par mondit seigneur Le- 
puy , et cachetées du cachet des armes dudit seigneur , 



28 DE FORTIA. 

données à Chasteau-Thierry , le dernier jour de janvier 

1584. 

Lettres patentes ou de commission du même sei- 
gneur, à son amé et féal Clément de la Sale , seigneur de 
la Garde, pour la levée d'une compagnie de deux cents 
hommes de pied, pour le service du roy, signées Fran- 
çois, et plus bas, par mondit seigneur Lepuy, données 
à Anvers, le vn e mai i582. 

Lettres patentes dudit seigneur données en faveur 
de son cher et bien aymé escuyer, le sieur de la Garde, 
portant commission et pouvoir de faire faire la reddition 
de la ville de Mendes et château de Montagnac, le comté 
de Périgort; signées comme dessus, et scellées du grand 
scel dudit seigneur , en cire rouge, pendant à simple 
queue, données à Limoges le premier apvril 1 58 1 . 

Commission baillée par Henri de Montmorency , sei- 
gneur de Dampville , maréchal de France , gouverneur 
et lieutenant général pour le roi en Languedoc, au sieur 
de la Garde, l'un de ses escuyers , pour se mettre dans 
le lieu de Baulmes, pour la garde et conservation d'icelui, 
du xxi e juin 1576. 

Plus, l'extrait du testament en parchemin de noble' 
dame Anne de Beaux , bisaïeule , veufve' relaissée à feu 
noble Clément de la Sale , seigneur de la Garde , du 
lieu de Bédarrides , reçu par M e Clément Baussenqui , 
notaire dudit Bédarrides, du xx e septembre i56o. 

Plus, l'extrait en parchemin du testament dudit noble 
Clément de la Sale, bisaïeul , par lequel appert que 
damoiselle Anne de Beaux était sa femme, et ledit autre 
Clément, aïeul, était un de leurs fils, reçu par M e Louis 
Gauthérii, notaire d'Avignon, du neufvième juin i55o. 

Reconnaissance d'une terre de dixhuict esminées , 
au terroir de Bédarrides, faite par Jean Cathellan labou- 
reur dudit lieu, en faveur de noble et puissant seigneur 
Clément de la Sale , seigneur de la Garde , bis-aïeul , 
reçue par M e Rostain Beaussenqui, notaire dudit 
lieu, du unzième avril 1549. 



DE FORTIA. zg 

Li.ttres de naturalitë octroyées par le roi François 
premigr, en faveur de François de la Sale, fils de Clé- 
ment de la Sale , e'cuyer , citoyen d'Avignon , et ce, 
en considération de l'arTection que ledit Clément avait 
toujours portée au service de sa majesté , et soubs l'es- 
pérance qu'elle avait, que ledit François de la Sale en- 
suivrait le vouloir de sondit père ; signées sur le repli 
par le roi, monseigneur le cardinal de Sens , légat et 
chancellier de France, présent B. Bretton, et scellées du 
grand scel en cire verte, pendant en lacs de soye rouge et 
verte; données en Avignon au mois de septembre 1 533. 

Plus, l'extrait en parchemin du contract de mariage 
passé entre noble Clément de la Sale, seigneur de la 
Garde, du lieu de Bédarrides , habitant d'Avignon , et 
noble et honnête damoiselle Anne Belle , fille naturelle 
et légitime de noble François de Bel , et dame Jaumette, 
mariés, citoyens d'Avignon, reçu par M*. Jean Bacoty, 
notaire d'Avignon, du dix-septième février 1 5 23 . 

Plus, une liasse de plusieurs recognoissances faites par 
plusieurs et divers particuliers du lieu de Bédarrides , 
pour raison des pièces et propriétés qu'ils possédaient , 
mouvantes de la directe et majeure seigneurie de noble 
et puissant seigneur Jean de la Sale, seigneur de la 
Garde, dudit lieu, toutes o\f l'an 007 , reçues par 
M* . Alano Islani , notaire de Bédarrides , la dernière 
'étant faite par Pierre Teste dudit lieu, du vingt-septième 
juillet audict an 1507. 

Plus , l'extrait du contract de mariage passé entre 
Animon de Brancas, et damoiselle Catherine de Joyeuse, 
autres bisaïeuls et bisaïeules maternels , par lequel il est 
qualifié haut et puissant seigneur , messire Animon de 
Brancas, seigneur d'Oize, fils légitime et naturel à feu 
puissant seigneur Gaucher de Brancas , en son vivant , 
seigneur et baron de Seytres , et de damoiselle Isabeau 
de Montauban , mariés ; et elle est qualifiée damoiselle 
, Catherine de Joyeuse, fille légitime et naturelle de haut 
et puissant seigneur, messire Jean, vicomte de Joyeuse, 



3o DE FORT! A. 

seigneur et baron d'Arqués , Puyvert et Saint-Didier , 

capitaine et gouverneur de Narbonne , lieutenant de 

monsieur le connétable de France au pays de Languedoc ; 

reçu par M" Bertrand Bouffiny et Pierre Boutaud , 

notaires royaux de Narbonne, du dix-huitième janvier 

i553. 

Plus , l'extrait du testament de noble et puissant 
seigneur Jean de Brancas , d'Avignon, seigneur de Vil- 
loze et de Ceysia, par lequel, en cas qu'il vint à déce'der 
hors d'Avignon, élisait sa sépulture en l'église de Roc- 
quemaure , et ordonnait que sur icelle feût mis son 
image et statue de Pierre , en façon d'homme noble , 
avec une tunique, sive subreveste de ses armes, et que 
ladite sépulture feût faite comme celle du cardinal An- 
glézi, étant en l'église des Chartreux de Bompas , reçu 
ledit testament par M e Jacques Gueraudy , notaire d'A- 
vignon, le troisième septembre 1455. 

Plus, un acte de paches et conventions passées entre 
le père provincial , prieur et religieux du couvent des 
frères prédicateurs d'Avignon , et noble Barthélemi de 
Janel de Brancas , fils et heoir à feu magnifique et puis- 
sant seigneur Bufile de Brancas , chevalier , maréchal 
de la sainte-cour romaine . sur la dotation de certaine 
chapelle , sous le titre Saint-Nicolas, fondée dans ladite 
église , qu'avait été donnée par lesdits religieux à illus- 
trissime et révérendissime Nicolas de Brancas, évèque 
d'Albano , et cardinal , et audit Bufile, son frère pour 
y faire fabriquer leur sépulture; du trentième mars 141 8. 

Et pour le regard de la maison Joyeuse, ledit sieur de 
Montréal nous aurait dit n'avoir su trouver aucuns titres 
en cette ville , pour justifier l'antiquité de la noblesse 
d'icelle , ne s'êtant mis en peine d'en chercher ailleurs, 
croyant qu'il lui suffit d'avoir bien et duement vérifié 
que ladite dame de Joyeuse, l'une des bisaïeules pater- 
nelles en est partie, puisque c'est une maison tellement 
connue par toute la France, qu'il n'y a personne qui ne 
sache très-bien qu'elle était une des plus illustres , puis- 



DE FORT1A. 3l 

santés et relevées maisons de ce royaume , même qu'il 
nous appert par le mariage de ladite dame avec Animon 
de Brancas, duquel il y a quatre-vingts ans passes, que 
son père était vicomte de Joyeuse , baron de plusieurs 
places et seigneuries, gouverneur de Narbonne, et lieu- 
tenant-général de monsieur le connétable de France au 
gouvernement de Languedoc. 

Armoiries. 

Du huitiesme jour dudit mois de janvier au matin , 
nousdits commissaires aurions renvoyé les susdits lettres 
et documents audit sieur de Montréal, par ledit M* Ray- 
b;:ud, notaire et secrétaire; et parce que, par la dépo- 
sition des témoings , ci-devant ouïs , il résulte que 
les armoiries des quatre maisons et familles dudit pré- 
senté , se trouvent peinctes en plusieurs églises et cha- 
pelles , dans cettedite ville , lui aurions baillé charge de 
dire audit sieur de Montréal de nous faire conduire aux 
lieux où sont lesdites armoiries , pour icelles voir , pour 
notre plus grande satisfaction et éclaircissement ; à quoy 
satisfaisant, serions été conduits. 

En premier lieu à l'église du couvent des pères Mi- 
nimes , où estant , aurions requis le père correcteur de 
nous indiquer et faire voir la chapelle de ladite église 
qu'on nous a dit être de la maison de Fortia, à quov 
satisfaisant nous aurait conduict dans la première cha- 
pelle de ladite église , étant à main droite , con- 
tre le presbitère , nous disant que c'est la cha- 
pelle dudit sieur de Montréal et de ses prédécesseurs ; 
jaquelle chapelle aurions trouvé toute peincte tant en la 
voûte que murailles avec les armes de la maison, de 
Fortia, en plusieurs et divers endroits, semblables à celles 
qui nous ont été produictes; dans laquelle chapelle au- 
rions vu un tombeau ou sépulchre, et au platfonds d'iceluy 
est escript contre une pierre ce que s'en suit : joanni 
Forti.e et Francisco Vitalis , parentibus caris- 

SIMIS, MaRCUS, CaROLLS, FraNCISCUS . ET POMPONIUS 
P. C. SIBIQLE POSTERIS OBIIT HOC ANNO Dsi. M. D. LUI 



32 DE FORTIA. 

ILLO VERO ANNO M . D . LUI . CuM ANNOS VI ET LXX 

VIXISSET. 

De ladite église des pères Minimes nous serions 
acheminés à l'église du couvent des pères Observantins de 
l'ordre de saint François, où estant nous serions adressés 
au révérend père gardien dudit couvent, et icelui requis 
de nous dire s'il scavait qu'il y eût aucune fondation 
faicte dans ladicte église par quelques personnes des sus- 
dites familles que luy aurions nommés, lequel nous au- 
rait dict avoir veu souvent dans les anciens papiers et 
titres dudit couvent, que un de la maison de la Sale, sei- 
gneur de la Garde, avoit été un des .principaux fondateurs 
dudit couvent et église, et pour preuve de ce nous auroit 
monstre et faict voir le presbitère de ladite église , au 
croisil et piliers duquel sont les armes de ladite maison ; 
ensemble aux vitres dudit presbytère, semblables et con- 
formes lesdites armes à celles qui sont désignées et bla- 
zonnées dans notre susdite enqueste. 

De mesme suite serions été aussi conduits à l'église du 
couvent des Frères Prescheurs de la mesme ville où nous 
seroit été monstre par le père sacristain , la seconde 
chapelle à main droite après le presbitère , qu'aurait 
dict appartenir à la maison de Brancas, soubs le titre de 
Saint-Nicolas, et avoir été fondée par un cardinal de la 
mesme maison , aux croisils et piliers de laquelle et 
mesme à l'autel aurions trouvé les armes de ladite maison 
de Brancas, semblables à celles que nous sont été pro- 
duises et vérifiées par lesdits tesmoings qu'avons ouys, 
laquelle chapelle aurions veu le sépulchre dudit sieur 
cardinal avec son image ou effigie relevée en pierre au- 
dessus, embelli de plusieurs figures aussi de pierre re- 
levées en bosse, le tout de fort belle structure. 

Dans la même église aurions veu la chapelle de Notre- 
Dame du Rozaire , toute peinte et en plusieurs parts 
d'icelle, ensemble aux vitres aurions remarqué les armes 
de la maison de Fortia. 

Et fina'ement nous serions acheminés à l'église Notre- 



DE FORTIA. 33 

Dame de Doms dudit Avignon, dans laquelle et à la 
première chapelle à main gauche en entrant et où sont 
les fonts baptismaux aurions veu et recogneu, tant aux 
croisils, pilier que autel, les armes de la maison de Sey- 
tres, toutes conformes à celles que nous sont été pro- 
duictes, nous ayant été dict par plusieurs prêtres de la- 
dicte église que **ladicte chapelle appartenoit de toute 
ancienneté à la maison de Seytres de Caumont, nous 
avant faict voir leur sépulchre au-dedans contre le plat- 
fonds, de laquelle aurions aussy veu et remarqué ces 
mêmes armes gravées en pierre. 

Baptistère . 

Et étants nousdits commissaires de retour de la visite 
des susdites églises, aurions trouvé à notre logis messirc 
Bernard Faraud, vicaire perpétuel de l'église du lieu de 
Béiarrides, qui s'y étoit rendu ensuite du message que 
luy avions envoyé exprès pour luy dire de nous apporter le 
libvredes baptistères de ladite église depuis l'année mil six 
cent vingt six en ça, à quoy satisfaisant nous aurait exhibé 
un libvre de papier des baptistères, couvert de parchemin, 
bien teneu et en deue forme, dans lequel et au quin- 
ziesme apvril de l'année mil six cent vingt-six aurions 
trouvé escript le baptistère dudit Laurens de Fortia pré- 
senté avec les noms de ses père et mère, périn et mc'rine, 
conformément et tout ainsy qu'est porté et mentionné 
en l'extraict et attestation à nous remis deument authen- 
tique et en bonne forme. 

ADVIS ET CLOSTURK. 

Nous frères François de Murs Limiers, commandeur 
de Milhau, et Bertrand d'Urre Paris, chevalier de l'ordre 
de Sainct-Jean de Hiérusalem, commissaires en cette 
partie, députés, certifions et attestons avoir faict et par- 
faict les présentes preuves et enquêtes sur la noblesse et 
iô. 3 



34 DE F0RT1A. 

légitimité et autres qualités dudict Laurens de Fortia, 

présenté ainsi qu'est contenu. 

Et après avoir considéré la déposition des quatre tes- 
moings par nous ouys en icelles, et ce qui résulte par les 
papiers, tiltres et documens qui nous sont été exhibés et 
après retirés : 

Disons, suivant notre advis et opinion, que lesdites 
preuves et enquêtes sont bonnes et valables, et que ledit 
de Fortia présenté est de la qualité requise pour être 
receu au rang des frères chevaliers dudit ordre : et y avoir 
observé les formes portées, tant par nos statuts et ordon- 
nances capitulaires que nouveaux règlements sur ce faict: 
en foy de quoy nous sommes soubsignés avec ledit M e Rey- 
baud, notaire et secrétaire; et après avoir fait fermer les 
présentes preuves avec rubans de soye rouge et cachetées 
du cachet de nos armes, à l'ascoustumée. 

Faict en Avignon le neufviesme janvier mil six cent 
trente-quatre, le chevalier de Limiers, commandeur de 
Milhaud; le chevalier de Paris, Reybaud, notaire et 
secrétaire. 

TENEUR DE LADITE COMMISSION. 

Le chapitre provincial de l'ordre de St.-Jean de Hié- 
rusalem, au grand prieuré de Sainct-Gilles, teneu et 
célébré en la ville d'Arles, dans la maison prieurale 
Sainct-Jean, président à icelui illustrissime seigneur 
frère Claude d'Urre-Venterol, grand prieur dudit prieuré, 
conseiller du roi en ses conseils d'état et privé, à frères 
François de Murs Limiers, commandeur de Milhau, et 
Bertrand d'Urre Paris, chevalier dudit ordre, salut. 
Sçavoir faisons que cejourd'huy date des présentes, 
qu'ayant noble Laurens de Fortia, fils légitime et naturel 
de messire Pol de Fortia, seigneur de Montréal, et de 
damoiselle Catherine de la Sale, mariés, citoyens d'A- 
vignon, dans les limites dudit prieuré, été voué au ser- 
vice dudit ordre, icelui aurait obtenu dispense de grâce 



DE FORTIA. 35 

pour sa minorité par le sacré chapitre général dudit 
ordre tenu et célébré à Malthe, le septième juin mil 
six cent trente-un, en payant pour son trajet et passage, 
la somme de mille écus d'or de quatorze tarins, pièce 
monnoye dé Malthe , ensuite de quoy ledit passage 
serait été payé ez mains du sieur receveur dudit ordre 
audict prieuré; c'est pourquoy en exhibant la bulle à lui 
expédiée sur ladite dispense de grâce de minorité 
ensemble la quittance du payement dudit passage, aurait 
requis ledit chapitre lui vouloir octroyer commissaire 
et commission pour faire les preuves et enquêtes néces- 
saires sur la noblesse , légitimité et autres qualités re- 
quises. 

Sur quoy ledit chapitre heue meure délibération avec 
les assistants en iceluy vous aurait commis et commet 
par ces présentes aux fins qu'après avoir preste le serment 
en tel cas accoustumé et faict prester au secrétaire dudit 
ordre ou à un notaire royal qu'à ces fins prendriez avec vous, 
vous transporter au lieu de la naissance dudit présenté et 
autres requis et nécessaires , et illec vous informer bien 
et deument secrètement et d'office , si ledit présenté 
est noble de nom et d'armes, tant du costé paternel 
que maternel, issu de légitime mariage , où il est nay 
et baptisé , s'il a atteinct et comply l'aage de six ans , 
ensemble sur sa vie mœurs et disposition de sa personne 
et généralement s'il a toutes les qualités que frères 
chevaliers dudit ordre doivent avoir , encore si les 
père et mère dudit présenté détiennent et occupent 
injustement aulcuns biens dudit ordre, et s'ils sont point 
descendus de race et tige des juifs, marrans ou infidèles, 
et ce avec témoings , nobles de nom et d'armes et dignes 
de foy et que examinerez avec silence secrètement et 
d'office à l'insceu de la partie : ce faict vous feriez 
exhiber les contrats de mariage et testament des père 
et mère aïeuls et aïeules, bisaïeuls et bisaïeules paternel s 
et maternels dudit présenté et autres requis et nécessaire s 
tant pour justifier la généalogie t que l'antiquité de la 



36 DE FORTIA. 

noblesse d'iceluy; gardant et observant en tout les statuts 
et ordonnances capitulaires dudit ordre, ensemble 
l'ordonnance de éminentissime monseigneur le grand 
maître d'iceluy, du septiesme aoust mil six cent vingt" 
sept , sur le veue et vérification des originaux des bap- 
tistères; et la procédure que sera par vous faicte, signée 
de vos seings manuels et dudit notaire , deuement 
scellées , closes et cachetées , apportées ou envoyées au 
premier chapitre ou assemblée provinciale dudit ordre 
audit prieuré , pour y être veue , lue et examinée aux 
fins sy lesdites preuves sont trouvées bonnes et valables, 
d'être envoyées à son éminence illustre et révérend 
monseigneur le grand commandeur ou son lieutenant 
et à la vénérable langue de Provence pour être prouvées 
audit présenté comme de raison : en tesmoing de quoy 
luy avons fait faire les présentes par maître Jean Rey- 
baud , notaire royal audict Arles , et scellées du scel 
d'iceluy en cire noire à l'accoustumée. Données audic t 
Arles audit chapitre, le second may mil six cent trente- 
trois. 

TENEUR DUDIT BAPTISTÈRE. 

Laurète de Franchiis , docteur ez droits , comte 
palatin , prothonotaire du sainct siège apostholique , 
abbé de Saint Félis et Agnel , grand vicaire et officiai 
général de monseigneur illustrissime et revérendissime 
Mario Philonardo , archevesque et vice-légat d'Avignon , 
seigneur spirituel et temporel des lieux de Bédarride s 
et Châteauneuf Calcernier, dict de pape , à tous ceux 
qui ces présentes verront , salut. Requis pour la part 
de haut et puissant seigneur messire Pol de Fortia , 
seigneur de Montréal, sçavoir faisons et attestons à tous 
qu'il appartiendra , que . noble Laurens de Fortia , fils 
naturel et légitime dudit seigneur de Montréal , et de 
feue noble et illustre dame Catherine de la Sale , elle 
vivant, vrais et légitimes mariés habitants de cette ville 



MON DOT. 3- 

d Avignon, et par fois audit Bedarrides, a été baptisé 
dans la vénérable église dudit lieu, comme est de cous- 
l ume entre les fidèles chrestiens. le quinziesme d'apvrij 
année mil six cent vingt-six, par vénérable personne 
messire Bernard Faraud, vicaire perpétuel d'icelle. étant 
péris illustre monsieur Laurcns de Fortia, et sa 
mérine dame Catherine de Fortia. dame de Saint-Tron- 
quet, ainsin que de ce nous a clairement appareu et ap- 
pert par le libvre des baptistères teneu de ladite église 
dudit lieu de Bedarrides, que ledit messire Bernard Fa- 
raud, vicaire perpétuel susdit par notre ordre nous au- 
rait apporté en cette ville, teneu en la forme qu'il faut. 
En foi de ce, avons faict dresser ces présentes de notre 
main, signées et munies du sceau de mondit seigneur 
par l'un de nos greffiers soubsignés. Faict audit Avignon, 
ce second novembre mil six cent trente-un. Laurète de 
Franchiis, vicaire général d'Avignon. Ainsin signé Mo- 
nerii, et scellées à cire rouge. 

Collationné par moydit, notaire et secrétaire soubsi- 
goé, Reybaud, notaire et secrétaire. 



MON DOT, famille noble dont l'-origine connue re- 
monte au treizième siècle : on indiquera dans cet article 
la date précise des actes nécessaires pour constater la fi- 
liation jusqu'à Pierre V\ au-delà duquel on n'a que 
des renseignements. Cet article rectifie celui qui se trouve 
déjà dans le tome V de cet ouvrage. 

I. Gly Mondot, qualifié noble homme, capitaine 
d'arbalétriers, mort en 1281 laissant pour fils : 

II. Etienne Mondot, marié à Louise de la Guilleric, 
dont il eut : 

III. Raimond Mondot, marie a Jeanne de Saint. lui 
icnt il eut : 



38 MONDOT. 

i.° •Robert Mondot, gouverneur de la Touraine; 
2. Etienne Mondot, qui suit. 

IV. Etienne Mondot, épousa Isabeau de Pompadour, 
dont il eut ; 

V. Pierre Mondot, seigneur de la Martonie, de Puy- 
guilhem, de Miihac, Thiviers et autres lieux, chevalier 
de l'ordre du roi, conseiller du roi en son conseil, l'un 
des juges de la dissolution du mariage de Louis XII avec 
Jeanne de France, en 1498, premier président du par- 
lement de Bordeaux, en i5io, premier président du 
parlement de Paris, le 3 février i5i5. Il présidait la 
séance quand le roi François I er vint au parlement, 
pour y faire enregistrer le concordat passé avec le pape 
Léon X, et en vertu duquel la Pragmatique Sanction 
était abolie. Il fut garde-des-sceaux, près la reine mère, 
régente de France, pendant le voyage que François I er 
fit en Italie, pour reconquérir son duché de Milan. Il fut 
l'auteur de redit royal par lequel on accorda aux pauvres 
le produit des amendes imposées par les tribunaux. Nom- 
mé chancelier de France à la mort de du Prat, il ne 
put jouir de cette faveur due à ses longs travaux et à ses 
vertus; il mourut «empoisonné trois jours après sa nomi- 
nation : les grands de l'état le regrettèrent peu; mais on 
vit pleurer sur sa tombe la foule des pauvres dont il avait 
été le père. (Voyez l'histoire de France du tems, et no- 
tamment celle de Vély, Fhistoire du parlement de Bor- 
deaux, etc.) Il avait épousé, le 8 août i5o2, Jeanne de 
Vernon, fille de Raoul, seigneur de Montberon et du 
Chatelier ; il en eut : 

1 .° Geoffroi Mondot, dont l'article suit ; 
2. Françoise Mondot, mariée, le 21 juin 1 5 23 , au 
baron de Beynac. 

VI. Geoffroi Mondot, écuyer, seigneur de la Mar- 
tonie et de Saint-Jean d'Ecole, marié, le 21 mars 1 533, 



MONDOT. 3 9 

suivant l'acte de Deminson, notaire, à Marguerite de 
Mareuil de Villebois, dont il eut huit enfants : 

i.° Gaston Mondot, dont l'article suit ; 

2.° Henry Mondot, abbé de Quincy, de Mareuil et 

Saint-Just, en 1587 ; évêque de Limoges, la 

même année ; 
3.* Geoffroi Mondot, conseiller-clerc au parlement 

de Bordeaux, archidiacre, êvèque d'Amiens, le 

25 mars 1577 ; 
4. Jacques Mondot, seigneur de Puyguilhem, ma- 
rie, le 12 août 1 558, à Françoise de Hauteclaie ? 

chef de la branche de Puyguilhem ; 
5.° Françoise Mondot, mariée à François de Javer- 

lhac, seigneur de Grospuis; 
6.° Claudine Mondot, mariée à Louis de Cre'vant, 

seigneur de Bauche ; 

7. Anne Mondot, mariée à François d'Alloué, sei- 
gneur des Ajots ; 

8.* Isabeau Mondot, mariée à Jacques Goumard, 
seigneur de Brassaud. 

VII. Gaston Mondot, seigneur de la Martonie, de 
Brusac, de la Roche, de Milhac et du Chastard, chevalier 
de l'ordre du roi, marié, le 17 mai ij53, par contrat reçu 
par Maison, notaire, à Françoise de la Bastide, fille d'A- 
gnet, seigneur de Cognac, baron de Chaumorand, et de 
Marguerite de Pompadour. Il eut de ce mariage : 

1 .° Gaston Mondot, dont l'article suit ; 

2. Jacques Mondot, marié, le 3o janvier 1607, à 

Isabeau de Montagrier d'Abzac de h Douze, 

dont.il eut : 

a. Gaston Mondot, marié à Jeanne Guiton de 
Maulevrier, dame de Gaignon, dont il eut 
Jean Mondot. marié, le 14 février 1667, à 
Elisa-Fëlicité Chapelle, fille de François Cha- 



40 MONDOT. 

pelle, marquis de Jumilhac, et de Marie 
Dassis, dont il n'eut qu'une tille. 
b. Rai moud Mondot, écuyer, seigneur de la 
Martonie et de Gaignon en Saintonge, marié, 
le i5 janvier 1654, à Jeanne de Guip, fille 
de Jean, seigneur de Pourcheresse, chef de 
la branche de la Martonie de Gaignon, éta- 
blie en Saintonge, au milieu du dix-septième 
siècle ; 

3.° Raimond Mondot, évêque de Limoges, après 
Henry, son oncle. 

VIII. Gaston Mondot, seigneur de Chateauponsac, 
chevalier de l'ordre du roi, marié, le 3 octobre 1600, par 
contrat de Delavergne, notaire, à Louise du Courel dont 
il a eu : 

i.° Charles Mondot, mort sans alliance en 1649; 
2. Guillaume Mondot, dont l'article suit : 
3.° André Joseph Mondot, marié à Charlotte Aglae 
de la Bussière, dont il n'eut pas d'enfants. 

IX. Guillaume Mondot, conseiller au parlement de 
Toulouse, marié, le 24 juin i665, par acte passé devant 
Callais, notaire, à Louise de Lambertye, dont les titres 
de noblesse ont été vérifies et reconnus, par arrêt de 
l'intendant de Poitiers, en date du 3 novembre 1701 : il 
a eu pour fils : 

i.° Guillaume Mondot, marié à Jeanne Rouget, 
dont il eut Jules Mondot , marié à Laure de Lou- 
dun, morte sans enfants ; 

2. Joachim Mondot, dont l'article suit; 

3.° F rançois Mondot, marie à Ursule d,fi Saint-Jean, 
mort sans enfants. 

X. Joachim Mondot de Bellenièce, conseiller du roi 
en l'élection de Poiliers, marié, le 3 octobre 1 69 r , à 
Catherine Malbay, d'où : 



MONDOT DE BEAUJOUR. 4 1 

XI. Jean Mondot. sieur de la Grange, conseiller du 
roi au siège de Bellac, marié, le i5 mars 1720, à Marie- 
Cibile du Chaseau, fille d'Alexandre, seigneur du Mes- 
niaux , subdélégué de l'intendant de Poitiers. De ce 
mariage sont issus : 

1 .° Jean - Mathieu - Alexandre Mondot , conseiller 
du roi au siège royal de la Basse-Marche, mort 
sans entants ; 

2. Jean-Baptiste Mondot, dont l'article suit : 

3.° Joachin Mondot de Bellenièce , chef de la 
branche qui porte ce nom ; 

4. Une tille mariée à M. Sautcreau, en Limosin. 

XII. Jean - Btptiste Mondot de Beaujour , né le 4 
septembre 1726, marié, le 9 mai 1747, à Marie-Margue- 
rite Ytier de la Gorce , fille de Philippe Ytier et de 
Marguerite de la Gorce, maîtresse de la poste de Mont- 
magnier; dont il eut: 

i.° François-Philippe Mondot, né en 1753 , capi- 
taine de cavalerie, garde-du-corps de Louis XVI 
et de Madame Elisabeth, jusqu'à la dissolution de 
la maison militaire du roi, marié à Pauline de Par- 
seval , fille du fermier général; mort en 1812 , 
laissant une fille, Anne Césarine, mariée au che- 
valier de Saint-Didier; 

2. Jean - Baptiste Mondot , né en 1755 , prêtre , 
chanoine du Dorai et de Meaux, émigré, ancien 
aumônier de la cour et de la maison du roi, che- 
valier de la Légion-d'honneur ; 

3.° François-Philippe, dont l'article suit ; 

4. Pierre Mondot de Beaujour, chef de la branche 
de ce nom , marié à mademoiselle de Brossard, 
dont il a eu : 

Hippolyte- François • Philippe MonJot , ne 
en 1796 ; 



42 BECQUET. 

b. Pauline , mariée au chevalier de Gaugler , 
chef de bataillon, officier de la Légion-d'hon- 
neur, chevalier de Saint-Louis ; 
5.° Marie-Madelaine Mondot, religieuse; 
6.° Françoise-Marie Mondot, mariée à M. Coperie, 
en Limosin. 

XIII, François - Philippe Mondot de la Gorce , né 
crï 1757, marié, en 1790, à Marie- Rosalie Florel du Cou- 
ret, d'où : 

i.° Jules-André-Joseph Mondot; 

2: François-Jules Mondot. 

» 
Armes : de gueules au lion d'or; au chef cousu de 

sable, chargé de trois étoiles d'argent. 



BECQU ET , famille noble , originaire d'Angleterre , 
établie dans les Pays-Bas français, et dont très-ancien- 
nement le nom s'est aussi quelquefois écrit Beaucot , et 
Beckett. 

I. Beaucot , aliàs Becquet ( N . . ) fut le premier 
ainsi nommé , vers la fin du onzième siècle , époque à 
laquelle les surnoms commencèrent à devenir patroni- 
miques. Il avait pour frère Gilbert de Beaucot, qui eut, 
comme lui, deux fils, savoir: i.° Gilbert Becquet, 
onzième du nom, gouverneur du port en la cité de Lon- 
dres , du tems d'Etienne , roi d'Angleterre , c'est-à-dire , 
de 11 35, à 11 54, et mari de Mathilde , dame originaire 
de Syrie, qui le rendit père de trois enfants . — a. Agnès 
Becquet, femme de Théobald de Helles : — b. Thomas 
Becquet ( Saint - Thomas de Cantorbery ) , archevêque 
de Cantorbery , primat et grand chancelier d'Angle- 
terre , assassiné à l'autel même de sa cathédrale , où il 



BECQUET. 43 

officiait, le 28 décembre 1170, pour avoir défendu avec 
trop de chaleur les immunités du clergé contre la pré- 
rogative rovale; — c. Marie Becquet, abbesse de Ber- 
kinge; 2. Claude Becquet, puîné * dont le sort est 
ignoré. N... Beaucot ou Becquet , dont il est ici ques- 
tion, et qui forme le premier degré, laissa deux fils ; 

i.° Gilles, qui suit; 

2. Godwin Becquet , qui fit une branche rappor- 
tée ci-après. 

II. Gilles de Beaucot, qui chargea ses armes d'un 
lambel à trois pendants de sable. Il eut de son épouse» 
dont le nom est inconnu : 

III. Gilbert Becquet, qui fut père de : 

i.° Léonard Becquet, de qui l'on ne sait rien de 

plus; 
2. Christophe, dont l'article suit. 

IV. Christophe Becquet , puîné , qui substitua au 
lambel de son père, un croissant montant de sable, en 

- chef, et s'allia avec miss Marguerite Whiteley, dont les 
armes sont d'argent, à la bande d'azur, chargée de dis- 
ques, ou besantsd'or. Il en eut : 

i.° Cyprien Becquet, qui suit ; 

2. Bernard Becquet, qui parait être décédé sans 
alliance. 

V. Cyprien Becquet , de miss Jeanne Traverse , son 
épouse , qui portait pour armes , d'argent au chevron 
de gueules , accompagné de 3 aiglons essorants du même , 
laissa entr'autres enfants : 

1 .• Bernard Becquet, qui suit ; 

2. Julien Becquet, dont le nom seul est connu . 

VI. Bernard Becquet épousa lad y Christiane Lacy , 



44 BECQUET. 

qui portait fascé onde de gueules et d'hermine , de 6 pièces, 

et qui le rendit père de trois fils : 

i.° Jean Becquet, dont le sort est ignoré; 

2. Pierre Becquet, qui suit ; 

3.° Adam Becquet, cru mort en célibat. 

VII. Pierre Becquet, qui eut pour femme miss 
Marguerite Frayne , dont les armes étaient d'hermine 
à 2 fasces de gueules ; la première surmontée d'un lion 
léopardé du même, et qui fut père de : 

r.° Adam Becquet, ) , , 

„ w . _, f desquels on na pu connaître 

2.° Martin Becquet,} , , . , 
„ T .. „ l ladestinee. 

3.° Julien Becquet. 

PREMIÈRE BRANCHE. 
Établie en France et dite des seigneurs delà Boissière. 

II. Godwin de Becquet , fils puîné de Becquet I er de 
ce surnom, brisa ses armes comme les précédents , d'un 
croissant montant de sable, en chef. Il eut d'une épouse, 
dont le nom est inconnu : 

III. Onuphre de Becquet, qui de son épouse , égale- 
ment inconnue, laissa aussi un fils, cousin germain par 
mâles de Saint-Thomas de Cantorbery, savoir : 

IV. Marc Becquet, dont l'épouse, miss Marie Foster. 
portant pour armes : d'argent, au chevron de sable , ac- 
compagné de 3 huchets de sable , liés d'or , le rendit père 
de deux fils : 

i .° Jacques Becquet , qui , forcé de fuir d'Angle- 
terre, ainsi que son frère, se réfugia en Norman- 
die, et v rit branche, dont on n'a pu suivre encore 
la filiation ; 

2. e Robert, qui suit. 



BECQUET. • 45 

V. Robert Becquet, épousa miss Jeanne Harvey ( 
dont les armes étaient de gueules, au chevron d'or, accom- 
pagné de 3 aiglons essorants du même. Persécuté dans sa 
patrie, proscrit et réduit , ainsi que son frère aîné , à 
s'exiler de l'Angleterre , il vint chercher un asyle en 
France, avec les trois fils qu'il avait obtenus de son ma- 
riage, et qui étaient : 

i.° Robert Becquet, que Ton croit s être fixé en Nor- 
mandie, ou dans les Pays-Bas ; 
2. Jean Becquet, qui suit ; 

3.° Claude Becquet, qui a fait une deuxième branche 
établie à Paris, et rapportée ci-après. 

VI. Jean Becquet suivit la carrière des armes, au service 
de France , combattit vaillamment , et se distingua 
surtout au siège que le roi Charles VII avait mis devant 
Pontoise, en montant le premier sur la forte tour , qui 
était le principal boulevard de cette place , occupée par 
les Anglais : brillant fait d'armes , dont le monarque 
français voulut consacrer le souvenir , en concédant 
par lettres du 22 septembre 1441 , à ce brave et aux 
siens , nés en légitime mariage , la faculté d'écarteler 
leurs armes, d'azur, à 3 tours d'or, dont un flanc fait 
brèche, et de les timbrer d'un casque , sommé d'untortil 
aux émaux de Vécu, supportant une couronne murale d'or , 
du centre de laquelle est issante, une croix au pied fiché 
de sable, pour cimier. Il laissa un fils, qui suit : 

VII. Claude Becquet, qui fut conseiller au châtele t 
de Paris, et père de : , 

i.° Marc Becquet , sur qui l'on n'a aucun autre 

renseignement ; . 
2. Claude, qui suit. 

VIII. Claude Becquet, II' du nom, laissa, 
entr'autres en fants : 



4b BECQUET. 

IX. Claude Becquet, III e du nom, aîné, seigneur 
de la Boissière, qui fut père de : 

X. Robert Becquet, II e du nom, qui fut aussi 
conseiller du roi en la cour des monnaies à Paris , 
mais dont l'alliance et la postérité sont inconnues. 

DEUXIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Beffe , et de Moulin-le-Comte, établis aux 
Pays-Bas français . 

VI. Claude Becquet, troisième fils de Robert, 1 er du 
nom , cinquième degré de la première branche , et de 
J eanne Harvey, son épouse, fut père de : 

VII. Renauld Becquet, qui, le premier, en conser- 
vant plein l'écartelé ci-dessus concédé , chargea ses 
armes patrimoniales , en cœur , de la croix au pied 
fiché , de sable, du cimier ; brisure, que tous ses descen- 
dants ont conservée , sans doute en mémoire de Saint- 
Thomas de Cantorbery , dont le siège archiépiscopal et 
primatial porte pour armoiries , d^a^ur , à la croix 
pastorale d'or mise en pal, derrière un pallium d'argent , 
bordé et frangé d'or , et chargé de 5 croisettes au pied 
fiché de sable, disposées en pairie. Il paraît avoir habité 
à Rouen, en Normandie, et s'y être établi par mariage 
avec une demoiselle, qui le rendit père de : 

VIII. Henri Becquet, lequel fut père de : 

IX. Julien Becquet, dont le fils : 

X. André Becquet eut entr'autres enfants : 

XI. Adam Becquet , écuyer , qui, le premier, s'é- 
tablit à Bapaume , en Artois , par un mariage , dont 
vint : 



BECQUET. 4- 

XII. Renauld Becquet, II e du nom, écuyer, 
secrétaire de la gouvernance de Douai, qui eut pour 
fils: 

XIII. Julien Becquet, II e du nom, écuyer, lequel, 
ayant e'té pourvu de la charge de trésorier du domaine 
royal de Douai , et uni à Marguerite Aparisis , demoiselle 
de la même ville , s'y fixa , et de son mariage laissa : 

XIV. Claude Becquet, II - du nom, écuyer, qui 
épousa demoiselle Jeanne Laloe, dont il eut : 

XV. André Becquet, II e du nom, écuyer, seigneur 
de Beffe et du Moulin-le-Comte , marié à damoiselle 
Jacqueline de Raisme, dont il eut : 

i.° Claude , qui suit; 

2.° André-Michel Becquet, qui a fait la troisième 

branche , rapportée après celle de son aîné; 

3.° David Becquet, / . , . 

„ , _, [dont le sort est ignore: 

4. Gaspard Becquet, ) 

5.* Arnold Becquet , religieux du monastère 

d'Anchin, prieur et prévôt d'Aymeries ; 

6. # Marie-Jeanne Becquet . 

nota . De l'un de ces trois frères , André-Michel , 
David , ou Gaspard , était nécessairement fils 
— XVI . Philippe-François Becquet , qui , en 
octobre 1704, obtint, du roi Louis XIV, des 
lettres-patentes récognitives de l'origine ci- 
dessus , et confirmatives de noblesse , et dispense 
de finance, enregistrées, les 1" décembre 1704 
et 27 septembre 1709 , au parlement et au bureau 
des finances de la Flandre française . 

XVI. Claude Becquet, III e du nom, premier 
conseiller- pensionnaire de la ville de Douai , seigneur 
d^ Beffe , du Moulin-le-Comte , etc . , épousa demoiselle 
Jeanne-Françoise Laloe . Il mourut vers la fin du 



4 8 BECQUET. 

dix-septième siècle, laissant de ce mariage quatre enfants, 

savoir : 

i.° Marie- Françoise- Pétronille Becquet, mariée à 
Marc - Antoine - François - Xavier Desmoulins ; 

2. Arnauld Becquet , chanoine régulier de l'ab- 
baye de Saint-Aubert, en la ville de Cambrai ; 

3.° Louis-Mathias Becquet, écuyer, seigneur de 
Beffe, l'un des quatre conseillers secrétaires-au- 
dienciers en la chancellerie près le parlement de 
Douai, par provisions du eo avril 171 5, encore 
vivant en 1736; 

4. Pierre - Claude - Thomas Becquet, écuyer, 
seigneur du Moulin-le-Comte , conseiller du roi , 
son procureur en la gouvernance de Douai et 
Orchies , et successivement conseiller-pension- 
naire en ladite ville de Douai . 

Ces deux derniers, dont les alliances et la 
postérité ne sont point indiquées, obtinrent de 
Jacques II , roi de la Grande-Bretagne , réfugié 
près la cour de France, des lettres-patentes 
délivrées sous le grand sceau de sa majesté , datées 
du palais de Saint-Germain-en-Laye , le 12 juin 
1691 , et adressantes à Jacques Tirry , son roi 
d'armes, du titre d'Athlone, pour constater 
leur issue de l'ancienne et noble famille des 
Becquet, d'Angleterre, et successivement dudit 
Athlone, un diplôme, du 8 octobre 1699, 
récognitif et énonciatif de cette descendance , 
telle que ci-dessus, fondé, tant sur ses propres 
documents , que sur une attestation motivée de 
Toison d'Or, principal héraut d'armes des Pays 
Bas et de Bourgogne. ( Voy . plus bas . ) 

Pierre-Claude-Thomas , le cadet , obtint de 
plus , du roi Louis XV , des lettres-patentes 
en date du mois de septembre 171 8, duement 
enregistrées les 9 décembre même année , iojan- 



BECQUET. 49 

vier 1720, et i3 juin 1722, aux greffes du 
parlement de Flandre, siège royal de la gouver- 
nance de Douai, et bureau des finances de Lille ; 
portant, en conséquence des lettres et diplôme 
sus énoncés, et en considération des services 
rendus par l'impétrant et son père, reconnais- 
sance de la descendance y articulée, et confirma- 
tion de noblesse, et dispense de toute finance, 
pour lui et les siens à toujours. 

TROISIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de Mégille, Pourchelet , etc. 

XVI. André - Michel Becquet , écuyer , seigneur de 
Pourchelet, fils puîné d'André II, (degré XV ci-dessus; 
et de dame Jacqueline de Raisme, épousa demoiselle 
Anne-Marguerite Hériguer, d'une famille qui a donné, 
dès le commencement du siècle dernier, plusieurs con- 
seillers et un procureur-général au parlement de Flan- 
dre. De ce mariage vint : 

XVII. Pierre-Moronte Becquet , écuyer , seigneur 
de Pourchelet, qui, de dame Marie-Jeanne de Cavrel, 
son épouse, laissa deux fils : 

i.* Moronte-Joseph Becquet, licencié ès-droits , 
chanoine de l'insigne collégiale de Saint-Pierre, 
en la ville de Douai, grand-chantre de cette 
église ; 

2. Pierre-Michel, qui suit. 

XVIII. Pierre-Michel Becquet, écuyer, seigneur 
de Pourchelet, marié, en vertu de dispenses de la cour 
de Rome , avec demoiselle Marie-Françoise-Elisabeth 
Becquet, sa cousine. Il en eut : 

XIX. Pierre - Moronte - Joseph Becquet, écuver, 
16. 4 



5o BECQUhT. 

seigneur de Pourchelet , que demoiselle Marie- Victoire- 
Joseph Bonnier, son épouse, a rendu père de : 

XX. Pierre - Moronte - Valère - Joseph Becquet de 
Mégille , de Pourchelet , de Beffe , etc., chevalier de 
•l'ordre royal de la Légion-d'Honneur , et de l'ordre 
romain de l'Éperon d'Or, maire de la ville de Douai, 
département du Nord, né à Lille, le i3 janvier 1777 > 
et marié, le 7 janvier 1807, avec demoiselle Anne-Mar- 
guerite Remy de Campeau, dont : 

i.° Léon-Joseph-Thomas Becquet, né à Douai, le 

24 décembre 1807 ; 
2. Oscar- Valery-Jossph Becquet, né à Roucourt 
(château de son père), près de Douai, le 18 
juin 1809 ; 
3.* Laure - Victoire - Henriette Becquet , née à 

Douai, le4^vril 18 12; 
4. Clémence-Louise-Désirée-Morontine Becquet , 
née à Douai, le 9 juillet 181 6. 

A tous et chacun, tant nobles que notables, à qui ces 
lettres parviendront , Jacques Tirry , héraut d'armes , 
du titre d\A.thlone, salut. Comme ainsi soit, qu'il m'a 
été enjoint par exprès mandement de notre roi Jac- 
ques II, daté du palais royal de Saint- Germain, le 18 
août, quinzième année de son règne, muni du seing et 
du sceau de Sa Majesté, et contre-signe par le ministre 
d'état, de rechercher dans les registres et documents de 
mon office, l'origine et descendance de Louis - Mathias 
Becquet, seigneur de Beffe, et de Pierre-Thomas Bec- 
quet, seigneur du Moulin-le-Comte; et qu'après avoir 
le tout soigneusement visité et régulièrement observé , 
il m'a, de plus, été notifié par le principal héraut 
d'armes de Flandre et de Bourgogne (dit Toison d'Or) , 
que ledit Louis-Mathias Becquet, et son frère, Pierre- 
Thomas Becquet, sont fils de Claude Becquet, doyen 
des conseillers au parlement de Douai , seigneur de 



BECQUET. 5 1 

CcJe , du Moulin - le - Comte , et autres lieux , et de 
Jeanne - Françoise Laloe ; et petit - fils d'André Bec- 
quet , seigneur desdits lieux , et de Jacqueline de 
Raisme; que ledit André était fils de Claude, et celui- 
ci fils de Julien Becquet , écuyer , trésorier du domaine 
royal de Douai , de qui l'épouse était Marguerite Apa- 
risis ; que le même Julien était fils de Renauld, celui- 
ci fils d'Adam Becquet, écuyer, qui, le premier, s'établit 
à Bapaume, et tirait son origine de la très- ancienne et 
très-illustre famille des Becquet, d'Angleterre, ainsi 
qu'on peut le voir dans le tableau ci - dessus. Famille 
dont les armes patrimoniales sont : d'argent, à trois cor- 
neilles de sable, becquées et membrées de gueules, brisées 
en cœur d'une croisette au pied fiché de sable; auxquelles, 
en commémoration d'un haut fait d'armes de Jean Bec- 
quet , au siège de Pontoise , Charles , roi de France , 
VII* du nom, avait ajouté, le 22 septembre 1441 , en 
faveur dudit Jean , et des siens en légitime mariage , 
la concession d'un écu d'azur , à 3 tours dor , ébré- 
chées aux angles , dont l'objet était de rappeler à la 
postérité , que ce même Jean Becquet avait , en dépit 
de tous les moyens de résistance de l'ennemi , monté le 
premier sur la tour dudit Pontoise; et afin de mieux 
consacrer à jamais le souvenir de ce glorieux exploit , 
ladite concession fut depuis accolée aux armes propres 
aux Becquet, et le tout fut timbré d^un casque sommé 
d'un tortil supportant une couronne murale d'or, d'où s'élève 
une croix au pied fiché de sable , pour cimier, avec légende 
héraldique, comme ci -dessus. Les premiers de cette race, 
exilés de l'Angleterre , en furent expulsés sous le règne 
de Henri VI ; quelques-uns d'entre eux s'établirent à 
Rouen, en Normandie, et de ceux-ci était issu ce Jean ; 
les uns et les autres procédaient au surplus de même 
souche que saint Thomas Becquet, qui, étant chancelier 
• d'Angleterre et archevêque de la métropole de Gantorbery 
souffrit le martyre le 28 décembre 1170. En conséquence, 
moi susdit d'Athlone , seul héraut d'armes du roi, je 



52 BECQUET. 

confirme ces armes , que j'ai vérifiées telles qu'il vient 
d'être dit , ainsi que la généalogie , et je les ratifie en 
faveur desdits Louis - Mathias Becquet , écuyer, seigneur 
de Beffe, et Pierre-Thomas Becquet, écuyer, seigneur du 
Moulin - le - Comte , et de leur postérité légitime , afin 
qu'ils les portent dans leurs écus, pompes et funérailles, 
ou comme il leur plaira , sans aucun empêchement , 
avec toutes distinctions , en conformité des lois héral- 
diques , publiquement et privément , ici et partout ; 
comme encore, afin qu'ils jouissent et usent librement 
de tous les privilèges accordés à cette famille , en force 
et jouissance du mandement royal ci -dessus énoncé, et 
des lettres - patentes de Sa Majesté , à moi expédiées , 
sous le grand sceau déjà mentionné, le 12 juin de l'an 
sept de son règne. En foi de quoi j'ai souscrit le présent 
de mon titre et j'y ai apposé le sceau de mon office, le 8 e 
jour d'octobre de l'an de la restitution du salut du genre 
humain (R. S. H. ) 1697, quinzième du règne de notre 
seigneur Jacques. II, par la grâce de Dieu, roi d'An- 
gleterre, de France, d'Ecosse et d'Irlande, défenseur de 
la foi, etc. (Signé) Jacques Tirry-Athlone. 

Copie des lettres-patentes de reconnaissance, délivrées par 
sa majesté Louis XV. 

Louis , par la grâce de Dieu , roi de France et de 
Navarre, à tous présents et à venir, salut : Notre cher et 
bien amé Pierre- Claude - Thomas Becquet, seigneur du 
Moulin - le - Comte , ci - devant notre conseiller et pro- 
cureur pour nous en la gouvernance de Douay et Orchies, 
et à présent notre conseiller - pensionnaire en notre ville 
de Douay , nous a représenté qu'il est originaire d'An- 
gleterre , de la noble et ancienne famille des Becquet 
dont était issu saint Thomas de Cantorbery , grand 
chancelier du royaume; que son quatrième aïeul Adam 
Becquet , étant venu d'Angleterre s'établir à Bapaume , 
fut père de Renault , et ledit Renault eut entr'autres 



BECQUET. 53 

enfants , Julien , bisaïeul de l'exposant , qui s'établit 
à Douay, ces deux places étant pour lors de la domina- 
tion d'Espagne où tous ceux de ladite maison étoient 
et sont actuellement reconnus pour nobles ; mais comme 
depuis la conquête desdites places , l'exposant et ses 
auteurs n'ont pas eu la précaution d'obtenir du feu roi, 
notre très -honoré seigneur et bisaïeul de très - glorieuse 
mémoire , des lettres de reconnoissance et de maintenue 
de leur noblesse , à l'exception de notre bien - amé 
Philippe - François Becquet , son cousin germain , à 
qui ledit feu roi auroit accordé au mois d'octobre mil 
sept cent quatre , lettres portant maintenue et confir- 
mation avec ses enfants , descendants , postérité et li- 
gnée , mâles et femelles , nés et à naître en légitime 
mariage, dans la possession de leur noblesse , et en tant 
que besoin est ou seroit , anoblissement , lesquels au- 
raient été enregistrées tant en notre cour de parlement 
de Flandre, le premier décembre 1704, qu'au bureau des 
finances et domaines en la généralité de Flandre , le 27 
septembre 1709 , ledit sieur exposant appréhende que 
le défaut desdites lettres ne fasse par la suite quelque 
difficulté sur son état ; c'est pourquoi il nous auroit très- 
humblement supplié de vouloir bien les lui accorder, 
ainsi que ledit feu roi, notre bisaïeul de très-glorieuse 
mémoire les* avoit accordées audit sieur Becquet, son 
cousin germain ; à quoi ayant égard, en considération 
du zèle et de l'affection que Claude Becquet vivant, pre- 
mier conseiller-pensionnaire de notredite ville de Douay, 
père dudit sieur exposant, a témoigné pendant vingt ans 
et plus, en toutes occasions, pour le bien de notre ser- 
vice et l'avantage de notre couronne, ainsi que ledit sieur 
exposant, dans les fonctions de la charge de notre con- 
seiller-procureur, pour nous- et notre gouvernance de 
Douay ; et actuellement dans celles de conseiller pen- 
sionnaire de ladite ville, étant d'ailleurs bien informé que 
ledit Pierre-Claude-Thomas est de la noble et ancienne fa- 
mille des Becquet originaire d'Angleterre, ainsi qu'il nous 



54 BECQUET. 

a été pleinement justifié par des certificats du premier roi 
d'armes des Pays-Bas espagnols , et par des lettres-patentes 
de feu notre très-cher et très-amé frère Jacques second , 
roi d'Angleterre , sçavoir , faisons : que pour ces causes 
et autres considérations, à ce nous mouvans de l'avis de 
notre très-cher et amé oncle , le duc d'Orléans , régent 
et de notre grâce spéciale , pleine puissance et autorité 
royale , nous avons maintenu et confirmé , et par ces 
présentes , signées de notre main , reconnoissons , main- 
tenons et confirmons ledit Pierre-Thomas-Claude Bec- 
quet , ses enfants , descendants , postérité et lignée , 
mâles et femelles , nés et à naître en légitime ma- 
riage, dans la possession de leur noblesse; et yceux , en 
tant que besoin est ou seroit , avons anobli et anoblis- 
sons , voulons et nous plaît que , comme d'extraction 
noble, il soit reconnu en cette qualité, tant en jugement 
que hors jugement , et jouisse à ce titre de tous les hon- 
neurs , rangs privilèges , exemptions , prérogatives et 
dignités attribuées aux autres anciens gentilshommes de 
notre royaume , et qu'il puisse continuer de prendre la 
qualité d'écuyer , parvenir à tous desgrés de cheva- 
lerie , tenir et posséder tous fiefs , terres , possessions , 
héritages nobles , en jouir et disposer noblement ; comme 
aussi leur avons permis de porter leurs anciennes armes , 
ycelles faire peindre , graver , imprimer et insculpter en 
tels endroits de leurs maisons, terres et seigneuries où 
bon leur semblera; sans que, pour raison de la présente 
reconnoissance , maintenue et confirmation , et en tant 
que de besoin d'anoblissement , ledit Pierre-Claude-Tho- 
mas Becquet ni ses descendants soient tenus de nous 
payer , ni à nos successeurs rois , aucunes finances ni 
indemnités dont , à quelque somme qu'elle puisse mon- 
ter , nous leur avons fait et faisons don par ces présentes, à 
la charge toutefois de vivre noblement et sans déroger 
à ladite qualité. Si donnons en mandement à nos amés 
et féaux conseillers , les gens tenants notre cour de par- 
lement de Flandre séant à Douay, présidents-tre'soriers 



GUYON DE MONTLIVAULT. 55 

de France et généraux de nos finances à Lille , et autres 
nos justiciers et officiers qu'il appartiendra , que ces pré- 
sentes ils ayent à faire enregistrer, et du contenu en 
ycelles faire jouir et user ledit sieur Pierre-Claude- 
Thomas Becquet, ensemble lesdits enfants , postérité et 
lignée, mâles et femelles, nés et à naître en légitime 
mariage , pleinement , paisiblement et perpétuellement , 
cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements 
quelconques nonobstant tous édits, règlements, or- 
donnances, arrêtés, lettres et autres choses à ce con- 
traires auxquels nous avons dérogé et dérogeons par ces 
mêmes présentes, pour ce regard seulement, et sans 
tirer à conséquence ; car tel est notre plaisir : et afin que 
ce soit chose stable et ferme à toujours, nous avons fait 
apposer notre scel à ces présentes . 

Donné à Paris, au mois de septembre, l'an de grâce 
mil sept cent dix-huit , et de notre règne le quatrième . 

Signé Louis; parle roi, le duc d'Orléans , régent . 



GUYON de MONTLIVAULT, famille d'une noblesse 
très-ancienne , originaire de la province de Normandie , 
et transplantée dans l'Orléanais . 

I . Nicolas Guyon , écuyer , fut attaché à madame Renée 
de France , fille de Louis XII , et sœur de Claude , reine de 
France, femme de François I er . Il la suivit en Italie, 
après son mariage avec Hercule d'Est, duc de Ferrare , 
de Modène et de Reggio , et y mourut . 

Nicolas Guyon fut , en i52t , compris au rôle des tailles 
de la paroisse de Joué du Plein , élection d'Alençon . 
Mais par arrêt rendu contradictoirement entre ledit Ni- 
colas Guyon , les habitants de la paroisse de Joué du Plein 
et le procureur-général qui s'était joint à eux , la cour 
des aides de Normandie , séante à Rouen , ordonna sur 
le vu des titres , chartes , etc . , présentés par ledit Guyon , 



56 GUYON DE MONTLIVAULT. 

qu'ayant assez justifié de sa noblesse d'ancienneté à cause 
de ses prédécesseurs , etc. , qu'il sera rayé du rôle des 
tailles ; qu'il jouira du privilège de noblesse , ensemble sa 
postérité et lignée née et à naître en vrai loyal mariage ; 
condamne les habitants aux dépens . Cet arrêt est du 
28 avril i523 . Il laissa un fils , qui suit : 

II. Thomas Guyon, écuyer , seigneur de Bois-Roger , 
fut intendant de madame Renée de France , femme 
d'Hercule d'Est, duc de Ferrare, Modène, Reggio.il 
revint en France avec cette princesse, et s'établit dans 
l'Orléanais ; il avait épousé demoiselle Jeanne Brisson , 
de laquelle il laissa : 

III. Thomas Guyon , écuyer, seigneur de Fontaines, 
qui fut intendant de madame la duchesse de Nemours, fille 
de madame la duchesse de Ferrare. Il avait épousé Jeanne 
Berthier, fille de Julien Berthier , seigneur d'Ame , 
bailli et gouverneur de Piseaux, et de Marie Tambon- 
neau, descendante de Chalo-Saint-Marc. De ce ma- 
riage vinrent : 

1 .° Thomas Guyon , écuyer , seigneur des Fontaines, 
receveur des domaines à Montargis , marié à de- 
moiselle Asselineaue , de laquelle il eut : 

a . Thomas Guyon , écuyer, seigneur de la Po- 
terne et de Bois-Roger , prévôt , juge ordi- 
naire et criminel à Montargis , lequel a épousé 
demoiselle Aimée Pirot; 

b . Susanne Guyon , femme de Santigny , 
e'cuyer , seigneur de Montmartin , porte- 
manteau ordinaire de S . A . R . le duc d'Or- 
léans ; 

2. Georges Guyon, seigneur de la Mothe , 
qui fut père de : 

a. Madelaine Guyon, mariée, le 14 février 
i665,à M. de Bouville ; 



GUYON DE MONTLIVAULT. Sy 

b. Catherine Guyon, mariée, en 1646 , à haut 
et puissant seigneur Joseph de Courtenay , 
chevalier , seigneur de Montclard et de Mon- 
hins , mort en 1674, fils de haut et puissant 
seigneur Jacques de Courtenay, III* du nom, 
de la branche aînée dite des seigneurs de 
Champignelles, et de Françoise Loron. De 
ce mariage vint : Jean-Marie de Courtenay , 
né en 1654, marié, en 1676, à Marie de la 
Marte , veuve de N . Grouchet, seigneur de 
Soquence, mort sans postérité ; 

c. Marie Guyon, mariée à François Draganne ; 

?•• Jacques Guyon, qui a continué la lignée , et 
dont l'article vient plus bas ; 

4. Charles Guyon , écuyer , seigneur de Bois- 
Roger, receveur-général des bois aux départe- 
ments d'Orléans, Berri , Poitou, Saintonge et 
autres provinces, conseiller du roi ; marié le 2 
août i633, à demoiselle Anne Colas, fille de 
Robert Colas, écuyer, seigneur de Poin ville, qui 
avait épousé, le 19 août 1604, Anne Lemaire , 
veuve en premières noces de Claude Suzanne, 
seigneur du Fresne . De ce mariage vinrent : 

<*• N Guyon , seigneur des Fontaines ; 

b. Françoise Guyon , mariée à Orléans par 
contrat devant Desbordes , notaire au chà- 
telet , le 21 juin 1654 , à messire Guillaume 
de Troyes , écuyer , seigneur de Santerre , 
fils de feu Jacques de Troyes, écuyer, sei- 
gneur de Montizeaux , et de demoiselle Anne 
Lemaire ; 

c. Geneviève Guyon, mariée à Orléans par 
contrat devant Desbordes, notaire au châ- 
telet , le 14 février i656 , à messire Charles 
Colas , écuyer, seigneur des Sablonnières, 
conseiller-magistrat au bailliage et siège 



58 GUYON DE MONTLIVAULT. 

présidial d'Orléans, fils de feu Antoine Colas, 
écuyer , seigneur de Boissy, aussi conseiller- 
magistrat audit siège, bailliage et présidial 
d'Orléans, et de demoiselle Cécile Cardinet ; 
d. Anne Guyon , mariée à messire Charles 
l'Huillier, écuyer, seigneur de l'Antezières; 
5.° Jeanne Guyon, mariée à messire Robert Colas, 
écuyer, seigneur de Poinville, le 2 3 octobre 
1 6 1 1 j 
6.° N... Guyon, mariée à messire G... de Messier. 

IV. Jacques Guyon, chevalier, seigneur de la Rivière 
et du Chenoy , mort à Montargis en 1642. Il avait épousé, 
le 21 février 1628, demoiselle Anne de Troyes, fille de 
messire Jacques de Troyes , écuyer , demeurant à Or- 
léans, et de Anne Lemaire. De ce mariage vinrent : 

t.° Jacques Guyon, chevalier, seigneur du Che- 
noy, dont l'article suit ; 
2. Anne, \ 

3.° Geneviève, \ mortes en minorité et sans alliance. 
4. Marie, / 

V. Jacques Guyon, II e du nom , chevalier, sei- 
gneur du Chenoy, de Champoulet , l'un des seigneurs 
du canal de Briare et du canal de Loire, en Seine , 
mort le 21 juillet 1676; avait épousé, le 18 fé- 
vrier 1664 , par contrat devant Hureau, notaire à Mon- 
targis, demoiselle Jeanne Bouvier de la Motte , née à 
Montargis, le i3 avril 1648, fille de messire Claude 
Bouvier, écuyer, seigneur de la Motte Vergouvi lie, etc., 
conseiller du roi, son procureur au bailliage et siège 
présidial de Montargis , et de dame Jeanne Lemaître. 
Elle mourut à Blois , le 10 juin 1717, et fut enterrée 
dans son caveau en l'église des pères Cordeliers de Blois. 
De ce mariage sont issus : 

1 .° Armand-Jacques Guyon , chevalier , seigneur 
de Briare, dont l'article suit ; 



GUYON DE MONTLIYAULT. 5g 

z." Armand-Claude Guyon, mort en 1670, âgé de 
quatre ans ; 

3.* Jean-Baptiste-Denis Guyon, chevalier, seigneur 
de Sardières, ancien capitaine au régiment du 
Roi, l'un des seigneurs du canal de Briare, mort 
célibataire à Paris, le 21 février 1759 ; 

4. Marie- Anne Guyon, morte en 1672 , âgée de 
cinq ans ; » 

5.° Jeanne-Marie-Josephe Guyon, née le 4 juin 
1676, mariée en premières noces, en 1689, à 
haut et puissant seigneur Nicolas Fouquet , che- 
valier, seigneur vicomte de Melun et de Vaux , 
seigneur de Mainci et autres lieux , fils de haut 
et puissant seigneur Nicolas Fouquet , ministre 
d'état et surintendant des finances , et de dame 
Marie-Madelaine de Castille de Ville-Mareuil ; et 
en secondes noces , par contrat passé à Paris , le 
14 février 171 9 , à très-haut et très-puissant sei- 
gneur, monseigneur Maximilien Henri , duc de 
Béthune, duc de Sully, pair de France , prince 
souverain d'Henricheraont, chevalier des ordres 
du roi , né en 1 658 , mort le 2 février 1729, fils 
de très-haut et très-puissant seigneur Maximi- 
lien-Pierre-François de Béthune, duc de Sully, 
et de très-haute et très-puissante dame Marie- 
Antoinette Servien , fille de feu Abel Servien , 
surintendant des finances. La duchesse de Sully 
mourut , le 3i octobre 1736 , sans postérité. 

VI. Armand-Jacques Guyon , chevalier , seigneur de 
Briare, de Champoulet , etc., lieutenant de la com- 
pagnie Colonelle des Gardes-Françaises , mort à Dizier , 
le 9 avril 172 1 , chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis , avait été marié par contrat passé pardevant 
de Beance, notaire au chàtelet d'Orléans, le 24 juin 1692, 
à demoiselle Marie de Bauxoncles , demoiselle de Cour- 
bouson , d'Herbilly , de Thuy , etc. , décédée à Blois* 



60 GUYON DE MONTL1VAULT. 

le ir juillet 1730, fille de feu messire Alexis de Bauxon- 
des , en son vivant, chevalier, seigneur d'Aulnai , Cour- 
bouson , Herbilly , Thuy , etc. , et de dame Geneviève 
l'Amirault. Il laissa : 

1 .° Armand-Jacques Guyon , dont l'article viendra ; 
2. Barthélemy-Claude-Michel Guyon , né à Dizier, 
le 11 juillet 1701 , mort le 27 septembre 1702; 
3.° Constance-Eléonore Guyon, morte en mino- 
rité , le 21 novembre 1730 ; 
4. Jeanne-Marie-Josephe Guyon, née à Dizier, le 
14 octobre 1703, morte à Paris, le 17 mars 
1771 , mariée, par contrat passé pardevant Odi- 
gier , notaire à Orléans, le 17 février 1728,3 
messire Anne-Gabriel de Cugnac de Veuilly , 
marquis de Cugnac, sous-lieutenant au régiment 
des Gardes-Françaises, né à Veuilly-la-Poterie , 
diocèse de Soissons , le 28 février 1708, mort 
le 28 novembre 1755 , fils de haut et puissant sei- 
gneur messire Pierre de Cugnac , chevalier , sei- 
gneur de Veuilly-la-Poterie , et de dame Marie- 
Anne de Vas»an. 

VII. Armand-Jacques Guyon, II e du nom, cheva- 
lier , seigneur de Dizier , Courbouson , Herbilly , la 
Brûlée, les Suèvres, etc., capitaine des cuirassiers du 
Roi, né à Courbouzon , le 21 mars 1695, décédé à 
Dizier, le 28 octobre 1770 1 chevalier de l'ordre roya* 
et militaire de Saint-Louis, marié, par contrat passé de- 
vant François Doyen , notaire au châtelet de Paris , le 
10 juillet 1725, à demoiselle Marie de Rogres de Lu- 
signan de Champignelles , née à Champignelles , le 5 
août 1704, décédée à Montlivault, le 16 septembre 
1778, fille de messire ("harles-Louis de Rogres de Lu- 
signan de Champignelles, chevalier, seigneur, marquis 
de Champignelles et autres lieux , premier maître 
d'hôtel de feu monseigneur le duc de Berri, et de feu 
dame Catherine-Louise-Marie de Brisay de Denonville ; 



GUYON DF. MONTL1VAULT. 6 1 

lesquels avaient été mariés par contrat du 4 décembre 
1702. Ses enfants furent : 

i." Jacques-Madelaine, dont l'article suit; 

2.* Eléonor - Cécile , qui fonde la branche des 

Comtes de Montlivault, rapportée plus bas ; 
3.' Adélaïde-Lucie , mariée à Claude- Philippe de 
la Verge , chevalier , seigneur de la Roncière , 
baron de Lourg. 

VIII. Jacques - Madelaine Guyon , chevalier, seigneur 
de Dizier, Courbouson , Herbilly, etc., et autres lieux, 
marquis de Guercheville, baron de Burcy , ancien ca- 
pitaine au régiment d'Apchon , dragons , chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , né à Dizier, le 
7 octobre 1728, mort le 16 janvier i8o3 ; avait épousé, 
par contrat passé devant Boulard et son confrère , no- 
taires à Paris, le 23 mars 1761 , demoiselle Jacqueline- 
Françoise-Charlotte de Nollent , née à Chanday, le pre- 
mier octobre 1738, fille de messire Charles - Léon - Cy- 
prien de Nollent, chevalier, seigneur de* Chanday, et 
de demoiselle Madelaine-Françoise de Nollent , s^s, père 
et mère, morte à Dizier , le 29 juin 1807. De ce mariage 
vinrent : 

i.* Armand - Jacques- François Guyon, qui suit; 
2. Une fille morte jeune. 

IX. Armand - Jacques - François Guyon , marquis de 
Guercheville , chevalier , seigneur de Dizier , Cour- 
bouson , Herbilly, né à Dizier, le 17 novembre 1762, 
ancien officier aux Gardes - Françaises , nom r^é par le 
Roi, chevalier de Tordre royal de la Légion-d'Honneur, 
marié, par contrat passé devant Cabard et son confrère, 
notaires à Orléans, le 19 mai 1783, à demoiselle Marie- 
Sophie Laîné de Saint- Peravy, née le 22 octobre 1765 , 
à Orléans, fille de messire Josephe Laîné de Saint- 
Peravy, écuyer , et de demoiselle Adélaïde - Madelaine- 



6 2 GUYON DE MONTLIVAULT. 

Claude Baguenault, ses père et mère. De ce mariage sont 

issus : 

i .• Edouard - Jacques - Paul Guyon , marquis de 
Guercheville, qui suit ; 

2.° Eugénie-Joséphine Guyon, née à Orléans, le 
24 mai 1786, mariée, le 25 juin 181 2, au châ- 
teau de Dizier , commune de Suèvre , départe- 
ment de Loir-et-Cher , par contrat reçu par Ca- 
bard et son confrère, notaires à Orléans, le 11 
août , à messire Charles-François Lockhart , né à 
Valenciennes, le 24 mai 1780, fils de messire 
Louis - Joseph Lockhart , écuyer , seigneur de . 
Vabelet, Hinguillemoutier, Petisserand , Prevot- 
le-Comte et autres lieux , de Valenciennes , et 
de demoiselle Marie-Anne - Emilie Le Bastier, 
fille de messire André Le Bastier, chevalier, 
seigneur de Rainvilliers et autres lieux, ancien 
capitaine au régiment de Bourbon , chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , et de 
dame'Anne-Henriette-Marguerite-Rosalie Frezon ; 
- 3.° Marie-Eléonore-Coraly Guyon, née à Orléans, 
le 18 février 1788, mariée au château de Dizier, 
en août 1804; par contrat passé devant Ru- 
belline et Cabard , notaires à Orléans , à mes- 
sire Anne - Gabriel du Breuil du Bost de Gar- 
gillesse , né à Bourges, le 25 février 1778, 
fils de messire Louis - Charles-Pierre du Breuil 
du Bost de Gargillesse , ancien officier de 
dragons au régiment de Danau , et de 
demoiselle Françoise -Marie d 1 Orsanne de Sara- 
gose , ses père et mère; lesquels se sont ma- 
riés , par contrat passé devant Dumont , notaire , 
à Bourges , le 14 janvier 1776 ; 

4. Armand -Charles - Frédéric Guyon, né à Or- 
léans, le 3o octobre 1789, ex -capitaine-com- 
mandant du régiment d'hussards de la garde 



GUYON DE MONTL1VAULT. 63 

rovale, maintenant chef d'escadron , aide-de- 
camp du maréchal de Bellune ; 

5.* Lucie- Virginie Guyon, née à Orléans, le 10 
juillet 1791 ; 

6.* Ernest-Victor Guyon, né à Nemours, le 19 
juillet 1793 , mort en ladite ville , le 19 août 
suivant; 

7.° Marie-Joséphine-Laure Guyon, née à Guer- 
cheville, le 25 mai 1795, mariée à Orléans, le 
8 février 181 3, par contrat passé devant Cabard 
et son confrère, le 6 février 181 3, à messire Eu- 
gène- Valentin d'Oberlinde Mittersbach, né à 
Bouxviller, en Alsace, le 25 avril 1785, lieute- 
nant-colonel du régiment des carabiniers de 
Monsieur, chevalier de Tordre royal et militaire 
de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur, fils 
de Georges- André de Mittersbach, baron d'Ober- 
tin, chevalier immédîatdu Saint-Empire, grand 
bailli d'épée, du duché - pairie de Château- 
thiéry, maréchal-de-camp, chevalier de 1 ordre 
royal et militaire de Saint-Louis , officier de la 
Légion-d'Honneur, prévôt d'Orléans, lequelétait 
né à Crème , près Longwoy, le 4 juillet 1753, 
et mort à Orléans, le 8 avril 1 8 1 8 ; et de demoiselle 
Louise-Magdelaine - Jacqueline - Philippe de 
Moucheton, ses père et mère, lesquels s'étaient 
mariés le 25 septembre 1775, à Châteauthiéry, 
par contrat passé devant M" Thirion, notaire à 
Paris, en juillet 1775 ; 

8.° Marie-Charles-Floriselle Guyon, né à Guer- 
cheville, le 19 novembre 1797 , lieutenant au 
régiment des carabiniers de Monsieur; 

9. Marie-Adolphe Guyon, né à Fontainebleau,le 
26 décembre 1799, garde-du-corps du roi, com- 
pagnie d'Havre ; 

io.' Marie - Eléonore Guyon , née à Orléans , le 



64 GUYON DE MONTLIVAULT. 

5 janvier 1802 , morte à Dizier , le 8 octobre 

1807;. 
1 i.° Marie- Léon-Ernest Guyon , né à Orléans , 

le 18 janvier t8o3, mort à Orléans, le i3 juillet 

suivant ; 
1 2. Marie-Mathilde,née à Orléans, le 2 1 octobre 

1808. 

X. Edouard-Jacques-Paul Guyon , marquis de Guer- 
cheville, né le 2 avril 1784, marié le 12 août, au château 
des Bordes, commune de Ponlevoy, par contrat passé à 
Orléans , devant Cabard et son confrère , notaires , en 
juillet 181 1 , à demoiselle Jeanne- Louise de Ribeyreys', 
née à Saint-Amand, le 23 mars 1791 , fille de messire 
Henry - Armand , comte Ribeyreys , et de Jeanne le 
Large de la Coudre. De ce mariage sont issus : 

i.° Marie-Louisa Guyon, née à Orléans, le 2 5 juin 

1812; 
2. Marie-Armande-Octavie Guyon, née à Dizier, 

le 19 août 1816. 

Branche des comtes de Montlivault. 

VIII. Eléonor-Cécile Guyon, chevalier de Dizier, 
lieutenant de vaisseaux de sa majesté , aide-major de 
ses armées navales , chevalier de l'ordre royal militaire 
de Saint-Louis , membre de plusieurs académies , né à 
Dizier, le 7 mai 1730, mort à Blois , le 29 septembre 
1809, fut marié en premières noces, par contrat passé 
devant Thibault, notaire à Saint- Dié-sur-Loire, en date 
du i3 février 1760, à demoiselle Marie-Anne-Angélique 
Lemaire de Montlivault , née à Paris , paroisse Saint-' 
Nicolas-des-Champs , le .22 juin 1739 , morte à Mont- 
livault , le i3 septembre 178 1 , fille de messire, Jean- 
François Lemaire , chevalier , seigneur de Montlivault , 
Saint-Dié, Malives , etc. , né à Montlivault, le 3o mars 



GUYON DE MONTLIVAULT. ôi 

1694, et décède à Montlivault, le 7 avril 1763, et de 
Marie-Anne Presle , ne'e à Lyon, le 18 mai 1703, dé- 
cédée à Montlivault, le 5 novembre 1788, lesquels 
avaient été mariés , par contrat , devant Scellier , no- 
taire à Paris, en date du 27 avril 1737; et en secondes 
noces, par contrat passé à Orléans, devant Cabart , 
notaire , le 26 octobre 1783, à dame Françoise-Charlotte 
Alavoine , veuve de messire Joseph d'Ailleboust, écuyer, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint -Louis, 
lieutenant de Montréal > en Canada , gouverneur pour 
le roi . Ladite dame Françoise - Charlotte Alavoine , 
raquit à Quebeck, le i3 mars 1738, mourut à Blois , le 
29 mai 181 5; fille de messire Charles Alavoine, et de 
dame Marie-Anne la Ciseraye . Il n'y a eu aucun enfant 
de ce second mariage. 

Du premier lit vinrent : 

i.° Jacques-Marie -Cécile Guyon , chevalier, sei- 
gneur de Montlivault, dont l'article suit; 

2. Eléonor- Jacques - François de Salles Guyon, 
chevalier de Montlivault, né à Montlivault , le 
19 octobre 1765, chevalier non profès de l'ordre 
de Saint-Jean de Jérusalem, de Malte , reçu de 
minorité, par bref du 3o mai 1770, preuve du 
24 novembre 1777 , ancien officier de la marine, 
capitaine de frégate , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis, marié par contrat 
passé par-devant Morin , notaire à Selomes, 
canton de Vendôme, le 16 décembre 18 14; à 
demoiselle Louise-Elisabeth-Léon de Montigny , 
née à Drouilly , canton des Hayes , le 23 novem- 
bre 1780, fille de messire Gaston - Louis-Guil- 
laume de Montigny -Boulainvilliers , vicomte 
héréditaire de Dreux, chevalier, seigneur de 
Montigny , Drouilly , etc. , ancien capitaine de 
dragons ; et de dame Marie-Geneviève Taillevis 
de Perignv. De ce mariage sont issus : 

16. 5 



66 GUYON DE MONTLIVAULT. 

a. Eléonor-Jacques - Marie-Alfred Guyon , né 
à Vendôme, le 4 novembre i8o5. 

b. N Guyon, né à Blanchamps , commune 

d'Anton , arrondissement de Vendôme , 
le 8 juillet 18 10 , mort à Vendôme, le 7 sep- 
tembre 18 10. 

c. Henriette - Charlotte - Blanche Guyon , née 
à Blanchamps , commune d'Anton , arron- 
dissement de Vendôme , canton de Saint- 
Amand , le 8 août 1 8 1 1 . 

d. Emma-Cécile, née le 11 janvier 18 17, à 
Blanchamps. 

3." Casimir - Marie - Victor Guyon , chevalier de 
Montlivault, né à Montlivault , le 10 août 1770, 
chevalier non profès de l'ordre de Saint-Jean de 
Jérusalem et de Malte, reçu de minorité, par 
bref du 26 septembre 1772, preuves admises le 
24 novembre 1777, chevalier des ordres royaux 
de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur, et de 
l'ordre de Saint -Maurice de Sardaigne, ancien 
capitaine au corps royal d'artillerie et nommé en 
1814 , préfet du département des Vosges (Epinal), 
par son altesse royale Monsieur, lors lieutenant- 
général du royaume; ayant cessé volontairement 
ses fonctions, lors de l'invasion de l'usurpateur, 
a été nommé par le roi, préfet du département de 
l'Isère (Grenoble); il a été nommé depuis con- 
seiller d'état et préfet du Calvados. 

Après avoir obtenu les dispenses légales , civiles 
et religieuses, a épousé, par contrat passé devant 
Léonard Vallons, notaire à Saint-Dié-sur-Loire, 
en date du i5 juin 1812, acte civil et bénédictior 
religieuse du même jour , en la commune 
paroisse de Montlivault, Elisa-Marie-Madelaine 
Guyon , demoiselle de Montlivault (sa nièce) , 



GUYON DE MONTL1VAULT. 67 

née à Montlivault , le 10 mars 1788 , fille majeure 
de messire Jacques - Marie- Cécile Guyon , che- 
valier , seigneur de Montlivault , Saint-Dié , 
Malives, etc. , et de demoiselle Catherine-Rosalie 
Rengeard de la Charmoise : ( Voye\ ci - après 
IX degré'). De ce mariage sont issus : 

a. Charles- Joseph - Casimir Guyon, né à 
Paris, rue de Bourbon (lors dite de Lille) : 
le 23 mars 18 1 3, ondoyé le même jour, pa- 
roisse de Saint -Thomas d'Aquin. Les 
cérémonies du baptême lui ont été suppléées 
en la paroisse et commune de Ruelle, le 
21 juillet 181 3. 

b. Isère, né le 24 novembre 1816 , tenu sur 
les fonts de baptême , par le département 
de l'Isère , représenté par le président du 
conseil général du département , assisté 
par quatre de ses collègues pris dans chaque 
arrondissement, en vertu de la délibération 
dudit conseil général , en date du 4 juin 
1 8 1 6, approuvée par le roi . 

c. Clotilde , demoiselle de Montlivault , née 
à Caen, le 29 octobre 1818. 

4. Un fils mort jeune ; 

5.° Marie- Charlotte Guyon, demoiselle de Mont- 
livault, née à Montlivault, le i3 février 1764 ; 
mariée par contrat passé par-devant Deschamps, 
notaire à Vendôme, en date du 7 mai 1784, à 
messire Pierre - Christophe Poterlot de Grillon , 
chevalier , seigneur du Plécis et de Fremouzet * 
capitaine au régiment royal Cravattes cavalerie , 
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis, né et baptisé dans la paroisse de Semclay, 
près Lusy, en Nivernais , le 27 octobre 1739 , 
décédé à Bourbon-Lancy, le 20 octobre 1807 > 
fils de messire Edouard Poterlot de Grillon ' 



■ 



68 GUYON DE MONTLIVAULT. 

chevalier, seigneur du Plécis et de Fremouzet , 
capitaine au régiment des carabiniers , chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint- Louis , 
et de demoiselle Marie-Madelaine de Sarray. Il 
y a plusieurs enfants de ce mariage. 

IX. Jacques - Marie - Cécile Guyon , chevalier , sei- 
gneur de Montlivault , Saint - Die , Malives , etc. , né à 
Montlivault , le 17 décembre 1761 , ancien chevau- 
léger de la garde ordinaire du roi , sous - aide- major de 
son armée de débarquement en Géorgie , en octobre 
1779, nommé par le roi, chevalier de la Légion d'Hon- 
neur, en novembre 18 14, chevalier de Saint - Louis , 
en février i8i5; a épousé, par contrat, en date du 
23 avril 1785, par-devant Petit l'aîné, notaire à Tours, 
célébration du 2 5 du même mois d'avril 1785, en l'église 
paroissiale de Saint-Pierre le Picellier de la ville de 
Tours ; demoiselle Catherine-Rosalie Rengeard de la 
Charmoise , née à Tours , paroisse de Saint - Pierre le 
Picellier, le 23 juillet 1768, fille de M. Pierre - Joseph 
Rengeard de la Charmoise; décédé à Blois, le 16 février 
1800, écuyer, seigneur de Noirlieu, près Bressuire , en 
Poitou, maréchal des logis de la cour , ancien capitaine 
au régiment royal, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint - Louis , et de demoiselle Charlotte - Jeanne 
Dorothée Letort , décédée à Tours et inhumée en la 
paroisse de Saint-Pierre le Picellier. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Jacques - Pierre - Marie Guyon , comte Mont- 
livault, né à Montlivault, le 26 mai 1786, offi- 
cier de la Légion d'Honneur, en; 1814, par son 
altesse royale monseigneur le duc de Berry, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
reçu par son altesse royale Monsieur , même 
année 18 14, nommé par le roi lieutenant-colonej 
au cinquième régiment d'infanterie de la Garde. 
Royale, en 181 5, et colonel le 23 octobre 18 16 



GUYON DE MONTLIVAULT. 69 

2.° Henri Guyon, chevalier de Montlivault, né au 
Boisguillot, commune de Mesland, le 27 mai 1794, 
lieutenant en premier au régiment d'artillerie à 
cheval de la Garde-Royale, en 181 5, capitaine en 
1817; 

3.' Charles Guyon, chevalier de Montlivault, né à 
Montlivault, le i5 février 1797; 

4.» Elisa-Marie- Madelaine Guyon, demoiselle de 
Montlivault, née à Montlivault le 10 mars 1788; 
mariée, le i5 juin 18 12, par contrat passé par-devant 
Léonard Vallon, notaire à Saint-Dié-sur-Loire,acte 
civil et bénédiction nuptiale du même jour en la- 
dite paroisse de Montlivault, après avoir obtenu les 
dispenses civiles et religieuses, à messire Casimir- 
Marie- Victor Guyon , chevalier de Montlivault. 
( Voye\ ci-devant pag. ); 

5.° Adélaïde- Rosalie Guyon, demoiselle de Mont- 
livault, née à Blois, paroisse de Saint-Solemne, 
le 3o octobre 1790; mariée, par contrat passé 
par-devant Michel Tassin, notaire royal à Huis- 
seau, canton de Brassieux, le 2 octobre 18 14, à 
messire Antoine - André Brugnière , baron de 
Sorsum, né à Marseille, le 22 juin 1773, fils de 
Pierre-François-Philippe Brugnière, ancien pré- 
sident du tribunal de commerce de ladite ville de 
Marseille, et de demoiselle Catherine Sardon ; 

6.° Sophie-Armande-Aimée Guyon, demoiselle de 
Montlivault, née à Montlivault, le 3o avril 1801. 

Armes : d'or, à trois fasces ondées d'azur, posées en 
chef, à la branche d'arbre de sinople renversée, posée à 
la pointe de reçu. 



7 o 



D'AGOUT. 



D'AGOUT ou d'AGOULT , en Provence et en 
Dauphiné . On trouve à la bibliothèque du Roi, dans 
le cabinet des titres et généalogies, provenant du cabinet 
de l'ordre du Saint - Esprit, le mémoire et le certificat 
suivants, dressés, le 28 mars 1781 , par M. Chérin , 
généalogiste des ordres. 

Mémoire généalogique de la maison d'Agout, en Provence 
et en Dauphiné, qui porte pour armes : d'or, à un loup 
ravissant d'azur, armé et lampassé de gueules. 

Les auteurs qui ont traité l'histoire de cette maison (1) 
lui ont donné le premier rang entre celles de Provence (2). 
Effectivement sa haute ancienneté , la quantité de ses 
branches, le nombre et l'étendue de ses possessions , ses 
services, ses places et ses alliances ne laissent point de 
comparaison entre elle et aucune autre de cette province. 
On n'entre point ici dans la discussion des divers sys- 
tèmes formés sur son origine, dont le plus probable est 
celui qui la rapporte aux seigneurs d'Apt, en Provence, 
qui souvent s'en qualifiaient princes; fin se borne aux 
faits ou probables ou clairement prouvés. 

La maison d'Agout a pris son nom d'une terre située 
dans la vigerie d'Apt; elle avait pour chef vers la fin 
du onzième siècle : 



(1) Alard , Histoires généalogiques des maisons de Dau- 
phiné , in-4. , 1672 , — L'abbé le Laboureur, Mazures de 
l'Ile-Barbe , in-4. , P a g- 87-128, 1681. — L'abbé Robert, 
Etat de la Noblesse de Provence , in-12 , tom. I , pag. 232-42 , 
1693. — L'abbé Pithon-Curt , Histoire de la Noblesse du 
Comtat-Venaissin , in-4. 1 tom - M 1 P- 2 8 , et tom. IV , 
p. 93,1750. — Et les pères Ange et Simplicien , Augustins 
déchaussés , Grands-Officiers , in-folio , tom. II , pag. 238 , 
1726 

(2) L'abbé Robert ; ibidem. 



D'AGOUT. 7 I 

Rostaing d'AGOUT, co-seigneur de la ville d'Apt, sei- 
gneur d'Agout , de Gordes, etc. Il eut , entr'autres enfants , 
Raimbaud , qui suit, et Léger, évêque d'Apt, en m3 
et années suivantes. 

Raimbaud d'AGOUT, co-seigneur d'Apt , seigneur d'A- 
gout, etc. , est nommé dans les chartes de l'église d'Apt 
des anne'es 1 1 13 et 1 120; il eut de Sancie (que la plupart 
des auteurs cités ci-dessus disent dame de Simiane au 
diocèse d'Apt) deux fils, tous deux chefs d'une nombreuse 
postérité; le premier, nommé Guiran , prit le nom de 
Simiane, et forma la branche de ce nom, partagée en 
onze branches ou rameaux, dont plusieurs existent au- 
jourd'hui , et ont donné un évêque, duc de La n grès > 
pair de France, vingt-deux chevaliers de l'ordre d e 
Malte, deux chanoines-comtes de Lyon, une chanoi- 
nesse du chapitre de Remiremont , une abbesse et une 
chanoinesse de celui de Bouxières, trois chevaliers de 
l'ordre du Saint-Esprit , quatre de celui de l'Annon- 
ciade en Savoie , un grand sénéchal de Provence , plu- 
sieurs lieutenants-généraux d'armées , un grand nombre 
de militaires de grades inférieurs, et ont formé des 
alliances avec les maisons d'Adhémar, d'Ancezune, 
d'Anduse, d'Arpajon , de Baux-Orange, de Bérenger , 
de Castellane , de Châteauneuf-Randon , de Clermont- 
Montoison , de Forcalquier , de Grimaldi-Monaco , de 
Ligniville , de Sabran , de la Tour de Bouillon , de 
Villeneuve- Vence et de Vintimille ; le second fils de 
Raimbaud d'Agout et de Sancie fut : 

Bertrand d\A.GOUT , seigneur d'Agout , co-seigneur 
d'Apt, de Gordes, etc. Il vivait en 11 20. Il est très- 
vraisemblable qu'il fut père de Raimond , qui suit, de- 
puis lequel la filiation est clairement prouvée. 

Raimond d'AGOUT , I er du nom , chevalier , seigneur 
d'Agout et de la vallée de Sault , possédait en franc- 
alleu cette dernière terre , la plus ancienne et la plus 



7 2 D'AGOUT. 

belle de Provence (i). Il fut témoin de la donation du 
comté de Melgueil, faite en 1172 par la comtesse Béa- 
trix, à Raimond V, comte de Toulouse; fut l'un des 
seigneurs provençaux qui se trouvèrent à une cour plé- 
nière que ce comte tint à Beaucaire en 1174. Un auteur 
du tems (2) remarque que ce prince lui fit présent d'une 
somme de cent mille sous (3) , et que comme il était 
fort libéral , il la distribua à environ dix mille chevaliers 
qui étaient venus à cette cour ; assista à deux traités faits 
en 11 76 et 1 1 85 , entre le même comte et Alphonse II, 
roi d'Aragon et comte de Provence ; il est qualifié dans 
ce dernier, juge du palais, probablement du comté de 
Toulouse; fut l'un des seize barons du même comté 
qui firent serment d'obéissance au légat du pape en 1109. 
Sa femme fut Isoarde. Les auteurs cités ci-devant la, 
disent fille d'Isoard, comte de Die, ce qui est d'autant 
plus probable , qu'ils firent conjointement avec ce comte 
une donation aux Templiers de Luc : ils eurent trois fils, 
nommés Isnard, Raymond et Bertrand (4). 

Isnard d'AGOUT, surnommé aussi d'Entravennes, fut 
seigneur de la vallée de Sault, etc. On a peu de titres 
sur ses descendants ; mais, suivant les auteurs qu'on a 
déjà cités, il fut père d'un autre Isnard, seigneur de la 
même terre; lequel eut de Douceline, dame de Ponte- 
vès, en Provence, trois fils; savoir, i.° Isnard,, seigneur 



(1) Le roi Charles IX dit, dans ses lettres d'érection de cette 
terre en comté, de l'année i56i, qu'elle avait été possédée par 
la maison d'Agout, en toute souveraineté, jusqu'en 1291. 

(2) Chronique Gaufredi Prioris , Vasiensis , manuscrit ; 
P. Labbe, tom. II, pag. 322. 

(3) Nota. Cinq ( l'original du mémoire est pourri dans cet 
endroit valaient ' alors un marc d'argent fin , c'est - à - dire 
56 liv. monnaie actuelle ; ainsi cent mille sous vaudraient 
1 12,000 liv. 

(4) L'ordre de naissance de ces trois fils n'est pas assuré ; on 
leur donne ici celui que semblent désigner le nombre et reten- 
due de leurs possessions. 



D'AGOUT. 7 3 

d'Agout, de Sault, etc. , qui fut grand sénéchal de Pro- 
vence, en 1287. (C'était la première charge de ce pays; 
elle réunissait les fonctions de connétable à celles de chef 
de la justice). Sa postérité s'est partagée en deux bran- 
ches connues; la première sous la dénomination de sei- 
gneurs, puis barons de Sault, vicomtes de Reillane , en 
Provence , comtes de Geraci , en Sicile , de Noie et de 
Crotone, au royaume de Naples ; laquelle a donné quatre 
autres grands sénéchaux de Provence , un amiral des 
mers du Levant, un grand camerlingue du même royaume 
de Naples , a formé des alliances avec les maisons de 
Baux et d'Espagne-Luna, et s'est éteinte au commence- 
ment du quinzième siècle; la seconde, sous le titre de 
seigneurs de Barret, etc. , devenus barons de Sault , de 
la. Tour d'Aiguës , etc. , éteinte au commencement du 
seizième siècle dans la maison de Montauban en Dauphiné, 
qui en a pris le nom et les armes, après avoir formé des 
alliances avec celles d'Adhémar, de Beauveau, de Brancas, 
de Castellane, de Forcalquier, de Glandevès, de Sabran , 
de Tournon et de Vintimille ; c'est de cette branche 
qu'était Fouquet d'Agout, baron de Sault, qui fit dona- 
tion, en 1489, de plusieurs terres, à la charge de porter 
son nom et ses armes, avec quelque différence (1) à 
Fouquet Vincent , seigneur de Rougnes , son filleul , 
tige des seigneurs de Rougnes et de Saint-Michel, dont 
le chef actuel est M. le marquis d'Agout, aide-major au 
régiment des Gardes-Françaises , frère aîné de M. le 
chevalier d'Agout , chevalier de Saint- Lazare et major 
de cour; -»2.° Fouquet d'Agout, seigneur de Pontevès , 
dont il prit le nom , et devint tige de la maison de 
Pontevès, partagée en un grand nombre de branches 
dont plusieurs existent aujourd'hui , et dont la plus 
considérable est celle des comtes de Carces , éteinte , en 

l 
ette différence consiste en ce que le loup doit avoir un 
collier d'argent avec des pointes. 



7 4 D'AGOUT. 

i656, après avoir donné trois grands sénéchaux de Pro- 
vence , le premier desquels fut Jean , comte de Carces , 
célèbre par ses exploits dans les guerres de la ligue , 
nommé chevalier de l'ordre du Saint - Esprit à son ins- 
titution ; 3.° Raymond , seigneur de Prêts , de Forçai - 
queiret et en partie d'Agout, etc. , auteur d'une branche 
éteinte au quatorzième siècle , après avoir pris des al- 
liances avec celles d\Anduze, de Montlaur, de Sabran et 
de Villeneuve- Vence. 

Raymond , second fils de Raymond , seigneur d'Agout 
et de Sault, va suivre. 
Bertrand , le troisième , forma une branche connue 

sous la dénomination de seigneurs de Curban , de Mo- 
nestier, de Claret, etc. , qui a donné un grand sénéchal 
de Provence, et s'est éteinte à la fin du quinzième siècle. 

Raymond d'AGOUT , II e du nom , chevalier , qualifié 
noble et puissant homme, titre donné à un grand nombre 
de ses descendants, fut seigneur de Luc de Savour- 
non, etc. , en Dauphiné, et est la tige des branches de 
sa maison établie dans cette province ; il confirma , par 
acte du 12 décembre 1220, une donation que ses père 
et mère et Isoard, comte de Die, avaient faite aux Tem- 
pliers de Luc, et le scella de son sceau représentant d'un 
côté un chevalier armé, ayant l'épée haute, et de l'autre 
un loup passant; fit la guerre au dauphin Guignes VII, 
avec Raymond de Meuillon, vers Tannée 1252, exempta, 
en 1267, ses vassaux de Savournon de tous droits , ex- 
cepté de l'assistance en plaids et en guerres et de la taille 
aux quatre cas, c'est-à-dire au cas qu'il fit le voyage de 
la Terre - Sainte , qu'il acquit une terre , et pour la che- 
valerie du premier de ses fils, et le mariage de ses filles; 
et mourut peu après père de deux fils, qui furent Ray" 
mond d'Agout, seigneur de Luc, etc. , vivant en i32o' 
dont le sort est ignoré, et 

Isnard d'AGOUT, I er du nom, surnommé aussi d'En- 
travennes, co-seigneur de la Bastide, de Maison Savour- 



D'AGOUT. 7 5 

non, Monlaur, Rochebriane, Lesches, Baurières, etc. , 
lequel rendit hommage , avec son frère , des deux pre- 
mières terres à l'évéque de Die, en 1268; fut du nombre 
des seigneurs de Dauphiné qui scellèrent de leur sceau , 
en 1292, la confirmation faite par la dauphiné de la 
cession de ses états à Jean, son fils ; affranchit la même 
année ses habitants de Baurières, sous la réserve de la 
taille aux quatre cas et du service dans les guerres parti- 
culières; il mourut, après l'année i3o2, laissant entr'au- 
tres enfants, Bertrand II, qui suit, et Mabile , femme 
de Guillaume Artaud , chevalier 3 seigneur de Glan- 
dages. 

Bertrand d'AGOUT, dit de Mison, seigneur de Pont- 
maravel , Baurières , Lesches , de la vallée de Tau- 
ranne, etc., ratifia, en 1292, l'affranchissement accordé 
par son père aux habitants de Baurières, et fut maintenu, 
en 1 307 , dans l'exercice de la justice de Baurières ; c'est 
à lui que la filiation est remontée par les titres que 
Charles d'Agout , l'un de ses descendants , produisit , 
en 1667, devant M. du Gué, intendant de Dauphiné. Il 
eut pour fils : 

Raimond d'AGOUT, III e du nom, qui paraît être 
mort avant lui, après l'année i334, laissant entr'autres 
enfants, Geoffroy I er , qui suit, et Isoarde, femme de 
Guichard de Loras , chevalier. 

Geoffroy d'AcouT , I" du nom , damoiseau , seigneur 
de Pontmaravel , Baurières , etc. 3 fut émancipé par son 
aïeul, le 17 avril 1334; épousa, par contrat du même 
jour , Sibile , fille de Jean Aynard , seigneur de Cha- 
lençon , devint seigneur de la terre de la Beaume-des- 
Arnauds, en Dauphiné, par la donation que lui en fit 
Mabile, sa grand'tante, et en fit hommage au dauphin 
Humbert II, en 1339. Il était mort, le 4 août 1 354 , 
père de deux fils , qui furent : 



7 6 D'AGOUT. 

i.° Bertrand, seigneur de Baurières , de la vallée 
de Taurenne, etc., qui mourut, avant 141 5, et 
eut de Marguerite Flotte , fille d'Oza-Seiche , 
seigneur de la Roche-Arnaud , Raymond , sei- 
gneur de Baurières , mort sans enfants de Marie 
de Beauvau, qu'il avait épousée en 1426 ; 
2. Isnard d'Agout, qui suit : 

Isnard d'AGOuT , damoiseau , seigneur de la Baume- 
des-Arnauds, et en partie de Valdronne, etc.; qualifié 
magnifique et puissant homme, lequel mourut avant le 
29 août 1 385 . Il eut de Marguerite de Marseille : 

i.° Amiel ou Amédée, seigneur de la Baume-des- 
Arnauds , qui, de Félize de Montorcier , laissa 
un fils nommé Antoine, co-seigneur de la même 
terre, mort sans postérité mâle ; 

2. Geoffroy d'Agout , qui suit : 

Geoffroy d'AGOUT , II" du nom,, damoiseau, co- 
seigneur de la Baume-des-Arnauds, lequel épousa, en 
1408, Dragonnette de Véteris , fille d'Antoine, damoi- 
seau , seigneur en partie de Veynes , et en eut Antoine , 
qui suit : 

Antoine, surnommé d'AGOUT dans cinq actes, et d'Ar 
goût aliàs Martel (apparemment pour le distinguer 
d'Antoine, son cousin germain) dans un autre, de 
1436, dans lequel son père stipule avec lui, est qualifié 
damoiseau et co-seigneur de la Baume-des-Arnauds , fut 
reconnu noble dans une révision de feux de l'année 
1474, et laissa de Louise Rimbert : 

François d'AGOUT , I er du nom, écuyer, seigneur de 
la Baume-des-Arnauds, qui épousa, en 1491 , Jacquette 
de Revillasc , fille de Jacques, seigneur en partie de 
Revillasc; elle le rendit père entr'autres enfants, de 
Oiraud , qui suit, et de Barthêlemi , auteur d'une bran- 



D'AGOUT. 77 

che partagée en deux rameaux , tous deux existants et 
connus; le premier sous le titre de comtes de Chanousse , 
allié aux maisons de Brancas - Céreste, et de Virieu- 
Pupetièresj et le second, sous celui de marquis d'U- 
pays. 

Giraud d'AGOUT , co-seigneur delà Beaume - des - Ar- 
nauds, et de la Beaume d'Argenson, puis de Bonneval 
et de Piégon en partie, par son mariage de Tannée 1 540, 
avec Jeanne d'Autanne , fille et héritière, ou du moins 
en partie, de Louis, seigneur desdites terres ; elle le 
rendit père de : 

Louis d'AûouT , seigneur de Bonneval, et, en partie, 
de Piégon, etc., qui épousa, en 1582, Judith Marcel, 
fille de Pierre Marcel, écuyer ; de ce mariage vint en- 
tr'autres enfants : 

Charles d'AGOUT , seigneur de Bonneval , Piégon , 
Merindol, Miallons, etc., lequel fut maintenu dans sa 
noblesse avec plusieurs de ses parents, par jugement 
de M. du Gué, intendant de Dauphiné , rendu le 21 
juillet 1667, sur titres qui la prouvaient avec filiation 
depuis Bertrand d'Agout, son huitième aïeul, vivant en 
1 338, de l'alliance qu'il avait contractée, en 161 9, avec 
Blanche d'Autric - de-Vintimille , fille de Gaspard, sei- 
gneur de Baumettes, chevalier de l'ordre du roi, et de 
Françoise de Simiane : était issu entr'autres enfants : 

Hector d'AGOUT seigneur de Bonneval , Piégon , 
Miallons , etc. , qui servit long-tems dans les armées ; 
puis ayant épousé, en i65o, Uranie de Calignon, fille 
d'Abel de Calignon , conseiller au parlement de Gre- 
noble, et petite-fille de Soffrey de Calignon, chancelier 
de Navarre, prit lui-même une charge de conseiller en 
cette cour ; de ce mariage vinrent trois fils, qui furent : 
le premier, Charles, titré marquis de Montmaur , père 
d'Hector-Samson , baron de Montmaur , qui n'a laissé 



78 D'AGOUT. 

qu'une fille , mariée avec M. le duc de Montpézat , à 
Avignon, et de François ; père du chevalier de Mont- 
maur, lieutenant de vaisseau ; le second, Jean d'Agout, 
seigieur de Rochebrune et de Vorèppe, tige d'un ra- 
meau dont est issu M. le comte d'Agout de Vorèppe . 
capitaine au régiment de Conti, dragons, et le troi- 
sième, 

François d'AGOUT, II e du nom, seigneur de Roche- 
brune, . Beauvoisin , etc. , qui se retira à Genève pour 
cause de religion, vers l'anne'e i685, et mourut avant 
l'année 171 7. Il eut pour femme Madeleine de Fonfroide, 
et pour fils : 

Basile-Benoît d'AGOUT, co- seigneur de Rochebrune, 
qui naquit à Genève en 1686; passa au service de Char- 
les XII, roi de Suède, et se trouva à la bataille de Pul- 
tawa en 1709; fut rappelé en France en 17 16, et fit 
abjuration de la religion pre'tendue réforme'e ; se maria, 
en 17 17, avec Madeleine Marie Rigot de Montjoux, fille 
de César, seigneur de Montjoux, et mourut l'anne'e sui- 
vante père de 

Ce'sar d'AGOUT, chevalier, baron d'Auriac, etc., qui 
fut d'abord capitaine au régiment de Gatinais, puis 
reçu , en 1744 , conseiller au parlement de Dauphiné. 
Il avait épousé, en 1741, Marie - Catherine Lovât, fille 
. de Mathieu de Lovât , ancien avocat général du même 
parlement. De cette alliance sont issus : 

1 .° François - Edouard - Augustin -Vinceslas-Hippo- 
lyte, titré marquis d'Agout, capitaine au régi- 
ment d'Orléans, cavalerie, né le 17 janvier 1446; 
2. Charles - Constance-César-Joseph-Loup-Mathieu, 
grand-vicaire de Pontoise, né le 16 février 1749 ; 
3.° Antoine-Jean, titré vicomte d'Agout, qui est 
né le 2 novembre 1750 , d^bord mousquetaire 
dans la première compagnie, depuis le 18 juillet 
1766, jusqu'au 10 février 1768, est entré en- 
suite dans le corps royal d'artillerie, où il a eu 






D'AGOUT. 79 

rang de lieutenant en second , au régiment de 
Toul, le 3 juillet 1770, a été fait sous-lieutenant 
au régiment Royal Allemand, cavalerie, nommé 
le 21 avril 1777, capitaine réformé au régiment 
des cuirassiers du Roi, et y a été remplacé au mois 
de septembre 1780. 

Nous Bernard Chérin , écuyer , généalogiste et histo- 
riographe des ordres du Roi ; et en cette qualité , com- 
missaire nommé par Sa Majesté, pour lui certifier la no- 
blesse de ceux qui aspirent aux places de /sous-lieutenant 
dans ses gardes-du-corps; certifions au Roi que nous 
avons composé le présent mémoire sur titres originaux, 
à nous communiqués par Antoine-Jean , vicomte d'A- 
gout, capitaine au régiment des cuirassiers du Roi, agréé 
par Sa Majesté pour être reçu sous-lieutenant dans la 
première compagnie de ses* gardes - du - corps , cûpaman- 
dée par M. le duc d'Ayen , ainsi que sur les livres 
manuscrits et imprimés du cabinet de l'ordre du Saint- 
Esprit, confiés à notre garde, et que ledit sieur vicomte 
d'Agout a satisfait , et beaucoup au-delà , aux preuves 
requises par l'ordonnance de Sa Majesté, du 28 mai 1777, 
qui fixe le terme de ces preuves à trois cents ans; en foi 
de quoi nous avons signé le présent certificat. A Paris , 
ce 28 mars 178 1 (signé ainsi) Ch... 

Depuis que ce mémoire a été dressé par M. Chérin, 
généalogiste des ordres du Roi , les branches de Cha- 
nousse et & Upays se sont éteintes. 

Les trois rameaux descendants d'Hector d'Agout , sei- 
gneur de Bonneval , mentionné ci - devant , subsistent 
dans les personnes de : 

i.° Charles- Louis , comte d'Agout, chevalier de 
Saint-Louis, officier de la Légion - d'Honneur , 
lieutenant-colonel de la cavalerie, né en 1 790 , 
seul rejeton du rameau de Montmaur; 



80 D'AGOUT. 

2.° Jean -Antoine, comte d'Agout , commandeur 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, offi- 
cier de la Légion-d'Honneur, maréchal des camps 
et armées du Roi, né en 1753, chef de la bran- 
che de Vorèppe. Il est fils de Joseph-Louis, comte 
d'Agout , chevalier de Saint-Louis , lieutenant- 
colonel d'infanterie, et petit-fils de Jean d'Agout, 
seigneur de Vorèppe, mentionné au mémoire. Il 
a deux fils au service du roi : 

a. Hector- Philippe, né en 1782 ; 

b. Alphonse-Charles, né en 1794; 

3.° François-Edouard-Augustin - Venceslas - Hippo- 
lvt", marquis d'Agout, chevalier de Saint-Louis, 
maréchal des camps et armées du Roi, chef de la 
branche de Beauvoisin, né en 1746. Il a deux 

% frères : i 

A . Charles - Constance - César - Joseph - Loup- 
Mathieu, ancien évêque de Pamiers, né en 
x 749i 

B. Antoine-Jean, vicomte d'Agout , comman- 
deur de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, de celui de Saint-Lazare, lieutenant- 
général des armées du Roi, et premier écyyer 
de S. A. Madame, duchesse d'Angoulême , 
né en 1750. 

Armes. Voyez en tête de cet article. 



DE GRIMOUVILLE. 8l 



De GRIMOUVILLE (i) . Cette maison est , 
sans contredit , une des plus anciennes du royaume , 
et des plus distinguées par ses alliances , ses em - 
plois et ses illustrations. La seigneurie de Grimou- 
ville , près de Coutances , paraît avoir été son ber- 
ceau. Cette seigneurie , dont le nom s'est perpe'tué 
dans cette famille d'ancienne chevalerie, et qu'elle a 
possédée pendant plusieurs siècles , comptait cent qua- 
rante-un feux , et un petit port de mer très - fréquenté, 
dout le principal commerce est encore de nos jours , la 
chaux qui se fait à Montchatou et à Montmartin. 

Les premiers de cette maison dont l'histoire ait trans- 
mis la me'moire, sont Robert et Nicolas de Grimouville, 
chevaliers , qui, l'an 1096 , accompagnèrent Robert , 
dit Courte-Heuze, à la conquête de la Terre-Sainte. 

Georges de Grimouville fut un des quatre chevaliers 
qui comparurent, Tan 1 270, au ban de la noblesse pour 
l'abbé du Mont-Saint-Michel , qui devait service au roi 
de ce nombre de chevaliers à cause de sa terre de Cô- 
tentin. Il est rappelé dans un titre du 17 juin 1448, où 
il est qualifié chevalier ; le même acte nous apprend qu'il 
était issu de l'une des plus nobles et des plus anciennes 
familles de Normandie. Il avait pour père, Jean de Gri- 
mouville, dont on ne connaît que le nom, et pour soeur, 
Jeanne de Grimouville, qui était femme, en 1270, de 
Pierre de Maguerie, écuyer. 

Jean de Grimouville , chevalier , probablement frère 
ou proche parent de Georges , servit au ban de la no- 
blesse, convoqué l'an 1272. 



(1) Ce nom s'est écrit quelquefois , dans les anciens actes, 
Grimoville, Grémoville, Grimonville, et Grémonville . mais plus 
communément, et presque toujours, Grimonville. 

16. 6 



82 DE GRIMOU VILLE. 

I. Guillaume de Grimouville, I er du nom, écuyer, 
seigneur d; Grimouville , présumé fils ou petit- fils de 
Georges ou de Jean de Grimouville , e'pousa Jeanne de 
Montfort, dont il eut un fils nommé Jean, qui suit. 

II. Jean de Grimouville, I er du nom, écuyer , 
seigneur de Grimouville, épousa, l'an 1327 , Nicolle 
de Soulle, dont naquirent : 

i.° Jean, dont l'article suit ; 

2. Colette de Grimouville , mariée à Jean du 
Saussay, écuyer. 

III. Jean de Grimouville, II e du nom, chevalier, 
baron de la Lande d'Airou et de Gouville, seigneur de 
Grimouville, de Carentilly, Saint-Célérin , etc. Il épousa 
Jeanne de Foligny-Meurdrac, et mourut en 1399. De ce 
mariage sont issus : 

1 .° Jean, dont l'article suit ; 

2. Geoffroy, qui fonde la seconde branche (aînée 
par l'extinction de la première ) rapportée ci- 
après; 

3.° Jean, baron de Gouville, mort sans alliance; 

4. Robert, seigneur de Saint-Célérin, chanoine 
de Coutances et curé de Carantilly. 

IV. Jean de Grimouville, III e du nom, écuyer, 
seigneur de Grimouville , de Carantilly , etc. , mort le 
11 septembre 1408, avait épousé Jeanne d'Anneville , 
dont il laissa : 

1 .° Jean, dont l'article suit ; 

2. Jacques de Grimouville ; 

3.° Louis de Grimouville; 

4. Guillaume de Grimouville, qui épousa Jacque- 
line Mondet, et n'en eut pas d'enfants; 

5.° Olivier de Grimouville; 

6.° Robine de Grimouville, mariée au seigneur de 
la Bellière ; 

7. Jeanne de Grimouville, mariée au seigneur de 
la Baleine ; 



DE GRIMOU VILLE. 83 

8.* Marguerite de Grimouville, épouse de Jean 
Osouf, écuyer, seigneur de Colomby. 

V . Jean de Grimouville , IV - du nom , e'cuyer , 
seigneur de Grimouville , de Carantilly, etc. , baron de 
Grouville , épousa Marie de Sémilly , et mourut le 3o 
mai 1443. De son mariage sortirent: 

i.° Jean de Grimouville, baron de Gouvilie , sei- 
gneur de Grimouville et de Carantilly , qui épousa 
Gillette de Foligny , et mourut en 1491 , lais- 
sant : 

a. Guillemette de Grimouville , mariée , à 
lage de quinze ans, à Jean de Magneville, 
chevalier, seigneur du Lieu et de la Varan- 
gière, baron de la Haye du Puits; 

b. Jeanne , dame de Grimouville , mariée à 
Nicolas le Maistre , seigneur de Mauper- 
tuis ; 

2. Robert de Grimouville ; 

3.° Thomas, qui suit; 

4.* Guillaume, ) ... 

7 .. \ morts sans alliance; 

d.° Henri, j 

6.° Raoulette de Grimouville, mariée à Guillaume 

de Carbonnel-Canisy ; 

7. Alison de Grimouville. 

VI. Thomas de Grimouville, écuyer , seigneur 
de Saint - Germain de Tournebu , né en 1437, épousa 
Marie du Châtel, et justifia devant Raimond Montfaut , 
son ancienne noblesse, en 1463. Il eut pour fils : 

VII. Jean de Grimouville, V e du nom, écuyer, 
seigneur de Saint- Germain de Tournebu, vivant en 
i5oi. Il épousa Jacqueline Auxépaules, dame de Four- 
neville, dont il eut : 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Jeanne de Grimouville, mariée, par contrat 



84 DE GRIMOUVILLE. 

du it avril i523^ avec Thomas Loir, seigneur 
du Lude, de Helleville , etc. , fils de Michel 
Loir , seigneur du Quesnay , et de Susanne de 
Briqueville. 

VIII . Jean de Grimouville , VI 8 du nom , che- 
valier, seigneur de Tournebu , d'Azeville et de Four- 
neville , chevalier de l'ordre du roi , capitaine de cin- 
quante hommes d'armes des ordonnances , gouverneur 
de Falaise, vivait le 18 septembre 1529. Il épousa Rene'e 
de Mont - Saint - Gilles , fille de Jean de Mont - Saint- 
Gilles , et de Marguerite d'Orglandes . De ce mariage 
sont issus : 

i.° Pierre, dont l'article suit ; 

2. Jacqueline de Grimouville, mariée à François 
de Saint-Simon , seigneur de Beuzeville , de la 
Boudière, etc. 

IX. Pierre de Grimouville , chevalier , seigneur de 
Saint - Germain de Tournebu , de Fourneville , etc. , 
épousa, par contrat du 14 mars i56o, Guillemette d'Ar- 
gouges , dont il eut : 

1 .• Jacques, dont l'article suit ; 
2. Jean de Grimouville , seigneur d'Azeville ; 
3.° Françoise de Grimouville, mariée, par contrat 
du 3i juillet 1599, avec Jean de Briqueville, 
III e du nom , seigneur de Breteville , sœur de 
Guillaume de Briqueville, seigneur de la Vallée, 
lieutenant-général des armées navales, et fille de 
Guillaume de Briqueville, IV e du nom, seigneur 
de Briqueville et de Breteville, et de Marie Du- 
re vie. 

X. Jacques de Grimouville , chevalier , seigneur de 
Nacqueville, des Marets , d'Auvers, d'Azeville, etc., grand- 
maître des eaux et forêts du Côtentin, épousa, par con- 
trat du 7 mars i6o3, Charlotte de Moy, fille de Jacques 
de Moy , seigneur de Pierrecourt , conseiller - d'état , 



DE GRIMOUYILLE. 85 

capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances 
du roi , chevalier de l'ordre du Saint - Esprit , et de 
Françoise de Betteville , et petite - fille de Charles de 
Moy, vice-amiral de France, et de Charlotte de Dreux, 
de la maison de France , dame de la Mailleraye et de 
Berville. Leurs enfants furent : 

t.° Louis, dont l'article suit ; 

2. Jeanne de Grimouville, marie'e au marquis de 

Sienne ; 
3.° Charlotte de Grimouville , qui épousa , par 
contrat du 5 février 1626 , Jacques le Bour- 
geois, fils de Jean le Bourgeois, seigneur d'Oc- 
teville, et de Françoise de Moy. 
XI. Louis de Grimouville, chevalier, seigneur de 
Nacqueville , des Marets , de Tournebu , d'Azeville , 
d'Auvers , etc., marquis de la Mailleraye , fut crée' ma- 
réchal de camp des armées du Roi, par brevet du 16 
juin i658, et fut fait capitaine du château de Wateville, 
à la mort du sieur Moy, son oncle, par provisions du 
5 avril 1659; il conserva cette charge jusqu'à sa mort, 
arrivée au mois de décembre 1668. Il avait épousé, par 
contrat du 12 janvier 1643, Claude Gobelin , fille de 
Balthazard Gobelin, seigneur du Quesnoy et de Brain- 
villiers , ancien président en la chambre des comptes , 
et de Madelaine de l'Aubépine de Verderonne. Leurs 
enfants furent : 

i.° Louis, dont l'article suit ; 

2. Jeanne de Grimouville, mariée, i.° à René Po- 
tier, fils de Nicolas Potier, seigneur d'Ocquerre, 
secrétaire-d'état, et de Marie Barre de Cousteau ; 
2. à Henri, comte de Saulx-Tavannes , mestre 
de camp du régiment d'Orléans, fils de Jacques 
de Saulx-Tavannes, comte de Buzançois, de Beau- 
mont , etc . ; lieutenant-général des armées du 
roi, et de Louise-Henriette Potier de Tresmes; 
3.° Marie de Grimouville, mariée à Henri d'Illiers 
d'Entragues, capitaine- lieutenant des gendarmes 



86 DE GRIMOUVILLE. 

de la garde; fils de Léon d'Illiers, dit de Balsac, 
marquis d'Entragues et de Gié, et de Margue- 
rite d'Elbene du Perron, sa seconde femme. 

XII. Louis de Grimouville, marquis de la Maille- 
raye , fut capitaine d'une compagnie de chevau - légers 
et servit en Flandre de 1648 à 1659. Il fut pourvu du 
régiment de Piémont, par commission du 28 novembre 
1666, le commanda aux sièges v de / Tournay, de Douay 
et de Lille, en 1667, et en Flandre, en 1668. Il 
obtint le gouvernement du château de Wateville , va- 
cant par la mort de son père, par provisions du 3i dé- 
cembre de la même année. Nommé brigadier des armées 
du roi, par brevet du i5 avril 1672, il servit aux sièges 
d'Orsoy et de Rhinberg, au passage du Rhin ; aux sièges 
d'Arnheim , de Doësbourg , de Zutphen , à la prise 
d'Utrecht, la même année; au siège de Maëstricht, en 
1673 , et se démit du régiment de Piémont , en quit- 
tant le service à cause des blessures qu'il avait reçues 
dans les campagnes précédentes, au mois de mars 1674. 
Il mourut sans alliance au mois de juillet 1 685. 

SECONDE BRANCHE {AÎNÉE). 

Barons de la Lande d'Airou. 

IV . Geoffroy de Grimouville , I er du nom , che - 
valier , seigneur de la Lande d'Airou , mort en 1430 , 
second fils de Jean de Grimouville , II e du nom , sei- 
gneur , baron de Gouville , et de Jeanne de Foligny- 
Meurdrac , avait épousé dem6iselle Jeanne du Bois , 
dont il eut : 

V. Guillaume de Grimouville , II e du nom , che - 
valier, baron de la Lande d'Airou, qui épousa Guille- 
mette Larchant , fille et unique héritière de Richard , 
baron de Larchant et de la Lande -Patry, seigneur de 
Sevans , etc. Guillaume de Grimouville mourut en 
1463, laissant : 



DE GRIMOUVILLE. 87 

1 .• Jean de Grimouville , chevalier , baron de la 
Lande d'Airou , de Larchant , etc. , marié avec 
Marie le Marquetel, dont il n'eut point d'enfants ; 

2.* Geoffroy, dont l'article suit ; 

3.* Pierre de Grimouville , seigneur de Saint- 
Clair, baron de Larchant , chevalier de l'ordre 
du roi, après la mort de Jean, son aîné, mort 
sans postérité de Susanne de Saint- Paterne ; 

4.» Charles de Grimouville , baron de la Lande- 
Patrv, prêtre, chanoine du Saint - Sépulcre de 
Caen, et curé de la Lande d'Airou; 

5.° Guillaume de Grimouville , prêtre , curé de 
Larchant ; 

6.* Gauvain ou Germain de Grimouville , auteur 
de la branche des seigneurs de Vaussieux et de 
Bazenville, rapportée ci-après; 

7. Mathurin de Grimouville , prêtre , seigneur 
d'Hyenville; 

8.° Jeanne de Grimouville , mariée à Nicolas de 
Percy ; 

9.° Florence de Grimouville , qui épousa Pierre 
Costard ; 

io.° Perrine de Grimouville.. femme de Gilles de 
Moutiers. 

VI. Geoffroy de Grimouville, II* du nom, baron 
de la Lande d'Airou, devint, après la mort successive de 
ses frères, héritier des baronnies de la Lande-Patry et 
de Larchant. Il épousa Jacqueline Auvé de la Ventrouze, 
alliée aux illustres maisons des comtes de Beaumont , 
d'Alençon et de Vendôme. Ils eurent pour enfants : 

i.° Jean, dont l'article suit ; 

2. François de Grimouville , tige de la branche 

des barons de Larchant, rapportée ci-après ; 
3.° Richard de Grimouville, auteur de la branche 

des seigneurs de Cussy, mentionnée en son rang; 



88 DE GRIMOUVILLE. 

4. Jean de Grimouville, curé de Ja Lande-Patry ; 

5.° Gilles de Grimouville, curé de la Lande d'Ai- 
rou; 

6.° Louise de Grimouville, mariée à Gui Hervieu, 
seigneur de Cenoville, de Mondelaville et de 
Languetot ; 

7. Madelaine de Grimouville , mariée à Jacques 
du Homme. 

VII. Jean de Grimouville , II e du nom, chevalier, 
baron delà Lande d'Airou , épousa, i.° Marie du 
Homme; 2. Nicolle de Saint-Clair, fille de Guillaume 
de Saint-Clair , et d'Olive du Bouillonné. Ses enfants 
furent : 

Du premier lit : 

i.° René de Grimouville, marié avec lsabeau de 
Sillans , fille d'Antoine de Sillans , baron de 
Creuilly. Il mourut sans enfants; 

Du second lit : 

2. Pierre, dont l'article suit; 

3.° lsabeau de Grimouville, mariée à Jacques du 

Saussay, seigneur de Claids . 

4. Scholastique de Grimouville, mariée, par con- 
trat du 23 décembre i566, avec Jean de Poil- 
vilain , seigneur du Ménil-Adelée , fils de Jean 
de Poilvilain , seigneur de la Hérissière , etc. , 
et de Marguerite de'Côtentin deTourville ; 

5.° Madelaine] de Grimouville, mariée à Bertrand 
de Poilvilain, seigneur de la Rochelle et de Cuves , 
frère du précédent. 

VIII. Pierre de Grimouville, I er du nom, cheva- 
lier, baron de la Lande d'Airou, épousa, par contrat 
du 26 novembre i563, Jeanne de la Luzerne, fille 
d'Antoine de la Luzerne , chevalier , seigneur de Beu- 



DE GRIMOUVILLE. 89 

zeville, de Brevant , de Lorcy, de Saint-Hilaire , etc.; 
depuis capitaine des côtes de la mer en la province de 
Normandie, et de Marie Marquetel de Montfort. De ce 
mariage sont issus : 

i.° Jean de Grimouville, qui n'eut point d'enfants 
de ses deux femmes, i. # Nicole de Sainte-Marie, 
2. Charlotte d'Arcona, en Bretagne; 
2. Pierre, dont l'article suit ; 

3.° Louis de Grimouville, qui épousa Georgine de 
Launav. Il en eut un fils, Georges de Grimou- 
ville, chevalier de l'ordre du roi, auquel on ne 
connaît point de postérité. 

IX. Pierre de Grimouville, II* du nom , cheva- 
lier , baron de la Lande d'Airou , seigneur de Mont- 
martin et d'Hyenville , épousa Philippe d'Aubert d'Au- 
beuf., fille de Charles d'Aubert d'Aubeuf, chevalier, 
seigneur d'Aubeuf et de Vertot, et d'Anne de Pellevé , 
nièce du cardinal Robert de Pellevé , archevêque de 
Reims. De ce mariage, dont le contrat est du 28 no- 
vembre 1608, sont issus: 

i.° Pierre de Grimouville, seigneur de Mont- 

martin, tué au siège de Corbie ; 
2.° Jacques , qualifié marquis de Grimouville ; 
marié avec Susanne de la Forêt-Vassy , fille de 
Jacques de la Forêt , marquis de Vassy et de 
Jeanne de Montgommery. Il n'eut qu'un fils mort 
sans alliance ; 
3.° Julien, dont l'article suit : 

4.° Laurent de Grimouville, marié avec Elisabeth 
de la Mare. Il en eut entr'autres enfants : 

a. Jacques de Grimouville, mort chanoine de 
Bayeux ; 

b. François de Grimouville, mort sans posté- 
rité ; 

c. Jeanne de Grimouville , mariée à Jean 



9 DE GRIM0UV1LLE. 

Patry , écuyer , seigneur de Banville et de 

Villiers-le-Sec ; 

d. Christine de Grimouville , mariée à René 

Philippe, écuyer, seigneur de Hautmesnil; 

5.° Antoine de Grimouville, mort au service sans 

alliance; 
6.° Louise de Grimouville, mariée à François de 

Saint-Gilles, écuyer, seigneur de la Meauffe; 
7. Claude de Grimouville , épouse de François 
Regnault, écuyer, sieur de Chantores. 

X. Julien de Grimouville , I er du nom, chevalier, 
baron de la Lande d'Airou , épousa, i.° Marie Michel 
d'Annoville ; 2.° Madelaine du Grippon ; 3.° Louise de 
la Broise. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

i .° Marie de Grimouville , mariée à Louis Tan- 
queray, écuyer, sieur de la Montbrière ; 

Du second lit : 

2.° Julien de Grimouville, chevalier, baron de la 
Lande d'Airou, marié , i .° avec Marie - Jeanne 
d'Annoville, dont il n'eut point d'enfants; 2." 
Marie de Piennes, dont il eut : 

a. N.... de Grimouville, mort en bas âge ; 

b. Louis de Grimouville, mort au service, sans 
alliance; 

c. Elisabeth, femme, i.° de M. de Regneville, 
écuyer; 2.° de M. de Collardin de Montiers, 
écuyer ; 

d. Françoise de Grimouville, mariée à Jacques 
Potier, écuyer; 

e. Julienne de Grimouville, morte fille ; 

f. Renée de Grimouville , mariée à Nicolas le 
Conte, écuyer, sieur d'Imouville. 



DE GRIMOUVILLE. 



Du troisième lit 



9' 



3/ Charles - François de Grimouville , chevalier , 
mort sans enfants de N... Gullau, son épouse , 
veuve de M. Varin ; 

4. Thomas, dont l'article suit ; 

5.° Jean-Antoine de Grimouville, chevalier , mort 
en Hanovre, au service de l'empereur. 

XI. Thomas de Grimouville , chevalier , mort ca- 
pitaine d'infanterie au régiment de Vexin, avait épousé 
à l'île d'Oléron, Angélique Bonami , fille de Barthelemi 
Bonami , docteur en médecine, et d'Elisabeth Rodier. 
De ce mariage sont issus entr'autres enfants : 

i.° Charles-François, dont l'article suit ; 

2. Jeanne - Angélique de Grimouville , élevée et 

morte à la maison royale de Saint-Louis à Saint- 

Cyr. 

XII. Charles - François de Grimouville, chevalier, 
comte de Grimouville-Larchant , chef des nom et armes 
de sa maison, est né le 28 décembre 1722, à Rouen. Il 
a épousé à Malines , en 1746 , noble dame Isabelle- Pé- 
tronille Van-Everbroeck, dont sont issus : 

i.° Charles- François-Elisabeth, qui suit; 

2. Hippolyte - Barbo - Constantin , chevalier , vi" 

comte de Grimouville, marié à Saint-Louis, île 

de Saint-Domingue, à N de Bouet, créole, 

dont il n'a point d'enfants; 
3.° Charles-Siméon de Grimouville, prêtre; 

4. N de Grimouville, J 

5.° Charlotte-Louise, > morts en bas âge ; 

6.° Marie de Grimouville , ) 

7. Elisabeth - Barbo - Françoise de Grimouville , 

mariée en 1779, à Pierre Ferregeau de la Tour- 

Malquin, écuyer; 



g2 DE GRIMOUVILLE. 

8.° Eléonore - Françoise - Marie de Grimouville , 
élevée et religieuse à la maison royale de Saint- 
Louis à Saint-Cyr. 

XIII. Charles - François - Elisabeth de Grimouville, 
chevalier , baron de Grimouville - Larchant, a épousé , 
en 1785, noble dame Henriette-Jeanne-Michelle de Gri- 
mouvilIe-Cussy, Tune des héritières de cette branche , 
fille de René- Jean -Baptiste de Grimouville, chevalier, 
seigneur de Cussy , Montfiquet et Héroudeville , et de 
noble dame Madelaine - Charlotte de Servigny. De 
ce mariage sont issus : 

i.° Félix-Victor de Grimouville ; 

2. Théodore-Benjamin de Grimouville. 

TROISIÈME BRANCHE. 

** Barons de Larchant. 

VII. François de Grimouville , baron de Larchant 
et de la Lande-Patry , chevalier de l'ordre du roi , se- 
cond fils de Geoffroy de Grimouville, baron de la Lande 
d'Airou , et de Jacqueline Auvé de la Ventrouze , 
épousa, i.° par contrat du 7 mai i5z5, Thibaude delà 
Grandière , au Perche; 2. Anne d'Estançon , fille de 
Jean d'Estançon , seigneur de la Boullaye , et de 
Jeanne de Rosnivinen. De ce second mariage sont 
issus : 

1 .° François de Grimouville, mort sans alliance ; 

2. Jean de Grimouville , prieur du Mont-Saint- 
Michel, et depuis, en 1572, abbé de la Luzerne; 

3.° Georges de Grimouville, qui suit ; 

4. Nicolas de Grimouville, seigneur d'Auteuil et 
de la Boullaye, chevalier des ordres du roi, ca- 
pitaine des cent archers de la garde du roi, gen- 
tilhomme ordinaire de sa chambre , chambellan 



DE GRIMOUVILLE. ç3 

de sa majesté, conseiller-d'état, tué au siège de 
Rouen. Il avait épousé Diane de Vivonne de la 
Châtaigneraie, dont il n'eut point d'enfants ; 
5*. Louis de Grimouville, chevalier des ordres du 
roi, conseiller- d'état , gentilhomme ordinaire 
de la chambre, colonel de six cents chevau-le'gers 
et mestre de camp d'un régiment de dix compa- 
gnies de pied et gouverneur d'Evreux. 11 avait 
épousé Suzanne Duval, fille de Jacques Duval, 
seigneur et baron de Houllebec, de Bourdigny, 
Hectomare , le Genetay , etc. On lui donne 
pour fils Jean de Grimouville , chevalier , sei- 
gneur de la Lande - Larchant, qui épousa, i°. 
N....; 2. Madelaine de Crèvecœur. Ses enfants 
furent : 

Du premier lit : 

a. Marie, épouse, en 1617, de Procope de 
Loubert, écuyer, sieur des Adoux ; 

b. Claude, morte sans alliance. 

Du second lit : 

c . Madelaine , mariée à Adrien Langlois , 
écuyer, sieur de Beauvais ; 

d. Catherine, mariée, par contrat du 23 oc- 
tobre 1627, avec Philippe de Bonnechose , 
écuyer, seigneur de la Boullaye et de la Fran- 
cardière, maréchal-des-logis de la compagnie 
des gendarmes du duc de Montbazon ; 

e. Angélique, morte sans alliance ; 

6.° Susanne de Grimouville, mariée à Renobert de 
Cyresme, seigneur de Banville-sur-Mer. 

VIII . Georges de Grimouville , baron de la Lande- 
Larchant et de la Lande-Patry. chevalier de l'ordre du 
roi , gentilhomme ordinaire de sa chambre , colonel 



94 DE GRIMOUVILLE. 

des arrière - bans de Normandie, épousa, Tan 1 558 , 

Charlotte de Villemur, dont il eut ; 

i.° Pierre de Grimouville, baron de Larchant , 
mort sans postérité ; 

2.' Gabriel de Grimouville , baron de la Lande- 
Patry, mort de même sans postérité ; 

3.° Louise de Grimouville, devenue, par le décès 
de ses deux frères, héritière des deux baronnies 
de la Lande-Patry et de Larchant, les échangea 
avec le sieur de Crux. Elle épousa, i.°en 1587, 
René de la Ferrière , écuyer ; 2. Georges de 
Verdun, écuyer, sieur de Passay ; 3.° en 1597, 
Antoine de Guérault, sieur des Bois. 

QUATRIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de Cussy. 

VIL. Richard de Grimouville, chevalier, seigneur 
de Sevans , troisième fils de Geoffroy de Grimouville , 
baron de la Lande d'Airou , et de Jacqueline Auvé de 
la Ventrouze , épousa Françoise de l'Espinay de Broon, 
d'une illustre et ancienne maison de Bretagne . De ce 
mariage vinrent : 

i.° Richard de Grimouville, prêtre, curé d'Hyen- 
ville ; 

2. Jean, qui continue la lignée ; 

3.° François de Grimouville , mort sans alliance ; 

4. Olivier de Grimouville , sieur de Saint - Lau- 
rent, mort sans avoir été marié ; 

5.° Louise de Grimouville; 

6.° Nicolle de Grimouville, mariée en i56i , à 
Louis de Malherbe, écuyer, sieur de la Malaisière ; 

7. Marie-Madelaine, ( mortes 

8.° Françoise de Grimouville, \ sans alliance. 



DE GRIMOUVILLE. 5 

VIII. Jean de Grimouville, IIÏ* du nom, écuyer, 
seigneur de la Vallée, épousa, l'an i56o, Jeanne d'Es- 
cajeul. De ce mariage naquit : 

IX. Etienne de Grimouville, I" du nom, seigneur 
de Sully , de Cussy , d'Agneaux , etc. , qui épousa Anne 
de Héricy d'Estrehan , dont sont issus : 

i .° Jean , dont l'article suit ; 

2.* Marguerite de Grimouville, mariée à Jacques 

de Cingal, chevalier, seigneur de Ducy , et d'Her- 

manville. 

X. Jean de Grimouville , IV e du nom , seigneur 
de Sully , Cussy , Agneaux, Argouges , le Coudray, etc. 
épousa, i.° en 1622, Marie Parey, dont il n'eut point 
d'enfants ; 2. Elisabeth le Chevalier , dont il eut : 

1 .° Etienne , dont l'article suit ; 
2.* Jean- Baptiste de Grimouville, qui épousa Lau- 
rence-Avoie Poisson , dont sont issues : 

a. Jacqueline-Renée de Grimouville, mariée 
à Jean-François Suhard , écuyer ; 

b. Avoie de Grimouville , épouse de Pierre 
Hue de la Roque , écuyer ; 

3.° Philippe de Grimouville, mort sans postérité; 
4. Catherine de Grimouville, mariée à Antoine 

de la Rivière , écuyer , sieur de Thibermont ; 
5.° Elisabeth de Grimouville, mariée, en 1670, à 

Jacques Eudes-de-Tourville. 

XI. Etienne de Grimouville, II e du nom, seigneur 
de Cussy, épousa Marguerite le Vantier, dont il eut : 

« 

1 .° Jacques , dont l'article suit ; 

2. Jeanne-Catherine de Grimouville, mariée, en 

1694, avec Adrien de Masquerel , ecuyer, sieur 

de l'Epinois en Cuverville. 



96 DE GRIMOUVILLE. 

XII. Jacques de Grimouville , I er du nom, che- 
valier, seigneur de Cussy , etc. , épousa Elisabeth le 
Forestier. De ce mariage sortirent : 

i.° Jacques, dont l'article suit ; 

2. Michel de Grimouville , marié avec Madelaine 

de Marguerie, dont il n'eut point d'enfants ; 
3.° N.... de Grimouville , mort sans postérité ; 
4. Marguerite-Elisabeth de Grimouville, mariée 

à Paul-François le Vavasseur , écuyer , sieur de 

Siglas. 

XIII. Jacques de Grimouville, II e du nom, che- 
valier , seigneur de Cussy , épousa Gabrielle Brunet , 
dont sortit : 

XIV. René-Jean-Baptiste de Grimouville , cheva- 
lier, seigneur de Cussy, Montfiquel; , etc., qui épousa > 
i.° Marie d'Alidan de Vauxbourg, dont il n'eut point 
d'enfants ; 2.° Madelaine-Charlotte Morel de Servigny. 
De ce second mariage sont issues : 

i.° Victoire- Françoise- Madelaine , comtesse de 
Grimouville, chanoinesse d'honneur au noble et 
insigne chapitre de Saint-Martin de Salles , en 
Beaujolais; 

2.° Henriette-Michelle de Grimouville, mariée à 
M. de Condé , seigneur de Condé-#ur-Aure ; 

3.° Henriette-Jeanne-Michelle de Grimouville, 
mariée, le 3 novembre 1785, à messire Charles- 
François-Elisabeth de Grimouville , dit le baron 
de Grimouville-Larchant ; 

4. Rose de Grimouville. 

Cinquième branche. 
Seigneurs de Ba^enville. 

VI. Gauvain ou Germain de Grimouville, écuyer, 



DE GRIMOUVILLE. 



97 



seigneur de Vaux, de la Morin et de Vaussieux, sixième 
fils de Guillaume de Grimouville , chevalier , baron de 
Lande d'Airou, et de Guillemette de Larchant, épousa, 
en 1496 , Guillemette de Grosparmy , fille de Nicolas 
de Grosparmy, chevalier, seigneur et baron de Fiers. De 
ce mariage sortit : 

VII. Guillaume de Grimouville, II e du nom, sei- 
gneur de Vaussieux. U s'allia, en 1526, avec Susanne 
de Montaigu. De ce mariage vinrent : 

1 .' Guillaume, dont l'article suit ; 
2. Gilles de Grimouville, sieur de Jurques, qui 
épousa Marie de Pierrepont, dont il eut : 

a. Louis, ) , . , 

> morts sans postérité ; 

c. Françoise de Grimouville , mariée à Jean 
de Thiremois, écuyer, sieur de Courtonne. 

3.* Gauvain de Grimouville, auteur de la branche 
des seigneurs de Sommervieux, rapportée en son 
rang; 

4. Anne de Grimouville. 

VIII. Guillaume de Grimouville, III' du nom, 
écuyer, seigneur de Vaussieux, épousa, en i56o, Marie 
de la Rivière, et en eut : 

i.° Jacques de Grimouville, allié, en 1599, avec 
Françoise d'Anizy, dont il n'eut point d'enfants; 
2. Joachim, qui continue la lignée. 

IX . Joachim de Grimouville , chevalier , seigneur 
de Vaussieux, épousa, en 1 59 1 , Gabrielle de Trosley , 
qui le rendit père de : 

i.° Guillaume de Grimouville, qui épousa Cathe- 
rine de Pellevé, dont il eut : 
16. 7 






98 DE GRIMOUVILLE, 

a. Catherine de Grimouville, femme de Jean 
du Bois, sieur du Parc ; 

b. Françoise de Grimouville ; 

c. Anne de Grimouville ; 

d. Marie de Grimouville ; 

2. Philibert, qui continue la lignée ; 

3.° Gabriel de Grimouville, curé de Saint-Germain 

de la Lieue, près Bayeux ; 
4. François de Grimouville, sieur des Trublets , 

mort sans postérité ; 
5.° Pierre de Grimouville , auteur de la branche 

des seigneurs de la Carbonnière et de la Haye- 

Piquenot, rapportée ci-après. 

X. Philibert de Grimouville , écuyer , seigneur de 
Vaussieux, épousa, l'an 1645, Marie de Varignon , qui 
le rendit père de deux fils : 

1 .° Gabriel de Grimouville, mort sans postérité ; 
2. Jean, dont l'article suit. 

XI. Jean de Grimouville,. III e du nom, écuyer, 
seigneur de Vaussieux , épousa , l'an 1697 , Françoise 
de Thiremois, petite-fille de François de Grimouville , 
et arrière-petite-fille de Gilles de Grimouville , sieur de 
Jurques. De ce mariage est né ! 

XII . Jean- François de Grimouville , écuyer . Il 
échangea la seigneurie de Vaussieux av^c le marquis de 
Hericy, contre celle de Bazenville. Il s'allia, l'an 171 2, 
avec Anne- Renée-Louise du Hamel, dont il eut : 

i.° Louis de Grimouville, ancien capitaine au ré- 
giment de Chartres , infanterie , chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , mort 
sans enfants de Marie - Catherine le Gouè't de 
Cambremer, son épouse ; 



DE GRIMOUVILLE. gg 

2.° Gabriel, qui continue la lignée; 
3.* Jean de Grimouville , mort au régiment du 

roi, dragons ; 
4.* Françoise-Jacqueline de Grimouville; 
5.° Henriette-Françoise de Grimouville; 
6.* Anne-Louise-Françoise de Grimouville , qui a 

épousé, en 1761 , Henri-Jean- André le Gouèt 

de Cambremer, sieur de Cresserons. 

XIII. Gabriel de Grimouville, chevalier, seigneur 
de Bazenville , etc. , chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis, pensionné du roi, ancien capitaine 
de grenadiers au régiment de Chartres , infanterie , a 
épousé, en 1776, Françoise - Charlotte - Gabrielle du 
Moustiers de Canchy, dont sont issus : 

i.° Louis-Nicolas de Grimouville; 
2." Gustave-Gabriel de Grimouville, reçu cheva- 
lier de Saint-Jean de Jérusalem de minorité; 
3.* Françoise-Emilie de Grimouville. 

SIXIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de la Carbonnière, ou de la Haye-Piquenot. 

X. Pierre de Grimouville , écuyer , sieur des Jar- 
dins, cinquième fils de Joachim de Grimouville, seigneur 
de Vaussieux, et de Gabrielle de Trosley , épousa , en 
i65i ou i652 , Perrette de Sabine. Il mourut en 1661, 
laissant : 

XI. Gabriel de Grimouville, I er du nom, écuyer, 
sieur du Lieu, né en i653. Il s'allia avec Marie-Heude- 
line, qui le rendit père de : 

XII. Jacques de Grimouville , écuyer, sieur de la 
Carbonnière , marié , en 1705 , avec Marguerite du 
Four de Precanville, fille de Jean du Four, écuyer, sieur 



I00 DE GR1M0U VILLE. 

des Fontaines, et de Renée de Saumaretz. De ce mariage 

sont sortis : 

i .• Gabriel, dont l'article suit ; 
2.° Marie-Madelaine de Grimouville , mariée , en 
1728, à Jean-Baptiste le Soudier, écuyer , sieur 
de Saint-Biaise. 

XIII. Gabriel de Grimouville, II e du nom, 
écuyer, sieur de la Carbonnière , épousa Marie-Susanne 
de Cussy. Il mourut le 6 octobre 1765 , laissant de ce 
mariage : 

1 ,° Gabriel de Grimouville, mort en bas âge ; 

2. Jean-Baptiste de Grimouville, mort de même ; 

3.° Charles-Gabriel-Augustin, qui suit ; 

4. Susanne-Nicolasse de Grimouville , morte sans 
alliance; 

5 .° Charlotte - Jacqueline-Gabrielle de Grimouville , 
qui a épousé, en 1771 , Louis - Adrien le Ba- 
chelier, écuyer, sieur de Sémilly ; 

6.° Jeanne-Hippolyte - Pitronille de Grimouville, 
née le i5 mars 175 1 , morte sans alliance ; 

7. Louise-Marguerite de Grimouville, morte jeune , 

8.° Marie-Madelaine de Grimouville , alliée , le 1 2 
avril 1780, avec Jacques- Philippe de Cyresme , 
écuyer , fils de François de Cyresme , écuyer , 
sieur de la Mancelière, et de Marie du Bois. 

XIV. Charles Gabriel - Augustin de Grimouville , 
chevalier, sieur de la Carbonnière, né en 1747, vivant 
en 1819. 

SEPTIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de Sommervieux. 

VIII. Gauvain ou Germain de Grimouville , II* du 
nom , écuyer , sieur de la Perrette , troisième fils de 
Guillaume de Grimouville , seigneur de Vaussieux , et 



DE GRIMOUVILLE. 10 1 

de Susanne de Montaigu , épousa Guillemette Fouin , 
dont sortirent : 

i. - Pierre, dont l'article suit ; 

2. Etienne de Grimou ville, auteur de la branche 

des seigneurs de Vaux , rapportée ci-après ; 
3.* Marie de Grimouville. 

IX. Pierre de Grimouville , écuyer , sieur du 
Lieu, épousa, en 1590, Marie de la Vallée, qui le fit 
père de : » 

X. René de Grimouville, sieur du Lieu, ecuyer, 
allié, en 161 5 , avec Simonne de Chefdeville, dont : 

XI. Gabriel de Grimouville, ecuyer, qui e'pousa , 
en 1 654 , Madelaine de la Cour , et en eut : 

XII. François de Grimouville, écuyer, sieur de 
Sommervieux , marié, en 1702, avec Henriette d'Auton. 
Elle le rendit père de : 

Anne-Françoise de Grimouville, élevée à la maison 
royale de Saint-Louis , à Saint-Cyr , ensuite de- 
moiselle d'honneur de S. A. S. madame la du- 
chesse de Toulouse ; enfin mariée à Henri de 
Grimouville , seigneur de Martragny , lieutenant- 
colonel , chevalier de Saint-Louis. 

HUITIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de Vaux. 

IX. Etienne de Grimouville , I er du nom , écuyer , 
seigneur de Vaux-su r-Seulle , second fils de Gauvain de 
Grimouville , seigneur de la Perelle , et de Susanne de 
Montaigu, épousa, en 1595, Marguerite d'Anizy, dont 
il eut : 

1 .* Gilles , dont l'article suit ; 



102 Dfc GRIMOUVILLE. 

2. 6 Etienne ; auteur de la branche des seigneurs de 
Martragny , rapportée ci-après. 

X. Gilles de Grimouville, écuyer , seigneur de 
Vaux, épousa, i.° en 1622, Marguerite le Mercier; 
2. en 1628, Françoise d'Escrametot ; 3.° en i633, Marie 
Varin. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

i.° Madelaine de Grimouville, mariée, le 5 juin 
i655 , avec Laurent du Fayel , écuyer, fils de 
Gilles du Fayel , et de Françoise de Pierre ; 

Du second lit: 

2. Joachim de Grimouville, mariée, en 1660, 

à Denis le Royer ; 
3.° Elisabeth de Grimouville , mariée à Justin de 

la Bigne , écuyer ; 

Du troisième lit : 

4/ Antoine de Grimouville, écuyer, sieur de 
Vaux, marié, en 1659, avec Madelaine de Heu- 
debert de Mondelan , fille de David de Heudebert 
et de Charlotte de Pierrepont. Il mourut en 1667, 
laissant les enfants qui suivent : 

a. Charles de Grimouville seigneur de Vaux , 
mort officier de marine, et sans alliance, en 
1687; 

b. Nicolas de Grimouville, prêtre, chanoine 
de Bayeux , principal du collège , enfin curé 
de Vaux, et seigneur dudit lieu, par l'hé- 
ritage de son frère ; 

c. Marie de Grimouville, morte sans alliance; 

d. Charlotte de Grimouville , mariée à Gilles 
de la Cour, écuyer, sieur de la Maillardière ; 

e. Madelaine de Grimouville, mariée à Tho- 
mas de la Motte , écuyer. 






DE GRIMOUVILLE. 1 3 

5.* Nicolas, qui continue la lignée; 
6.* Marguerite de Grimouville, mariée à Charles le 

Mercier, ecuyer, sieur de Saint-Evroult , 
•j* Anne de Grimouville , mariée à Jacques le 

Mercier, sieur du Saussay ; 
8.° Angélique de Grimouville, morte sans alliance. 

XI. Nicolas de Grimouville, écuyer, épousa, en 
1675, Anne de Chéron, fille de Mathurin de Chéron, 
ecuyer, et de Madelaine de Turpin. De ce mariage sont 
ne's : 

i.' François de Grimouville, \ morts 

2. Guillaume de Grimouville, S sans alliance ; 

3.° N. de Grimouville, mort en bas âge; 

4 .° Julien, dont l'article suit. 

XII . Julien de Grimouville , ecuyer , seigneur de 
Vaux, e'pousa , en 1737, Marie-Marguerite-Françoise 
le Breton, dont il eut : 

i.* Nicolas-Henri-Robert de Grimouville, seigneur 
de Vaux, prêtre, chanoine honoraire de l'église 
deSéez, et aujourd'hui chanoine de Baveux; 
2° Marie-Jeanne-Françoise-Madelaine de Grimou- 
ville, mariée à Charles-Simon-Richard de Mal- 
herbe, seigneur d'Ifs et de Savigny ; 
3. # Marie-Angélique de Grimouville , morte sans 
alliance; 

NEUVIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de Martragny. 

X. Etienne de Grimouville, II e du nom, écuyer, 
econd fils d'Etienne de Grimouville, seigneur de Vaux, 
et de Marguerite d'Anizy, épousa, l'an 1643, Françoise 
de Baudouin de Fresné-Cingal, dont il eut deux fils : 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Etienne de Grimouville, mort ecclésiastique. 



104 °E GRÏMOUVILLE. 

XI . Jean de Grimouville, écuyer , épousa , en 
1680 } Jeanne de Thiremois, petite - fille de Françoise 
de Grimouville, fille de Gilles, seigneur de Jurques . De 
ce mariage vinrent : 

1 .° Henri, dont l'article suit ; 

2. Françoise de Grimouville, mariée à Charles de 

Marguerite, écuyer, seigneur d'Esquay; 
3.° Jacqueline-Christine de Grimouville, religieuse 

à l'abbaye de Cordillon ; 
4. Jeanne de Grimouville , religieuse au même 

monastère. 

XII . Henri de Grimouville , chevalier , seigneur 
et patron de Martragny , etc. , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint- Louis , lieutenant-colonel de cava- 
lerie, pensionné du roi, épousa, i.° comme il a été dit 
ci-devant , Anne - Françoise de Grimouville , élevée à 
Saint-Cyr, demoiselle d'honneur de S. A. S. madame la 
duchesse de Toulouse , et héritière de la branche de 
Sommervieux; il n'en eut point d'enfants; 2. il épousa 
à Schélestadt, Marie -Françoise Brunck. De ce mariage 
sont issus : 

i.° François de Grimouville de Martragny, mort 
au service, en 1759 ; 

2. Henriette- Jacqueline de Grimouville > élevée à 
maison royale de Saint-Louis, à Saint -Cyr, dame 
de Martragny , etc . Elle épousa , en 1 766 , 
Louis-François-Auguste de Cyresme , chevalier, 
seigneur de Banville - sur - Mer , lieutenant des 
vaisseaux de sa majesté, chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis, et pensionné du roi. 
De ce mariage sont sortis deux garçons et deux 
filles. 

Armes : De gueules, à trois étoiles d'or. 



DE MOMKR. io5 



MON 1ER , en Provence. Les seigneurs du Castellet 
de Châteauvieux , des Sausses et de Pierregrosse , du 
nom de Monier, prouvent leur noblesse depuis : 

I. Pons de Monier qui habitait à Pignans , environ 
l'an 1460, il affectionna beaucoup les religieux de l'é- 
troite observance de Saint-François ; et donna le fonds 
sur lequel fut bâti le couvent de ces religieux , à Pi- 
gnans. Nostradamus dit que le père de Pons eut l'hon- 
neur de haranguer la reine Jeanne, à la tête de la no- 
blesse de la province. Il s'allia à Antoinette de Gan- 
telmi , de noble et ancienne famille de Provence. De 
ce mariage naquirent : 

1 .• Antoine, dont l'article suit ; 

2. Barnabe, qui acquit avec son frère, en 1 532, 
la terre de Châteauvieux, au diocèse de Fre'jus, 
et qui fut la souche des seigneurs de Châteauvieux, 
rapportée plus bas. 

II. Antoine de Monter , co - seigneur de Château- 
vieux, fit son testament le 20 juillet 1559 (Figanière, 
notaire) , et laissa de Jeanne de Signier, sa femme : 

III. Gaspard de Monier , co - seigneur de Château- 
vieux et du Castellet des Sausses , lieutenant aux sou- 
missions du siège et ressort d'Hières , qui testa le 
23 septembre 091. Il fut marié trois fois, i.°le2i no- 
vembre 1545, avec Isabeau de Bompar, fille de Hugues 
de Bompar , seigneur de Magnan , trésorier des états 
de Provence; 2. avec Anne de Pontevès-Monfroc, fille 
de Réforciat, seigneur de Pontevès et de Balthasarde de 
Vintimille ; 3.° le 7 octobre i56o , avec Claudine de 
Castellane Mazaugues, fille de Louis , seigneur d'Andon 
et de Mazaugues. Du premier lit naquirent : 



106 DE MONIER. 

i .° Pierre , capitaine d'infanterie , mort au siège 

d'Ostende, en 1598; 
2. Louis, dont l'article suit ; 

IV. Louis de Monier , seigneur du Castellet et de 
Châteauvieux , allié , en novembre 1589 , à Diane de 
Perex , de la ville d'Avignon, d'une illustre famille, 
originaire d'Espagne. De ce mariage vint : 

V. Jean de Monier , seigneur du Castellet , qui 
épousa, le 5 décembre 1616, Marquise de Mercadier , 
qui le fit père de : 

i.° Louis, qui fut capitaine d'une compagnie de 
trois cents hommes au service de la république 
de Venise, et tué en Candie, l'an 1645 , après 
y avoir donné des preuves d'une grande valeur; 

2. Pierre, dont l'article suit : 

VI. Pierre de Monier , seigneur du Castellet , fit 
alliance, le 2 février i65o, avec Madeleine de Gombert, 
fille de N... de Gombert, co- seigneur de Château- 
vieux. De ce mariage vinrent : 

i.° Joseph-Fortunat de Monier, docteur en théo- 
logie, doyen de l'église collégiale de Pignans ; 
2. François, dont l'article suit ; 
3.° Claire de Monier. 

VII. François de Monier , seigneur du Castellet , 
fut capitaine au régiment de Champagne , et chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il épousa , 
le 7 juillet 1699, Gabrielle d'Albert, fille de noble 
Joachim d'Albert , seigneur de Roquevaux , et de noble 
dame de Gaspari ; il testa le 24 mai 1732, et laissa : 

1 .° Joseph-François, dont l'article suit ; 
2. Louis-Henri, qui a formé la deuxième branche 
rapportée plus bas. 



DE MONIER. 107 

VIII. Joseph - François de Monier , seigneur du Cas- 
tellet , capitaine des vaisseaux du roi , chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint - Louis , épousa , le 
a3 juillet 1741, Blanche de Monier de Châteauvieux . 
De ce mariage vinrent : 

i.° Jean-Baptiste, dont l'article suit; 

2. N., qui fut officier de la marine royale ; 

3.° N., chanoinesse. 

IX. Jean - Baptiste de Monier, marquis du Castellet . 
Pendant la guerre d'Amérique de 1778 à 1783, il com- 
manda un vaisseau ou des divisions de vaisseaux séparés, et 
prit une part très-active dans tous les brillants combats 
que les Français livrèrent aux Anglais. Il était directeur- 
général du port de Toulon, lorsque la révolution éclata, 
et fit tous ses efforts, avec le comte d'Albert de Rions , 
qui commandait alors dans ce port, pour en arrêter 
les progrès ; nommé lui - même commandant en chef 
de cette ville, en 1792, il faillit devenir la victime 
d'une vile populace qui s'était ameutée, et ne se trouva 
délivré d'un danger imminent , que par le dévouement 
de la municipalité et de quelques généreux habitants; 
le roi et l'Assemblée nationale firent témoigner , à ces 
derniers , leur satisfaction d'une conduite aussi coura- 
geuse. Le marquis du Castellet , qui était chef d'escadre 
et commandeur de l'ordre de Saint-Louis, termina son 
honorable carrière à Aix, en Provence, en 181 1. Il 
était couvert de blessures reçues au service du roi . Il 
avait épousé, à Sisteron , le 29 mai 1780, Marie-Thé- 
rèse - Julie - Jéromine de Bernier de Pierrevert , nièce 
du bailli de Suffren-Saint-Tropèz . De ce mariage, il ne 
vint qu'une fille, qui suit : 

Clotilde de Monier du Castellet , qui épousa 
Achille de Cheffontaines, fils du comte de Chef- 
fontaines, capitaine de frégate, chevalier de Saint- 
Louis, commandant en second les élèves de la 
marine à Toulon. 



Io8 DE MONIER. 

Deuxième branche qui devient aînée par Vextinction de la 
première. 

VIII. Louis-Henri de Monier, seigneur de Castelkt , 
deuxième fils de François de Monier et de Gabrielle 
d'Albert , fut capitaine de vaisseau , et chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il épousa, à 
Brest, le 3 novembre 1755, Gilonne Cosme de Janvry, 
veuve de M. de Kerveny , capitaine de vaisseau , et fut 
père de : 

IX . Yves - Benjamin - Marie de Monier , comte du 
Castcllet , né le i er juillet 1759 , contre - amiral et 
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- Louis. 
Il n'est pas marié. 

Branche des seigneurs de Châteauvieux . 

II. Barnabe de Monier, co- seigneur de Château - 
vieux , fils puîné de Pons et de Marquise de Gan- 
telmi , fit son testament en i555 . Il avait épousé, 
i.° le 17 janvier 1509, Apollonie de Gaufridi, fille de 
noble Jacques, secrétaire du roi 2. en i532 , Isa- 
beau de Thomas -, fille de noble Pierre , seigneur de 
Sainte-Marguerite. Il eut. 

Du premier lit : 
1 .° Claude, dont l'article suivra ; 

Du second lit : 
2. Jean-François, dont l'article se reproduira. 

III. Claude de Monier, co-seigneur de Château- 
vieux , s'allia dans la noble et ancienne famille de 
Pierre-Feu, et laissa : 

1 .° Jean-Baptiste, qui suit ; 
<2.° Barnabe de Monier. 

IV . Jean - Baptiste de Monier , I er du nom , sei- 



DE MON 1ER. 109 

gneur de Châteauvieux et de Pierre- Feu , tut capi- 
taine d'infanterie , par commission du mois d'août 
1 588. Il n'eut point d'enfants de Sibylle de Glandevès , 
sa femme . Il se remaria à Marguerite de Blancard- 
Neoules, le 20 septembre 1598, de laquelle il eut : 

V. François de Monier , seigneur de Châteauvieux , 
qui testa, le 17 juin i652 , en faveur de Claire de 
Badier, son épouse , par contrat du 28 avril i63o . Il 
laissa : 

1 . ô Jean-Baptiste, dont l'article suit ; 
2." Pierre; 
3.° Françoise. 

VI. Jean-Baptiste de Monier , II' du nom, sei- 
gneur de Châteauvieux, fit alliance, le 26 juin i656, 
avec Françoise de Gardanne , de laquelle il a laissé 
plusieurs enfants qui ont continué la postérité. 

Branche des seigneurs des Sausses. 

III. Jean - François de Monier, seigneur des Sausses, 
issu du second mariage de Barnabe de Monier, avec Isa- 
beau de Thomas- Sainte - Marguerite, commanda, par 
commission du 10 juin i586, une compagnie d'arque- 
busiers pour aller contre les Huguenots rebelles au 
roi. Il avait épousé, le 2 3 mars 1 553 , Marguerite de 
Cambis - d'Orves . Il acquit la seigneurie des Sausses , 
le 27 janvier i554, qu'il laissa à Alexandre, son fils, 
qui suit. 

IV . Alexandre de Monier , seigneur des Sausses , 
fut capitaine de cavalerie, par commission de 1590, 
et marié, le 20 octobre 1 586 , à Melchione de Forbin, 
fille de Palamède , seigneur de la Barben, et de Louise 
de la Garde de Vins. Il fut, en 1606 , écuyer ordinaire 
de l'écurie du roi. De lui naquirent : 

i.° Gaspard, qui suit; 

%.* Palamède de Monier. 



HP BENAC. 

V. Gaspard de Monier, seigneur des Sausses, s'allia, 
le 25 juillet 1621 , avec Anne de Thomas -Sainte -Mar- 
guerite, qui le fit père de : 

i.° Auguste, qui suit ; 

2. Madelon de Monier , reçu chevalier de Malte 
en 1649, mort commandeur de son ordre. 

VI . Auguste de Monier , seigneur des Sausses , se 
maria, le 25 juin 1654, avec Aimar de Villeneuve - 
Tourretes. Il fut maintenu dans sa noblesse, le 12 sep- 
tembre 1667, et eut de cette alliance : 

VII. N de Monier, seigneur des Sausses, qui 

épousa, en 1687, Françoise de Glandevès-du-Cannet. 
De ce mariage vinrent : 

i.° Joseph, qui suit; 

2. Etienne, décédé en bas âge ; 

3.° Louis, chevalier de Malte, mort capitaine des 

vaisseaux de son ordre , en 1745 ; 
4. Quatre filles, dont deux religieuses et les autres 
non mariées. 

VIII . Joseph de Monier , seigneur des Sausses , 
a épousé, en 171 1, Marthe de Commandaire , des 
seigneurs de Turadeau, de laquelle il a eu : 

1 .° Louis, qui suit ; 

2. Des filles dont l'aînée fut alliée dans la maison 
de Villeneuve-Mons. 

IX . Louis de Monier des Sausses , né en 1725 , 
lieutenant des vaisseaux du Roi. 

Armes : De gueules , au chevron d'or , accompagné 
de trois têtes d'aigle arrachées d'argent. 



BENAC ou BENAT, cette maison est une des plus 
anciennes et des plus illustres du royaume de France , 



LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. i i i 

en la province de Bigorre , où elle possédait depuis un 
tems immémorial la baronnie de son nom. 

Des actes originaux à nous exhibes par cette famille, 
des années i3o5, i36ç , 1389, etc., etc., justifient que 
Pierre et Jean de Benac ont servi avec éclat dans les 
guerres de ce tems. 

Cette maison a formé des alliances, dès le quatorzième 
siècle, avec celles de Castéra, de Castelbajac, dOssun et 
de Montesquiou. 

Bernard de Castelbajac , qualifié de noble et puissant 
seigneur, est nommé tuteur de Manaud de Benac, III* du 
nom , seigneur de Bouilh , Saint-Luc , Loxrap , en sa 
qualité de cousin germain maternel dudit Manaud de 
Benac, en 1405. 

Un autre acte en parchemin, à nous également exhibe, 
prouve que Maurice de Benac, chevalier et baron de Viel- 
lat, intervint le 5 octobre 1648 dans une obligation de 
trois mille francs , souscrite par-devant Jacques le Gay 
et Nicolas Bourdin, notaires à Paris. 

Une déclaration du 10 octobre de l'année 18 17, sous- 
crite par plusieurs gentilshommes, porte que messire 
Jean de Benac , gentilhomme de nom et d'armes , est 
issu de l'ancienne maison noble du nom de Benac, qui 
est une des plus illustres de la province de Bigorre. 

Armes : parti de gueules , au lièvre d'or en bande ; et 
d'azur, à deux lapins d'or. 



LE CLERC DE JUIGNÉ DE LASSIGNY, bran- 
che cadette de l'ancienne maison des le Clerc de Juigné 
Verdelles, originaire de l'Anjou et qui remonte à His- 
gaud le Clerc , seigneur de la baronnie de Villiers , 
érigée depuis en comté. Ce Hisgaud le Clerc s'étant 
battu en duel, vers la fin du dixième siècle, à Montreuil- 
sur - Mer , contre Geoffrov Martel . dit Grisegonelle » 






! 12 LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 

comt<" d'Anjou , dont il était le vassal , le comte , sous 
prétexte de félonie , s'empara de la terre de Villiers , 
et la donna à Albéric, son parent, issu de la maison de 
Montmorency , au moyen de quoi , il ne resta aux en- 
fants dudit le Clerc, que les biens maternels qui étaient 
outre Loire , et consistaient dans les terres de Vignau , 
Saint-Martin-de-Candé , paroisse de Suillé en Montfort 
Saint-Germain , Thisé et autres , en Lodunois , Mont- 
brissois , Douai , et autres pays circonvoisins , ainsi 
qu'il est porté dans un cartulaire de l'abbaye de Saint- 
Aubin d'Angers, dont une partie est transcrite à la page 
5 de l'histoire de Sablé , par Ménage, édition de i683, 
Ces mêmes, biens ont été successivement possédés par 
les descendants dudit Hisgaud , jusqu'à Jean le Clerc , 
deuxième du nom , seigneur de Juigné , qui assigna 
sur iceux deux cents livres de rente de douaire à Anne 
de Mellay , dame de Verd elles , son épouse , par acte 
du 24 avril 1436 et par un autre du 17 juillet 144 1 ; 
jl les vendit pour se fixer à Juigné , au Maine, sur la 
frontière d'Anjou, terre où ses descendants ont toujours 
demeuré depuis. Cette terre , par la réunion de la ba- 
ronnie de Champagne , est devenue une des plus belles 
de la province. 

I. Adam le Clerc , I" du nom , chevalier , com- 
parut en personne, en cette qualité, à Tours, dans la 
quinzaine de Pâques de l'an 1 272 , pour servir dans 
l'armée du roi de France , devant Ferrare , sous les 
ordres de Duvernon , maréchal de France. Il eut pour 
fils: 

II. Adam le Clerc, II e du nom, seigneur des 
Roches, qui épousa, en i322, Isabeau de Turpin, fille 
de Jean de Turpin , et d' Isabeau de Coesmes , dont il 
eut : 

III. Roland le Clerc , qui épousa Marthe Poussin , 
demoiselle de grande extraction, fille de Gervais Poussin, 



LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. x 1 3 

seigneur de Juigné , et de Marie de Neuvillette , dame 
de Souligné , celle-ci fille de Jean de Neuvillette , et 
petite-fille de Jean, vicomte de Beaumont. Les enfants 
issus de ce mariage sont : 

i.° Colas ou Nicolas, dont l'article suit ; 

2. N.... le Clerc, mariée à Guillaume du Bois-de- 

Saint-Père; 
3.° Une autre fille, mariée à Jean Pierres, sieur du 
Plessis-Baudouin. 

IV . Nicolas le Clerc , I" du nom , fut le premier 
seigneur de Juigné à titre successif de Jean de Lessillé, 
décédé en 1384, fils de Nicolas de Lessillé, et de Marie 
Poussin, fille aînée de Gervais Poussin. Il épousa de- 
moiselle de la Saugère . Par cette alliance et celle de 
Marie Poussin, la maison le Clerc de Juigné se trouve 
alliée aux anciennes maisons de Craon, de Flandre , de 
Beaumont - le-Vicomte , de Neuvillette, du Plessis-Bau- 
douin , de Lessillé , de Bois - Saint-Père, de Pointeau , 
du Bois-Dauphin, de la Plesse, d\A.ubéry , de Bordier, 
de Villeneuve et autres. De ce mariage sont issus : 

i.° Colas ou Nicolas, dont l'article suit ; 

2. Perrot ou Pierre ; 

3.° Marie, dont on ignore la destinée. 

V. Nicolas le Clerc, II e du nom, seigneur de 
Juigné, de Coulaines, du Vignau, de Saint-Martin de 
Candé , de la Mothe, d'Arthézé, de la Nouillière, etc., 
épousa, i.° Jeanne de Bouvards; 2. Marguerite le 
Voyer de Ballée. Ses enfants furent, 

Du premier lit : 

i.° Jean , auteur de la branche aînée de cette 
maison des marquis et comtes de Juigné , rap- 
portée dans le tome XII de cet ouvrage, p. 76 ; 

2. Jean dit le Jeune, marié avec Jeanne de la 
Mothe-Fouqué . Il est auteur de la branche de 



1 14 LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 

le Clerc de Coulaines , qui s'est toujours très- 
bien alliée , et a fourni plusieurs militaires de 
distinction, sous divers rois de France, et des 
chevaliers de l'ordre du Roi dans les quinzième 
et seizième siècles . Elle est alliée aux maisons 
de Montmorency, de Clermont - Gallerande , de 
Saint - Aignan , de Vasse', d' Assé , de Froulay , 
de Montgommery, de Rabodanges, de Grancey 
de Médavy et autres : 
3.° Catherine, mariée, le jeudi avant le 6 de'cembre 
(2 du même mois) 1 3g5, avec Paquet Pointeau. 

Du second lit : 

4. Colas, dont l'article suit ; 

5.° Une fille, morte jeune, sans alliance. 

VI. Colas le Clerc, ou Nicolas le Clerc, III e du 
nom, exécuteur testamentaire de sa mère Marguerite le 
Voyer de Ballée, le 14 juillet 1420, laquelle alors était 
veuve. Il eut pour fils, Pierre le Clerc, qui suit. 

VII . Pierre le Clerc , I er du nom , seigneur des 
Roches , gouverneur des ville et château de Sablé , en 
1480, avait épousé, le t5 août 1446, Marguerite Sibel. 
Il eut de ce mariage , Emery ou Méri , dont l'article 
suit. 

VIII. Emery ou Méri le Clerc, seigneur des Roches, 
gouverneur du château de Sablé en 1490, enseigne des 
gardes du corps du roi Charles VIII, qu'il suivit en 
Italie , au recouvrement du royaume de Naples ; à son 
retour, il combattit , en 1494, près de la personne de 
ce monarque , à la bataille de Fornoue , à la tête de 
huit mille hommes harassés de fatigues, ce prince rem- 
porta une victoire signalée sur ses ennemis ligués , au 
nombre de trente mille hommes qui lui disputaient le 
passage . Après la mort de ce prince , il continua de 
servir les rois Louis XII et François I er , qu'il suivit 



LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. , ,5 

en Italie , le premier à la conquête du même royaume 
de Naples , sur Ferdinand d'Aragon, qui fut fait pri- 
sonnier, et le second, à celle du duché de Milan, 
auprès duquel il fut blessé, à la bataille de Marignan, où 
le monarque demeura victorieux. 

Ledit Méri le Clerc avait épousé , le 3 juillet de 
l'année 002, par contrat passé devant M e Guyet, no- 
taire à Paris , demoiselle Renée Meslet , fille de noble 
homme Jean Meslet , seigneur de la Besserie et de Mon- 
donnay, et de défunte Anne le Masson. De ce mariage 
sont issus : 

i.° Pierre , dont l'article suit ; 
2. Jean le Clerc, seigneur des Roches, mort sans 
postérité. 

IX. Pierre le Clerc, II e du nom, écuyer, seigneur 

des Roches, se maria , par contrat du 11 mai 1 53 1, passé 
devant M e Boucher, notaire à Paris, avec demoiselle 
Jeanne Fournier, fille de noble homme Jean Fournier, 
écuyer, seigneur de la Guérinière et de la Vardoulière 
et de Marguerite de Saint-Denis. Ses enfants furent : 

1 .° Thomas , dont l'article suit; 
2. Claude le Clerc, conseiller du roi et auteur en 
sa chambre des comptes , mort sans postérité. 

X. Thomas le Clerc, I er du nom, seigneur du Plessis, 
enseigne, puis lieutenant au régiment de Picardie où il 
servit jusqu'à la paix faite en i55ç), avait épousé, le 
i5 novembre i556, devant M" Imbert et Arragon , no- 
taires à Paris , demoiselle Marguerite Louchard , fille de 
messire Claude Louchard et de Margqerite de Creil. 
De ce mariage sont issus : 

1 .° Louis , dont l'article suit ; 

2. Claude le Clerc, seigneur de Corbeillers, com- 
missaire des guerres et des compagnies des^ che- 
vau-légers de Monsieur , frère du roi , et ensuite 



ï ,6 LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 

conseiller du roi en son conseil-d'état , sur- 
intendant et commissaire-général des vivres , 
des camps et armées du roi , mort sans postérité ; 

3.° Thomas le Clerc, II e du nom, seigneur de 
Blicourt , en Beauvaisis , conseiller et secrétaire 
du roi en ses conseils-d'état et privé , intendant 
de ses finances , se maria à Paris , par contrat du 
3o août 1607, passé devant François Herbin , et 
Claude Vour, notaire au Châtelet de Paris, avec 
noble demoiselle Suzanne le Sergent. 11 n'y a pas 
eu d'enfants de ce mariage ; 

4. René le Clerc était provincial des Minimes, en 
Bourgogne, lorsqu'il fut nommé à Tévêché de 
Glandevès, en Provence, en 1627. Il fut sacré à 
Paris , dans l'église des Minimes de la place 
Royale, le dimanche de la Septuagésime , 14 fé- 
vrier 1627, par, Guillaume Hugues, son métro- 
politain , assisté de Claude de Toiras , évêque de 
Nismes , et de Nicolas Sanguin , évêque de Senlis. 
René occupa le siège de Glandevès pendant vingt- 
quatre ans, c'est-à-dire depuis 1627 jusqu'en 
i65i. Il assista à l'assemblée du clergé à Paris, 
en 1 635 . René le Clerc était grand prédicateur. 
Pendant qu'il prêchait le Carême à Beauvais , il 
conçut le dessein d'y fonder un couvent de son 
ordre , et il en vint à bout par l'autorité et l'in- 
fluence d'un de ses frères , Thomas le Clerc , 
II e du nom , seigneur de Blicourt. Thomas le 
Clerc et sa femme , Susanne le Sergent , furent 
déclarés fondateurs de la maison des Minimes 
établie à Beauvais , qu'ils dotèrent richement ; 

5.° Charles le Clerc, connu sous le nom du comte 
Charles , vint résider à Entrevaux , auprès de son 
frère l'évêque. Il est mort sans postérité , après 
avoir fait son testament, le 14 février 1654, 
notaire Garsin , à Entrevaux , en faveur de messire 
Louis le Clerc, seigneur de Lassigny , son neveu* 



LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. , , -j 

XI. Louis le Clerc, I er du nom, seigneur de Mou- 
chi, conseiller du roi, trésorier-général de la marine du 
Ponant , fortifications et réparations de Normandie , 
commissaire-général des vivres et munitions de France, 
maître - d'hôtel de sa majesté , se maria , le 7 février 
1 6 1 3 , dans la paroisse Saint-Me'ri , à Paris, avec demoi- 
selle Geneviève Charbonnier. Il eut de ce mariage : 

i.° Louis, dont l'article suit; 

2. Marie le Clerc , mariée, le 21 décembre 1625, 
contrat passé devant les notaires d'Estrochy et 
Contenot, à Paris, avec noble homme François 
le Comte , seigneur de l'Aubespin , conseiller du 
roi, trésorier des gardes françaises et étrangères 
de sa majesté, et maître des requêtes de la reine, 
mère du roi. 

XII. Louis le Clerc, II g du nom, écuver, seigneur 
de Lassigny, né à Paris, le 14 février 1618, le premier 
établi en Provence , où il vint re'sider auprès de son 
oncle, l'évêque de Glandevès, se maria le 9 avril i6bz , 
par contrat passé à Toulon, notaire Cogorde, avec de- 
moiselle Marie de Villeneuve , fille de messire Hercule 
de Villeneuve, seigneur de la Roque, baron des Arcs, 
et de dame Marguerite d'Alègre ; ledit Louis le Clerc 
est mort à Vidauban , diocèse de Fréjus , le 20 no- 
vembre 1689. Il eut de ce mariage, Jean-Louis, dont 
l'article suit. 

XIII . Jean - Louis le Clerc, I er du nom , écuyer , 
seigneur de Lassigny, né à Toulon, ondoyé le I er sep- 
tembre i658, tenu sur les fonts de baptême, le 16 juil- 
let 1659, par messire Jean de Forbin, marquis de Sol- 
liers, et dame Marguerite de Broves . Après avoir servi 
quelques années dans le régiment de Beaupré, cavalerie, 
ii se retira n'étant encore que lieutenant, et se maria à 
Dijon, par contrat du 2 juin 1678, notaire Haguenier, 
avec demoiselle Michelle Robert, fille de messire Claude 



1 18 LU CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 

Robert et de dame Bernarde de Rebourg. Il eut de ce 

mariage : 

i.° Louis, dont l'article suit ; 

2. Jean-Baptiste le Clerc de Lassigny, lieutenant 
de vaisseau au département de Toulon, capitaine 
d'une des compagnies franches de la marine, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis , mort sans postérité à Lorgnes, en Pro- 
vence, diocèse de Fréjus, le 11 novembre 1758. 

XIV. Louis le Clerc, III e du nom, écuyer , sei- 
gneur de Lassigny, né à Toulon, le 2 août i683, après 
avoir servi dans la maison du roi, se maria, par contrat 
du 11 juin 171 3, notaire Àubain aux Arcs, avec demoi- 
selle Thérèse de Proust. Il eut de ce mariage , Jean- 
Louis, dont l'article suit. 

XV. Jean - Louis le Clerc, II e du nom, écuyer, 
seigneur de Lassigny,faprès avoir servi le roi en qualité 
de capitaine d'infanterie, se maria, par contrat du 12 
mars 1750, notaire Digne à Bargemont, avec demoiselle 
Marie-Anne de Villeneuve Bargemont , fille de messire 
Joseph de Villeneuve , seigneur de Bargemont , Vau- 
clause , Castillon, etc. , et de dame Elisabeth de Flotte 
d'Agoult, dame de Saint - Aubân . En 1752, deux ans 
après son mariage, il vint fixer sa résidence à Lorgues, 
en Provence, diocèse de Fréjus. De ce mariage est issu 
Louis-Jean-Baptiste, dont l'article suit. 

XVI . Louis - Jean - Baptiste le Clerc , I er du nom, 
comte de Lassigny, né à Lorgues , le 22 février 1758 , 
ayant perdu son père en bas âge, sa mère , Marie-Anne 
de Villeneuve Bargemont , s'opposa au désir qu'il aurait 
eu d'embrasser la carrière des armes , qui était celle de 
presque tous ses ancêtres, tant paternels que maternels ; 
elle le maria de bonne heure à Anne de Villeneuve 
Bargemont, sa cousine germaine. 



LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 1 19 

En 1782, le comte de Lassigny fit présenter, par le 
comte Charles de Villeneuve Bargemont, son beau-frère, 
à M. le marquis de Juigné , lieutenant-général des 
armées du roi, chef de la branche aînée de sa famille, 
des titres et actes authentiques , d'après l'examen des- 
quels M.- le marquis de Juigné s'assura et reconnut que 
la branche des le Clerc, établie en Provence, était véri- 
tablement une branche cadette de sa famille, et il au- 
torisa ensuite, en 1789 , à l'époque des états-généraux, 
le comte de Lassigny à ajouter dorénavant le nom de 
Juigné au sien pour prouver qu'ils étaient réellement de 
la même famille. Déjà à deux époques différentes, les le 
Clerc établis en Provence avaient été reconnus par la 
branche aînée. i.° Par Urbain le Clerc de Juigné, ins- 
pecteur-général d'infanterie pour le département de la 
Provence , qui, passant à Vidauban , en 1 690 , à la 
tête d'un corps de troupes , reconnut ses armoiries sur 
la porte du château qui appartenait, à cette époque, à 
la famille le Clerc de Lassigny ; il fit connaissance avec 
Jean-Louis le Clerc de Lassigny, qui lui montra ses 
papiers de famille, et qu'il reconnut pour son parent. 

2. Samuel - Jacques le Clerc , chevalier, marquis de 
Juigné, baron de Champagne, de la Lande, etc., co- 
\ lonel du régiment d'Orléans , infanterie , étant venu à 
Toulon avec son régiment, fit connaissance avec le che- 
valier Jean- Baptiste le Clerc de Lassigny, lieutenant 
de vaisseau au département de Toulon . Il le reconnut 
également pour son parent, et il lui promit de s'inté- 
resser pour lui auprès du ministre de la marine, lorsqu'il 
serait de retour à Paris ; mais étant parti de Toulon pour 
se rendre à l'armée , il fut malheureusement tué à la 
bataille de Guastalla , le 19 septembre 1734, à la tête 
de son régiment. 

En troisième lieu , à l'époque où M. Léon - Margue- 
rite le Clerc, baron de Juigné, quatrième fils de M. le 
marquis de Juigné, dont nous venons de parler, servait ■ 
dans la marine , au département de Toulon, le baron 



!20 DE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 

de Juigné ayant appris qu'une branche de sa famille 
était, à cette époque, établie aux Arcs, il témoigna le 
désir de faire connaissance avec elle , et il avait même 
pris jour pour se rendre aux Arcs, lorsque la mort de 
Louis le Clerc de Lassigny, qui décéda aux Arcs, le 29 
août 1749, l'empêcha d'effectuer son voyage. 

Le comte de Lassigny de Juigné fut député aux états- 
généraux de 1789, par la noblesse de Provence. Il s'y 
montra constamment le défenseur des vrais, principes de 
la monarchie, et il signa toutes les protestations qui fu- 
rent faites par les députés fidèles qui firent de vains 
efforts pour empêcher la destruction de ce trône antique, 
qui fit, pendant tant de siècles, le bonheur et la gloire 
delà France; il fit partie delà députation de l'assemblée 
qui accompagna le roi dans un voyage qu'il fit à Paris, 
en juillet 1789,61 il fut assez heureux pour que le zèle 
qu'il mit à écarter la foule qui retardait la marche de 
sa majesté fût remarqué par elle, et qu'elle lui en fît 
témoigner sa satisfaction par son capitaine des gardes. 
Après le fatal voyage de Varennes, et à l'époque où le 
roi avait seulement la faculté de désigner quinze per- 
sonnes auxquelles il était permis d'entrer au château, le 
comte de Lassigny de Juigné eut l'honneur d'être placé 
sur une des premières listes qui furent données à l'offi- 
cier supérieur qui, pour lors , était chargé de la garde 
du château des Tuileries . Lorsque l'assemblée eut enfin 
terminé ses travaux , il se proposait d'aller joindre les 
parents de son nom qui servaient tous au-dehors sous la 
bannière des lys; mais la bienveillance particulière dont 
l'honoraient la reine et madame Elisabeth , le retint à 
Paris, où il périt le 10 août 1792, victime de son atta- 
chement au roi et à son auguste famille. Louis -Jean- 
Baptiste le Clerc, comte de Lassigny de Juigné, avait 
épousé ; comme nous l'avons dit , Anne de Villeneuve 
Bargemont sa cousine germaine," fille de messire Chris- 
tophe de Villeneuve, chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis , seigneur de Bargemont , Saint- 



LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. } 2 i 

Aubin , Vauclause , Castillon , et de dame Thérèse- 
Françoise de Lombard-Gourdon , par contrat du 12 fé- 
vrier 1776, notaire, Jourdan à Bargemont. De ce 
mariage sont issus : 

i.° Louis-Joseph-Toussaint, dont l'article suit ; 
2. Adélaïde-Baptistine-Pauline le Clerc de Lassi- 
gny de Juigné, née à Lorgues le 6 juillet 1785; 
mariée à Paris, le 20 août 1816, par contrat signé 
du roi et de la famille royale , avec M. le vicomte 
de Blancheton de Meursault de la Rochepôt , 
ancien mousquetaire du roi, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint - Louis , domicilié à 
Beaune, en Bourgogne ; 
3.° Louise- Françoise - Marie le Clerc de Lassigny 
de Juigné, née à Lorgues le r er septembre 1788; 
morte à Lorgues, sans alliance, le 21 janvier 1807. 

XVII. Louis - Joseph-Toussaint le Clerc, comte de 
Lassigny de Juigné, né à Lorgues le i cr novembre 1778, 
se trouvait à Paris à l'époque de la mort de son père, 
le 10 août 1792; sa mère, inconsolable de la mort de 
son mari , le rappela auprès d'elle et s'opposa au désir 
qu'il aurait eu d'émigrer quoiqu'il fût encore très-jeune 
à cette époque. La mort glorieuse de Louis - Jean-Bap- 
tiste le Clerc, comte de Lassigny de Juigné, a occasionne 
à son fils des pertes considérables dans} sa fortune. Ses 
biens ont été mis plusieurs fois sous le séquestre , et 
malgré toutes les persécutions que son attachement bien 
connu à la maison de Bourbon lui ont fait éprouver , il 
y est resté constamment fidèle , et il n'a jamais occupé 
aucune place pendant la révolution. En 1 8 1 5 , à la 
première nouvelle du débarquement de l'usurpateur , le 
comte de Lassigny se mit à la tête d'un détachement 
de la garde nationale de Lorgues, qui marcha à sa pour- 
suite jusqu'à Gap , département des Hautes - Alpes. 
Depuis la seconde rentrée du roi , il a commande la 
première compagnie de grenadiers de la garde nationale 



r 22 LE CLERC DE LASSIGNY DE JUIGNÉ. 

de Lorgues , et il a été nommé lieutenant-colonel de la 
légion de garde nationale à pied de l'arrondissement 
de Draguignan , par ordonnance du roi du 4 février 
1818; marié, le 20 septembre 1796^ Claire-Charlotte 
de Gasquet , fille de messire Jean-Bernard de Gasquet , 
seigneur de l'Esquivit , capitaine de vaisseau , chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame 
Louise- Charlotte - Etiennette - Bernarde de Marliany. 
De ce mariage sont isssu : 

1 .° Louis-Henri, dont l'article suit ; 

2. Marie-Sophie le Clerc de Lassigny de Juigné, 

née à Lorgues le 23 février 1807 ; 
3.° Marie-Elisabeth , née à Lorgues le 5 avril 

1809 ; 
4. Anne - Charlotte , née à Lorgues le 23 juillet 

1811 ; 
5.° Charlotte-Louise- Marie , née à Lorgues le 23 
mars 1817. Elle a été tenue sur les fonts de bap- 
tême par messire, Charles - Philibert - Gabriel le 
Clerc , marquis de Juigné , pair de France , re- 
présenté par feu monseigneur Louis de Villeneuve- 
Bargemont, curé de Lorgues, nommé par le roi 
à l'évêché de Gap, et par dame Charlotte Thi- 
roux, marquise de Juigné, représentée par Marie- 
Sophie de Juigné. 

XVIII. Louis -Henri le Clerc, vicomte de Lassigny 
de Juigné, né à Lorgues le 24 juillet 1797 , est entré 
dans les gardes du corps du roi, compagnie de Luxem- 
bourg, le 28 juin 18 14; breveté lieutenant de cavalerie 
le 4 juillet suivant; a été nommé lieutenant dans le ré" 
giment des chasseurs du Gard à la fin de Tannée 181 5, 
lors de la formation de ce régiment. Le vicomte Henri de 
Juigné, qui se trouvait en congé à Lorgues à l'époque dû 
retour de 1'usurp.neur, fit partie d'un petit corps de cava- 
lerie qui marcha à sa poursuite jusqu'à Gap, sous les ordres 
de M. de Perier-la-Garde , qui lui délivra un certificat 



MUTRECY. 1 2 3 

très-honorable lorsqu'il quitta ce corps pour rejoindre les 
gardes à Paris. Le vicomte de Juignë eut l'honneur , en 
passant à Nismcs, d'être présente à son altesse royale 
monseigneur le duc d'Angoulême , qui daigna l'accueillir 
avec une extrême bonté, et qui lui donna l'ordre de 
continuer sa route pour Paris ; mais ayant appris à Mon- 
tauban l'occupation de Paris , il se rendit de suite à 
Toulouse où se trouvaient réunis , à cette époque , des 
militaires des divers corps de la maison du roi , auxquels 
il se joignit. Il ne quitta Toulouse que lorsque le drapeau 
tricolore y eut été arboré, et il revint ensuite à Lorgues 
le 27 juin 181 5. Il fut du nombre des jeunes gens de 
Lorgnes qui enlevèrent le drapeau tricolore pour y subs- 
tituer le drapeau blanc, que les habitants de cette ville 
fidèle > et de tout tems dévouée aux Bourbons, eurent le 
courage de conserver, malgré les menaces du maréchal 
Brune , dont le quartier-général n'était éloigné , à cette 
époque , que de quelques lieues de Lorgues. 

Armes : D'argent , à la croix de gueules , bordée en- 
grêlée de sable , cantonnée de quatre aiglettes du même , 
becquées et onglées ou parées de gueules. Cimier : un 
coq essorant. Devise : ad alta. Cri : battons et abattons. 
La croix vient du tems des croisades. 



MUTRECY (le chevalier Jean Constant de) d'une 
famille ancienne de Normandie , né à Paris le 7 août 1775 , 
a été élevé dans la maison de son altesse sérénissime le 
duc de Penthièvre, dont son père était le secrétaire du 
cabinet. Il commença ses premières armes en Italie, dans 
les légions polonaises ; il y fut admis comme lieutenant 
et capitaine ; il passa ensuite aide de camp du général 
polonais Chlospiski. Il se distingua, le 7 décembre 18 10, 
par une action d'éclat , à l'affaire de l'Aventosa , en Es- 
pagne , en se précipitant sur six bouches à feu : cette ac- 



I2 4 DE PUISAYE. 

tion lui valut la croix de sa légion ; dans la même cam- 
pagne , il se distingua au siège de Tortose , et obtint 
une seconde fois la croix, il fut nommé chevalier avec 
dotation à Witepste, en Russie, le 3i mars i8i3. 

Le roi de Saxe , pour le récompenser de ses bons et longs 
services , le nomma chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Pologne, le 12 décembre 18 10. 

Aujourd'hui chevalier de Saint-Louis , officier de la 
Légion-d'Honneur, il est chef de bataillon à la légion 
de la Meurthe. Il ne reste plus de cette famille que le 
chevalier, dont nous venons de parler, et son frère aîné, 
ancien commissaire des guerres , marié et sans enfants. 

Armes : Coupé: au 1", d'azur , àTépée d'or, accostée 
de deux branches de laurier , les queues passées en sau- 
toir , sous la garde de l'épée ; au 2, d'argent , au cheval 
gai , galoppant , de sable. 



PUISAYE, la Puisaye, ou du Puiset , maison 
l'une des plus nobles et des plus anciennes du royaume. 
Dans les chroniques et chartes latines, on lit: Pusea , 
Puisaia , Puisatium , Puisacensci. La terre de Puisaye 
située dans la paroisse de la Mesnière, en latin Mesnereia , 
a reçu son nom d'une branche de la maison Puisatio , 
qui, dès le dixième siècle, était en possession de ces 
terres, dont la dernière était alors regardée comme ■place 
forte et en état de défense. 

Piganiol de la Force, dans sa Description delà France, 
tome I, page 216, rapporte que, dès l'an 978, les sei- 
gneurs de Puisaye étaient sénéchaux héréditaires des 
comtes du Perche. 

a Les ducs et les comtes , dit cet auteur , voulant 
» imiter les rois, eurent aussi des sénéchaux auxquels ils 
•a donnèrent une autorité semblable à celle des séné- 
» chaux de France. Dès l'an 978 , la sénéchaussée de 



DE PUISAYE. 125 

» France ayant été rendue héréditaire , les ducs et les 
» comtes voulurent aussi avoir des sénéchaux hérédi- 
» taires. Les vicomtes de" Thouars devinrent sénéchaux 
» héréditaires des comtes de Poitou ; les seigneurs de 
» Joinville, des comtes de Champagne ; les seigneurs d'Epi- 
» nay, des comtes de Flandre ; les seigneurs de Puisaye, 
» des comtes du Perche; les seigneurs d'Estrées , des 
» comtes de Boulogne, etc., etc. » 

Ce fut vers le même tems que Roger , comte du 
Perche, épousa, en secondes noces, Adélaïs de Puisaye, 
fille de Hugues, sœur de Robert, auteur de la branche 
qui est le sujet de ce mémoire. « Après le meurtre de 
» Mabile (dit Odéric Vital) , Roger épousa , en se- 
» condes noces, Adélaïs, fille de Hugues de Puisaye, 

» qui était des plus nobles chefs des Francs Post inter- 

» fectam Mabi liant , aliam Rogerim : duxit uxorem , 
» nomine Adelaine Hugonis de Puisatio qui de Nobilissimis 
» francorum proceribus erat, filiam. » 

Il ne faudrait rien de plus pour démontrer que le 
nom de Puisaye et celui de Puiset sont le même ; et que 
c'est fort improprement que les historiens modernes 
ont travesti le mot Puisatium en celui de Puiset. Mais il 
est un monument d'une autorité supérieure à celle de 
tous les titres écrits , par lequel il est irréfragablement 
constaté que le château appelé en latin Puisatium , et 
par conséquent les seigneurs à qui il appartenait, n'ont 
jamais porté d'autre nom que celui de Puisaye. 

Ce monument n'est autre chose que le pays même où 
était située cette forteresse célèbre , dont il formait la 
banlieue. Or ce pays, qui faisait alors partie de la Beauce, 
mais dont l'étendue était beaucoup plus considérable 
qu'elle ne l'est aujourd'hui, n'a pas cessé, depuis l'épo- 
que de la démolition du château par Louis le Gros , en 
in3, jusqu'au moment actuel, d'être connu sous le 
seul nom de pays de Puisaye ou de la Puisaye. 

En effet, il n'y avait pas, dans toute la contrée, de 
lieu plus propre à l'érection et à la défense d'une forte 



I 2 6 DE PUISAYE. 

resse telle que le roi en personne en avait déjà fait deux 
fois le siège sans succès ; et que ce ne fut qu'après une 
longue vicissitude d'avantages et de pertes, que Hugues 
de Puisaye, qui commandait la confédération des comtes 
et des seigneurs contre Louis le Gros , céda enfin aux 
armes de ce prince. L'histoire ajoute que le roi , qui 
perdit dans cette action son sénéchal Anseaume de Gar- 
lande , n'aurait pas remporté la victoire , si les comtes 
de Blois et de Bar, deux des confédérés, sur les troupes 
desquels Hugues de Puisaye avait compté, ne fussent ar- 
rivés trop tard pour prendre part à la bataille, qui décida 
du sort de la place. 

Les Romains avaient donné au pays de la Puisaye le 
nom de Podiacia , à cause des aspérités de la surface ; ce 
mot (dit l'Encyclopédie ) signifiant un pays de monta- 
gnes a II était anciennement couvert d'épaisses forêts ; 
r> au point que M. le Beuf croit qu'il a dû être le centre 
» des Gaules , où les Druides tenaient , leurs assemblées 
d annuelles. » 

Il est à croire qu'il reçut le nom de Puisaye ou la 
Puisaye de celui des seigneurs à qui il tomba en partage 
lors de la conquête de la Gaule et de l'établissement de 
la monarchie. Quoique la conduite et la fin de cette 
guerre des grands contre le roi , aient été aussi glo- 
rieuses pour Louis le Gros, que les résultats en ont été 
avantageux à lui - même et à ses descendants , il semble 
que la fausse politique qui a porté les historiens mo- 
dernes à dénaturer jusqu'aux noms des chefs de la confé- 
dération, les a de même induits à supprimer ceux d'une 
partie de ses membres les plus illustres. 

On y remarquait entr'autres, i.° Hugues, seigneur 
de Puisaye, qui, par sa femme Alix , sœur des seigneurs 
de Rochefort et de Montleherry (de la maison de Mont- 
morency) , était oncle de la reine Luciane , femme de 
Louis le Gros ; 

2. Hugues de Puisaye, son fils, chef des confédérés, 
cousin germain de la reine et de la femme de Philippe, 



DE PUISAYE. 1 27 

frère du roi , cette princesse étant fille et unique héri- 
tière de Gui Troussel, neveu d'Alix de Puissaye. 

3.° Philippe , comte de Meurs et de Meulan , frère 
du roi. Ce prince ( dit Boulainvilliers ) attira à la con- 
fédération : 
4.» Amaury , comte de Montfort, son oncle maternel ; 
Et 5.° Foulques, comte d'Anjou, son frère utérin ; 
6.° Miles, comte de Montleherry ; 

Et 7. Gui de Rochefort, frères d'Alix de Puisaye, te 
second frère de la reine Luciane, et l'un et l'autre oncle, 
de la princesse, épouse du prince Philippe ; 

8.° Troussel de Montleherry, rils du comte Miles ; 
9. Thibault, comte de Chartres, de Blois, de Tours, 
de Brie et de Champagne ; 
io.° Le comte de Bar ; 

ii.° Le comte de Corbeil , dont Hugues de Puisaye 
était l'héritier ; mais ayant été fait prisonnier par Louis 
le Gros, il céda au roi le comté pour prix de sa rançon ; 
1 2. Le vicomte de Troyes ; 
1 3.° Le seigneur de Crécy ; 
14. Le sire de Coucy ; 

i5.°, 16. , 17. , 1 8.° . Les seigneurs de Gourney, 
de Dammartin, de Montjoie, de Beaugency, etc. , etc. 

Hugues de Puisaye étant l'aîné de la confédération, 
comme il en était le chef , elle fut dissoute par sa dé- 
faite; et les seigneurs de Rochefort et autres s'étant ré- 
•conciliés avec le roi, il se détermina à porter ses armes 
en Palestine, où Baudouin, dont il était proche parent, 
avait succédé à Godefroy de Bouillon sur le trône de 
Jérusalem. Mais la mort le surprit en chemin : deux de 
ses enfants, selon toute apparence en bas âge , se réfu- 
gièrent, l'un auprès du comte et du sénéchal du Perche, 
et l'autre auprès du comte de Bar, leur proche parent ; 
le premier donna le nom de la Puisaye à une terre, 
située dans le Perche Zimerais, o \ Grand-Perche. Après 
l'extinction de cette branche, cette terre a passé dans la 
maison de Montmorencv. 



128 DE PUISAYE. 

Le second fut l'auteur d'une autre branche depuis 
long-tems éteinte, mais qui subsistait encore à la fin du 
treizième siècle; car on lit dans les recherches histo- 
riques que Thomas de Bar fit son entrée solennelle à 
Liège, le jour de la Purification de l'an i3oo, accom- 
pagné de Jean de Puisaye , son mainbourg , mot qui, 
dans Tidiome du pays, signifie tuteur. 

La branche qui est le sujet de ce mémoire, reconnaît 
pour auteur : 

I. Robert , I er du nom , seigneur de Puisaye et de 
la Mesnière , sénéchal héréditaire du comté du Perche , 
fils de Hugues de Puisaye , seigneur de Beauce , et 
frère de la comtesse du Perche , Adélaïs. Ce Robert , 
en l'an i oo3 , fit bâtir le château de Puisaye , sur les 
confins des banlieues de quatre seigneuries qui en 
formaient alors les domaines ; de manière que le centre 
du bâtiment était le point précis auquel devaient aboutir 
les angles de ses quatre seigneuries; trois , savoir : la 
Mesnière Buré, Consimer et Boissey. Quoique le châ- 
teau ait été depuis long-tems détruit, cette singularité 
se remarque encore sous ses ruines. 

II. Robert, II e du nom, sénéchal du Perche, fils 
du précédent , seigneur de Puisaye , la Mesnière , fît 
construire, en io5i , avec le consentement et à l'aide 
de Godefroy , comte du Perche , deux grandes routes à 
la manière des Romains , l'une , du château de Pui- 
saye à la ville de Mortagne, et l'autre, du même lieu 
à celle de Bêlême. Ces deux places étaient alternative- 
ment la résidence des comtes du Perche : les pierres 
qui avaient servi à cette belle construction , ont été , 
peu à peu , enlevées par les acquéreurs des terrains 
que ces routes traversaient. On en découvrit cependant 
encore , il n'y a pas plus de trente ans, çà et là, quel- 
ques vestiges. 

III. Robert, III e du nom, chevalier, seigneur de 



DE PU1SAYE. l 29 

Puisaye et de la Mesnière, par une charte de l'an 
1096; du consentement de Cécile, sa femme, et de 
Guillaume , son fils , fit plusieurs donations considé - 
râbles à l'abbaye de Saint - Martin de Seéz . Outre ce 
Guillaume dont on ne voit pas la postérité , il eut encore 
Robert, qui suit. 

IV. Robert de Puisaye, IV» du nom, chevalier, 
seigneur de Puisaye et de la Mesnière . Par une charte 
de l'an n 33, sous Tépiscopat de Gérard, évêque de 
Seéz , il cautionna avec le seigneur de Ongpont , le 
seigneur de Saint - Julien - sur- Sarte, envers le chapitre 
de Seéz , pour la cession que ce dernier lui fit des 
droits et dîmes qu'il avait sur la paroisse de Saint-Ju- 
lien; il eut, de sa femme nommée Jeanne, trois fils, 
savoir : 

i.* Robert, qui donna à l'abbaye de la Trappe, 
des prés situés dans la paroisse de la Mesnière, 
il est dénommé , à cette occasion , avec plu- 
sieurs autres seigneurs, dans une bulle du pape 
Alexandre III, du i5 des calendes de Tan 1 1 -3 : 
il ne paraît pas qu'il ait eu de postérité ; 

2.° Guillaume, qui suit ; 

3.* Et Gervais , seigneur, en partie, de la Mes- 
nière, qui aumôna , en 1 194 et 1195, à la 
léproserie de chartrage et à l'Hôtel -Dieu de la 
ville de Mortagne, des terres et la dîme du bois 
Jousselin : il ne parait aussi avoir eu de pos- 
térité. 

V . Guillaume de Puisaye , qualifié miles , cheva - 
lier, seigneur de Puisaye, et de la Mesnière , consentit 
que Gervais de Chiraï et Girard, son fils, ses vassaux, 
à cause de la seigneurie de la Mesnière , donnassent à 
l'abbaye de la Trappe la terre du Marchais et les prés. 
Ces deux donations furent confirmées par Rotrou , 
comte du Perche, en 1189 . Le même Guillaume de 



j3o DE PUISAYE. 

Puisaye servit à l'arrière-ban , en 12 14, et est nommé 
dans les rôles de cette année rapportés par la Roque , 
dominus Puisacensci ; il fieffa de l'abbaye de la Trappe, 
des terres à Montisambert, joignant la maison des Lé- 
preux, pour quinze sols , monnaie du Perche , payables 
à la Saint - Jean - Baptiste , suivant une charte de l'an 
1227. Il laissa de sa femme, dont le nom est ignoré, 
Guillaume , qui suit, et Guillaume, dit le Jeune, 
prêtre et chanoine de Joussaint de Mortagne. 

VI. Guillaume de Puisaye, II e du nom, aussi 
qualifié miles , chevalier , seigneur de Paisaye , de la 
Mesnière et de la Serre , donna , par acte du jeudi 
avant la Purification 1292 , au chapitre de Joussaint 
de Mortagne, la présentation de la cure de la Mes- 
nière , sous la condition que la première fois qu'elle 
viendrait à vaquer , le chapitre serait tenu d'y nommer 
Guillemum de Puisaia consanguineum presbiterum et ca- 
nonium, et à son refus , une personne à son choix ; il 
donna encore au chapitre la dîme de la paroisse , et 
fonda, dans l'église une chapelle en i3oo. De sa 
femme, nommée Isabelle, il laissa: 
1.° Pierre, qui suit; 

2. Guillaume-Marie, qui ne laissa que deux filles, 
savoir : Guillemette de Puisaye, femme de Guil- 
laume de Hersée, écuyer, et Jeanne, épouse de 
Richard le Monnier, écuyer; 
3.° Et Jeanne, mariée à Thomas Gabaud , che- 
valier , comme il appert d'une charte de l'an 
1283, par laquelle Guillaume II, son père, du 
consentement d'Isabelle , sa femme , et de 
Pierre , son fils aîné , lui donna pour dot ses 
fiefs et héritage , la terre relevante de la sei- 
gneurie de la Mesnière. 

VII. Pierre de Puisaye, I er du nom, chevalier, 
seigneur de Puisaye et de la Mesnière , fut marié 



DE PUISA YK. 1 3l 

avec Françoise de Surmont, fille de François, seigneur 
de Surmont, écuyer, dont entr'autres enfants. 

VIII. Jean de Puisaye, I* r du nom, chevalier, 
seigneur de Puisaye et de la Mesnière, qui transigea , 
par actes passés devant Guillot Hugot , les 29 février et 
i5 décembre 1 369, avec Guillaume de Hersée, écuyer , 
et Guillemette de Puisaye , sa femme, pour droits 
résultants de leurs partages dans la seigneurie de la 
Mesnière , et transigea aussi devant le même notaire , 
par acte du 5 février iSyi , avec Richard le Monnier , 
ecuyer , pour les biens de Jeanne de Puisaye , femme 
de Thomas Gabaud , morte sans postérité , lesquels 
avaient été donnes en partage audit Richard , à cause 
de sa femme ; ils avaient hérité de ses biens avec Guil. 
lemette de Puisaye , femme de Guillaume de Hersée , 
à la représentation de Guillaume de Puisaye , puîné, 
leur père , suivant la coutume du Perche , qui exclut 
les aînés de la succession des puînés ; mais la mouvance, 
féodale de ses biens appartenant à Jean de Puisaye , 
seigneur de la Mesnière , représentant Pierre de Pui- 
saye, son frère aîné, il reçut, en conséquence, la foi et 
hommage de Richard le Monnier, écuyer , et de Jeanne 
de Puisaye, sa femme, et abandonna leurs biens à cent 
sols tournois de rente , en présence de Guillaume 
de Hersée et de Guillemette de Puisaye , sa femme , 
qui approuvèrent ledit acte. 

Jean de Puisaye , I er du nom , épousa demoiselle 
Françoise du Grenier , fille de François du Grenier , 
seigneur de la Pesonnière , dont Jean , qui suit , et 
Guyon, rapporté après son aîné. 

IX. Jean de Puisaye , II e du nom, chevalier, 
seigneur de Puisaye et de la Mesnière, rendit aveu des 
terres de Puisaye et de la Mesnière, au duc d'Alençon, 
en 1400; reçut, en 1403 , 1405 et 1414 , les aveux dz 
Verrières , Vorlouvet , la Brilonnière et Robiche , et 



l32 DE PU1SAYE. 

acheta avec Guyon , son frère , vingt-six sols huit de- 
niers de rente héritale de Michelle Charnelle, à prendre 
à la Saint - Rémi , sur messire Jean de Puisaye , leur 
père , par acte passé devant Thomas Duchemin , ta- 
bellion à Mortagne , le 10 novembre 141 1 ; il ne pa- 
raît pas que ce Jean, II e du nom, ait laissé de pos- 
térité. 

, IX. Guyon de Puisaye , chevalier , seigneur de 
Puisaye, de la Mesnière et de la Gouesbrie , fils puîné 
de Jean I , et de Françoise du Grenier , rendit aveu 
de la terre de la Mesnière et de celle de Puisaye , au 
duc d'Alençon , en 1458; reçut, le 11 août 1469, 
T aveu de Gratien de Blavelle , pour la portion qu'il 
tenait de sa seigneurie de la Mesnière , par Anne de 
Hersée , sa femme , petite - fille de Guillemette de 
Puisaye, son épouse, devant Guillot Hugot , notaire, 
le 16 décembre 1369. Il épousa Henriette de Hersée, 
fille de Henry de Hersée, mort sans issus mâles. Elle 
lui rapporta une portion de la seigneurie de la Mesnière. 
Leurs enfants furent, Pierre, qui suit; et Denis, qui 
eut en partage la seigneurie de Puisaye , auteur de la 
seconde branche rapportée ci-après. 

X. Pierre de Puisaye, II e du nom, chevalier, 
seigneur de la Mesnière , les Aulnais et la Gouesbrie , 
épousa demoiselle Jeanne de Loysel , fille de Jean de 
Loysel , écuyer , seigneur du Plessis et de Blavon , 
dont Jacques, qui suit ; et Marie, qui eut en partage 
une portion démembrée de la seigneurie de la Mesnière, 
laquelle rentra à son frère. 

XI. Jacques de Puisaye, II e du nom, chevalier, 
seigneur de la Mesnière , les Aulnais et de la Goues- 
brie , comparut au procès - verbal de la rédaction de la 
coutume du Perche, en i558; il avait épousé, en 
1534, demoiselle Marie de la Vove , fille de Gallerand 



DE PUISAYE. i 33 

de la Vove , chevalier , seigneur de Tourrouvres , le 
Plessis et la Guimaudière : de laquelle vinrent Robert, 
qui suit; et Marie, femme d'Aimé du Pérou, écuyer , 
seigneur de la Bellardière . Jacques , son père , leur 
vendit, sous la faculté de rachat dont il ne fit pas usage, 
ce qui lui appartenait dans la seigneurie delà Mesnière, 
et Rémi du Pérou , et Marie de Puisaye , sa femme , 
revendirent, en 1 56g , tout ce qu'ils avaient de la 
seigneurie, partie à Jean de Puisaye, leur cousin, et 
une autre partie à Gilles de Blavelle , aussi leur cou- 
sin , qui maria Louise , sa fille , à Denis de Villeray 
de Riant , et lui donna en dot ce qu'il possédait dans 
la seigneurie de la Mesnière ; ceux ci le vendirent , en 
1622, à Jean de Puisaye, de la seconde . branche et à 
"Marie de Thiboutot , sa femme ; c'est ainsi que tout 
ce qui avait été divisé par partage de ]a seigneurie de la 
Mesnière , a été réuni et passé de la branche aînée 
dans la branche cadette. 

XII. Robert de Puisaye, V e du nom, chevalier, 
seigneur de la Gouesbrie , assista à l'assemblée de la 
noblesse de la province du Perche , pour la députatiofi 
aux états de Blois, en 1 588 , et avait épousé demoi- 
selle de Surmont, de laquelle il vint : 

XIII. Michel de Puisaye. I er du nom, chevalier, 
seigneur de la Gouesbrie , marié à Catherine de Meu- 
bles, dont : 

XIV. Michel de Puisaye, II* du nom, chevalier, 
seigneur de la Gouesbrie , qui épousa Madelaine de 
Guéroult et en eut Michel , qui suit ; et des filles. 

XV. Michel de Puisaye, III 6 du nom, chevalier, 
seigneur de la Gouesbrie , épousa demoiselle Anne de 
Gislain , fille de Claude de Gislain , chevalier , sei- 
gneur de Saint-Mars. 



, 34 DE PU1SAYE. 

Cette branche qui a fourni , ainsi que les suivantes , 
une suite honorable de services militaires , s'est éteinte 
vers la fin du dix-septième siècle. 

Seconde branche des seigneurs de Puisaye. 

X . Denis de Puisaye , second fils de Guyon et de 
Heûriette de Hersée, eut en partage la seigneurie de 
Puisaye, démembrée de celle de la Mesnière ; il obtint 
du duc d'Alençon , comte du Perche, le 4 février 1453, 
des lettres de surannation ; rendit foi et hommage à 
Pierre de Puisaye , chevalier , seigneur de la Mesnière , 
aîné de sa maison, le 4 mars 149 1, et servit long-tem s 
le roi Charles VII , contre les Anglais. Pendant son 
absence, Bertrand Pépin s'empara -d'une partie de ses 
biens, dans lesquels il rentra, en 1450, en vertu d'une 
sentence du bailli d'Alençon , où il est dit qu'il avait 
toujours servi le parti du roi. Il avait épousé demoiselle 
Maxime de Launay , fille d'Alain de Launay , écuyer , 
seigneur de Beaufossé, laquelle lui apporta en dot cette 
terre, située en Normandie ; leurs enfants furent : Jean, 
qui suit ; et Guillaume , prêtre , qui partagea avec son 
frère aîné, le i er février i5o2. 

XI . Jean de Puisaye , III 6 du nom , chevalier , 
seigneur de Puisaye , de Beaufossé , épousa Jeanne 
d'Avay , dont Jean , qui suit ; et Philippe , qui alla 
s'établir en Normandie , et eut en partage la terre de 
Beaufossé. 

XII . Jean de Puisaye , IV* du nom , chevalier , 
seigneur de Puisaye , produisit les titres de noblesse 
de sa maison , devant le sieur de Courdemanche , 
commissaire du roi , pour la recherche de la noblesse . 
en 1540, et épousa, en 1564, demoiselle Gratiennc 
Moinet , fille de Gratien Moi net , ccuver , seigneur de 
Montgazon ; il en eut : 



DE PUISAYE. i 35 

i. # Michel, qui suit ; 

2. , 3.°, 4. et 5.° Gilles, Charles, Odette et 
Catherine. 

XIII. Michel de Plisvyk, chevalier, seigneur de 
Puisaye , assista à rassemblée de la noblesse , pour les 
états de Blois , en 1 588 ; servit le roi, depuis 1373, 
jusqu'en 1597, dans la compagnie de cent hommes 
d'armes des ordonnances du maréchal de Cossé , et eut 
de Jeanne de Chièvre, son épouse , entr'autres enfants, 
Jean , qui suit ; et Gilles. 

XIV. Jean de Pusaye. V du nom, chevalier, sei- 
gneur de Puisaye et de la Mesnière , de la Coudrellc , 
l'Ormoye et Beaumont, produisit ses titres de noblesse, 
devant le commissaire du roi, en 1624; servit, en 
i635. en qualité d'enseigne dans la compagnie de cent 
hommes d'armes des ordonnances de sa majesté , de 
M. le comte de Tresmes, en l'armée commandée par 
M. le maréchal de la Force; et avait épousé, le 27 juin 
16 17 , demoiselle Marie de Thiboutot, dont : 

i.° René , qui suit ; 

2. Marie, femme de Jean de Guéroult , écuyer . 

seigneur d'Hérinne • 
3.° Et Marthe, mariée à François de Bouvoust , 

chevalier , seigneur du Plessis. 

XV. René .de Plisaye, I er du nom, chevalier, 
seigneur de Puisaye , la Mesnière , de la Coudrelle . 
de l'Ormoye , Beaumont et Longpont ; reçu chevalier 
de l'ordre du Roi, en i655 , et l'un des cent conserves 
lors de la réformation de cet ordre , en i665. 

XVI. René de Puisaye, II e du nom, chevalier, 
seigneur de la Mesnière , la Coudrelle , l'Ormoye , Beau- 
mont et Longpont, élevé page de la petite écurie du 
Roi , épousa demoiselle Marie Abot , fille de Jean Aboi, 
seigneur du Bouchet , et chevalier de l'ordre du Roi. 
De ce mariage vinrent : 



l36 DE PUISAYE. 

i.° André-Nicolas , qui suit ; 
2. Jean , prêtre; 
3.° Marie ; 

4. Charlotte , mariée à Henri de Langan , baron 
de Boisfévrier. 

XVli. André-Nicolas de Puisaye, chevalier, sei- 
gneur de la Mesnière, la Coudrelle, l'Ormoye, Beau- 
mont, Longpont et Théval , capitaine au régiment des 
Feugeret, grand-bailli héréditaire de la province du 
Perche, mort en 1752, avait épousé demoiselle de 
Mauduit , dont il eut : 

i.° André-Louis-Charles , qui suit ; 
2. André-Nicolas-Marie, mort après avoir laissé 
de Françoise de Brétignière , sa femme, une fille , 
mariée à Nicolas du Montrin, seigneur de Sen- 

tilly ; 

3.°, 4. , 5.° et 6.°, et quatre filles, dont une a 
été mariée à François de la Vallée, chevalier 
et seigneur de la Salle et de la Roche , capitaine 
de cavalerie. 

XVIII. André- Louis -Charles de Puisaye, che- 
valier , marquis de Puisaye , vicomte de la Ferrière au 
VaJgermont , seigneur de Thévar , capitaine au régi- 
ment de Berry , cavalerie , chevalier de Saint-Louis , 
grand-bailli héréditaire de la province du Perche, et 
gouverneur de Mortagne. C'est en sa faveur et en con- 
sidération de l'antiquité de la noblesse de sa maison , 
que le roi Louis XV a réuni les terres et seigneuries de 
la Mesnière , de la Coudrelle , l'Ormoye , Beaumom , 
Longpont , Surmont , Milan , et autres en dépendant , 
et les a érigées en marquisat , sous la dénomination de 
Puisaye, par lettres-patentes du mois d'août 1758, en- 
registrées au parlement, le 3i novembre 1759, et en 
la chambre des comptes, le 3 août 1762. Il a épousé, 
le 19 février 1745, demoiselle Marthe-Françoise Bibron 



DE PUISAYE. l3 7 

de Cormery. dame des terres de Courgivault, Nogentel, 

Montbleru et Maisoncelle, en Brie, dont il eut : 

!.• André-Jacques-Francois, ) .. . 

, > t~ • », • i morts sans .postente ; 

a. # Andre-François-Mane, ) 

3/ Antoine-Charles-André-Renê, qui suit ; 

4. Joseph-Geneviève, rapporté après son frère; 

5.* Marie- Marthe - Andrée de Puisaye , mariée a 

messire N... Dumoulinet, seigneur de la Mus- 

soire, Ponchartrye et Champeaux. 

XIX. Antoine - Charles - André - René de Puisaye, 
chevalier , marquis de Puisaye , grand-bailli héréditaire 
du Perche , commandant pour sa majesté lors de l'ab- 
sence du roi dans ladite province , maréchal de camp 
et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis 
et du Saint - Sépulcre a présidé les trois ordres de cette 
province, en assemblée générale, et celui de la noblesse 
en assemblée particulière , pour l'élection de leurs dé- 
putés aux états - généraux de 1789 , et a été l'un des 
députés du département de l'Orne , à la première as- 
semblée convoquée par le roi en 181 5 , à l'époque de 
la restauration. Il a eu de sa femme , Marie-Thérèse- 
Amable le Paulmier du Bouillon : 

1 .° Antoine-Marie- Amable- Achille , dont mention 

ci-après ; 
2. Marie-Marthe- Félicité de Puisaye, mariée à 

Louis-Achille d'Avesgo, vicomte deCoulonges. 

XX. Antoine - Marie - Amable - Achille de Puisaye , 
chevalier, comte de Puisaye, fils du marquis de Puisaye, 
a épousé, le 11 juillet 18 10, Aglaé le Tellier d'Irville, 
fille de Marie- Hypolite le Tellier d'Irville, et de Louise- 
Charlotte-Francoisede Chambrav, dont il a eu : 

XXI. Antoine de Puisaye, chevalier, vicomte de 
Puisaye, né le 3 mai 181 1 , et Louise - Célestine de 
Puisaye, née le 10 décembre 181 6. 



I 38 DE PUISAYE. 

XIX. Joseph - Geneviève de Puisaye , chevalier , 
comte de Puisaye , lieutenant - général des arme'es du 
Roi , député de la noblesse de la province du Perche , 
aux états - généraux de 1789 , a levé, organisé et com- 
mandé , pendant cinq années consécutives , les six ar- 
1 mées royalistes de la province de Bretagne; il est par- 
venu, en 1795, par ses négociations, à faire reconnaître 
par les puissances étrangères , sa majesté Louis XVIII , 
comme Roi de France ; et il avait obtenu de l'Angle- 
terre, des secours en hommes, vaisseaux et argent, 
jugés suffisants pour donner effet à cette reconnaissance. 
Les causes qui rendirent alors vains les efforts de presque 
toute la population de la Bretagne , commandée par la 
presque totalité des seigneurs et des nobles de cette 
province , qui s'étaient volontairement placés sous les 
ordres du comte de Puisaye, sont exposés dans les mé- 
moires authentiques qu'il a lui - même publiés. Des 
services de cette importance ne pouvaient pas n'être 
pas appréciés par le roi ; aussi sa majesté a-t-elle voulu 
lui en marquer sa satisfaction, par une lettre écrite en 
entier de sa main, et par une instruction pleine des 
plus honorables témoignages de confiance , l'une et 
l'autre datées de Blaukenbourg , le 9 du mois de mai 
1797, deux ans après le désastre de Qiiiberon. 

Il eut de sa femme , Louise , fille et unique héritière 
du marquis de Menilles , en Normandie , Joséphine- 
Louise de Puisaye, morte à l'âge de seize ans. 

Le comte Joseph de Puisaye fit, en 1788, les preuves 
de noblesse requises pour les honneurs de la cour, par- 
devant M. Chérin, généalogiste des ordres du roi. 

La branche des seigneurs de Puisaye^ de Beaufossé, a 
pour auteur Philippe de Puisaye, seigneur de Beaufossé. 
fils de Jean, troisième du nom, et de Jeanne d'Avay . 
et subsiste en Normandie. Elle a conservé, jusqu'à la rc 
volution , h terre de Beaufossé , située dans cette pro- 
vince , entrée dans la maison par Maxime de Launav . 



DE DION ,3q 

vers 1450. Elle s'est alliée avec les maisons Jes plus 

distinguées de la province, et n'a pas cessé d'être atta- 
chée au service des rois de France. 

Armes: d'azur, à deux lions léopardës d'or, armés et 
lampasses de gueules. 



DE DION , maison illustre et très-ancienne de Bra- 
bant , qui possède , de tems immémorial , la terre de 
Dion-le-Val , relevante de la baronnie de Wavre , dans 
l'église de laquelle on voit encore des mausolées de 
plusieurs membres de cette famille. L'ancien château 
de Dion, qui existe encore, atteste assez l'importance 
dont jouissait cette maison , il y a plusieurs siècles. Il est 
passé, par alliance, dans celle d'Hennin-Liétard-Bossu. 
La maison de Dion était connue dans le Cambrésis , 
dès l'an 1200, que Jean de Dion , fut seigneur de Demi- 
court et capitaine-gouverneur de Cambrai. Il épousa 
Agnès de Neuville, de laquelle il eut : Hugues, seigneur 
de Démicourt , de la Bellehaye et de Parsonval , en 
Cambrésis , marié à Isabeau de Goussencourt , qui le rit 
père de Jean , seigneur dudit lieu , gouverneur de Bo- 
hain , et de Frescendre de Dion , femme de Waltier de 
Mingoval. Nous avons déjà mentionné cette famille dans 
le tome VII de cet ouvrage, mais il faut rétablir ainsi 
les articles suivants : 

La première branche de la maison de Dion est repré- 
sentée par : 

Louis-Constant-Joseph dk Dion, chevalier, baron 
de Dion-Wandonne , né le 3o janvier 1750, qui a épousé 
Marie-Jéromette de Dion de Riquebourg, sa cousine: 
de ce mariage sont issus : 

i.* Philippe- Louis-Joseph , baron de Dion, élève 
de l'école militaire de cavalerie . à Saint-Germain . 



140 DE DION. 

en 181 3 ; gendarme de la garde du roi , en 1814 ; 
'actuellement lieutenant en premier au régiment 
des hussards de la Meurthe ; 

2. Charles-Edouard-Joseph , baron de Dion , capi- 
taine de la garde nationale, en 1816 ; 

3.° Henri-Tranquillain- Joseph , chevalier de Dion r 
entré dans les gardes du corps du roi , compagnie 
de Noailles, en 18 17 ; 

4. Sophie-Marie- Louise de Dion. 

La seconde branche dite des barons de Ricquebourg , 
établie à Reims , est représentée par : 

Jean-Baptiste-Marie de Dion , chevalier , baron de 
Dion-Ricquebourg , né le 28 septembre 1768, ancien 
officier au régiment d'Auxerrois, infanterie, a émigré en 
179 1 , et a fait les campagnes de l'armée de monseigneur 
le duc de Bourbon , jusqu'au licenciement ; de là il a servi 
dans l'armée anglaise, a passé ensuite dans le royaume 
de Suède, ou il a servi dans la marine, a épousé, le 29 
avril 1802, Madelaine-Françoise-Alphonsine de Mire- 
mont. Il a de ce mariage : 

r.° Charles-François-Isidore de Dion , né le 9 avril 

i8o3 ; 
2. Henriette-Delphine de Dion , née le 14 juil- 
let 1806. 

La troisième branche est représentée par : 

Louis-François de Dion , comte de Dion , né le 1 5 mai 
1771 (fils de Louis-François, comte de Dion, qui fit ses 
preuves pardevant le généalogiste des ordres du roi , et qui 
obtint les honneurs de la cour en février 1783.) Il est entré 
dans la compagnie des gendarmes de la garde du roi , le 10 
janvier 1787, puis officier à la suite du régiment du roi , 
dragons ; a émigré et fait la campagne de 1792, à l'avant- 
garde de. l'armée de monseigneur le duc de Bourbon ; 
a servi à Saint-Domingue, où il a été major et lieute- 






DE DION. , 4 o Mr. 

nant colonel au régiment des chasseurs de la reine, au 
service Britannique ; chevalier de Tordre royal et mili- 
taire de Saint -Louis, le f mars 1796; lieutenant- 
colonel de la cavalerie au service de France, par brevet 
du 26 avril 1797 , donné par son altesse royale Mon- 
sieur, lieutenant-général du royaume , au nom du roi , 
colonel puis maréchal des camps et armées du roi, par 
brevet du 4 décembre 18 16; est rentré en France après 
le roi en 1814. Il a épousé, i.° par contrat du i5 mars 
1797, passée Londres, demoiselle Marie - Louise - Adé- 
laïde de Salmon du Chàtellier, fille de messire Charles- 
Alexandre , marquis du Chàtellier , çt de dame Cathe- 
rine - Aimée de Marin de Montmarin ; 2. par contrat du 
19 août 1807, demoiselle Elisabeth - Joseph le Vaillant 
du Chastelet, fille de M. le Vaillant du Chastelet, écuyer, 
seigneur de l'Espargnerie , lieutenant -colonel d'infante- 
rie, ancien commandant, pour le roi, de 1 île de Saint- 
Vincent , et commandant en second d'une des compa- 
gnies nobles de la province de Flandre à l'armée des 
princes , et de dame Marie - Françoise de Gosson. Ses 
enfants sont : 

Du premier lit : 
t.* Louis-Charles de Dion, né à Londres, le 3 fé- 
vrier 1798; 

Du second lit : 

2. François- Jules- Augustin de Dion , né à Lon- 
dres, le 20 février 1 809 ; 

3.° Marie- Louise-Stéphanie de Dion , née le 27 
septembre 181 1 ; 

4. Ursule - Caroline de Dion , née le 28 juillet 
i8i3. 

Oncle et grand-oncle de tous les précédents, des trois 
branches ci-dessus mentionnées. 
François- Joseph - Constant de Dion, chevalier, né 
en 1741 , ancien capitaine au régiment de la Vieille- 



140 ter. TARD Y DE MONTRAVEL. 

Marine, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, a émigré en 179 1_, et fait la campagne de 1792, 
dans la compagnie noble de sa province. Il est veuf de 
dame Jeanne-Marguerite- Josephe - Philippine de Grenet. 

Armes : d'argent , à l'aigle éployée de sable , chargée 
sur l'estomac d'un écusson de sable au lion d'or , à la 
bordure engrêlée du même ; couronne ducale. Tenants : 
deux sauvages armés de massues hautes , couronnés et 
ceints de lauriers. 



TARDY DE MONTRAVEL. Cette famille, dont il 
existe des branches en Vivarais, dans le Velay, en Lor 
raine et en Suisse, et dont il a été parlé à la lettre T de 
la première série du Dictionnaire Véridique , a fait en 
1786 , devant l'intendant de Languedoc , des preuves 
filiatives de sa noblesse d'extraction et d'origine , jus- 
qu'en i63 1 , et au-delà de cette époque jusqu'à noble 
Jean Tardy de Montravel , sieur du Bois , capitaine de 
cinquante hommes de guerre , et commissaire ordinaire 
en l'artillerie de France \ marié à demoiselle Isabelle de 
Grangean ; par lequel et d'après des titres d'une date 
antérieure , elle se rattache à Aimar de Montravel , de 
l'ancienne maison de chevalerie de ce nom , originaire 
de l'Auvergne , marié à Agnès Tardy , fille unique et 
héritière d'une maison noble du Forez. Dans une tran- 
saction latine, passée en 1 3 r 6 à l'occasion de ce ma- 
riage, entre Aimar de Montravel , et Auron , son frère 
aîné, ils sont qualifiés de milites : une autre transaction 
du 6 mai 1 355, entre nobili Monacus Tardy, et Pet rus 
Tardy de Montravel Domicillus ejus nepos, dans laquelle 
ce dernier est dit fils d'Aimar de Montravel et d'Agnès 
Tardy , confirme l'union des deux familles , et explique 
j'origine d'un nom composé , devenu patronimique , 
ainsi que cela a été établi devant la commission du sceau, 



DE RASCAS DE CHATEAL'REDON. t^o quater. 
par le chef actuel de la branche du Vivarais, à l'époque 
où il a sollicité et obtenu un titre. 

Services. Cette famille a donné un maréchal de camp ; 
un grand nombre d'officiers supérieurs et autres dans 
toutes les armes; dans la maison du roi, un mousque- 
taire, chevalier de Saint-Lazare, en 1721 ; un gendarme 
de la reine, et deux chevau-légers , dont un brigadier ; 
plusieurs chevaliers de Saint-Louis, dont cinq existaient 
à 1 époque de la publication de cet ouvrage. 

Titre. Celui de comte, conféré à Jean-Louis - Damien 
Tardy de Montravel de Labrossy, par ordonnance royale 
du 6 décembre 18 14. Les lettres patentes du 23 dé- 
cembre 1 8 1 5, portent que cette grâce lui a été accordée 
par le roi , en témoignage de bienveillance et de satis- 
faction , et pour récompenser un courageux et constant 
dévouement pour la personne de Sa Majesté. 

Armes : D'argent , à trois cyprès arrachés de sinople, 
rangés en pal ; au chef de gueules chargé de trois besants 
dor ; l'écu timbré d'une couron ne de comte. 



DE RASCAS de Chatealredon , maison des plus 
anciennes et des plus illustres de la Provence, dont on 
trouve la généalogie dans le deuxième volume de cet 
ouvrage ; mais il faut ajouter à cet article : 

Que messire Joseph- Paul - Hyacinthe -Raymond de 
Rascas , colonel de la légion du Finistère , dont il est 
question, page 461, a obtenu le titre de baron , par ordon- 
nance du roi du 12 février 1 817 ; et qu'une autre ordon- 
nance du 11 octobre 18 18, l'autorise à reprendre le nom 
de Chateauredon, que portaient ses ancêtres. 

Cette famille a fourni six chevaliers de Malte , dans 
les personnes de : 

François de Rascas , dit Bagarry , qui fut reçu che- 
valier de justice en 1 563. 



140 quinquies. BUOR DE LAVOY. 

Annibalde Rascasdu Gannet qui fut reçu, etc. 

le 17 mai • . . . . 1612. 

Jacques de Rascas du Cannet. . . . idem. . . idem. 

le 27 septembre 1673. 

René-André de Rascas du Cannet. . .idem. . . idem. 

le 3 octobre t 683. 

Joseph-Hugues de Rascas. . . idem. . . . idem. 

le I er mai 1692. 

François-Honore de Rascas du Cannet. . id. . . id. 

le 26 octobre . 1723. 

Et en outre , plusieurs chevaliers à l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis. 

Armes : d'or, à la croix fleuronnée , au pied fiché de 
gueules ; au chef d'azur, chargé d'une étoile à huit rais 
d'or. 



BUOR DE LAVOY. Cette maison, que la tradition 
fait originaire d'Ecosse , est une des plus anciennes et 
des mieux alliées de la province de Poitou, où elle flo- 
rissait dès le milieu du treizième siècle. Elle a pour pre- 
mier auteur certain, depuis son établissement en France : 

I. Guillaume Buor , I er du nom; varlet , seigneur 
de la Lande, qui, l'an 1270, accompagna le roi saint 
Louis dans la dernière croisade. On lui connaît un fils, 
Maurice, qui suit. 

II. Maurice Buor, I er du nom, seigneur de la Mo- 
the-Freslon. Les diverses productions faites par cette 
maison, lors de la recherche, font mention de son con- 
trat de mariage, passé à la Roche - sur - Yon , le mardi 
avant la Saint-Jean, évangéliste , i3ii; mais elles ne 
nous apprennent point le nom de sa femme ; elles rela- 
tent du moins ceux de leurs enfants, qui furent : 

i.° Guillaume, dont l'article suit; 

2. Maurice Buor, l qui firent un accord sur leurs 

3.° Jean-Maurice, j droits sucessifs,en 1 345 ; 



BUOR DE LAVOY. I ' 4 , 

4. xMarguerite Buor , mariée à Hugues de Basoges , 
avec lequel elle vivait en 1 356. 

III. Guillaume Buor, II e du nom, écuyer, seigneur 
de la Mothe-Freslon , reçut divers hommages en 1384 
et 1 385, et ne vivait plus en 1392. Il avait épouse, l'an 
1 356 , Marie Ancelon de TIle-Bernard, dont il eut Jean 
Buor, qui suit. 

IV. Jean Buor , I er du nom , chevalier , seigneur de 
4a Lande , de la Gerbaudière et de la Mothe-Freslon , 
transigea, le 1" décembre 1392, avec Jean Ancelon, 
seigneur de l'Ile-Bernard , et Jeanne Ancelon, sa sœur, 
veuve de Jean de la Forest , au sujet des biens délaissés 
par feue Marie Ancelon , sa mère. Il fut chambellan de 
Jean , fils du roi Jean le Bon , duc de Berry et d'Au- 
vergne , qui le fit capitaine de la ville et du château de 
Civray , et commandant de la forteresse de Luçon , le 
11 septembre 1404. On le voit, en qualité de chevalier 
bachelier, faire montre à Paris, le 9 avril 1414, ayant 
sous sa bannière un autre chevalier bachelier , et huit 
écuvers de sa compagnie. En 1419, il commandait en- 
core une compagnie de vingt écuyers et de quinze ar- 
chers. Il avait épousé Marguerite de Bellosac , avec la- 
quelle il paraît dans un acte du 27 novembre 1401 ; fille 
de Jean de Bellosac , écuyer , seigneur de la Pivardière. 
De ce mariage sont issus : 

i.° Maurice, dont l'article suit ; 

2. Marie Buor, épouse de Georges Foucher 

écuyer , seigneur des Herbiers , avec lequel elle * 

vivait le 19 novembre 142 5. 

Dans le même tems vivait : 

Jean Buor , marié, vers l'an 1420, avec Jeanne 
Prévost, dame de la Boutetière , fille de Guil- 
laume Prévost, écuyer, seigneur de la Boutetière 
et de Vellaudin , et de Mathurine de la Char- 
dière. 

16. 10 



I4 ' 2 BUOR DE LAVOY. 

V. Maurice Buor , II fc du nom, chevalier, seigneur 
de la Motte-Freslon , de la Lande-Buor, et de la Ger- 
baudière , échanson de Jean , fils de France , duc de 
Berry , et capitaine de la Grange de Jard , par lettres du 
I er octobre 1410; épousa, par contrat du 14 février 
1416, Marguerite Foucher , fille de Jean Foucher, 
chevalier, seigneur de la Sauzaye, et de Marie Saulnier. 
Conjointement avec sa femme, il transigea, le 19 no- 
vembre 1425, avec Jean Buor, chevalier, seigneur de 
la Gerbaudière , son père. Il rendit hommage , le 28 
janvier 1437, à Louis, sire d'Amboise. On lui connaît 
deux enfants : 

1 .° Jean , dont l'article suit ; 

2. Marguerite Buor, mariée, en 1440 , à Olivier 
Poitevin , chevalier. Le 3 juin 1448 , ils passèrent 
conjointement un accord avec Jean Buor , sei- 
gneur de la Lande, leur frère et beau-frère. 

VI. Jean Buor, II e du nom, écuyer, seigneur de la 
Lande-Buor, de la Gerbaudière, et de la Mothe- 
Freslon , épousa , par contrat du 9 décembre 144.3 , 
Jeanne Fresneau , fille de Jean Fresneau , écuyer. Il 
comparut au ban du Poitou , convoqué au mois de mai 
1453. Il eut trois fils : 

i.° Louis Buor, écuyer, seigneur de la Gerbau- 
dière , vivant'en i5o2 ; 
2. Joachim Buor , dont l'article suit ; 
3.° François Buor, écuyer, vivant en i5o3. 

Dans le même tems vivait : 

Marguerite Buor, mariée, vers i5oo, à Jean Ro- 
bert , écuyer , seigneur de la Rochette. 

VII. Joachim Buor, écuyer, seigneur delà Mothe- 
Freslon , partagea la succession paternelle avec Louis 
Buor , son frère , le 9 avril 1 5o2 ; partage qui fut ratifié 
par François Buor, son autre frère, le 7 janvier i5o3. 



BUOR DE LAVOY. , 4 3 

Il reçut un hommage, le i ,r mars 1509, de Marguerite 
Buor, sa parente, on ne sait à quel degré. Il laissa : 

I. - René Buor, écuyer , seigneur de la Motte- 
Freslon. Il fit deux hommages au seigneur de la 
Trémoille, le 5 juin 1527, et le 12 août i55o. Par 
acte du pénultième de décembre i53o, il par- 
tagea la succession paternelle avec Jacques Buor, 
écuyer, et Gilles Buor , chevalier, seigneur du 
Plessis, ses frères, et Madelaine Buor, sa sœur. 
• Il reçut un hommage en 045, et fut convoqué 

aux ban et arrière-ban de la noblesse du Poitou, 
aux mois de mars et de septembre 1 557; 

2. Henri Buor, écuyer, seigneur delà Motte-Fres- 
lon, qui, de Catherine Prévôt, sa femme, laissa 
Louise Buor, alliée à Anselme Thevenin, sei- 
gneur de la Roche, fils d'Artus Thevenin, sei- 
gneur de la Roche-Thevenin, et de Marguerite 
du Vau ; 

3. # Jacques Buor, écuyer, sieur de la Motte-Freslon, 
marié, par contrat du 12 décembre 1242, à Ju- 
lienne du Plessis. Il comparut au ban du Poitou, 
l'an 1543 ; fit le rachat de la Motte-Freslon, après 
la mort de son père, le 5 juin i55g ; rendit hom- 
mage, pour la même terre, le 9 avril i56o; fut 
exempté du ban et arrière-ban, le i5 mai i563, 
le 16 octobre 1567, le 8 octobre i568, le 18 
novembre i56p et le 21 janvier 1570; 

4. Gilles, qui continue la lignée ; 

5.° Mathurin Buor, écuyer, seigneur de la Gaslon- 
nière et de la Courterière , qui, Tan 067, était 
sous la curatelle de Nicolas Pignot, sieur du 
Retail ; il fut maintenu dans sa noblesse, par les 
commissaires départis en la généralité de Poi- 
tiers, le 10 avril 082; 

6.* Madelaine Buor, mariée, après i53o, avec 



i 4 4 



/ 
BUOR DE LAVOY. 



Jacques Mauclerc, écuyer , seigneur de Laubar- 
dière ; 

Dans le même tems vivait : 

N... Buor, seigneur de la Roche-Buor, marié avec 
Louise de Daillon, fille de François de Daillon, 
(de la maison du Lude ), chevalier de l'ordre du 
Roi , et de Marie Bullet. Il en eut , entr'autres 
enfants, Marguerite Buor, e'pouse de Pierre Ber- 
trand, seigneur de la Paissonnière , fils de 
Guyard Bertrand, seigneur, de la Roche-Henri, 
et de Marie Boutin de la Proustière. 

VIII. Gilles Buor, I er du nom, chevalier, seigneur 
du Plessis, de la Lande, de la Gerbaudière, etc., épousa, 
i.° par contrat du 2 mai 1 534, Marie Boutin, dame de 
la Méronnière, veuve de François Girard , écuyer , sei- 
gneur de la Méronnière; 2. par contrat [du 2 mai 1 539, 
demoiselle Sala Monbou. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

1 .° François, dont l'article suit ; 

2. Jean Buor , chanoine de Luçon , vivant en 

1564; 
3/ Susanne Buor, mariée à François Mauclerc, 

écuyer , seigneur du Petit-Bois. Ils vivaient en 

1577, et Susanne Buor en 1592; 

4. André Buor, ) , . , . . , 

7 n ( dont on ignore la destinée; 

5.° Jacquette Buor.l ° 

Du second lit : 

6.* Pierre Buor, écuyer, seigneur de la Lande, 
marié, par contrat du 6 juillet 1545, avec Marie 
Linger, fille de Jean Linger , écuyer , sieur du 
Plessis-Thesselin . Il fit un accord, l'an 1564, 
avec François Buor, son frère aîné. Il eut, en- 
tr'autres enfants : 

a. Baptiste Buor, écuyer, seigneur de la 



m OR DE IAVOY. I4 5 

Lande-Buor, marié, par contrat du 20 juil- 
let 1582, avec demoiselle Olympe de Les- 
pinay, fille de noble et puissant Pierre de 
Lespinay ; 
b. Josias Buor, écuyer, seigneur de Saint- 
Hillaire, marié, par contrat du 27 sep- 
tembre 1596, avec Louise Tranchant, fille 
de Jacques Tranchant, e'cuyer, seigneur de 
de la Barre- du-Treuil. Josias Buor obtint 
un certificat de Philippe de Héère , com- 
missaire député par le roi , pour le régal- 
lement des tailles, en la généralité de Poi- 
tou, le 14 avril 1599, où se trouve faite 
l'énumération de ses titres ; 
7." Esther Buor , dame de la Patrière , mariée, 
par contrat du 9 août 092 , à Charles deCham- 
peaux , seigneur du Verger. 

IX. François Buor, I er du nom , écuyer , seigneur 
de la Gerbaudière , de la Meronnière , de la Forest et 
de l'Establière, rendit aveu de son hôtel de la Lande , 
le 8 mai i55o ; fut maintenu dans son ancienne extrac- 
tion , par sentence des commissaires sur le fait des 
francs-fiefs, du 10 avril 082 ; et rendit hommage au 
seigneur de Montausier , le 20 juillet 1584. Il avait 
épousé, par contrat du 7 septembre i563 ; Marie Dori- 
neau , fille de feu Lucas Dorineau , écuyer , et de Louise 
Regnault. Elle était veuve de lui, le 3 septemlre 1597, 
qu'elle consentit une obligation en faveur de Gilles 
Buor, son fils aîné. Elle testa le 22 juin 1626. Leurs 
enfants furent : 

i.* Gilles, dont l'article suit, 

2. Abraham Buor, auteur de la branche des 
seigneurs de Lavoy , rapportée en son rang. 

Dans le même tems vivait : 
Charlotte Buor , mariée , en 1597 , à Gilles des Nos, 



1 46 BUOR DE LAVOY. 

chevalier, seigneurde Hemenard, delaTannière, 
près Châtelleraud , chevalier de l'ordre du Roi, 
fils de François des Nos , seigneur des mêmes 
lieux, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme 
ordinaire de sa chambre , et de Charlotte Jousson . 
. dame de la Musardière. 

X. Gilles Buor, II 9 du nom , chevalier, seigneur du 
Verger et de l'Establière, fut déchargé du ban et arrfère 
ban du Poitou, par sentence du 5 juillet 1595. Il seryit 
en qualité d'homme d'armes des ordonnances du Roi , 
ainsi qu'il appert d'un certificat du 25 avril 1598. Il 
épousa, par contrat du 4 février 1616 , Catherine Ri- 
chard, et ne vivait plus le 21 janvier 1 655. Ses enfants 
furent : 

1 .° René Buor , chevalier , seigneur du Verger, 
mort en i656; 

2. François, qui continue la lignée; 

3.° André Buor, écuyer , vivant le 26 mars 164 1 , 
probablement père de Charles Buor, chevalier, 
seigneur de la Gestière , qui assista , avec cette 
qualité et celle de cousin germain, au contrat 
de mariage de Louis-Gabriel Buor, le 2 avril 
i685; 

4. Catherine Buor , mariée à Philippe du Pont- 
Roger , chevalier , seigneur de la Rumallays ; 

5.° Marguerite Buor , mariée à Elie Noiron , écuyer, 
seigneur de la Vergne , avec lequel , par acte du 
2 mai i656 , elle céda et transporta à François 
Buor, seigneur de la ChanolièAe , son frère , tous 
les droits qu'elle avait à la succession de René 
Buor , leur frère aîné. 

XI. François Buor, II e du nom, chevalier, seigneur 
je la Chanolière , fut nommé par le roi , gouverneur et 
commandant du château de la Chaume des Sables-d'O" 
Ion ne et de toute Ja côte du bas Poitou , le 7 janvie" 
i683. Il servit au ban de la noblesse du Poitou, con- 



BUOR DE LAVOY. 



'47 



voqué l'an 1694; il avait été maintenu dans sa noblesse, 
conjointement avec Catherine Buor , sa sœur , Louis 
Buor , écuyer , seigneur de Lavoy , et René Buor , 
écuyer, seigneur des Mortières, par jugement de Pierre 
Rouillé du Coudray, commissaire départi par le Roi, en 
la généralité de Poitiers, du 29 janvier 1671. On lui 
connaît huit enfants du mariage qu'il avait contracté , 
le 21 janvier i655 , avec Renée Bouhier , tille de feu 
messire André Bouhier , chevalier, seigneur de la Che- 
vastelière, et de Catherine Morisson ; savoir : 
i. # Louis-Gabriel, dont l'article suit ; 
2. # Victor Buor, écuyer, seigneur des Mortières; 
3.° André Buor, seigneur de Villeneuve, qui, l'an 
1695 , comparut au ban de la noblesse du bas 
Poitou. Il vivait en 1716, avec Catherine Bouhier 
de la Vairie, son épouse ; 
4„° Robert Buor, écuyer, seigneur de la Charou- 
lière, vivant en 171 6, alors marié avec Anne 
Rimaudeau de la Guillotière ; 
5.* Anne-Gabrielle Buor , mariée à François de 

la Poëze, écuyer, seigneur de la Noue ; 
6.° Marguerite Buor, vivante en 171 6; 
7. Catherine, demoiselle de la Chanolière, vivante 

en 171 6; 
8.* Renée Buor, vivante le 16 juillet 1701. 

XII. Louis-Gabriel Buor, chevalier, seigneur du 
Verger et de la Chanolière , commandant , après son 
père , de la Chaume de la ville des Sables-d'Olonne et 
des côtes du Poitou. Il fut maintenu dans sa noblesse 
avec Renée Bouhier , sa mère , Louis Buor , seigneur 
de Lavoy , Victor Buor , seigneur des Mortières , René 
et Louis Buor , écuyers , par Gilles de Maupeou , 
comte d'Ableiges , commissaire député par le roi , en 
la ge'néralité de Poitiers, le 28 septembre '.699. Il avait 
épousé, par contrat du 2 avril i685, Marguerite-Louise 
de Rimaudeau, tille d'André de Rimaudeau, chevalier, 



I4 8 « BUOR DE LAVOY. 

seigneur de la Guillotière, et de Louise Pinard. Louis- 
Gabriel Buor était décédé lors du contrat de mariage de 
son fils aîné, qui va suivre. Ses enfants furent : 

i .° François- André, qui continue la lignée ; 

2. René Buor, écuyer , seigneur du Verger, vivant 

en 1 7 1 6 ; 
3.° Robert - Louis Buor, écuyer, seigneur de la 

Menardière, qui fonda la branche des seigneurs 

de la Jousselinière, rapportée plus loin ; 
4. Gabriel Buor , chevalier , seigneur de la Ver- 
, gnais , marié , avant le 25 janvier 1730 , avec 

Louise-Rose Caillaud ; 

5.° Marguerite Buor, i . . 

r n r- L • 11 r, vivantes en 171 6: 

6.° Gabnelle Buor, \ 

7. Louise Buor, mariée, avant le 18 février 17 16, 

à Louis-René Barbarin, chevalier , seigneur du 

Grand-Plessis. 

XIII. François - André Buor, chevalier, seigneur de 
la Chanolière , fut maintenu dans sa noblesse avec ses 
frères et sœurs, par jugement de M. Quentin de Riche- 
bourg, intendant en la généralité de Poitiers, le i5 jan- 
vier 1716. 11 épousa, par contrat du 18 février suivant, 
Marie - Françoise Marchand de la Mulnière , fille de 
messire Gilles Marchand , chevalier , seigneur de la 
Mulnière , et de Marie Guesdon. De ce mariage sont 
issus six fils et trois filles, entr'autres : 

i.° Louis-François, dont l'article suit; 

2. Louis - François - Jean - Benoît Buor, chevalier, 
seigneur de la Chanolière , chevalier de Saint- 
Louis, mort brigadier des armées navales, sans 
avoir été marié j 

3.° N... Buor, chevalier delà Mulnière, mort aux 
îles, capitaine de vaisseau ; 

4.* N... Buor, de la Chanolière, une des plus habiles 
officiers supérieurs qui servirent sous le comte de 



BUOR DE LAVOY. 149 

Guichen. Il a laisse trois tilles. Quoi qu'il eut 
perdu toute sa fortune par le fait de la révolu- 
tion , il préféra mourir dans l'indigence , que 
d'accepter la place de préfet maritime à Roche- 
fort , sous le gouvernement illégitime ; 
5/ N... Buor du Ligneron, religieuse. 

XIV. Louis-François Buor, chevalier, seigneur de 
la Mulnière et des hautes justices d'Hommes, épousa 
Jacquette Macé des Longeais , dont sont issus : 

1 .° Louis-Jacques , dont l'article suit ; 

2. Marie- Louis Buor , chevalier de la Mulnière , 
ancien lieutenant de vaisseau , chevalier de l'ordre 
roval et militaire de Saint- Louis, décédé ; 

3.» Marc-Gilles Buor, chevalier de Saint-Louis , 
lieutenant de vaisseau ; 

4. Henri-Louis Buor , chanoine de l'église cathé- 
drale de Luçon ; 

5.» Joseph-Marie Louis Buor, chevalier des Lon- 
geais , ancien oiïicier de dragons , chevalier de 
Saint-Louis ; a fait toutes les campagnes de 
l'armée de Condé , en qualité d'officier ; il a 
épousé demoiselle de la Roche-Saint-André • 

6. # Marie-Marguerite Buor delà Mulnière , mariée ; 

y* Marguerite-Jacquette Buor des Longeais » 
mariée. 

XV. Louis-Jacques Buor , chevalier , châtelain de 
la Mulnière , seigneur de la Choine , des hautes justices 
d'Hommes , de la Flevière de Saint-Martin de Brem , 
et autres lieux, entra de bonne heure au service, et y 
obtint une place de sous-lieutenant dans un régiment de 
dragons. Il émigra en 1791 , et mourut peu de tems 
après la fatale campagne de 1792. Il avait épousé Marie- 
Louise Buor de Boislambert , fille de Louis Buor , che- 
valier , seigneur de Boislambert et de Lavoy, et de dame 
Marie-Madelaine Buor de la Gobinière, par contrat du 



ï5o BUOR DE LAVOY. 

i er juillet 1787. De ce mariage, il a laissé deux filles 
qui ont péri dans la guerre de la Vendée, après ie 
passage de la Loire, où elles avaient suivi leur mère. 
Elle se remaria , en secondes noces } à Alexandre- Fran- 
çois-Richard-Honoré Grelier du Fougeroux. 

SEIGNEURS DE LAVOY. 
Branche aînée actuelle. 

X. Abraham Buor, chevalier , seigneur de la Jarrie 
et des Mortières, second fils de François Buor , I er du 
nom , écuyer , seigneur de la Gerbaudière , et de Marie 
Dorineau , épousa, i.° le 21 novembre 1620, Susanne 
Maucler , dame de la Grimaudière ; 2. le g septembre 
i63i, Madelaine de Bechillon , dame de la Barbière, 
veuve de Charles le Roux. Il eut de ce dernier ma- 
riage : 

1 .° Louis , dont l'article suit ; 

2. René Buor , chevalier , seigneur des Mortières , 

qui , le 3 juillet i665 , partagea la succession 
paternelle et maternelle avec Louis Buor , sei- 
gneur de Lavoy, son frère aîné ; 
3.° Susanne Buor, religieuse en i665. 

Dans le même tems vivait : 

Marie Buor , alliée avec Calixt Rorthais, seigneur 
de la Rochette , dont elle fut la seconde femme. 
Il était fils d'Yves Rorthais , chevalier , seigneur 

de la Rochette , et de Philippine le Febvre. 

XI. Louis Buor, I er du nom, chevalier, seigneur. 
de Lavoy , assista, le 21 janvier i655 , au contrat de 
mariage de François Buor , chevalier , seigneur du 
Verger, son cousin germain. Par contrat du 17 février 
1664, il s'allia avec Louise Aymond , fille de Julien 
Aymond , chevalier. Elle se remaria, en secondes noces, • 



BUOR DE LAVOY. 1 5 I 

à Charles Aymond , écuyer, seigneur du fief Petitière. 
Elle a eu de son premier mariage : 

i .' Louis , dont l'article suit 

2. Victor Buor , chevalier, seigneur des Mortières , 
vivant le 19 octobre 1706 ; 

3.° René Buor, chevalier, seigneur du Bois-Bou- 
cher, vivant le 19 octobre 1706, mort en*i7io; 

4. Gabriel Buor , qui fonde la branche des sei- 
gneurs de la Gobinière , rapportée en son rang ; 

5.° Céleste Buor, religieuse au couvent de Notre- 
Dame à Fontenay. 

XII. Louis Buor, II* du nom, écuyer, seigneur 
de Lavoy , partagea la succession paternelle et maternelle 
avec ses frères, le 7 décembre 1702. Il épousa Louise 
Penaud, fille de Pierre Penaud, écuyer, et de Louise 
Masson de la Noue. Il comparut aux bans et arrière-bans 
de la noblesse du bas Poitou, convoqués en 1695 et en 
1703. Il a eu de son mariage : 

1 .° Louis , dont l'article suit ; 

2. Pierre Buor , écuyer , seigneur des Martelières , 

marié, par contrat du 25 janvier 1730, avec 

Marie-Jeanne Caillaud ; 
3.° Louise Buor, femme de Pierre Viault , écuyer, 

seigneur du Fay. Elle ne vivait plus le 25 janvier 

1730. 

XIII. Louis Buor, III e du nom, chevalier, sei- 
gneur de Lavoy , partagea avec Pierre Buor , seigneur 
des Martelières , et Louise Buor , épouse de Pierre 
Viault du Fay, ses frère et sœur, la succession de René 
Buor, seigneur du Bois-Boucher, leur oncle, par actes 
des 26 octobre 17 10 et 27 février 172 1. Il épousa, par 
contrat du 7 mai 1723, Marie-Anne de Ramberge, fille 
de défunt Antoine de Ramberge, chevalier, seigneur du 
Bois-Lambert, et de Françoise-Angélique Aubert. Il 



l52 BUOR DE LAVOY. 

ne vivait plus le 5 octobre 1762. De ce mariage sont 



ISSUS 



1 . 8 Louis , dont l'article suit -, 

2. Louise Buor, mariée à René-Daniel Châtei- 

gner, chevalier, seigneur du Bergeriou, des 

Oullières , et autres lieux. 

XIV. Louis Buor , IV e du nom , chevalier , sei- 
gneur de Lavoy et du Bois-Lambert, servit au ban de 
la noblesse du Poitou en 1758. Il épousa, par contrat 
du 9 octobre 1762, Marie-Madelaine Buor, dame de la 
Gobinière , fille de Victor Buor , chevalier , seigneur de 
la Gobinière, et de Marguerite Rochard de Landeber- 
gère. De ce mariage sont issus : 

1 .° Louis-Alexandre , dont l'article suit ; 

2. Marie-Louise Buor, mariée, i.° à Louis- 
Jacques Buor , chevalier , seigneur de la Flevière 
et de la Mulnière : 2. à Alexandre-Francois- 
Richard-Honoré Grelier du Fougeroux , ancien 
officier au régiment Royal-Pologne , fils unique 
de N.... Grelier, chevalier, seigneur du Fouge- 
roux, et de N.... Racodet de Saint-Martin. Il 
émigra en 1 791 ; fit la campagne de 1792 , dans la 
cavalerie noble de la coalition du Poitou. Après 
cette fatale campagne, il entra dans le régiment 
d'Hompech , hussards; suivit ce régiment en 
Angleterre, et passa, en 1795 , dans la Vendée ; 
il servit , pendant quelque tems , dans les Chouans 
de Bretagne; commanda , en 1798 , une division , 
et a obtenu, de sa majesté Louis XVIII, en 
18 14, la croix de Saint-Louis et le grade de 
lieutenant-colonel. Ils ont un fils , nommé Ernest 
Grelier du Fougeroux , né en i8o3. 

XV. Louis-Alexandre Buor , chevalier , seigneur 
de Lavoy, né à Fontenay , en 1765 , entra au service en 



BUOR DK LAVOV. t 53 

1779, dans le corps des chevau-Iégers , après avoir tait 
les preuves nécessaires pardevant M. Chérin , généalo- 
giste des ordres du roi. En 1791 , il émigra , rejoignit 
son corps à Neuwied , et y fit la campagne de 1792 , 
dont les suites furent si funestes à la noblesse française. 
Après avoir végété quelque tems en Allemagne , il 
passa en Angleterre ; servit dans le cadre des gentils- 
hommes commandés par le prince de Léon , duc de 
Rohan, pour l'expédition de Quiberon. Après avoir été 
témoin des désastres de cette entreprise , il retourna en 
Angleterre , attendre un moment plus heureux , où le 
roi et les princes eussent pu l'employer. Avec leur 
agrément, il rentra en France en 1800, et racheta, avec 
l'aide de ses amis, quelques débris de la fortune de son 
père. Il ne voulut accepter aucune place sous l'usurpa- 
teur. En 1814, peu de tems après la rentrée du roi, il 
partit pour Paris, afin de se réunir au corps des chevau- 
légers que l'on formait dans, cette capitale. Il obtint de 
sa majesté le grade de chef d'escadron, le 24 août 18 14, 
et fut reçu, le 3o du même mois, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis par les mains de son 
altesse royale monseigneur le comte d'Artois. En 181 5 , 
lors du débarquement de Buonaparte , il fut un des 
premiers à se faire inscrire à la préfecture de Bourbon- 
Vendée , pour marcher contre l'usurpateur ; ce qui fit 
que, pendant les cent jours, il fut tenu dans une surveil- 
lance très-sévère. Il fut des premiers à arborer les signes 
de la royauté sur le clocher de sa commune. Il a épousé, 
i.° par contrat du 3o juin 1788, Henriette de l'Espinay 
de Beaumont, fille de Louis-Gabriel de l'Espinay, 
chevalier, seigneur de Beaumont, de Bouliès , et autres 
lieux , et de Suzanne- Louise d'Appelvoisin. Son épouse, 
son beau-père et sa belle-mère furent du nombre des 
victimes des noyades de Nantes , ayant péri dans les 
bateaux à soupapes de l'infâme Carrier ; 2. par contrat 
passé au château de la Guilmaudière , le 12 août i8o3 , 
Stéphanie-Jeanne-Thérèse de Bernon , fille de Henri 



1 54 B UOR DE LAVOY. 

de Bernon , écuyer , seigneur du Puitumer , et de Pé- 
lagie Racodet , dame de Saint-Martin. Louis-Alexandre 
de Buor a eu pour enfants , 

Du premier lit : 

r .° Théodore Buor de Lavoy , massacré à Laval , 
pendant la guerre de la Vendée ; 

Du second lit : 

2. Louis-Hippolyte Buor, né le 24 avril i8o5 ; 

3.° Elisa-Adélaïde Buor, ) , . n .. . „ 

n _ ,. _ , . _ > nées le 8 avril 1806 ; 

4. Caroline-Bénigne Buor, ) 

5.° Honorée-Thérèse-Stéphanie Buor, née le 3i 

mai 1809. 

Seigneurs de la Gobinière. 

XII. Gabriel Buor , chevalier , seigneur de la Gobi- 
nière, quatrième fils de Louis Buor, I er du nom , sei- 
gneur de Lavoy , et de Louise Aymond , épousa , par 
contrat du 19 octobre 1706, Madelaine Thomas, fille 
d'Adrien Thomas, sieur de la Foresterie, conseiller du 
roi, et président en l'élection de Mauléon, et de Marie- 
Marguerite Pineau. Il fut major des gardes-côtes du bas 
Poitou. Le 18 mars 1722, il fit avec Louis Thomas, 
seigneur du Vignau , son beau - frère , le partage des 
biens de feue Marie-Marguerite Pineau , leur mère et 
belle-mère. De ce mariage sont issus : 

1 .° Victor-Gabriel, dont l'article suit ; 

2. Louis Buor, seigneur de Laumondière ; 

3.° Alexis Buor, seigneur de TEchasserie , vivant 

le 7 mai 1723 ; 
4. Marie - Madelaine Buor , marie'e à Louis de 
Mssnard, écuyer, seigneur de r la Chanays , capi- 
taine d'infanterie au régiment de l'Ile-de-France. 
De ce mariage est provenu : 
A. Louis- Alexandre- Bonaventure , comte de 



BUOR DE LAVOY. l55 

Mesnard, capitaine des gardes de la porte 
de Monsieur , mestre-de-camp de cavalerie , 
chevalier de Saint-Lazare , et de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis , mort à 
Coblentz, dans l'émigration, à la suite du 
roi. De son mariage avec une demoiselle de 
la Boucherie, il a laissé : 

a. N.... marquis de Mesnard, marié avec 
demoiselle N... de Caumont-la-Force. 
Il a été fusillé dans le tems ce la ter- 
reur ; 

b. Louis - Charles - Bonaventure - Pierre , 
comte de Mesnard , chevalier de Mal- 
te et de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis, officier de la Légion- 
d'Honneur. Il a émigré et est rentré 
avec le roi. Il est à présent maréchal 
de-camp , gentilhomme de monsei- 
gneur le duc de Berri et premier écuyer 
de son altesse royale madame la du- 
chesse de Berri. 

XIII. Victor-Gabriel Buor , chevalier, seigneur de la 
Gobinière, épousa, par contrat du 7 janvier 1737, 
Marguerite Rochard de Landebergère , fille de Pierre 
Rochard , écuyer , seigneur de Landebergère , ancien 
auditeur en la chambre des comptes de Bretagne, et de 
Marguerite-Renée .Courtin. Il est rappelé comme défunt 
dans le contrat de mariage du 5 octobre 1762, de Marie- 
Madelaine Buor , sa fille , avec Louis Buor de Bois- 
Lambert. 

Seigneurs de la Jousselinière. 

XIII. Robert-Louis Buor, écuyer, seigneur de la 
Menardière , troisième fils de Louis-Gabriel Buor , sei- 
gneur du Verger et de la Chanolière , et de Louise de 



ï 56 BUOR DE LAVOY. 

Rimaudeau de la Guillotière , comparut au ban de la 

noblesse du Poitou, convoqué en 1703. Il eut entr'autres 
enfants : 

XIV. Louis Buor , I er du nom , écuyer , seigneur 
de la Jousselinière , de l'Eraudière et de Durchamps, 

allié avec N Gazeau. Il en eut. trois fils et trois filles. 

Les fils sont : 

1 .° Louis- Alexandre , qui suit ; 

2. Auguste Buor, auteur de la branche des sei- 
gneurs de la Couperie , mentionnée ci-après; 

3.° Louis Buor, tige des seigneurs du Recredis , 
rapportés en leur rang. 
.. 

XV. Louis-Alexandre Buor , chevalier , seigneur de 
la Jousselinière et de l'Eraudière , servit au ban de la 
noblesse du Poitou en 1758. Il épousa N.... Robins , 
dont il a eu cinq fils et deux filles , entr'autres : 

1 fi Alexandre-Josué , qui suit ; 

2. Augustin Buor, seigneur du Rosays, garde du 
corps du roi ; marié, 1 .° à N.... Guignebaud de 
la Millière; 2. à N.... delà Touche-Lebault. Il 
mourut dans l'émigration , ayant eu de son pre- 
mier mariage, Augustin Buor, marié à Stépha- 
nie Buor, sa cousine germaine, qui le rendit 
père de Léontine Buor ; 

3.° Louis-Gilles Buor, ancien officier d'infanterie, 
chef de bataillon à l'école militaire de la Flèche , 
chevalier des ordres royaux et nrtilitaires de Saint- 
Louis et de la Légion-d'Honneur. Il a épousé 
Rosalie de Gambart , dont un garçon et deux 
filles ; 

4. N.... Buor, mort curé de Châlons ; 

5.° N.... Buor, mariée à N.... de Baudry d'Asson , 
mort sans hoirs. 

XVI. Alexandre-Josué Buor, écuyer, seigneur de la 



BUOR DE I.AVOY. l5j 

Jousselinière , de l'Eraudière , de Durchamps, etc. , etc . , 
ancien chevau-léger de la garde ordinaire du roi, che- 
valier de Saint-Louis; a apousé N.... Baudoin de Lon- 
sonnière, dont sont issus trois enfants: 
i ° Alexandre-César , qui suit ; 
2." Louise-Pauline Buor , mariée , en 1804 , à Fran- 
çois Gorin , seigneur de Pousays , ancien officier 
au régiment Royal- Pologne , chevalier de Saint- 
Louis , dont il a eu trois enfants; 
3„ - Marie- Pauline Buor, alliée à Alexandre de Cuis- 
sard , écuyer, seigneur des Fontaines en 1807 . 

XVII . Alexandre-César, Buor , écuyer. seigneur de la 
Jousselinière et de l'Eraudière, a épousé, i. p Céleste- 
Catherine Mignot d'Houdan; 2 ° Victoire- Louise Buor, 
sa cousine-germaine, fille de Gille Buor, écuyer, et 
de Rosalie de Gombart; ses enfants sont , 

Du premier lit : 
r.° N Buor de la Jousselinière, demoiselle; 

Du second lit : 

2. Auguste-César Buor de la Jousselinière , né au 
mois de novembre 18 18 . 

Seigneurs de la Couper ie . 

XV . Auguste Buor , écuyer , seigneur de la Couperie, 
second fils de Louis Buor, seigneur de la Jousselinière , 
et de N... Gazeau , servit au ban de la noblesse du Poi- 
tou en 1758 . Il épousa N... Hillaret, dont il eut: 

XVI. Alexandre Buor, I' r du nom, écuyer, sei- 
gneur de la Couperie. Il épousa , en 1780, N... de Fonte- 
nelle de Vaudoré , dont : 

XVII. Alexandre Buor, II* du nom, écuyer, sei- 
gneur de la Couperie , né en 1783 . 

là. 11 



,58 PEPIN DK BELLE-ISLE. 

Seigneurs de la Menardière et du Recredis . 

XV. Louis Buor; II e du nom, écuyer , seigneur de 
la Menardière et du Recredis, troisième fils de Louis 
Buor , I er du nom , seigneur de la Jousselinière , et de 
dame Gazeau , épousa N... Buor, sa cousine germaine, 
dont il eut: 

i.° Louis , qui suit ; 

2.° N.... Buor, curé de Montegu , mort en 1818 ; 

3.° Auguste Buor, curé du Poire-sur-la Roche. 

XVI. Louis Buor , III e du nom , écuyer , seigneur de 
la Menardière et du Recredis, épousa, le 8 juin 1779, 
Armande de Suzannet . Ils ont eu deux enfants : 

1 .° Armande , qui suit ; 

2. Stéphanie Buor , mariée i.° à Augustin Buor, 

écuyer, seigneur du Rosays, son cousin germain; 

2. à N... Tinguy du Pouet , ancien officier au 

régiment de Bourgogne , chevalier de Saint-Louis , 

dont quatre enfants . 

XVII. Armand Buor, écuyer, seigneur du Recredis 
et de Puissec , né en 1783 , a servi dans les gardes d'hon- 
neur . Il n'est pas marié . 

Il existe encore la branche des seigneurs de la Lande , 
établie à Nantes , et celle des seigneurs du Pelit-Marais , 
dont on ne connaît pas la filiation . 

Armes : d'argent , à trois coquilles de gueules , au franc- 
canton d'azur. 



PEPIN de BELLE-ISLE , famille très-ancienne de la 
province de Bretagne, qui justifie d'un arrêt de main- 
tenue du parlement de Bretagne, en date du 19 août 



PEPIN DE RELLE48L8. ,5ç, 

1776, et d'un certificat en forme délivré par le juge 
d'armes de France, du 16 août 1779, par lesquels il 
appert que cette famille a pour souche authentique. 
Jean Pépin, seigneur de la Bouillee, qui comparut aux 
montres des nobles de l'évêché de Saint-Malo, des an- 
nées 1478, 1481 et 148?. Il était lieutenant de Jean 
de Parthenay, seigneur de Parigné, capitaine du château 
de Landal; il fut tué à la rencontre de Saint-Aubin du 
Cormier, en 1488. 

Ce Jean Pépin fut père de Guillaume Pépin, sieur 
de Viellemaison, ainsi qu'il conste par la réformation 
de l'évêché de Dol en 1 5 1 3 - il fut le IV e aïeul de Marc 
Pépin, seigneur de Martigné, et de Bertrand Pépin, sei- 
gneur de Boisjan, qui furent maintenus dans la qualité 
de nobles et d'écuyers, par arrêts des commissaires-géné- 
raux du conseil, les 23 juillet et 12 novembre 16995 et 
le V e aïeul de Julien Pépin, seigneur de Belle-Isle, 
chef d'escadre des armées navales, qui fut maintenu 
dans sa noblesse d'ancienne extraction, par arrêt du 
parlement de Bretagne, du 19 août 1776; il avait assisté, 
aux états de ladite province, dans Tordre de la noblesse, 
en 1750 et 1762. Cette famille a été admise à fournir un 
page du roi en 1761, une demoiselle à Saint-Cyr en 
1763, et un élève à l'école royale militaire en 1764, sur 
preuves faites pardevant le généalogiste nommé par le roi. 

Services: cette famille a foHrni plusieurs officiers dis- 
tingués, entr'autres, Pierre Pépin de Belle-Isle qui com- 
mandait, en 1682, un vaisseau sur lequel il fut tué en 
1684, combattant contre trois vaisseaux algériens; Tho- 
mas Pépin de Belle-Isle, capitaine d'un vaisseau de guerre, 
en 1697 et l 7°4> °t u * ^ x plusieurs prises importantes 
sur les Anglais et les Hollandais; Julien Pépin de 
Belle-Isle, chef d'escadre des armées navales, chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui mérita par 
son intrépidité d'être placé au rang des marins les plus 
distingués du dernier siècle; il fut nommé en 1765, par 



iôo TOURNOIS DE BONNE VA LLET. 

les états de Bretagne, pour veiller à la construction du 
vaisseau dont ils faisaient hommage au roi. Cette famille 
a fourni en outre, un conseiller au parlement de Bre- 
tagne. 

Armes: d'azur, au -chevron componé de sept pièces, 
trois d'argent et quatre de sable, accompagné de trois 
pommes de pin versées d'argent. 



TOURNOIS de BONNEVALLET, famille originaire 
de la Beauce, transplantée à Paris, puis en Dauphiné et 
en Artois. 

I. Pierre Tournois, I er du nom, vivait en 1450, 
avec Marie Gayet, sa femme. Il avait pour sœur Jeanne 
Tournois, mariée à Gentien Barbert. Pierre Tournois 
eut les enfants qui suivent : 

1 .° Etienne, qui continue la lignée; 
2. Autre Etienne Tournois, qui de Marie Barlaton 
de Baule, sa femme, eut une fille, Marie Tour- 
nois, femme de Jacques Hémond ; 
3.° Pierre Tournois, ) ... 

4.» Noël Tournois, (morts sans postérité; 

5.° Jeanne Tournois, femme de Jean Pezard. 

II. Etienne Tournois, I er du nom, épousa Jeanne 
de Bury, avec laquelle il vivait en i5oi. Il en eut les 
enfants qui furent: 

1 .° Jean, qui viendra ci-après ; 
2. Etienne Tournois, marié avec N... Caubert; 
3.° Gentien Tournois, marié avec N... Robert; 
4. Paul Tournois, mort sans postérité; 
5.° Pierre Tournois, qui de Marie de Crouit, sa 
femme, eut deux fils, savoir: 



TOURNOIS DE BONNEVALLST. ,61 

a. Baltazard Tournois,) 

, „ ~ . ï morts sans lignée ; 

b. Hugues Tournois, \ 

'>.° Marie Tournois, femme de Jean du Mont. 

Dans le même tenu vivait : 

Isabeau de Tournois, épouse de François de Bir- 
thélemi, baron de Gramont, maître des requêtes 
ordinaire de l'hôtel. Ils eurent , entr autres en- 
fants, Georgette de Barthélemi, mariée, à Tou- 
louse, par contrat du 23 janvier 1 556, à Louis 
Pelet, baron de Combas et de Montmirat, depuis 
chevalier de l'ordre du Roi et gentilhomme ordi- 
naire de sa chambre. | Histoire des grands offi- 
ciers de la couronne.) 

III. Jean Tournois vivait, en c58i, avec Roberte de 
Montenolle, sa femme. Elle le rit père de : 

ï." Pierre, dont l'article suit ; 

2. Georges Tournois de la Gitonnièrc, mort suis 

alliance ; 
3.° Etienne Tournois, époux de N... du Val, mort 

sans enfants; 

4. André Tournois, mort sans alliance ; 
5.» Marie Tournois , que demoiselle du Bois . sa 

temme, n'a laissé qu'une tille , marée au sieur 

Lambert. 

IV. Pierre Tournois est le premier de cette famille 
qui ait pris h qualité de noble, en vertu de sa charge de 
conseiller en la chambre souveraine des comptes à Paris , 
et de valet de chambre de Henri II , roi de France. Il 
vivait en i5c)0, et avait épousé, i.° Catherine de Fleui y ; 
2.* Marie Boudier. Ses enfants furent : 

ï .• Etienne, dont l'article suit ; 

2.* René-Denis Tournois, marié avec N... Benoist 

des Bois ; 
3.° Maurice Tournois, marié avec demoiselle Lov- 
seau ; 



! 62 TOURNOIS DE BONNEVALLET. 

4. N... Tournois , genovefain ; 

5.° Etienne Tournois , qui n'a eu que des filles , dont 
une a épousé le sieur Chenay de Nouant , et vivait 
en i583 ; 

6.° Paul Tournois , mort sans postérité ; 

7. Etienne Tournois , le jeune , marié avec de- 
moiselle Aubry ; 

8.°. N... Tournois , mariée au sieur Tardif , de Beau- 
gency. 

V. Etienne Tournois de Bonnevallet , II e du 
nom , épousa Anne Chartier , de Roanne , avec laquelle 
il vivait en [610. lien eut les enfants qui suivent : 

1 .° François , dont l'article suit ; 
2. Denis Tournois , marié avec demoiselle Behoist, 

de Beaugency ; 
3.° Denis-Etienne Tournois, marié avec demoiselle 

Roussel de Pontaumoine , de Beaugency ; 
4. Marie Tournois , femme d'André Belin. 

Dans le même tems vivait : 

Noble Etienne Tournois , seigneur de Montigny , 
marié, par contrat passé à Paris , le 17 décembre 
1680 , avec Marie Ancelot. 

VI. François Tournois de Bonnevallet , I er du nom , 
épousa Jeanne Chartier , de Roanne , avec laquelle il 
vivait en i633. Leurs enfants furent: 

1 .° François , dont l'article suit ; 
2. Marin-Jesard Tournois de Bonnevallet , marié, 
avec Rose de Châtillùn ; 
3.° Augustin Tournois , marié avec demoiselle de 

la Vigne. Après la mort de sa femme, il se fit 

minime ; 
4. Angélique Tours , mariée à Pierre Chaiilou 

de la Garenne. 

VII. François Tournois de Bonnevallet , II e du nom . 



TOURNOIS DE BONNEVALLET. l63 

officier en l'élection de Beaugency , épousa , i .° Angé- 
lique Amelin ; 2. Claudine de l'Ecluse . Il vivait en 1695. 
Il eut pour fils: 

VIII. François Tournois de Bonnevallet , III* du 
nom, qui s'allia avec Françoise-Judith-Bonne du Portail. 
Ils vivaient en 1722 . Leurs enfants furent : 

1 .° François , dont l'article suit ; 

2. Nicolas-François Tournois de Bonnevallet , cure' 

d'Ardon , en Sologne , le 9 décembre 1 7 
3.° Jacques-Joseph Tournois de Bonnevalet, cure 

de Brouet . 

IX. François Tournois de Bonnevallet, IV* du 
nom , receveur principal des fermes du roi , en Dau- 
phiné , épousa, par contrat du 22 juin 1758, Marie- 
Catherine de Flocard de Portvieux , fille de noble Ga- 
briel de Flocard de Portvieux et de feue Marie-Gabrielle 
du Noir de Fournerat. De ce mariage sont issus : 

i.° Clément , dont l'article suit ; 

2. Jean-Claude Tournois de Bonnevallet , qui servit 
au régiment de la Couronne , et fut officier d'in- 
fanterie . 

X. Clément Tournois de Bonnevallet, né le 22 
septembre 1771, nommé chevalier héréditaire, par di- 
plôme du 25 mai 181 1 , a épousé, le 24 juillet 1802, 
demoiselle Marie-Joséphine-Dorothée Grenet de Flori- 
mond, fille de feu Nicolas-François Grenet, chevalier 
de Florimond , ancien capitaine d'infanterie , et de dame 
Marie-Alexandrine-Dominique de Marigna . De ce ma- 
riage est issu : 

Jules-Clément-Guillaume Tournois de Bonne- 
vallet, né à Saint-Omer le 10 octobre i8o3 . 

Armes : d'azur , au chevron d'or , accompagné en pointe 
dune tour d'argent; au chef du même , chargé dî t:o;s 
noix de sable tigees de sinople . 



164 



DE PRE1SSAC. 



dk PREISSAC. Cette maison est une des plus recom- 
mandâmes du royaume, tant par la grandeur de son ori- 
gine que par ses emplois militaires et ses illustrations. 
Elle descend, en ligne directe, des comtes de Fezenzac , 
issus , par les ducs héréditaires de Gascogne , des anciens 
ducs d'Aquitaine ( 1 ) . Elle a , pour premier auteur connu , 
Bernard , surnommé Contrario , fils puîné de Guillaume 
Astanove ,? comte de Fezenzac, mort en 1096, et frère 
cadet d'Emeri II, surnommé Forto, comte de Fezenzac, 
avec lequel il fit en 1069 , l'union du monastère de 
Saint-Orens d'Auch , à l'abbaye de Cluny . Par les diffé- 
rentes productions faites au cabinet du Saint-Esprit , 
par cette maison , on voit qu'elle subsiste en deux branches 
principales . Nous allons rapporter en entier les dernières 
preuve's faites par le marquis de Preissac-Maravat , en 
vertu desquelles il a été admis à jouir des honneurs de 
la cour . 

Preuves de la maison de Preissac , de laquelle sont issues , 
i.° la branche de Preissac, existante de nos jours; 
2. celle des ducs d'Esclignac , aussi existante de nos 
jours . 

Preuves de noblesse faites au cabinet des ordres du Roi, 
au mois de juillet 1786 , 

Par François de Preissac , chevalier , appelé marquis 

de Preissac- M ara vat , major du bataillon d'Auxonne, 

chevalier de l'ordre roval et militaire de Saint-Louis , 



(1) Voyez les preuves de cette origine dans une généalogie 
de la maison de Preissac, par Gastelier de la Tour , imprimée 
en 1770 ; généalogie que la présente preuve, faite au cabinet 
des ordres du roi , doit compléter , quant «"1 la branche des 
marquis de Preissac-Maravat. 



DK PREISSAC. l65 

pour être admis à l'honneur de monter dans les carrosses 
de sa majesté, et de la suivre à la chasse. 

De Preissac, en Guienne, seigneurs de Preissac, d'Es- 
clïgnac, de Gavarret, de la Lane, de Miramont, de Roc- 
quefort, de Cadeilhan , Maravat , de Lartigole et autres 
places, co-seigneurs de la ville de Lectoure. 

Armes : 
D'argent, au lion de gueules, arme et lampassé d'azur. 

I" DEGRÉ. 

Vital de Preissac , dit de Montgaillard , damoiseau , 
co-seigneur de Gavarret , de la Lane , de Miramont , 
de Roquefort , de Bajonette et d'Esclignac , fut du 
nombre des nobles de la vicomte de Fezensaguet , aux- 
quels Gaston , vicomte de Fezensac , donna des cou- 
tumes et des privilèges , le 8 de l'entrée du mois de 
janvier 1293; ratifia et confirma, le vendredi après l'As- 
cension 1299, Jes inféodations d&s terres et possessions , 
situées dans le territoire du château de Bajonette , faite 
par noble homme messire ou monseigneur Odet de 
Preissac , chevalier , son frère ; passa un bail à fief , en 
i3io; rendit hommage au comte d'Armagnac, en 1 3 1 9 , 
des terres de Gavarret, de la Lane, de Miramont et de 
Roquefort , et mourut avant le 10 novembre i328 ; 
qu'il est rappelé dans le contrat de mariage de Simonne 
de Preissac, sa fille, ainsi que dans un hommage rendu 
au comte d'Armagnac, le 14 novembre 1343 , par Vital 
de Preissac, son fils. Vital avait un frère nommé Odon 
de Preissac , chevalier , lequel n'eut d'une alliance in- 
connue, qu'une fille, nommée Esclarmonde , dame , en 
partie, de Gavarret, qui était mariée, en i3io, à mes- 
sire Bernard de Saint-Loup, damoiseau. 

Femme , Angloise d'Arros , sœur de Pierre , co-sei- 
gneur d'Andotièle , mariée . par contrat , d'environ 
l'an 1298. 



l66 DE PREISSAC. 

i.° Odon de Preissac, qui continua la postérité ) 
2.° Vital de Preissac/damoiseau, seigneur d'Escli- 
gnac, auteur de la branche des seigneurs d'Escli- 
gnac , existante dans la personne de Henry- 
Thomas-Charles de Preissac , duc d'Esclignac, 
et de MM. de Preissac de Cadillac et de Tourne- 
necoupe ; 
3.° Simonne de Preissac, épousa , par contrat du 
10 novembre i328, Odon de Montaut , co-sei- 
gneur d'Oms, en Lomagne. 

II e DEGRÉ. 

Odon de Preissac , damoiseau , co - seigneur , par 
indivis , avec Vital , son frère , des terres d'Esclignac et 
de Gavarret , assista au contract de mariage de Simonne 
de Preissac, sa sœur , du io novembre i328 ; ratifia comme 
seigneur , par indivis , d'Esclignac, une rente au lieu de 
Montfort , le io avril i333, d'héritages, situés au ter- 
ritoire d'Esclignac ; assista comme témoin , le 29 no- 
vembre 1 341 , de Thommage rendu par Feracus de Gof- 
fanis , damoiseau , à noble et puissant homme Bertrand , 
seigneur de l'Ile, et mourut avant le i5 février i3y3 ; 
qu'il est rappelé avec sa femme , dans la quittance de la 
dot de cette dame , donnée par Jean de Preissac , 
leur fils. 

Femme , Marquise Poy , fille de noble Bertrand de 
Poy et de Marquise de Patras , et sœur de noble Mon- 
casin de Poy, co-seigneur d'Oms et de Hunode, se- 
conde femme d'Emeric de Preissac , seigneur d'Escli- 
gnac. 

1 1* Jean de Preissac, qui suit ; 

2/ Monde de Preissac, dont le sort est inconnu. 

II* DEGRÉ. 

Jean de" Preissac , I er du nom , damoiseau , sei- 



DE PREISSAC. 167 

gneur de Gavarret, dans le Corrensaguès, reçut, le i3 
mai 1 356, le serment de fidélité des habitants de sa terre 
de Gavarret, donna quittance le i5 février i3j3 y à 
noble Moncasin de Poy, co-sei gneur d'Oms, son oncl e 
maternel, de la dot de noble Marquise, sa mère, soeur 
dudit Moncasin ; reçut l'obligation, consentie en sa fa- 
veur, le 23 mars i3j6, par noble Vezian de Marast, son 
beau-frère, d'une somme de cinq cents florins d'or et 
des habits nuptiaux, constitués en dot à noble Condore 
de Marast, sa femme; obtint une sentence de l'officia- 
lité d'Auch, contre le même Vezian, le 17 novembre 

1379, et fut légataire particulier de Moncasin de Poy^ 
son oncle, le 24 avril i38o. Il mourut avant le 4 mars 

1406, que sa veuve donna une quittance à Odon de 

Preissac, leur fils. 

Femme, Condore de Marast, sœur de Bernard de 
Marast, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 
et commandeur de Borderoc et de Bezian ou Vezian de 
Marast, co-seigneur de Selassano; après la mort de 
Jean de Preissac, son premier mari, elle convola, en 
secondes noces, avec le noble Odon de Breilh, sei- 
gneur du lieu de Luconilla, au comté de Fezensac. 

OJon de Preissac, dont on va parler. 

IV e DEGRÉ. 

Odon de Preissac, II e du nom, damoiseau, sei- 
gneur de Gavarret et de Miramont, fit hommage, le 1 o 
mars 1401, à Bernard, comte d'Armagnac, de ce qui lui 
appartenait au lieu de Gavarret et à Miramont, de la 
même manière que ses prédécesseurs l'avaient tenu d'an- 
cienneté; reçut la quittance, qui lui tut donnée, le 4 
mars 1406, par Condore de Marast, sa mère, donna 
plusieurs quittances depuis 1408, jusqu'en 1453, de 
droits féodaux, qui lui étaient dus, et mourut avant le 
20 août 1475; qu'il est rappelé avec Jeanne de Sabalhan. 



i 68 °E PREISSAC. 

sa seconde femme, dans une quittance donnée par Jean 
de Preissac, leur fils. 

Première femme, Marthe du Mont, fille de Bernard 
du Mont, seigneur de Sivrac et de Baroane de Montes- 
quiou, mariée par contrat du 20 février 1407. 

Deuxième femme, Jeanne de Sibalhan, fille de Ber- 
nard de Sabalhan, seigneur de Boissède, mariée par 
contrat du 9 juillet 1426. 

i.° Antoine de Preissac, seigneur de Gavarret, dont 
la destinée est inconnue; 

2. Jean de Preissac, qui continue la postérité; 

3.° Seignoret de Preissac, seigneur de la Salle du 
Deffès, épousa Marguerite de Seiches, de laquelle 
on ignore s'il a eu des enfants; 

4. Jacqueline de Preissac épousa, par contrat du 
18 mai 1456, noble Jean de Saint-Pastour, fils 
d'Aimard de Saint-Pastour, co-seigneur du 
lieu de Montbrun, au diocèse de Lombes. 

V e DEGRÉ. 

Jean de Preissac, II e du nom, écuyer, seigneur de 
Cadeilhan, maître d'hôtel de Gaston, , comte de Foix, 
fut pourvu, le 4 août 1463, de l'office de bailli du comté 
d'Armagnac, par lettres de Jean, comte d'Armagnac; 
donna quittance, le 20 août 1475, à noble Jean de 
Sabalhan, seigneur de Boissède, d'une somme de cent 
florins d'or et d'habits nuptiaux, constitués en dot à feu 
noble Jeanne de Sabalhan, sa mère, lors de son mariage 
avec Odon de Preissac; fut pourvu par Gaston, comte 
de Foix, de l'office de capitaine du lieu de Saint-Clar, 
le 29 décembre 1479; reçut, le 16 novembre 1488, le 
serment de fidélité, qui lui fut prêté par les consuls et 
habitants du lieu de Cadeilhan, et les quittances qui lui 
furent données les 11 février 1494 et 14 septembre 1497, 
par Catherine et Agnès de Preissac, ses filles; en donna 



DE PREISSAC. I fa 

une le dernier juin i5o3, conjointement avec Marthe 
de Sedilhac , sa femme , et Ge'raud , leur fils et fit son 
testament le 26 juillet i5o6, au lieu de Cadeilhan ,par 
lequel il nomma , pour ses exécuteurs , nobles Manaud 
de Preissac , seigneur d'Esclignac , et Jean de Preissac, 
seigneur de Gavarret , son neveu. 

Femme, Marthe de Sédilhac , fille de noble Jean de 
Sedilhac, seigneur des lieux de Saint - Léonard et de 
Cadeilhan. 

1 .° Ge'raud de Preissac , dont on va parler ; 

2. Seignoret de Preissac , protonotaire du saint 
siège apostolique ; 

3.° Jean de Preissac , l'un des hommes d'armes de 
la compagnie du chevalier Bavard, en 1509, 
épousa Marguerite de Seiches , de laquelle on 
ignore s'il a eu postérité ; 

4. Bertrand de Preissac , dont le sort est ignoré ; 

5.° Catherine de Preissac, femme de noble homme 
Bérenger de Heberalhi , seigneur du lieu de Roy- 
der; 

6. 8 Agnès de Preissac , épousa noble Guillaume 
du Cos , seigneur de Montbrun et de la Fite ; 

7.* Catherine de Preissac épousa Nicolas de Jus- 
san ; 

8.° Bertrande de Preissac épousa noble Seignoret 
de Pujoler ; 

9. Marie de Preissac , femme de noble Jean de 
Cassanhet ; 

io.° Françoise de Preissac fut remariée, par con- 
trat du 18 mai i5i8, avec noble Bernard de 
Montlezun, seigneur de Saint-Michel de la Cor- 
neille. 

VI» DEGRÉ. 

Géraud de Prkissac, écuyer, seigneur de Cadeilhan , 
donna une quittance, conjointement avec ses père et mère, 



, 7 DE PREISSAC. 

le dernier juin i5o3, de la dot constituée à noble Flo- 
rette de Gallard, sa femme ; fut institué héritier univer- 
sel de son père, le 26 juillet [5o6; reçut la quittance 
qui lui fut donnée, le 19 'août 1 5 14, par Agnès, sa 
sœur, veuve de Guillaume du Cos ; fit hommage à 
Charles , duc d'Alençon , comte d'Armagnac , le 6 mai 
i52i , de la seigneurie de Cadeilhan , assista au contrat 
de mariage de Marie de Preissac , sa sœur , le 24 août 
i528; fut institué héritier universel de sa mère, le 29 
du même mois, et fit son testament le 16 août 1529. 

Première femme , Florette de Gallard de Terraube , 
sœur de Gilles de Gallard, seigneur et baron de Ter- 
raube. 

i.° Guillaume de Preissac , qui suit; 

2. Gaillard de Preissac , dit le capitaine Cadeilhan , 

fut marié avec noble Françoise d'Astugue ; 
3.° Marie de Preissac épousa noble François de 
Gelas , fils de noble Philippe de Gelas , seigneur 
de Rozès ; 
4. Marthe de Preissac fut mariée , par contrat du 
26 septembre 026 , à noble Biaise de Gros- 
soles , seigneur de Casteron et de Saint-Martin ; 
5.° Anne, ou Agnès de Preissac , femme de Jean 
Isalguier , seigneur de Mérinville. 
Deuxième femme , Marguerite de Grossoles. 

VIP DEGRÉ. 

Guillaume de Preissac, ecuyer , seigneur de Cadeil- 
han, fut institué héritier universel de son père, le 16 
août 1529; passa une transaction , le 29 décembre i53o, 
avec Armand de Preissac, écuyer, seigneur de Gavarret , 
au sujet de la légitime de feu noble Jean de Preissac , son 
aïeul ; est nommé dans le testament de Jacquette de 
Vives, sa première femme, du 1" avril 1 538 ; dans 
celui de Jacquette de Roquelaure , sa seconde, du 22 
mai 1 54 1 . Il assista au contrat de mariage de Frix , son 



DE PREISSAC. 1 7 ! 

rils, du 6 juin 1 563 ; à celui de Bertrande, sa tille, du 
8 mai 1564, et était mort le 19 juin 1 57 1 . 

Première femme, Jacquette de Vives, fille de noble 
Armand de Vives, seigneur d'Aguyn, mariée par con- 
trat du 27 juin 1 536. 

Deuxième femme, Jacquette de Roquelaure. 

1 .• Frix de Preissac. qui suit : 

2.° Anne de Preissac; 

3.° Bertrande de Preissac, mariée, le 8 mai 1564, 

à noble Barthélémy de Thomas, seigneur d'Ar- 

gellès ; 
4.* Marthe de Preissac, femme de noble François 

de Beccave, seigneur de Cleyrac ; 
5.* Florette de Preissac. 

Troisième femme, Béraude de B2ccave, fille de noble 
Jean de Beccave, mariée par contrat du 5 mars 1 563. 

i.° Bertrand de Preissac, dont la destinée est in- 
connue; 
2. Charlotte de Preissac. 

VIII e DEGRÉ. 

Frix de Preissac, écuyer, seigneur de Cadeilhan, 
servit en qualité d'archer de la compagnie du roi de 
Navarre passée en revue à Hastefort le 14 novembre 
i56i;d ns celle du duc d'Orléans le 4 juin 1 565, et du 
duc d'Anjou le 23 mai i566. Il est nommé dans l'in- 
formation faite sur le degré de consanguinité qui exis- 
tait, entre ses père et mère, le 4 octobre 045; se fit une 
donation mutuelle avec Anne de Lupé, sa première 
femme, le 4 octobre 074; reçut la quittance, qui lui fut 
donnée le 14 septembre i58i, par Bertrande de Preissac, 
sa soeur, veuve de Barthélémy de Thomas d'Argellès; 
passa un accord le même jour avec noble François de 
Beccave, son beau-frère, mari de Marthe de Preissac, 
sa soeur; donna quittance, le 7 mars 1584, à noble Louis 






i 7 2 DE PREISSAC. 

de Lézir, seigneur de Salberon, son beau-père/ de la 
dot de Jeanne de Lézir, sa femme, fille dudit Louis, 
et mourut avant le 18 septembre i6o3; qu'il est rappelé 
dans le contrat de mariage de Jonathan, son fils, au- 
quel ladite Jeanne, sa veuve, assista. 

Première femme, Anne de Lupé, fille de noble Car- 
bon- de Lupé, seigneur de Maravat, mariée par contrat 
du 6 juin 1 563. 

Deuxième femme, Jeanne de Lézir, fille de noble 
Louis de Lézir, seigneur de Salberon. 

t.° Jonathan de Preissac, dont on va parler; 

2. Isabelle de Preissac, épousa noble Antoine-Ber- 
trand d'Astugue, seigneur d'Angalin; 

3.° Susanne de Preissac, femme de Jean de Limo- 
zin, seigneur de Gebra. 

IX e DEGRÉ. 

Jonathan de Preissac, écuyer, seigneur de Ca- 
deilhan, reçut la donation qui lui fut faite, le I er fé- 
vrier i6o3, par Charlotte de Preissac, sa tante; obtint, 
en qualité d'administrateur de Pierre, son fils, et d'Isa- 
beau de Saluste, sa première femme, des lettres royaux 
de la chambre de l'édit de Beziers; servit au ban et ar- 
rière-ban de la sénéchaussée d'Armagnac, ainsi qu'il 
est prouvé par un acte de notoriété du i5 août i63q, et 
est rappelé dans le partage de ses biens du 5 octobre 
1644. 

Première femme, Isabeau de Saluste, fille de noble 
Guillaume de Saluste, sieur du Barthas, et de Catherine 
de Manas, mariée par contrat du 18 septembre i6o3. 

i.° Pierre de Preissac, qui continua la postérité; 
2. Jonel de Preissac, enseigne au régiment Je 

Roquelaure, mort sans enfants; 
3.° Catherine de Preissac, femme de noble Manaud 
de Gorgues, seigneur de Castera ; 



DE PREISSAC. I 7 3 

4. Anne de Preissac, épousa noble Philippe de 
Faget, sieur de Lahont . 

Deuxième femme, Marie d'Escorbiac, mariée par 
contrat du 3 avril 16:4: 

1 .° César de Preissac , d'abord volontaire au régi- 
ment de Roquelaure, et ensuite lieutenant en 
celui de la Vallière ; 

2. Susanne de Preissac, femme de noble Pierre 
de Guarripuy , sieur de Lasclotes ; 

3.° Isabeau de Preissac. 

X e DEGRÉ. 

Pierre de Preissac , seigneur de Cadeilhan , était 
sous la garde de son père le 4 décembre 1624. Il servit 
dans la compagnie de Magnas au régiment de Navarre , 
ainsi qu'il est prouvé par un certificat de son capitaine 
du i5 avril i63o, portant qu'il y avait été attaché deux 
ans, depuis l'entrée du roi à Suze, jusqu'après le siège 
et la reddition de Pignerol , et s'était comporté avec 
honneur dans toutes les occasions ; partagea avec ses 
frères et sœurs la succession de son père le 5 octobre 
1644; commanda trois compagnies du régiment de Ro- 
quelaure, en quartier d'hiver dans la ville de Barraux en 
i65i; fut porteur des ordres du marquis de Saint-Luc, 
lieutenant-général en Guienne, vers les consuls et ha- 
bitants de la ville de Montricoux, le 2 novembre de la 
même année. Il commanda les troupes du pays de 
Comminges en 1 65 2, et fit son testament le 1" mars 
1692 . 

Femme, Percide de Lupé, fille de noble Paul de 
Lupé , seigneur de Maravat et d'Olympe de Lustrac , 
mariée par contrat du 17 août 1643 . 

1 .° Paul de Preissac , successivement cadet au ré- 
giment du Roi en 1667; cornette de la noblesse 
16. 12 



t 7 4 DE PREISSAC, 

delà sénéchaussée de Nsle en 1674, et cornette 
au régiment des dragons de Fimarcon ; 

2. Jean de Preissac , sieur de la Salle, épousa , le 
14 mai 1695 , Gabrielle de Soûlas : 

3.° Abraham de Preissac, qui suit; 

4. Phinée de Preissac , lieutenant au régiment de 
Pie'mont ; 

5.° Jean de Preissac, dont la destinée est in- 
connue; 

6.° et 7. Catherine et Susanne de Preissac . 

XI e DEGRÉ . 

Abraham de Preissac , écuyer , seigneur de Cadeil- 
han , servit sous les ordres du mare'chal d'Albret , le 8 
juillet 1674, et au ban et arrière-ban delà sénéchaussée 
d'Armagnac, en 1690, 1693 , et i6g5; obtint, en 1677 
des lettres de dispense pour épouser Phinée de Lupé ; 
assista au contrat de mariage de Jean de Preissac , sei- 
gneur de Cadeilhan , son frère aîné, du 14 mars 1695; 
fut maintenu dans sa noblesse, par jugement de M. le 
Pelletier de la Houssaie , intendant de la généralité de 
Montauban, rendu le 20 janvier 1699 , sur titres, qui la 
prouvaient avec filiation depuis Guillaume de Preissac , 
écuyer , seigneur de Cadeilhan , son trisaïeul , et assista 
avec sa femme, au contrat de mariage de Paul, leur 
fils , du i3 août 1714 . 

Femme, Phinée de Lupé, fille de noble Pierre de 
Lupé , sieur de Lauret , et de Marie de Polastron ; ma- 
riée par contrat du 29 avril 1676 . 

i.° Paul de Preissac , qui suit; 
2. Phinée de Preissac , lieutenant-colonel au régi- 
ment de Guienne, et chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis; 
3.° et 4. Marie et Catherine de Preissac . 

XII e DEGRÉ. 
Paul de Preissac, écuyer, seigneur de Cadeilhan, 



DE PREISSAC. 



175 



de Maravat , de Touron , etc., fut convoque au ban et 
arrière-ban de la sénéchaussée d'Auch , le 19 août 1706 ; 
reçut une quittance le 25 juin 17 14 ; fit son testament 
olographe le 12 juin 1725 , et donna au roi le dénom- 
brement de ses biens , le 22 juillet 1730. 

Femme , Anne de Dupré , fille de noble Camille de 
Dupré, seigneur de Saint-Lyset , et de Marie d'Anneau , 
mariée par contrat du i3 août 171 4. 

t.* Jean de Preissac , qui suit ; 

2. Lambert de Preissac, lieutenant-colonel au ré- 
giment d'Aquitaine, infanterie, et chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis; 

3.° Louis de Preissac , lieutenant-colonel du régi- 
ment d'Angoumois , infanterie , et chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; 

4. Etienne de Preissac ; 

5.° Paul de Preissac, lieutenant-colonel au régi- 
ment Dauphin , infanterie , chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint-Louis ; 

6.° Louis de Preissac , capitaine au régiment de 
Guienne , infanterie , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis ; 

7. Catherine de Preissac épousa , par contrat 
du 26 février 1750, Jean- Louis de Mauléon , 
seigneur de Sereinpuy. 

8." et 9. Marie et Catherine de Preissac. 

XIII e DEGRÉ. 

Jean de Preissac , appelé comte de Preissac , sei- 
gneur de Cadeilhan Maravat et autres lieux , capitaine 
au régiment de Guienne , infanterie , chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis , fut institué héritier 
universel de Paul, son père , le 12 juin 1725, et était 
mort le 27 août 1768. 

Femme , Marie-Adrienne de Labat de Vivens , fille 



176 DE PREISSAC 

d'André Salomon de Labat de Vivens et de Marie-Judith 
de Maleprade , marie'e par contrat du 5 août 1748. 
1 .° François de Preissac , qui suit ; 
2. Louis-Lambert de Preissac , chef d'escadron au 
régiment Royal-Navarre , aide de camp de M. le 
lieutenant-général duc de Biron ; 
3.° Jean-Salomon de Preissac, officier au régi- 
ment d'Angoumois; a épousé , par contrat du 16 
septembre 1775, Marie-Anne de Garrisson , 
dont il a eu deux enfants ; 

(Addition à la preuve. ) 

a. François-Jean, comte de Preissac , officier 
de la Légion-d'honneur , chef de bataillon 
de la légion des Deux-Sèvres , marié , le 
14 septembre i8i8,avec Caroline- Auguste- 
Aménaïde de Franquefort , fille de Jacques- 
Paul de Franquefort , chevalier de l'ordre du 
Mérite Militaire , ancien lieutenant-colonel 
du régiment Royal-Cavalerie , 

, b. Sophie de Preissac, mariée avec N de 

Maleville de Condat ; 
4. Louis-François de Preissac , capitaine au régi- 
ment du Perche ; nommé lieutenant-colonel en 
1790; officier supérieur dans la légion de Preissac 
au service du roi d'Espagne , chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis ; 
5.° Marie-Thérèse de Preissac , femme de Francois- 
Bernard de Maleprade. 

XIV e DEGRÉ. 

François de Preissac , chevalier , appelé marquis de 
Preissac de Maravat , seigneur de Touron , co-seigneur 
de la ville de Lectoure , major du régiment provincial 
d'artillerie d'Auxonne , chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis, est né le 16 septembre 1751, 



DE PREISSAC. I 77 

et a été baptisé le 20 suivant dans l'église paroissiale de 
Saint-Pierre de Clérac, au diocèse d'Agen. 

Il a épousé , par contrat du 20 juin 1779 , Marie- 
Julienne - Victoire de Chastenet de Puységur , fille de 
messire Pierre - Herculin de Chastenet de Puységur , 
seigneur de Barrast , etc. , capitaine de dragons au régi- 
ment de Mestre de Camp , et de Marie de Rouques , 
soeur de Jean-Auguste de Chastenet de Puységur , ar- 
chevêque de Bourges et de Barthélemy-Herculin - Atha- 
nase de Chastenet de Puységur , ministre et secrétaire 
d'état au département de la guerre. De ce mariage sont 
issus (addition depuis 1786) ; 

i.° Louis- Adrien-Phinée-Marie, dont l'article suit; 
2.' Marie-Lambert-Auguste , vicomte de Preissac , 
lieutenant des gardes du corps de Son Altesse 
Royale Monsieur. 

XV DEGRÉ. 

Louis-Adrien - Phinée - Marie , marquis de Preissac , 
chef d'escadron des hussards de la garde royale ; marié 
à N.... de Brivasac de Beaumont , dont une fille nom- 
mée Laure. 

Délivré , sur la minute originale conservée au cabinet 
des ordres du Roi, par nous , écuyer , conseiller de Sa 
Majesté en sa cour des Aides, généalogiste de ses ordres, 
et en cette dernière qualité garde des titres originaux , 
manuscrits et livres imprimés de ce dépôt. A Paris, ce 
vingt-un janvier mil sept cent quatre-vingt-dix. 

CHÉRIN. 

On observe que ces preuves ont été faites en 1786 , 
quoique ce certificat soit délivré en 1 790. 

N. B. Nous avons ajouté à la présente généalogie , 
dressée au cabinet des ordres du roi , tout ce qui est 
postérieur à 1786. 



i 7 8 



DE PREISSAC. 



Paris, ce 1 3 décembre 1788. 

Lettre de M. Chérin à Monseigneur l'archevêque de 
Bourges (Puységur.) 

Monseigneur, 

J'ai examiné avec attention les titres que m'a produits 
M. le vicomte de Preissac de Maravat, à l'effet de prou- 
ver la communité de son origine avec M. le comte de 
Preissac-d'Esclignac. Cette preuve me paraît opérée de 
la manière la plus évidente , et il est certain que si 
MM. de Preisssc d'Esclignac* et de Preissac de Maravat, 
avaient fait leur production en même-tems au cabinet 
de l'ordre du Saint-Esprit , on n'aurait jamais mis en 
question l'identité de leurs maisons. Ils ont , Monsei- 
gneur, l'un et l'autre , pour auteur commun , Vital de 
Preissac, dit de Montgaillard , damoiseau, lequel était 
seigneur d'Esclignac , de Baionnette et de Gavarret , et 
vivait en 1295. Ce sujet eut deux fils, 1 un , nommé 
Eudes ou Odon, a formé la branche de M. de Maravat, 
et l'autre, nommé Vital, a fait celle dont est issu M. le 
comte d'Esclignac. 

Eudes de Preissac était seigneur, par indivis , du lieu 
d'Esclignac, le 10 avril 1 333 ; et Vital, à l'époque du 
premier juillet i36o, possédait, en totalité, le même 
fief d'Esclignac. 

Je crois devoir présumer qu'il était échu à celui - ci 
par partage , puisque Jean de Preissac , fils d'Eudes , 
n'est point qualifié , comme son père, co- seigneur de 
ce lieu; mais on le .voit figurer, dans des actes des an- 
nées l'ijZ, 1376 et 1879, avec la qualité de seigneur de 
Gavarret, terre possédée, comme je viens de le dire, par 
Vital, dit de Montgaillard. Tous les titres, Monseigneur, 
qui établissent la descendance de M. le vicomte de Preissac 
de Maravat , sont en grand nombre , et réunissent tous 
les caractères diplomatiques propres à en assurer l'au- 



DE LA ROCHELAMBERT. , 7 g 

thenticité . Au surplus , je ne dois pas vous laisser igno- 
rer , Monseigneur, que vers 1450, la filiation de M. le 
vicomte de Maravat n'étant établie que d'une manière 
présomptive et non littérale , je lui ai redemandé un acte 
qui la prouve invinciblement, et aux termes du règle- 
ment fait pour les honneurs de la cour ( 1 ) . 
Je suis , avec un profond respect , 

Monseigneur , 

Votre très-humble et très-obéissant 
serviteur , 

H igné Chlrin . 



ROCHELAMBERT (delà), terre et seigneurie en 
Auvergne , aux confins de cette province et du pays de 
Velay, à deux lieues du Puy, sa capitale . 

On ignore si la maison de la Rochelambert a reçu ou 
donné son nom à cette terre qu'elle possède depuis le 
douzième siècle , laquelle avait de très-beaux droits sei- 
gneuriaux qui s'étendaient jusques sur quelque partie de 
h ville du Puy. Ces seigneurs l'étaient aussi en partie de 



1 Cet acte . qui a été aussitôt fourni sur la demande de 
M. Chérin, est une grosse en parchemin, Portant que : 

Noble Jean de Preissac , seigneur de Çadeilhan , donna quit- 
tance .le 20 août 1475 , devant Fortaner de Naco , notaire , 
* habitant à Gimont , à noble Bertrand de Sabathan , seigneur 
de Boyssède , de la somme de cent florins d'or et d'habits nup- 
tiaux , constitués en dot par noble Bernard de Sabathan , sei- 
:ur dudit lieu de Boyssède, à noble Jeanne de Sabathan , sa 
fille . lors de son mariage avec feu noble Odet de Preissac , 
-eigneur de Gavarret. père et mère dudit Jean de Preissac. 

Grosse en parchemin. >i^ncc dudit notaire. 



1 80 DE LA ROCHELAMBERT. 

la ville de Saint-Paulien , où ils avaient chapelle, caveau 
de sépulture , droits honorifiques , et la nomination 
d'un canonicat dans cette collégiale : ils ont aussi fait 
nombre de fondations . 

Les mots espagnols , vale me Dios , qui signifient : Dieu 
me protège , faisant partie de leur devise, qui est amour 
ou guerre , ni crainte , ni envie , pourraient faire pre'sumer, 
sans cependant qu'il y ait de preuves, que cette maison 
est originaire d'Espagne; attendu que cette devise est 
écrite sur le frontispice du château de la Rochelambert , 
depuis 1574, époque de sa reconstruction du tems des 
guerres civiles . Il était alors regardé comme un asile 
assuré, où quantité de seigneurs venaient se réfugier et 
y déposer leurs effets les plus prégieux , étant adossé à 
un rocher inaccessible du côté de la rivière de Borne . Il 
y avait dans ce château quelques armures du tems de la 
chevalerie , même à l'usage des femmes ; vestiges pré- 
cieux qui , dans un château fortifié moins par l'art que 
par la nature , désignent seuls l'antiquité de la race de 
ses possesseurs . Cette maison distinguée par ses alliances, 
ses services militaires , pour avoir été décorée du collier 
de l'ordre de nos rois, avant la création de celui du Saint- 
Esprit , et avoir donné des chanoines-comtes au chapitre 
noble deBrioude, ainsi que des chevaliers de Saint-Jean 
de Jérusalem , a l'avantage de voir son origine se perdre 
dans l'antiquité la plus reculée . 

Pierre de la Rochelambert , nommé dans un titre 
latin du onzième siècle , nobilis miles Petrus de Rupelam- 
bertâ , avait la qualité de chevalier , titre qui prouve non- 
seulement la noblesse d'extraction , mais qui annonce 
encore le caractère de l'ancienne chevalerie et de la haute 
noblesse . 

Suivant un arbre généalogique, dressé sur les titres 
originaux produits, en 1762, au généalogiste des ordres 
du roi , M. Chérin, la filiation de cette famille n'est bien 
établie que depuis : 



DE LA ROCHELAMBLRT. i8l 

I. Pierre de la Rochelambert, I" du nom, cheva- 
lier, seigneur de la Rochelambert, qui transigea, en 
1164, avec le seigneur de Senoille, sur les appendances 
du village de Marsillac. Il laissa de sa femme, dont on 
ignore le nom : 

II. Pierre de la Rochelambert, II, chevalier, sei- 
gneur de la Rochelambert, qui passa plusieurs transac- 
tions, notamment une en 12 10, dans laquelle Hugues, 
son rils, est nommé, et fit dans la ville de Saint-Paulien, 
en mai 1 256, une acquisition, où il est nommé Pierre 
de la Rochelambert (de Rupelambertd), damoiseau. Il 
eut pour enfants: 

i.° Hugues, qui suit; 

2. Garne, veuve, en 1288, de Guillaume Odillon ; 
3.° Saurine de la Rochelambert, mariée, la même 
année, à Bertrand de Groscherii. 

III. Hugues de la Rochelambert, I ,r du nom, 
seigneur de la Rochelambert, épousa, 1 .° Guigone, dont 
il n'eut point d'enfants; 2. en 1274, damoiselle Isa- 
beau de Mazenc. Les enfants du second lit, furent : 

i.° Hugues, dont l'article viendra; 

2.* Falconet, vivant en 1 3 1 3 ; 

3.° Guillaume, chanoine de Saint-Georges de Saint- 
Paulien, dans le même tems; 

4. Raimond, aussi chanoine de cette église, qui 
fit son testament au mois de juin 1288; 

5.° Saurine; 

6.° Béatrix, femme d'Astorgue Delmas; 

y.* Guigone, vivantes toutes trois en 1 3 1 3. 

IV. Hugues de la Rochelambert, II, chevalier, 
seigneur de la Rochelambert, qualifié damoiseau, dans 
son testament du 29 août 1348,011 il est nommé de Ro- 
chalembertâ, avait épousé, en i3i3, noble Joscerande de 
Rocos, de laquelle il laissa : 



^2 DE LA ROCHELAMBERT. 

i.° Hugues, dont l'article suit, 
2.° Pierre, vivant en 1 323 ; 
3.° Isabelle, vivante en 1348; 

4. Guigone, accordée? le 3o janvier 1 353, à Ro- 
bert Bravard, damoiseau. 

V. Hugues de la Rochelambert, III, chevalier, sei- 
gneur de la Rochelambert, épousa, le 23 décembre i36i, 
Catherine de Cens, et testa le 22 septembre 1 395. De 
leur mariage vinrent: 

i.° Hugues, qui suit; 
2. Jean, vivant en 1 3g5; 

3.° Catherine, mariée, le 5 juin 1395, avec noble 
Pons Aurel. 

VI. Hugues de la Rochelambert, IV, chevalier, sei- 
gneur de la Rochelambert, épousa, le 16 janvier i3g5, 
Sobeirane Fontanet, dite Bonne, qu'il institua adminis- 
tratrice de ses biens par son testament du 2 avril 1434; 
cette dernière fit elle-même ses dispositions testamentaires, 
le 8 janvier 1444, pardevant Pierre Chabron, notaire de 
la ville du Puy. Leurs enfants furent: 

i.° Gabriel, dont l'article viendra ; 

2. Gilbert, vivant en 1434; 

3.° Jean, religieux de l'ordre de Saint-Benoît ; 

4. Jeanne, religieuse au prieuré de Vaurey du Val 

d'Amblavès, au diocèse du Puy; 
5.° Marquise de la Rochelambert, femme, en 1434. 

d'Antoine de Luco, seigneur de Champfault. 

VII. Gabriel de la Rochelambert, chevalier, sei- 
gneur de la Rochelambert, épousa, le 8 novembre 1434, 
noble Alix de Fay, de la maison des seigneurs de la Tour- 
Maubourg, de laquelle il eut : 

1 ° Armand, dont l'article suit; 
2. Jean; 



DE LA ROCHELAMBERT. ]83 

3.° Albert , vivant en 1444; 
4/ Vierne; 

5.° Autre Vierne , femme, en 1476 , de noble Henri 
Limosini. • 

VIII. Armand de la Rochelambert, chevalier, sei- 
gneur de la Rochelambert, épousa, le 11 mars 1482, 
Louise de la Chassaigne , dont : 

1 ,° Charles , dont l'article viendra ; 

2. Antoine, vivant en i5o5 ; 

3.° François-Claude, prieur, la même année , des 
monastères de Saint-Chaffre et de Saint-Mézard ; 

4. Jacques ; 

5.° Sébastien , marié , le 28 octobre 1 629 , avec Mar- 
tine Maagne, par contrat reçu de Jean Bariller , 
notaire du pays de Forés ; 

6. - Aubert ; 

n* Louis , chanoine de Saint- Paulien ; 

8." Jacqueline ; 

9.' Jeanne; 

io.° Claudine, religieuse à Vaurey : 

1 i.° Marguerite de la Rochelambert , toutes vivantes 
en i5o5. 

IX. Charles de la Rochelambert, I er du nom, che- 
valier , seigneur de la Rochelambert , obtint du roi Fran- 
çois I er des lettres-patentes , datées de Lyon , le 3 sep- 
tembre 1 536 , dans lesquelles ce prince le qualifie son 
bien amé , maréchal des logis du ban et arrière-ban de 
son bas pays d'Auvergne. Il avait épousé, i.° Marguerite 
de Gaste, dont il n'eut point d'enfonts; 2. le 1 5 sep- 
tembre 1 5 33 , Catherine de Pronsac. Par son testament, 
reçu par Chabron , notaire à Saint-Paulien , il nomma 
le seigneur François , dit Armand , vicomte de Polignac , 
tuteur de son fils, ainsi qu'il conste par lacté de ratifica- 
tion passé au château de la Voûte, le 8 mars 1542. Ses 
enfants furent : 



^4 DE LA ROCHELAMBERT. 

i .• François , dont l'article suit ; 
2. Claude, mariée au seigneur de Coupiac ; 
3. 6 Louise, mariée à noble Michel de Choussard, 

seigneur du Buisson ; 
4. Antoinette de la Rochelambert. 

X. François de la Rochelambert, appelé comte 
de là Rochelambert , et qualifié Nobili et potenti viro , 
domino de Rupelambertâ , chevalier de l'ordre du roi, par 
lettres-patentes données à Fontainebleau , seigneur de 
Marsillac, du Croiset, etc., capitaine de cent hommes 
d'armes des ordonnances de sa majesté , eut ordre de con- 
duire une compagnie de gens de pied et une d'arquebu- 
siers à cheval pour le service du roi, dans les armées de 
France , en Champagne , Bourgogne , Poitou et Sain- 
tonge , où il servit avec distinction , ainsi qu'il appert par 
un certificat du 5 février 1572. Il fut aussi capitaine en- 
tretenu de Monsieur , frère du roi ; commanda en chef 
dans plusieurs armées, suivant une attestation des sei- 
gneurs de la Fayette et de Rousiers , de l'année 1572; 
testa au château de la Rochelambert, le 24 février 1 583 , 
pardevant Chabron et Teyrole, notaires à Saint-Paulien, 
et mourut de ses blessures à l'armée. Il avait épousé , 
i.° en 1572, Amable de Gras-de-Pins, d'une famille 
illustre du royaume, morte sans postérité; 2. le 27 dé- 
cembre 1574, Hélène de Lestrange. Il eut de ce second 
mariage : 

i.° Louis , dont l'article viendra ; 

2. François, dit le marquis de la Rochelambert, 
commandeur de Saint- Victor , lequel transigea , 
le 7 juillet i6o3 , pardevant Brunel , notaire royal 
du Puy, en présence du sieur Gelasse, avec Louis, 
son frère aîné : il fut gendarme de la garde du roi , 
en 1614; 

3.° Gilbert , appelé le chevalier de la Rochelambert. 
vivant en ^583 ; 

/ 



DE LA ROCHELAMBERT. l85 

4. Claude, femme, en 1614.de messire Guillaume 

Bertrand, seigneur d'Ours et de Pleyne; 
5.° Marie, épouse, en 16 14, de messire André de 

Frétât, seigneur deGhassain et de la Deyte; 
6.° Diane, vivante en 1 583 ; 
7. Philiberte, morte en i6o3 ; 
8.° Claude, chanoine àSaint-Paulien. 

XI. Louis, de la Rochelambert, qualifié haut et 
puissant seigneur, chevalier, seignefr de la Rochelam- 
bert, gentilhomme de la reine Marguerite de France, 
en 098, épousa, le 28 octobre 1600, Françoise de 
Choisinet, fille de Jean, seigneur de Choisinet, et de 
Louise de Clermont-de-Chaste, nièce d'Annet de Cler- 
mont-de-Chaste, grand-maître de Tordre de Saint-Jean 
de Jérusalem. Il eut de ce mariage : 

i° Charles, dont l'article viendra ; 

2. Eymard-François, reçu chev^ier de Malte le 24 

avril 1625 ; 
3.° Claude, i . 
4.0 Gaspard, j ^nt on ignore le sort ; 

5.* Marie, religieuse à l'abbaye de Clavas, au dio- 
cèse du Puv, en 1634. Ces enfants sont neveux et 
nièces d'Eymard de Clermont-de-Chaste, vice- 
amiral des mers du Ponent, en i6o3; comman- 
deur de Limoges, grand-maréchal de son ordre, 
ambassadeur extraordinaire de France en Angle- 
terre, et de Malte en France. 

XII. Charles II, comte de la Rochelambert, qualifié 
haut et puissant seigneur, chevalier, seigneur de la Roche- 
lambert, Marsillac, Neyrandes, etc., cornette de la com- 
pagnie du duc de Guise, en reçut ordre, le 3 septembre 
1627, de se transporter à Concarneau et au Havre, pour 
prendre et saisir les navires rochelais et autres, par lequel 

I ordre, il fut enjoint au sieur Pierre Aubin, commandant 
du château de Concarneau, de remettre tous les prison- 



l86 DE LA ROCHELAMBERT. 

niers au comte de la Rochelambert. Il épousa, i° le 6 
janvier i63o, Charlotte de la Mothe : 2 le 21 no- 
vembre 1634, Anne du Cros, fille de Madelon du Cros, 
seigneur du Fieu, chevalier de l'ordre du Roi, son am- 
bassadeur en Ecosse, et d'Anne de la Goutte. Du second 
lit sont venus : 

i.° Charles, dont l'article suit; 

2. Guillaume, auteur de la branche des seigneurs 

de la Valette^ rapportée ci-après ; 
3.° François, mort en bas âge; 
4. Charlotte, religieuse au prieuré noble de Lei- 

gneux, diocèse de Lyon ; 
5." Françoise, mariée, en 1674, avec messire 

Amable d'Ossandon, chevalier, seigneur d'O- 

lières. 

XIII. Charles, JII° du nom, comte de la Rochelam- 
bert, chevalier, swgneur de la Rochelambert, Marsillac, 
du Fieu, du Monteil, d'Orsonnette, etc., qualifié comme 
ses prédécesseurs, rendit hommage au roi,, le 20 dé- 
cembre i683, de son château et terroir de la Roche- 
lambert; fut mousquetaire du roi et dispensé de servir 
au ban, à cause des blessures qu'il avait reçues, comme il 
conste, par une attestation du i5 septembre 1690, de 
Thomas de Chabannes, commandant les gentilshommes 
du haut et du bas pays d'Auvergne, pour le ban de ladite 
année. Il avait épousé, le 7 mars 1674, Gilberte de Sa- 
lers, dont • les deux sœurs cadettes avaient épousé, l'une 
Elie de la Roche-Aymon, marquis de Saint-Maixent, 
et l'autre, Charles de Chaussecourtes : toutes trois filles 
de Henri de Salers, seigneur et baron dudit lieu, syndic 
de la noblesse d'Auvergne, et de Diane de Serment, 
dame de Saint-Martin et du Monteil. De ce mariage 
vinrent: 

i.° Gilbert, dont l'article viendra; 
2. Autre Gilbert, reçu chanoine-comte de Saint- 



DE LA ROCHELAMBERT. 187 

Julien de Brioude, le 26 mai 1707, sur les preuves 

de seize quartiers de noblesse ; 
3.° Françoise, femme en 1702 , du comte de Se- 

veyrac, maison dont est la marquise de Simiane, 

en Auvergne; 
4. Diane-Françoise, mariée, le 24 juin 1708, 

avec Pierre Prié de Montvalat, marquis de 

Tournoil ; 
5.° Madelaine, marie'e, le 3o mai 17 19 , à Jean Paul 

de Vaulx , seigneur de la Roche , décédée sans 

enfants. 

XIV. Gilbert, comte de la Rochelambert , chevalier, 
seigneur de la Rochelambert, du Monteil , d'Orsonnette, 
h» Roche-Mirefleur , etc. , qualifié haut et puissant sei- 
gneur, servit dans les mousquetaires du roi, et épousa, 
par contrat du 29 janvier 171 2, reçu par Bois, notaire 
au Puy, demoiselle Marie-Françoise-Majrthe deColombe- 
de-Latour , fille de haut et puissant seigneur François 
Armand, seigneur de Latour , et baron de Beauzac en 
Velay, et de Françoise de Vocance, dont : 

!.• Laurent-François-Scipion, qui suit; 
2. Jean-Paul , religieux bénédictin de l'ordre de 
Cluny , prieur titulaire de Saint - Vivien de 
Breuillet , et ensuite nommé au prieuré de la 
Trinité d'Eu, décédé à Paris, à la fin d'août 1792 ; 
3.° André-Laurent, appelé le baron de la Roche- 
lambert, baptisé en la paroisse de Manlieu , le 
i ,r décembre 1728, capitaine au régiment appelé 
Ile de France, en 1747, puis lieutenant colonel , 
commandant pour le roi, à Bonifacio, en Corse, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, en 1763 ; marié le 18 août 1778, à dame 
Anne Biseau , veuve sans enfants , de messire 
Jacques - Claude de Bèze de Lys , conseiller au 
parlement. Le baron de la Rochelambert est dé- 
cédé à Issoire, le 20 octobre 1787 ; 



188 DE LA ROCHELAMBERT. 

4. François, mort jeune ; 

5.° Gabriel-Armand-Benoît, marquis de la Roche 
lambert, seigneur de Dreuil, la Roche-Mirefleur 
et de Saint-Georges ci-devant colonel d'un ré- 
giment de grenadiers - royaux de son nom , en 
1761. Il s'était trouvé à différentes batailles et 
sièges ; fut blessé d'un coup de feu, au genou, à 
celui de Mons , en 1746, nommé par le roi, 
.commandant du château de Marbourg, en Hesse, 
en 1762; blessé, la même année, à la tête de 
son régiment , d'un coup de feu au corps , à 
l'affaire de Willemstadt ou de Grebenstein , le 
24 juin, oîi il eut plusiers chevaux tués, dont 
un sous lui , et fut fait prisonnier de guerre ; 
créé chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis après cette action, obtint une pension 
du roi en 1763; a été admis à monter dans les 
carrosses» de feu Louis XV, sur les preuves faites 
de sa maison, par le généalogiste des ordres de 
sa majesté, M. Chérin, en 1764; fait brigadier 
des armées en 1769, désigné par une lettre, au 
nom de sa majesté, du comte de Saint-Germain, 
pour être nommé maréchal de camp à la première 
promotion ; ce qui a eu lieu ; 

6.°, 7. , 8.°, et 9. , quatre filles, religieuses; 

io.° Françoise-Xavière de la Rochelambert , née à 
Manlieu, le 2 décembre 1727; d'abord religieuse 
bénédictine de l'abbaye de Cusset, ensuite abbesse 
de Saint-Jean du Buits à Aurillac, le 16 avril 
1765, et de St.-Cernin de Rodez, en Rouergue, 
le premier juillet 1771 ; decédée au Petit-Andely, 
département de l'Eure, le 24 mars 1806. 

XV. Laurent-François-Scipion , comte de la Roche- 
lambert, chevalier, seigneur de la Rochelambert , Mar- 
sillac, la Vallette de Bornes , Lenthenas , la Roche-du- 
Mas, co-seigneur de la Molhade , de Saint-Paulien , de 



M LA ROCHELAMBERT. l8 9 

Lissac, etc. en Auvergne, seigneur des châtellenies de 
Thévalles, Chemeré le Roi, Saulges, Saint- Pierre d'Erve, 
et des seigneuries, terres et fiefs d'Aubigné/ du Boulay 
des Sourches, de Contée, des Flux Jarriais, e? autre 
lieux dans le Maine; qualifié, comme ses prédécesseurs, 
haut et puissant seigneur dans ses titres; né au château de 
la Rochelambert, paroisse de Saint-Georges, de Saint. 
Paulien, près le Puy en Velay, le 3 septembre 172 1 ; 
capitaine d'infanterie au régiment de Montmorin, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, dé- 
cédé au Petit-Andely, département de l'Eure, le 2 oc- 
tobre 1807. 

Il avait épousé, par contrat du 26 mars 1748, demoi- 
selle Michelle-Anne Douart de Fleurance, née à Paris, 
le 9 février 1723, décédée au Petit-Andely, le 11 sep- 
tembre r8 13 ; elle était fille de messire Mathieu Douart 

» 

seigneur de Fleurance, d'Aubigné et du Boulay, d'abord 
écuyer de madame la Dauphine, mère du roi Louis XV 
et ensuite président en la cour des monnaies de Paris; 
elle a eu pour grand-oncle maternel, messire David 
Rivault, précepteur de Louis XIII, et ensuite fait 
conseiller d'état. La comtesse de la Rochelambert a été 
présentée au roi et à la famille royale, le 8 août 1762, 
d'après les preuves faites de la maison de la Rochelam- 
bert, devant le généalogiste des ordres, M. Chérin. 
De ce mariage sont issus : 

1 .° Mathieu-Laurent-François, né le 12 décembre 
1749, mort le 10 février 1753 ; 

2. N , né le 22 mars 1752, décédé le même 

jour; 
3." Paul-Laurent-François, marquis de la Roche- 
lambert, chevalier, appelé le marquis de Thé- 
valles, né à Paris le 8 décembre 175 3; d'abord 
page à la petite écurie du roi, au mois de juillet 
1769, a été nommé page de monseigneur le Dau- 
phin en 1772, ensuite premier page du roi en 

1773 ; en est sorti au mois de juillet 1774, pour 
16. i3 



IOO DE LA ROCHELAMBERT. 

entrer capitaine de cavalerie au régiment de 
Royal-Champagne; puis a été nommé colonel 
en second au régiment de Bourgogne, cavalerie, 
et gentilhomme d'honneur de Monsieur, frère du 
roi. Il avait épousé, en décembre 1778, Louise- 
Elisabeth de Lostanges, dame pour accompagner 
Madame Adélaïde, fille aînée de Louis XV, ayant 
eu l'honneur de monter dans les carrosses du roi, 
sur titres. Le contrat de mariage fut signé par le 
roi et la famille royale. Le marquis de la Roche- 
lambert est décédé sans enfants, en 1796; 

4. Gabriel-René-François, appelé le vicomte de 
la Rochelambert, qui suit; 

5.° Louis-Antoine, né le '2 mars 1756, mort le 
5 du même mois; 

6.° Et Louis-Charles-François, né le 8 avril 1757, 
qui a eu un bref de minorité pour l'ordre de 
Malte, et est décédé le i3 mai 1758. 

XVI. Gabriel-René François, comte de la Rochelam- 
bert, chevalier, aujourd'hui chef des noms et armes de 
cette maison, qualifié haut et puissant seigneur dans ses 
titres, né le 16 janvier 1755, est entré page à la petite 
écurie du roi, le i er avril 1770; a été nommé, par le 
roi Louis XV, premier page de monseigneur le Dau- 
phin, le i er juillet 1773; puis premier page du roi 
Louis XVI, le 1" juillet 1774. Il est sorti des pages 
après avoir rempli ses fonctions au sacre du roi, et a 
été nommé capitaine à la suite des dragons, le 28 juin 
1775; attaché au régiment de Dragons- Dauphin, le 3 
mai 1776, ou il a été nommé au commandement d'une 
compagnie en pied, le 10 juillet 1784; a été ensuite 
nommé major en second du régiment de Royal-Picardie, 
cavalerie, le I er avril 1788; a commandé en second la 
compagnie de ce nom à l'armée des princes, pendant la 
campagne de 1792, ensuite fait colonel; était monté 
dans les carrosses du roi, en novembre 1786, sur titres 






DE LA ROCHELAMBERT. , 9 , 

vérifiés par M. Chérin ; et a été reçu , le 1 3 juillet 1814, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , 
par monseigneur le duc de Berry. 

A épousé, le 20 février 1788, demoiselle Charlotte- 
Marie de Dreux de Silly (nommée comtesse Charlotte de 
Dreux , par brevet du roi ), fille de haut et puissant sei- 
gneur Joachim de Dreux, marquis de Brézé , grand 
maître de cérémonies de France , lieutenant-général 
des armées du roi, gouverneur de Loudun , et pays Lou- 
dunois; et de madame Louise-Jeanne-Marie de Cour- 
tarvel de Pézé ; leur contrat de mariage a été signé par 
le roi et la famille royale. De ce mariage sont issus : 

i.° Henri-Michel-Scipion, appelé le vicomte de 

la Rochelambert , qui suivra ; 
2.* Gabrielle- Louise-Laurence , née à Paris le 5 
janvier 1789, mariée à messire François de Cor- 
beau , marquis de Vaulserre , à Paris , le 2 1 août 
1810; 
3.° Henriette-Laurence-Marie-Gabrielle , née à 
Paris le 29 avril 1791 , mariée à Paris , le 21 août 
18 10, au comte Auguste- Louis-Joseph de la Ro- 
chelambert (de la branche de la Valette) ; 
4. Amantine-Michelle-Catherine , née aux An- 
delys , le 7 mai 1797 , mariée , le 4 mai 1818 , 
à messire Armard de More , comte de Pontgi- 
baud. 

XVII. Henri-Michel-Scipion , vicomte de la Roche- 
lambert, chevalier, né à Paris le 29 décembre 1789, 
capitaine de la garde urbaine à cheval de la ville de Lyon , 
le 18 mai 18 14 , est capitaine au premier régiment des 
grenadiers [à cheval de la garde royale , commandé par le 
comte de la Rochejacquelein. 

Branche des seigneurs de la Valette de Mont/or t, prise 
au XII e degré. 

XIII. Guillaume, comte de la Rochelambert, qua- 



192 



DE LA ROCHELAMBERT. 



lifié haut et puissant seigneur , chevalier , seigneur du 
Fieu, second fils de Charles II du nom , et d'Anne du Cros, 
capitaine au régiment de Normandie , épousa , le i5 mai 
1684 , Claude de Chavaignac-Langheac , dont sont issus : 
i.° Claude , dont l'article suit ; 
2. Jacques - Roch , marquis de la Rochelambert , 

capitaine de cavalerie , mort âgé de vingt ans; 
3.° François, mort en bas âge ; 
4. Marguerite, chanoinesse du chapitre noble de 

Leigneux ; 
5.° Françoise , prieure et dame de Courpière , au 
diocèse de Clermont. 

XIV. Claude , comte de la Rochelambert , qualifié 
comme son père , chevalier , seigneur du Fieu , de la 
Valette. , Vinzelles Montfort , etc. , d'abord chanoine , 
comte de Brioude , par provisions du 18 février 1696 , 
sur la démission d'Emmanuel de Langheac de la Roche- 
foucaud , s'en démit ayant quitté l'e'tat ecclésiastique. Il 
épousa, i.° Catherine de Beaulieu de Montpensier; 2. 
le 25 août 1721 , Charlotte de Montgon de Beauverger. 

Enfants du premier lit : 

1 .° Marguerite, mariée à Balthasard de Luzy , mar- 
quis de Cousan, premier baron de Forez ; 

2. Jeanne-Claudine , chanoinesse de Leigneux , 
puis prieure dudit chapitre; 

Enfants du second lit: 

3.° Henri-Gilbert, dont l'article viendra; 

4. Autre Henri-Gilbert , capitaine au régiment du 
Roi , infanterie , chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint-Louis , en 1763 , marié , en 

1773 , avec N de la Borde, fille du seigneur 

de la Borde , commandant de bataillon du régi- 
ment du Roi , et maréchal des camps et armées , 
mort en septembre 1790 ; 



DE LA ROCHELAMBERT. I 9 3 

5.° Charles-Louis, mort en bas âge ; 

6. - Claude-Guillaume-Charles, mort en bas âge ; 

7/ Marie-Catherine, mariée à messire Louis de 
Gay de Planhol, seigneur de Salzuit; 

8.° Anne, prieure de l'abbaye des Chazes, en Au- 
vergne ; 

9.° Catherine, abbesse en la même abbaye. 

XV. Henri Gilbert, marquis de la Rochelambert, 
qualifié haut et puissant seigneur, chevalier, seigneur du 
Fieu, de la Valette, Saint-Jean-en-Val, Montfort, Vin- 
zelles, Bansac, Usson et autres lieux, en Auvergne, ci- 
devant capitaine au régiment du Roi, infanterie, nommé 
par le roi, commissaire de l'assemblée provinciale de la 
noblesse, qui procéda à la convocation des états géné- 
raux en 1788, mort le i5 juillet 1807, avait épousé, le 
14 juillet 1749, demoiselle Louise -Marthe -Catherine 
d'Anterroche, fille du comte d'Anterroche, comman- 
dant d'un bataillon des Gardes Françaises, mort lieu- 
tenant-général des armées du roi, en 1785 : et nièce 
d'Alexandre-César d'Anterroche, évêque de Condom, 
et commandeur de l'ordre de Saint-Lazare. Il a laissé 
de ce mariage : 

I.* Claude, né le 6 mai 1720, mort en bas âge; 
2. Joseph, qui suit ; 

3.° Joseph -François -Simon-Louis, né en 1761, 
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 
et sous-lieutenant au régiment du Roi, infanterie, 
en 1776, mort au cap d'Anse, proche Naples, 
revenant de ses caravanes en 1786; 
4. Françoise-Alexandrine-Luce, née le 4 juin 
1754, morte sans enfants de son mariage con- 
tracté avec le seigneur de la Rochette ; 
5.* Claudine-Françoise- Louise , née le 19 janvier 
1756, mariée, en 1774, au comte de la Salle 
Saint-Poney ; 
6.° Catherine, née le 24 mars 1729, mariée à Pierre 



I 94 DE LA ROCHELAMBERT. 

de Molen, chevalier, marquis de Saint-Poney, 
officier au régiment Dauphin, cavalerie, puis 
capitaine des dragons de Montmorin. 

XVI. Joseph, marquis de la Rochelambert-Mont-» 
fort, chevalier, né le 3 1 octobre 175 1, qualifié de haut et 
puissant, seigneur du Fieu, de la Valette, Saint-Jean-en- 
Val, Montfort, Vinzelles, Bansac, Usson, Anterroche, 
Chambeuil, Combrèle, Sauvelle, Lumbin, la Roche- 
fourchat, etc.; entré au régiment des Gardes-Françaises, 
en 1766; fut présenté à sa majesté Louis XVI, et fit ses 
preuves sur titres vérifiés par M. Chérin, pour monter 
dans les carrosses, en novembre 1785; chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, en 1787; il 
fut fait lieutenant au régiment des Gardes en 1788; il 
eut l'honneur de joindre les princes du sang de France 
à Turin, lorsque le régiment des Gardes fut licencié en 
1790. Il commanda une compagnie d'hommes d'armes 
à pied à Coblentz, en 1791, et fit avec les princes la 
campagne de 1792, comme colonel; et reçut de son altesse 
royale monseigneur comte d'Artois, aujourd'hui Mon- 
sieur, le titre suivant: 

» Charles-Philippe de France, fils de France, comte 
» d'Artois, oncle du Roi, lieutenant-général du royaume. 

» Le sieur Joseph, comte de la Rochelambert, capi- 
» taine aux hommes d'armes à pied, n'ayant jamais cessé 
» d'être fidèle aux principes d'honneur et de loyauté 
» qui ont toujours distingué la noblesse française ; ayant 
» donné, dans toutes les occasions qui se sont présentées, 
» à notre cher et très-honoré frère et souverain seigneur 
» Louis XVI, de glorieuse mémoire, et à nous, des 
» preuves de zèle et de dévouement, et ayant fait, sous 
» nos ordres, la campagne de 1792 dans le corps des 
» hommes d'armes à pied, nous avons cru de notre 
» justice de lui donner un témoignage particulier de 
» bonté et de bienveillance en lui faisant expédier le 



DE LA ROCHELAMBERT. I 9 5 

» présent, que nous avons signé de notre main et fait 
» contre-signer par le sieur de Belleville, notre secrétaire 
» ordinaire ». 

Fait à Bremerworden , le quinzième jour du mois de 
juin de l'an de grâce mil sept cent quatre-vingt-quinzième, 
et du règne du Roi le troisième. 

Signé , Charles-Philippe. 

Et, par monseigneur, 

Signé, de Belleville. 

Il a épousé, par contrat du 28 avril 1778, reçu par 
Trutat, notaire à Paris, Marie-Anne-Elisabeth-Joséphine 
Bonvoust de Pruslay, d'une très-ancienne maison, origi- 
naire d'Allemagne, établie de tems immémorial dans le 
Perche, dame d'honneur de son altesse sérénissime ma- 
dame la princesse Louise de Condé. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Auguste-Louis-Joseph, dont l'article viendra; 
2. Michel-Alphonse de la Rochelambert , né à 
Paris en 1787, reçu chevalier de Malte au ber- 
ceau ; 
3.° Henriette de la Rochelambert, mariée à Fran- 
çois , chevalier , comte de Caissac de la haute 
Auvergne ; 
4. Alexandrine de la Rochelambert, morte à l'âge 
de vingt ans. 

XVI. Auguste- Louis -Joseph , comte de la Roche- 
lambert, né le 23 avril 1779, à Issoire , en Auvergne, 
émigra en 1791, et a servi dans l'armée de monseigneur 
le prince de Condé, en qualité d'officier, et y a fait les 
six dernières campagnes , où il a mérité du prince les 
attestations les plus flatteuses; a quitté le service au 
moment du licenciement de l'armée de Condé; nommé 
chevalier de Saint- Louis le i5 mai 1816, et comman- 
deur de l'ordre du Phénix de Hohenlohe en juin 18 16, 
comme ancien officier au régiment de Hohenlohe à 



I9 6 ^E LA ROCHELAMBERT. 

l'armée de Condé; a épousé Henriette-Laurence-Marie- 
Gabrielle de la Rochelambert , seconde tille de haut et 
puissant seigneur ,* Gabriel-René-François , comte de la 
Rochelambert. De ce mariage est issu : 

Gabriel-Joseph-Marie de la Rochelambert , né au 
château d'Esternay, le 23 décembre 1812. 

Les alliances de cette maison , sont entr'autres avec 
celles de Guigone , de Mazenc , de Rocos , de Saint- 
Chamans, de Naucase, de Cens, de Bonne de Fay, dont 
les seigneurs de la Tour-Maubourg , de la Chassaigne , 
de Pronsac , de Gaste , de Gras-de-Pins de l'Estrange , 
de Choisinet, de la Tour de Bains, du Gros, de Salers, 
de la Tour , de Fleurance , de Montmorin , de Lan- 
gheac, d'Ailly de Menetou, de la Goutte , de Clermont 
de Chaste en Dauphiné, de la Roche-Aymon, de Chaus- 
secourt , de Saint- Polgue, de la Ganne, de Saint-Martial, 
de Drugeac , du Prat - de - Barbançon , Saint-Priest , de 
Polignac, de Seveyrac, de Montvalat, de Chavaignac , 
la Fayette, de Montgon d'Anterroche , de la Salle , etc. 

Armes : D'argent , au chevron d'azur , au chef de 
gueules. Supports, deux sauvages armés de leurs massues. 
Devise : Amour ou guerre, vale me Dios, ni crainte ni 
envie. L'opinion commune est que ces mots latins: vale 
me dios , signifient point de milieu; mais un interprète 
de la langue espagnole a affirmé , au contraire , que ces 
mots écrits ainsi : vale me Dios , signifient Dieu me 
protège. 



DE MOLEN DE LA VERNEDK. 



'97 



De MOLEN de la VERNÈDE et de SAINT- 
PONCY , très-ancienne maison originaire du Limosin , 
où elle possédait au douzième siècle, et bien avant, la 
terre et forêt de son nom. Cette maison vint se fixer du 
Limosin en haute Auvergne, vers l'an i25o, où elle 
* possédé , pendant plusieurs siècles consécutifs, la 
terre d'Auriac , située près de la ville de Blesle , ainsi 
qu'on le voit par la coutume d'Auvergne , publiée par 
Chabrol. 

Cette maison , d'ancienne chevalerie , qui a eu les 
plus belles alliances , a perdu , par l'effet de notre fu- 
neste révolution , et pour cause de son attachement à la 
maison de Bourbon , ce qu'elle avait de fortune. 

Elle peut citer au nombre de ses alliances , la maison 
d'Auriac , aujourd'hui , éteinte , et celles de Rioms , de 
Lardeyrolles, de Montalais, de Montrognon , de 
Montlaur, de Chavagnac , de Bouille, de Silvain de 
Boissieux , de Dienne, d'Oradour, de Severac de la 
Rochelambert, de l'Espinasse, d'Escorailles, de Gironde, 
de Vertamy , de Roquelaure , de Lostanges de Saint- 
Alvaire, de Caulaincourt , de Livron , de Terraules- 
d'Aureilles , et nombre d'autres très-anciennes familles. 

Il a existé, en divers tems , plusieurs branches cfe 
cette maison en haute et basse Auvergne ; mais de 
nos jours, il n'y en existe plus que deux, savoir : celle 
de Raymond, comte de Molen, résidant au Mas, près 
de Brioude, en haute Auvergne ; et celle de Pierre de 
Molen, marquis de Saint-Poney, dont les fils habitent 
Bonnac, près de Massiac, en haute Auvergne. Il existe 
aussi de nos jours, une branche de cette même maison 
à Raimbaut, en Poitou. 

Un titre original, qui était autrefois déposé en la 
chambre des comptes de Paris , prouve que Jean de 
Molen, au mois de mars de l'année 1425, était au rang 



i g8 DE MOLEN DE LA VERNÈDE. 

des trente-trois chevaliers des montagnes d'Auvergne , 
tous nomme's dans ledit acte, et qui furent imposés 
par le bailli des montagnes d'Auvergne, pour les aides 
et taxes qui furent accordées, en 1425, aux ecclésias- 
tiques de cette province 

Depuis i25o jusqu'à nos jours, cette maison prouve 
une filiation suivie, qui complète, jusqu'en 181 5 , 
quinze ge'nérations sans la moindre lacune, depuis : 

I. Jacques de Molen , chevalier, seigneur de la terre 
et forêt de Molen , en Limosin, de Serre et d'Auriac , 
en Auvergne, qui vivait en i25oet mourut en i32i. Il 
eut deux fils : 

i.° André, dont l'article suit ; 

2. Eustache de Molen, comte de Brioude, en 

1343, suivant un acte capitulaire de ce chapitre, 

de ladite année. 

II. André de Molen, chevalier, seigneur de Molen, 
en Limosin, de Serre et d'Auriac, en Auvergne, né 
en 1295, épousa, en i32i, demoiselle N... d'Auriac, et 
vint s'établir en Auvergne, où il mourut en 1384. Dans 
une transaction qu'il passa le 18 janvier i322, avec 
Guillaume Foucher, seigneur de Saint-Iriex , il est qua- 
lifié Andréas à Molerus, aliàs de Molenco, miles do- 
minus de Moleris, in dioccesi Lemovicensi, et de Serra et 
Àuriaco diocœsis Claromontensis. On a de lui, outre la 
transaction de l'an i322, un contrat d'échange fait en 
son nom par Gilbert de Molen, son fils, en 1 383. Il 
fut père de : 

i.° Gilbert, dont l'article suit ; 

2. Reynauld de Molen, comte de Brioude, en 

1369, suivant un acte capitulaire de ce chapitre , 

de ladite année. 

III. Gilbert de Molen, chevalier, seigneur de Serre 
et d'Auriac, né en 1340, épousa, en 1374, Jeanne de 



DE MOLEN DE LA YERNÈDE. i g9 

Rioms. Il prend la qualité de damoiseau dans une vente 
à Saint - Ilhier de Bars, du dernier décembre 1 383 , où 
son père est qualifié chevalier , seigneur de Serre et 
d'Auriac, y demeurant nobilis vir Gilbertus de Molenco , 
aliàs de Moleriis. Il transigea, conjointement avec Pierre 
de Molen , son fils , Dauphine de Lardeyrolles , épouse 
dudit Pierre , sur la banalité du four d'Antoing , avec 
les habitants dudit lieu, le 12 janvier 1414. Il fit son 
testament le 26 juillet 1442 , en faveur de Pierre de 
Molen , son fils , à la charge d'acquitter ses fondations 
à Téglise d'Auriac , et d'y faire graver ses noms , sur- 
noms, armes et casque, sur le tombeau de ses ancêtres. 

IV. Pierre de Molen, I er du nom , seigneur de Serre 
et d'Auriac, né en i38o , épousa, en 1412, Dauphine 
de Lardeyrolles. Il transigea avec elle et Gilbert de 
Molen , chevalier , son père , sur les droits de bana- 
lité du four d'Antoing, dans le Lambron , en 1414 , 
et mourut en 1445. De Ce mariage sont issus : 

1 .° Martial de Molen de la Vernède, ainsi nommé 
dans le contrat de mariage de James, son frère 
puiné ; 

2. James, dont l'article suit. 

V. James de Molen , chevalier , seigneur de Serre , 
né l'an 1420, épousa, le 22 juin 1440, Bonne de Mon- 
talais, fille de Jean de Montalais, et d'Alix de Montro- 
gnon. Il rendit hommage pour sa terre et seigneurie de 
Serre, au duc de Mercœur , en 1471 , et au comte de 
Montpensier , dauphin d'Auvergne , le 24 novembre 
1483, et mourut en 1490. Ses enfants furent : 

1 .° Robert, dont l'article suit ; 

2. Pierre de Molen , qui fit une acquisition de 
Tristan de Gironde, le i ,r mars i5i 1, tant pour 
lui que pour Robert de Molen, son frère aîné. 

/I. Robert de Molen de la Vernède , chevalier , 



200 DE MOLEN DE LA VERNÈDE. 

seigneur de Serre , d'Auriac , de la Vernède , né en 
1455, épousa, en i5oo, Louise de Montlaur; transigea, 
conjointement avec Pierre de Molen , son frère , le 
8 mars 1537, avec le prieur de la Voûte, au sujet des 
dîmes inféode'es du village de Serre , dans lequel acte 
ils sont nomme's fils de James de Molen , chevalier. 
Il fit son testament le 19 janvier i53o, en faveur de ses 
deux fils , et élut sa sépulture dans l'église d'Auriac. Il 
laissa : 

i.° Laurent, dont l'article suit ; 

2. Antoine de Molen de la Vernède, qui fut gen- 
tilhomme de Philippe- Emmanuel de Lorraine, 
duc de Mercceur, suivant un certificat du I er dé- 
cembre 1575. Il céda à Laurent de Molen, son 
frère , sa portion dans les biens paternels , par 
acte du 1 1 août 1 55 5 . 

VII. Laurent de Molen, I er du nom, chevalier, 
seigneur de Serre, d'Auriac , de la Vernède , etc. , né 
l'an i5io, demeura constamment attaché au parti de 
Henri, roi de Navarre ( depuis Henri IV) , et le servit 
dans presque toutes les guerres de son tems. Il épousa, 
i.° par contrat du 24 juin 1 55g, reçu par Matret, Va- 
lentine de Chavagnac , fille de Gabriel de] Chavagnac , 
seigneur d'Aubepeyre ; 2. par contrat du 21 juin 1571, 
reçu par Brandon, notaire royal, Catherine de Gironde, 
pour la dot de laquelle il donna quittance le 10 janvier 
1 585. Elle lui apporta en dot la seigneurie de Bégoule ; 
elle était fille de François de Gironde, écuyer , seigneur 
de Gironde , de Bégoule et de Bastide , et de Jeanne 
de Saint- Pol de Vassalier. Laurent de Molen acquit les 
dîmes d'Auriac, le 8 juin 1589. Il servit dans les guerres, 
contre la ligue , et fut fait prisonnier , suivant un acte 
de notoriété du baillage de Saint-Flour , du 19 avril 
1 583, Il fit son testament le 18 septembre 1 5g3, dans 
lequel il prend la qualité de noble homme Laurent de 
Molen , seigneur de la Vernède , Soustra , et en partie 



DE MOLEN DE LA VERNÈDE. 20 I 

de Malepeyre, et énonce qu'il avait douze enfants, 
savoir : 

Du premier lit : 

i .° David, dont l'article suit ; 

2.° Isaac, auteur de la seconde branche rapportée 
ci-après ; 

3.* François, qui fonde la troisième branche, 
mentionnée en son lieu; 

4** Jean, aliàs Joseph de Molen de la Vernède, 
chevalier, qui épousa Lucrèce de Bouille, dont 
il eut Philippe de Molen de la Vernède, seigneur 
de Bégoule, qui épousa, le 12 septembre 1643, 
Anne de Chambaud, et forma la branche de Bé- 
goule, éteinte ; 

Du second lit : 

5.° Huit filles, dont quatre furent chanoinesses et 
les quatre autres épousèrent des gentilshommes 
de la province d'Auvergne et firent de très-bons 
établissements. 

VIII. David de Molen de la Vernède, chevalier, 
seigneur de Malepeyre, et de Cistrières, né en i56o, 
épousa, le 20 juin 1 586, Antoinette de Mars, qui testa 
le 27 septembre 1627. Il mourut en i63o, et eut pour 
fils: 

1 .• Laurent, dont l'article suit ; 

2. Pierre de Molen de la Vernède, seigneur de 
Chambon. Il avait épousé, le 3 février 1 63 1 , 
Jeanne Douarre, dont il n'eut point d'enfants. 

IX. Laurent de Molen, II e du nom*, chevalier, 
seigneur de Malepeyre, né en 1590, épousa en 1619, 
Françoise de la Salle. Il mourut en 1640, laissant de 
son mariage : 

1 ,° Jean de Molen de la Vernède, seigneur de Cis- 



202 DE MOLEN DE LA VERNÈDE. 

trières, marié, le 6 janvier 1660, avec Gasparde 
de Vertami; 
2. Pierre, dont l'article suit. 

X. Pierre de Molen de la Vernède, chevalier, 
seigneur de Malepeyre et de Cistrières, en 1625, 
épousa, i.° en 1660, N... Silvain de Boissieux; 2. le 
i5 novembre i663, Marguerite de Luzy; il mourut en 
1698. Il eut de ce dernier mariage : 

i.° Michel de Molen, chevalier, seigneur de Ma- 
lepeyre et de- Cistrières, né en i665, marié, en 
1698 avec N... de Molen du Mont-de-Saint- 
Flours, mort en 1728. Il laissa Raimond de 
Molen, chevalier, seigneur d'Arfeuillette, de 
Malepeyre et de Cistrières, né en 17 10, marié, 
en 175 1, avec Marie d'Oradour. Il est mort en 
1789, laissant dece mariage: 

a. Barbe de Molen, ne'e en 1752, mariée en 
1773, à M. de Granval; 

b. Catherine de Molen, née en 1755 ; 
2. Jean, dont l'article suit. 

XI. Jean de Molen, chevalier, seigneur du Mas et 
de Saint-Just, né en 1666, épousa, en 1709, Claude 
de Faugières, et mourut en 1746, laissant : 

XII. Henri de Molen, chevalier, seigneur du Mas, 
de Saint-Just, de Brenat, etc., né en 17 18, marié, en 
1745, avec Marguerite de Dienne. Il fut père de : 

XIII. Raimond, comte de Molen, du Mas, che- 
valier, seigneur du Mas et de Saint-Just, né le 26 juin 
1750. Il a épousé le 25 mars 1772, Marguerite de 
Roquelaure, dont sont issus : 

1 .° Jean-Louis de Molen, chevalier, né le 21 sep- 
tembre 1778, marié, en 1814, à N... de Rome 
de Frequenne; 



DE MOLEN DE LA VERNÈDE. 203 

.2.° Victoire de Molen, née le 29 juin 1773, mariée 

à M. le comte de Dienne ; 
3/ Madelaine-Eulalie de Molen, née le 5 sep- 
tembre 1774, mariée à M. le comte de Noyant. 

SECONDE BRANCHE. 
Seigneurs de Rochebrune et de Raimbaut, en Poitou. 

VIII. . Isaac de Molen de la Vernède, chevalier, 
seigneur de Serre, second fils de Laurent de Molen , 
chevalier, seigneur de Serre, d'Auriac et de la Ver- 
nède, et de Valentine de Chavagnac, épousa, par con- 
trat du 17 mai 1 5g 1 , Jeanne de Montvallat, dame de 
Rochebrune, fille de feu noble Giraud de Montvallat , 
seigneur du même lieu, et de Claude de Brison. De ce 
mariage est issu : 

IX. Louis de Molen de la Vernède, écuyer, sei- 
gneur de Rochebrune, et dé Jalitoux, en Auvergne, de 
Raimbaut, en Poitou, qui s'allia, par contrat du 18 fé- 
vrier 1645, avec Marie Galiote de Lostanges de Saint- 
Alvaire, fille de Louis de Lostanges de Saint-Alvaire , 
chevalier, seigneur, baron de Pailhé, et de Marie 
Fouchier. Il fut maintenu dans sa noblesse de race, par 
M. de Barentin, intendant de Poitiers, le 22 mars 
1666. De son mariage sont issus : 

i .° Emmanuel, dont Tarticle suit ; 

2. Charlotte-Catherine de Molen de la Vernède , 
troisième femme , par contrat du premier juin 
1674, de Florimont Hurault, seigneur de Saint- 
Denis, de Villeluisant , grand-maître des eaux 
et forêts de France, fils d'Anne Hurault, sei- 
gneur de Saint-Denis et de la Voue, gentil- 
homme ordinaire de la chambre du roi, et de 
Marie Chauvel. 

X. Emmanuel de Molen de la Vernède, che- 



204 DE MOLKN D E SAINT-PONCY. 

valier, seigneur de Rochebrune et de Raimbaut, fut 
maintenu dans sa noblesse de race, par Gilles de Mau- 
peou, intendant de Poitiers, le i5 mars 1699. Il avait 
épousé, le 19 juin 1681, Blanchette-Elisabeth Adam 
de Beauchamp, fille de Noble Blanchet Adam, seigneur 
de Beauchamp, et d'Elisabeth Tioux. De ce mariage 
vint, entr'autres enfants : 

XI. Charles-François de Molen de la Vernède, 
écuyer, seigneur de la Rochebrune et de Raimbaut, qui 
épousa, par contrat du 8 février 1694, Charlotte de 
Caulaincourt, fille de Henri de Caulaincourt, écuyer , 
seigneur de Presle et de Beaufief, et de feu Charlotte 
de Livron. De ce mariage sont issus : 

i.° Henri, dont l'article suit ; 

2. Françoise-Elisabeth de Molen de la Vernède , 
mariée, le 11 août 1747, avec Jean-Baptiste- 
Gaspard de la Perrière, chevalier, seigneur de 
Tasnières, du Bouchet et autres lieux ; 

3.° Jeanne de Molen de la Vernède, mariée à noble 
N... Gaudin, écuyer, seigneur du Cluseau ; 

4. Hélène de Molen de la Vernède, mariée à N... 
de Conti, écuyer. 

XII. Henri de Molen de la Vernède, seigneur de 
Raimbaut, lieutenant au régiment de Piémont , infan- 
terie, épousa N... de Livron, dont postérité. 

TROISIÈME BRANCHE. 
Seigneurs de Saint-Poney. 

VIII. François de Molen, chevalier, seigneur d'Au- 
riac et de Serre, troisième fils de Laurent de Molen , 
I" du nom, chevalier, seigneur de la Vernède et des 
mêmes lieux, et de Valentine de Chîfragnac, sa pre- 
mière femme, épousa, par contrat du 5 mars 1601 , 
reçu par Comblât , notaire royal, Charlotte de Brezons, 
fille de Tristan de Brezons, seigneur de Massebeau. Elle 



DE MOLEN DE SAINT-PONCY. 2o5 

testa le 3 octobre 1642, et son mari, la même année. 
Il rendit l'aveu et dénombrement de sa terre d'Auriac à 
César de Vendôme, duc de Mercœur, le premier no- 
vembre 1640. Leurs enfants furent : 

i.° N... de Molen de la Vernède, seigneur de 
Fraissinet, marié avec Marie de Carbonnet, n'eut 
point de postérité ; 
2. Jacques de Molen, aliàs de la Vernède, sei- 
gneur d'Aurouze, d'Auriac, etc., né en 1602; 
mort en 1643. Il servit dans les guerres de son 
tems ; obtint la lieutenance de la compagnie de 
cavalerie du sieur de Dauvet ; fut major du régiment 
de Richelieu, en laquelle qualité il continua ses 
services jusqu'à la bataille de Rocroy, où il reçut 
un coup de feu au bras, dont il demeura es- 
tropié. Il avait épousé, par contrat du 10 mars 
i638, reçu par Ferrand, notaire royal, Made- 
laine d'Aureille de Colombines, fille de Jean 
d'Aureille, chevalier, seigneur et baron de Co- 
lombines, et de Jeanne de Beauclair. Il eut 
pour fils : 

A . Jean de Molen de la Vernède, né le 1 3 fé- 
vrier 1649, seigneur d'Auriac en 1666. Il 
servit, en qualité de cadet, dans le régiment 
des Gardes, compagnie de Pradelles, puis 
sur le vaisseau du commandeur de Bouille, 
et enfin, en qualité de mousquetaire, dans la 
compagnie de M. d'Artagnan, Il épousa, le 
29 novembre 1672, Françoise de Belvezer 
de Jonchères, fille de François de Belvezer, 
II e du nom, chevalier, seigneur et baron 
de Jonchères, d'Oradour, de Malesvelhes, 
de Belvezer, de la Borie, de Pradelles, et de 
Françoise, aliàs Anne-Marie du Quesnel de 
Saint-Just ; 
B. François de Molen de la Vernède, seigneur 
ib. 1 4 



2o6 DE MOLEN DE SAINT-PONGY. 

d'Auriacet de Grommières, marié avec An- 
gélique du Fos. Il fut colonel du régiment 
de cavalerie de son nom, le 17 novembre 
1695; brigadier des armées du roi, le 3 jan- 
vier 1696; chevalier de l'ordre royal et mi- 
litaire de Saint-Louis, le 20 février 1700; 
et fut tué à la bataille de Spire, à la tête de 
son régiment ; il laissa : 

a. Claude-Joseph de Molen de la Vernède 
d'Auriac, capitaine au régiment Royal- 
Roussillon, cavalerie, qui rendit au 
roi, le 3 juillet 17 17, l'aveu et dénom- 
brement de sa terre d'Auriac, et mourut 
sans postérité ; 

b. Angélique de Molen de la Vernède, 
qui, après la mort de son père, devint 
héritière de la seigneurie d'Auriac , 
qu'elle porta à son mari Jean-François 
d'Aldebert, comte de Severac, seigneur 
de Saint-Martin des Plains; et par le 
mariage de la fille du comte de Severac, 
avec le marquis de Simiane, la terre 
d'Auriac est tombée dans la maison de 
Simiane ; 

3.° François de Molen,) nommés dans le testament 
4.* Charles de Molen J de leur père, de l'an 1642; 
5.° Louis, dont l'article suit ; 

6.° Henri de Molen de la Vernède, nommé dans 
le testament de sa mère, du 3 octobre 1642. 

IX. Louis de Molen de la Vernède, chevalier, 
seigneur de Serre, épousa, i.° le premier janvier 1641, 
Françoise d'Escorailles: 2. N... de Terraulles. Il laissa 
de sa première femme : 

X. Jean de Molen de la Vernède , chevalier , 
seigneur de Saint-Poney et de Luzer, qui épousa An- 
gélique Arnaud de l'Espinasse, dont il eut: 



]>E MOLKN DE SAINT-PONCY. 207 

XI. Louis-Etienne de Molen , chevalier, seigneur, 
baron de Saint-Poney , d'Alleret , de Saint-Mary et de 
Luzer , qui épousa N... du Bos , dont il eut : 

i.° Amable-André , dont l'article suit ; 

1.* Antoine de Molen , chevalier de Saint-Poney , 
capitaine d'infanterie au régiment de Guienne , 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis , mort célibataire en 1779; 

3.° Thomas de Molen, chevalier de Saint-Mary , 
ancien capitaine d'infanterie au régiment Dau- 
phin , chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis , mort célibataire en 1802 ; 

4.° Louise de Molen de Saint-Poney , qui épousa 
N... de Lagat de Tanavelle ; elle mourut à Blesle, 
en 1780; 

5.* Louise-Claudine de Molen de Saint- Poney , qui 
fut la dernière abbesse du noble chapitre royal de 
Blesle , en haute Auvergne , et elle mourut au 
château de Bonnac , près de Blesle , en 1796. 

XII. Amable-André , comte de Molen, chevalier, 
seigneur de Saint-Poney , d'Alleret , de Saint-Mary et 
de Luzer, né en 1730, fut officier de cavalerie au régi- 
ment de Picardie, et épousa, en 1750, Marie-Agnès 
de Saint-Héran ; il mourut à Saint-Chéli , en Gévaudan , 
le 18 mai 1773 ; il laissa trois enfants savoir : 

i .• Pierre , dont l'article suit ; 

2. Maurice de Molen , chevalier de Saint- Poney , 
mort célibataire en 1774, étant alors au service 
du roi , officier dans la marine royale au dépar- 
tement de Brest ; 

3.° Louise de Molen de Saint- Poney, née en 1759 , 
élève de la maison royale de Saint-Cvr , vivante 
et en ce moment religieuse aux dames de la Visi- 
tation de Marvejols , en Gévaudan. 

XIII. Pierre de Molen r H" du nom, marquis de 



20 8 DE MOLEN DE SAINT-PONCY. 

Saint- Poney , ancien capitaine de dragons , chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis , e'tait , à 
l'époque de la révolution , qui a englouti toute sa fortune , 
chevalier , seigneur des terres de Saint-Poney , Alleret , 
Lignerolles, Saint-Mary , Luzer , Besse , le Fayet , etc. 
Il est né le 8 avril 1754; a été nommé page de feue 
madame la dauphine, née princesse de Saxe , à la fin 
de Tannée 1766 ; est entré au service , sous-lieutenant 
de dragons au régiment de Dauphin, le 10 juin 1769; 
et acheta , en 1788, une compagnie dans le régiment 
de Montmorency , dragons. Lorsque la province d'Au- 
vergne fut administrée par une assemblée provinciale , 
il fut élu syndic du clergé et de la noblesse dans le dé- 
partement de Brioude , fonction qu'il remplit pen- 
dant trois ans , jusque la fin de 1790. Lors de la con- 
vocation des états-généraux par sa majesté Louis XVI, 
en 1789 , le marquis de Saint- Poney eut l'honneur 
d^tre nommé secrétaire de la chambre de la noblesse de 
la sénéchaussée d'Auvergne , assemblée à Riom , et fut 
rédacteur du cahier et des vœux de cette chambre. 

Le marquis de Saint-Poney fut nommé par la chambre 
de la noblesse de la sénéchaussée d'Auvergne , député 
supple'ant aux états-géneraux de 1789, où il ne voulut 
jamais se rendre, quand il eut la douleur de voir à quel 
point l'autorité du roi y était méconnue. 

Il émigra le 8 juin 1791. M. du Rosoi, auteur du 
Journal de Paris , ayant engagé , par la voie de son 
journal , dans la même année , les royalistes à se consti- 
tuer otages , pour la conservation des jours de Louis XVI , 
dès-lors si menacés , M. le marquis de Saint- Poney , qui 
se trouvait alors auprès des princes français en Allemagne , 
s'empressa , avec M. le chevalier de Belsunce , le comte 
de la Rochelambert-la- Valette , le chevalier de la Porte 
et le chevalier de Pardaillan , d'écrire une lettre en son 
nom et au nom de ces messieurs , qui fut signée des cinq à 
M. du Rosoi ,1e 27 juillet 1791 , de Worms, et de lui mander 
que leur vie n'était plus à eux , mais toute au roi , et qu'ils 



DE MOLEN DE SAINT-PONCY. 209 

se tenaient prêts à partir pour Paris, à la minute même où 
il le leur indiquerait. M. du Rosoi ne fit point de réponse 
particulière à cette lettre; mais il inscrivit les noms des 
cinq otages dans son journal du 18 août 1791 , en y 
ajoutant ce qui suit : J'ai dû par respect pour leur 
» noble dévouement, nommer ces cinq otages; mais 
» nous ne souffrirons pas qu'ils quittent le poste glo- 
» rieux qu'ils occupent en ce moment; ils auront ici 
» cinq suppléants, qui s'honoreront de les représenter. » 
Il n'est revenu se fixer en France que le i5 mai 18 16. 
Il a fait la campagne de 1792, dans la coalition de la no- 
blesse d'Auvergne , sous les ordres des princes français , 
et a rempli par la suite, avec zèle, tous les ordres qu'il 
en a reçus. 

Le marquis de Saint-Poney a reçu de S. A. R. Mon- 
sieur , lieutenant - général du royaume , le certificat le 
plus authentique de ses services, comme le plus flatteur 
qu'un vrai Français puisse produire; il est rapporté ici 
mot à mot. Ce certificat lui a été délivré par Monsieur, 
le i5 du mois de juin 1795, à Brémerworden, en West- 
phalie, en Allemagne. Voici ce certificat : 

Charles - Philippe de France , fils de France , comte 
d'Artois , oncle du roi , lieutenant-général du royaume. 

Le sieur marquis de Saint -Poney, officier au service 
du roi de France, n'ayant jamais cessé d'être fidèle aux 
principes d'honneur et de loyauté qui ont toujours dis- 
tingué la noblesse française, ayant donné, dans toutes les 
occasions qui se sont présentées, à "notre très-cher et très- 
honoré frère et souverain seigneur Louis XVI, de glorieuse 
mémoire, et à nous, des preuves de zèle et de dévoue- 
ment , et ayant fait , sous nos ordres , la campagne de 
1792, dans la coalition de la noblesse d'Auvergne, nous 
avons cru de notre justice de lui donner un témoignage 
particulier de bonté et de bienveillance , en lui faisant 
expédier le présent , que nous avons signé de notre 



2io DE MOLEN DE SA1NT-P0NCY. 

main, et fait contre -signer par le sieur' de Belleville , 

notre secrétaire ordinaire. 

Fait à Brémerworden , le quinzième jour du mois de 
juin, l'an de grâce mil sept cent quatre-vingt-quinzième, 
et du règne du roi le troisième. 

Signé CHARLES-PHILIPPE. 

Par monseigneur ; signé de Belleville. 

Il a épousé, le 5 février 1782, Catherine de la Roche- 
lambert-la- Valette, née le 24 mars 1759, fille de Henri 
Gilbert , marquis de la Rochelambert , chevalier , sei- 
gneur de la Valette , de Saint-Jean en Val , de Mont- 
fort , d'Usson , de Vinzelles , et autres places , ancien 
capitaine au régiment du roi, infanterie , et de Louise- 
Marthe - Catherine d'Anterroche. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Charles-Alexandre-Marie de Molen , comte de 

Saint-Poney, qui suit ; 
2/ Thomas-Joseph de Molen, chevalier de Saint- 
Poney ; 
3.° Agnès - Virginie de Molen de Saint - Poney , 
née le 25 février 1783, chanoinesse du chapitre 
noble de Blesle, puis mariée, le 2 1 avril 1 806 à 
Louis de Gay, baron de Planhol , seigneuf de 
Salzuit. Elle est morte en 1808. 

XIV. Charles - Alexandre - Marie de Molen, comte 
de Saint-Poney, né le premier mai 1784, a épousé, 
au mois de mai 1812 , Constance de la Faige , issue 
d'une noble famille originaire de la province du Gé- 
vaudan. De ce mariage est issu : 

XV. Pierre de Molen de Saint- Poncy , né le 3i dé- 
cembre 181 5. 

Armes : d'azur, à trois sautoirs d'or, deux en chef et 
un en pointe. 



DU BOULET DE LA BROUE. 2 , t 



Du BOULET de la BROUE, en Limousin, Poitou, 
Picardie et dans les îles de li Martinique. Noblesse 
ancienne qui remonte filiativement à : 

I. Pierre du Boulet, e'cuyer, seigneur du lieu noble 
du Boulet, qui épousa damoiselle Marie Daufou, de 
laquelle il eut Guillaume, qui suit : 

II. Guillaume du Boulet, écuyer, seigneur de la 
Barde et Logerie, lequel épousa demoiselle Catherine de 
Langlée, ainsi qu'il appert d'une transaction originale 
sur partage faite le i5 janvier 1479. De ce mariage est 
issu: 

III. Guy du Boulet, écuyer, seigneur de la Mothe et 
de Logerie, qui épousa, le 5 février )55i, damoiselle 
Françoise Bouchard, par acte passé devant le notaire de 
Bonneville. De ce mariage vint : 

IV. Louis du Boulet, écuyer, seigneur de la Mothe, 
Logerie et de Bonneville, qui épousa, le 19 février 
1589, damoiselle Catherine Aubert, par acte passé devant 
Charcier, notaire royal en Saintonge, dont : 

V. François du Boulet, écuyer, seigneur de la 
Mothe, Logerie et de Bonneville, qui épousa, le 9 octo- 
bre 1616, damoiselle Barbe Hervé, par acte passé de- 
vant les notaires de Saintonge, dont : 

VI. François du Boulet, écuyer, seigneur du Cou- 
dray, capitaine d'infanterie, qui épousa, le 8 août 1 656, 
damoiselle Louise Régnier, par acte passé devant les 
notaires, en Angoumois, dont : 

1 .° François, qui suit ; 

2.* Louis du Boulet, seigneur de Logerie ; 

3.° Gabriel du Boulet, seigneur de la Broue ; 



212 DU BOULET DE LA BROUE. 

4. Jean du Boulet, seigneur de la Mothe ; 

5.° Jacques du Boulet, seigneur de Bonneville. 
Ils furent tous les cinq maintenus dans les qua- 
lité^ de noble et d'écuyer, et dans les privilèges, 
honneurs et exemptions dont jouissent les gentils- 
hommes du royaume, en conséquence des titres 
qu'ils avaient produits pour justifier de leur no- 
blesse, depuis l'an 1479. Arrêt signé Berryer. 

Vil. François du Boulet, seigneur du Coudray, 
laissa pour fils : 

VIII. Gabriel du Boulet, seigneur de la Broue, etc., 
lieutenant-colonel du régiment d'infanterie de monsei- 
gneur le dauphin, lieutenant de roi et commandant 
pour sa majesté à Péronne, qui épousa damoiselle Marie 
de Bouvelle, le 16 octobre 1668, comme il appert par 
l'extrait légalisé, signé Carsy de Ligny, curé d'Anisy- 
le-Château, dans lequel acte ledit seigneur est qualifié 
de même que dans le contrat de mariage : a de messire du 
» Boulet, chevalier, seigneur de la Broûe, capitaine au 
» régiment de monseigneur, etc. » Il laissa pour fils : 

IX. Claude-François du Boulet, seigneur de la 
Broue, de Locq, d'Ennemain, etc., capitaine de dragons 
dans le régiment de Sailly, chevalier; marié en pre- 
mières noces à dame Marie-Anne Vaillant, et en se- 
condes noces à damoiselle Marie-Madeleine de Maury, 
le 22 juin 17 16, comme il appert par extrait de la béné- 
diction nuptiale, légalisé et signé par le sieur Hillerin, 
vicaire de la paroisse de Saint-Sulpice i à Paris; de 
même que par le contrat de mariage du 19 juin 17 16, 
où il est qualifié des titres de messire et de chevalier. 
Ledit acte passé devant Thomas et Navarre, qui en 
retinrent la minute, conseillers du roi, notaires, garde- 
notes au Châtelet de Paris. Il eut pour fils : 

X. Gabriel du Boulet, seigneur de la Broue, d'En- 
nemain, etc., capitaine d'infanterie, compagnie franche 



DU BOULET DE LA BROUE. 2 ,3 

du détachement de la marine en garnison à Sainte- 
Lucie; marié, le 3 août 1759, avec dame Angélique 
Shallue, par contrat passé devant Emérigon et Tiphaine, 
notaires royaux en l'île de la Martinique, dont : 

XI. René -Charles -Gabriel du Boulet, chevalier, 
seigneur de la Broue, né le 8 et baptisé le 18 juillet 
1763. Il fut lieutenant-colonel, commandant de la 
légion de la Martinique, chevalier des ordres de Saint- 
Louis et de la Légion-d'Honneur ; a épousé damoiselle 
Marie -Sophie de Courdemanche de Boisnormand , 
dont : 

i.° Damoiselle Marie - Elisabeth - Gabrielle a épousé 
(les 7 et 8 octobre 18 18, par actes civils et 
ecclésiastiques, l'un retenu par M e * Petit et Le- 
maitre, notaires royaux, en date du 6 octobre, 
et l'autre à la paroisse de l'Assomption), messire 
Etienne- Bazile- Jacques, comte de Laurière, 
baron de Moncaut ; 
2. Damoiselle-Marie- Antoinette. 

Armes : D'argent, à une bande d'azur, chargée en chef 
d'une fleur de lys d'or et de deux boulets du même au- 
dessous, et accostée en chef d'un cygne d'azur, au 
chef de gueules, chargé d'un boulet d'or. 

Copie d'une lettre écrite de la propre main de Louis XIV 
à messire Gabriel du Boulet, baron de la Broue, datée 
de Valenciennes, le 22 mai 1 708. 

« Monsieur de la Broue, vous donnerez demain, 
» vingt-troisième mai, une escorte pour conduire le 
» trésor de l'armée à Cambray, laquelle ira jusqu'à 
» Metz, en Couture. J'escris au sieur de Dreux, lieute- 
» nant de roy de Cambray, pour qu'il envoyé cinquante 
» fusilliers à Metz, en Couture, qui le prendront au- 
» dit Metz, en Couture, et l'accompagneront jusqu'à 
» Cambray; vous me rendrez compte des ordres que 



214 DU B0UL E T DE LA BROUE. 

» vous aurez donnés; soyez persuadé de mon affection. 
» Je suis à Valenciennes. Ce vingt - deuxième mai 
» 1708. » 

Votre amy, 

Signé, Louis. 

Extrait de la galette de la Martinique du vendredi 
1 2 novembre 1 8 1 3. ( Nécrologie.) 

Messire Gabriel du Boulet, chevalier, seigneur, de 
la Broue, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis et colonel d'infanterie, a fini le 8 de ce 
mois sa longue carrière, sans éprouver les angoisses de 
la mort. Il a perdu, sans convulsion, une existence 
qu'il avait conservée sans reproche pendant quatre-vingt- 
neuf ans; c'est un de ces colons précieux, qui fixent 
l'opinion publique par l'estime générale, par une con- 
sidération distinguée. 

Il vécut sans avoir excité la jalousie; il a fini, sans 
que personne ait pu le haïr. Il commença ses travaux 
militaires en France. Les batailles de Fontenoy, de 
Lawfeld et de Rocoux, ont été témoins de sa valeur. 
Il aimait sa patrie en preux chevalier. Il a concouru à 
la gloire des armes françaises en assistant à sept sièges. 
Ce fut un soldat généreux, un citoyen recommandable. 

Porté dans cette colonie depuis plus de cinquante 
ans, il devint l'homme de la Martinique, Commandant 
au corps des troupes détachées de la marine, il soutint 
avec intelligence et bravoure les dangers du siège de 
1762, et fut utilement employé pour la capitulation qui 
soumit la colonie aux armes de sa majesté britannique. 

Depuis ce tems, il a toujours rempli avec dignité, à 
travers les circonstances les plus difficiles, les divers em- 
plois civils et militaires, dont la confiance du gouverne- 
ment et celle de ses concitoyens l'ont revêtu. Il repose en 
paix au sein de Dieu, ainsi qu'il a vécu dans la société des 
hommes. 



FROMENT DE CASTILLE. 2 l5 



FROMENT de CASTILLE, article mentionné tome 8 , 
page 446, de cet ouvrage, il faut ajouter au degré VIII, 
ce qui suit : 

Gabriel-Joseph de Froment-Fromentes , baron de 
Castille, baron du Ranymenc, avec majorât, par lettres- 
patentes du 9 novembre 1809, né le 3 février 1747, 
Hls de Gabriel-Joseph de Froment-Fromentes , baron 
de Castille, par lettres- patentes du mois d'avril 1748, 
unissant les terres de Castille et d'Arvilliers sous le titre 
de baronnie de Castille ; et de Constance de la Vergne- 
Tressan; fut élevé page du roi en 1762, entré officier 
au régiment des Gardes-Françaises en 1766; lieutenant 
de roi de la province de Languedoc , au département 
du bas Vivarais , par lettres-patentes du 9 août 1785 ; 
il prête serment en cette qualité entre les mains du roi, 
à Saint-Cloud , le 4 septembre 1785; chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1782 ; éprouve 
l'effet de la réforme et licencîment du régiment des 
Gardes-Françaises, le 3i août 1789; marié en 1782; 
il épouse Epiphanie , fille du comte du Long, dont une 
fille, Constance de Castille, née en 1782; épouse le 
baron du Roure, le 23 janvier 1806, et un fils , Edouard 
de Castille } né le 27 juillet 1789; nommé premier page 
du chef du gouvernement, avec M. de Marescot, fils 
du colonel général du génie, par décret du 4 avril 1807; 
prennent leurs services à Finkeinstcin ,et se trouvent à 
toutes les actions de cette célèbre campagne , à la bataille 
de Friedland, au congrès de Tilsitt ; à la fin de 1807, 
les deux premiers pages sont placés dans deux régiments 
de chasseurs à cheval lieutenants ; Edouard de Castille 
fait la campagne de 1809 , exécute le passage du Danube , 
se trouve à la bataille d'Essling, le 22 mai 1809, servant 
dans le seizième régiment des chasseurs à cheval , et 
y est tué d'un boulet de canon. Le baron de Castille, 



2 1 6 ROLLET. 

veuf depuis 1794, ayant perdu sa femme le vingtième 
jour de sa prison, comme suspect; e'pouse le 16 no- 
vembre 1 809 , la princesse Herminie de Rohan , dont 
quatre enfants : 

1 ,° Meriadek - Marie - Louise - Walderé, ne'e le 26 

novembre 181 1 ; 
2. Blanche-Herminie-Aline-Meriadek , née le i5 

février 1819 ; 
3.° Berthe-Louise-Herminie-Frumance ; ces trois 
filles, élevées au Temple, sous les yeux de leur 
tante, S. A. S. la princesse Louise de Bourbon ; 
4. Un fils, tenu sur les fonts de baptême, par 
LL. AA. SS. monseigneur et madame la du- 
chesse de Bourbon, le parrain, en remplacement 
de feu monseigneur le prince de Condé , ainsi 
que le porte la procuration ; sous les noms de 
Louis - Frumance - Meriadek - Gabriel , né le 
i er septembre 181 8, nourri par sa mère, la prin- 
cesse Herminie de Rohan. 

Armes : il faut ajouter la devise : 

Fais ce que dois, advienne que pourra. 



ROLLET , ROULET , ou RAULET , famille noble 
de Lorraine , qui doit son origine à Gervais Raulet , 
chef d'échansonnerie du duc René II, lequel fut anobli 
par ce prince, le 1 1 mai 1498. Il possédait des fiefs à 
Ambly et à Fresnes, en Voivre. Il épousa Agnès de Sa- 
thenay, qui, étant veuve, fit hommage de la terre et 
seigneurie d'Ambly. Ils eurent deux fils qui suivent : 

i.° Jean Rollet, seigneur d'Ambly, qui continua 

sa branche en Lorraine ; 
2. Christophe Rollet, qui épousa Mengcon Bœuf- 
vin. Leur postérité ne se trouve plus mentionnée 



ROLLET. 2 1 7 

dans le Nobiliaire de Lorraine, attendu que lors 
de la reformation, Christophe quitta cette pro- 
vince pour aller s'établir au pays de Neuchâtel, 
en Suisse, où il fonda une autre branche qui s'y 
est perpétuée jusqu'à nos jours. Un certificat des 
quatre ministraux de la ville de Neuchâtel , 
atteste que ceux du nom de Rollet s'étaient fait 
inscrire dans les rôles de la bourgeoisie de cette 
cite avant l'an i58o. François - Louis Roulet , 
issu du précèdent, et né le 22 décembre 173 6, 
se maria à Catherine Prince, de laquelle il a eu 
entr autres enfants : 

François Roulet, né le 26 novembre 1768, marié, 
le 19 janvier 1795, avec Marie - Anne -Régine 
Alquier de Mezerac, née le 22 octobre 1774. De 
ce mariage sont issus : 

a. Adeline- Rose - Olympe , née le 6 octobre 
1795; 

b. Henri-François- Léopold, né le 27 septem- 
bre 1796; 

c. Eugène-Georges- Vincent, né le 19 octobre 
1798; 

d. Victor - Charles - Frédéric , né le 2 février 
1802 ; 

e. Alphonse-Gustave - Adolphe , né le 7 août 
1808, mort le 17 avril 181 8 ; 

f. René-Gustave-Auguste, né le 10 mai 181 1. 

Armes: écartelé : aux 1 et 4, d'azur , à la coupe cou- 
verte d'or; aux 2 et 3, d'azur, au chevron accompagné 
en chef de deux étoiles, et en pointe d'une montagne, 
le tout d'or. Supports: deux lions ; casque de chevalier. 
Cimier: une aigle. 



2 1 8 PAJOT. 



PAJOT, comtes d'Onz-en-Bray , marquis de Villers , 
seigneurs de Villeperrot , de Marcheval et de Juvisy , 
famille distinguée par ses emplois, ses alliances et ses 
services militaires. Elle établit , par titres originaux , 
une filiation suivie depuis : 

I. Nicolas Pajot, de Pont - sur - Seine y qui épousa 
N Laurenceau, dont il eut : 

1 .° Léon, dont l'article suit ; 

2.° Marie- Christophe Pajot, avocat au parlement , 
qui, le 25 février 1675, assista au mariage de 
Léon Pajot , II e du nom , son neveu , avec 
Marie-Anne Rouillé. 

II. Léon Pajot, I e * du nom, contrôleur - général 
des postes, fut reçu conseiller - secrétaire du roi le 17 
octobre 1680, et mourut en 1686. Il avait épousé Marie- 
Anne Oger , dame de Villiers , Onz-en-Bray et Saint- 
Aubin , fille de Christophe Oger , seigneur des mêmes 
lieux, et de Marie Penon. Leurs enfants furent : 

1 .° Léon, dont l'article suit ; 

2. Christophe Pajot, conseiller - clerc au parle- 
ment le 18 septembre 1684, abbé de Valsainte , 
de la Chassagne et de Saint-Jacques de Provins, 
mort le 24 novembre 1730, à quatre-vingts 
ans; 

3.° Henri Pajot-des - Marches , sieur du Bouchet , 
secrétaire du roi après son père, le 16 février 
1686, intéressé dans la ferme des postes, mort 
le 4 octobre 171 3. Il avait épousé, le 4 août 
1694, Anne Geoffroy de Coilfy, morte le 3o oc- 
tobre 1733, fille de Jacques Geoffroy , sieur de 
Coifly, de la ville de Chaumont, en Bassigny, 
sous-fermier, et d'Anne Chevalier. Il en eut : 
a. Antoine-Marie Pajot, seigneur du Bouchet, 



PAJOT. 2 1 9 

grand-maître des eaux et forêts de Cham- 
pagne , marié avec Anne Blanche Louvet , 
veuve de Christophe-Joseph Pajot , maître 
des comptes , morte le 10 octobrç 1763 ; 

b. N Pajot , officier; 

c. Marie-Anne Pajot , alliée , le 7 juillet 1732 , 
à Jean-Baptiste-Robert Auget , sieur de 
Monthyon et de Boissy , maître des comptes , 
morte , laissant deux fils ; 

4. Bernard Pajot , sieur de Froncé , en Beauce , 
seigneur de Malzac , Courcillon , la Motte , au 
pays Chartrain , intéressé dans les postes , mort , 
à quatre-vingt-trois ans, le 2 octobre 1741. Il 
avait épousé , vers 1712 , Marthe-Marguerite de 
Rutant de Marainville , fille de Charles de Ru- 
tant de Varvinet , seigneur de Marainville , et de 
Anne le Paige. De ce mariage est issu : 

Christophe-Bernard Pajot , seigneur de Fron- 
cé , etc. , etc. ; 

5.* Henri-Gaston Pajot, auteur de la branche de 

Marcheval , rapportée ci-après ; 
6.° Christophe , auteur de la quatrième branche , 

rapportée ci -après ; 
7. Marie Pajot, alliée , en 1679 , à Nicolas Phé- 
lippe , chevalier , seigneur de la Houssaye , com- 
mandant , pour le roi , à Mézières et à Charle- 
ville , mort en 1694. De ce mariage sont issus : 
a. Nicolas- Léon Phélippe, chevalier, seigneur 
de la Houssaye , lieutenant-général des ar- 
mées du roi , gouverneur de Maubcuge , 
père , entr'autres enfants de Clément-Ni- 
colas-Léon Phélippe , comte de Faronville , 
capitaine au régiment du roi , cavalerie , 
chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis , marié , en 1760 , à Louise- 
Thérèse Aubin de Planoy ; 



220 PAJOT. 

b. Marie-Anne Phélippe , mariée , le 27 avril 
1705, à Anne-François Hubert, chevalier, 
seigneur de Faronville , Landreville , Arque- 
bouville , etc. , lieutenant-colonel du régi- 
ment de Conty , cavalerie , commandeur de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , 
mort au mois d'octobre de la même année. 

III. Léon Pajot, II e du nom, comte d'Onz-en- 
Bray, seigneur de Villeperrot , de Villers , de Saint- 
Aubin , etc. , contrôleur-général des postes et relais de 
France, mort, le 2 3 octobre 1708, âgé de soixante et 
un ans. Il avait épousé, le 2 février 1675, Marie-Anne 
Rouillé (des seigneurs d'Orfeuil) , morte le 12 avril 
1694, fille de Louis Rouillé, contrôleur-général , puis 
surintendant des postes de France , et de Marie Orceau ; 
et sœur de Jean Rouillé , chevalier , seigneur de Fon- 
taine et de la Coste, maître des requêtes , intendant- 
général des postes et messageries de France. Ce fut Léon 
Pajot , II* du nom , seigneur de Saint-Aubin et de Vil- 
liers , qui , par lettres du mois de juillet 1 702 registrées 
le i5 août 1704, obtint l'érection de sa terre â'On^-en- 
Bray , unie à plusieurs autres fiefs et seigneuries , en titre 
de comté. Il eut , de son mariage : 

1 .• Louis-Léon Pajot , comte d'Onz-en-Bray , né 
le 25 mars 1678 , intendant-général des postes 
et relais de France , honoraire de l'Académie des 
Sciences , mort en sa maison de Bercy , près Paris , 
âgé de soixante-quinze ans , le 22 février 1754; 

2. Christophe-Alexandre , dont l'article suit ; 

3.° Pierre-Maximilien Pajot , seigneur de Ville- 
perrot , maréchal des camps et armées du roi ; 
chevalier de Saint-Louis, mort le 19 décembre 
1754. Cornette au régiment de Tarneau , cava- 
lerie, en 1704 , il se trouva* à la bataille d'Hochs- 
tedt au mois d'août ; à l'armée du Rhin , en 1705 ; 
capitaine du régiment Royal-Etranger, par com- 



PAJOT. 221 

mission du 3 janvier 1706, il commanda sa com- 
pagnie à la bataille de Ramillies, au mois de mai ; 
et en Flandre en 1707. Mais, ayant e'té nommé 
colonel du régiment d'infanterie de Beauvaisis , 
par commission du 3i août, il Talla joindre à 
l'armée du Rhin, où il finit la campagne : il le 
commanda à l'armée du Dauphiné, où il se trouva 
à l'attaque des deux Sesannes , en 1708 ; à la 
même armée, en 1709 et années suivantes. Bri- 
gadier , par brevet du premier fe'vrier 17 19 , il 
servit au sie'ge de Philisbourg, en 1734, et obtint 
le grade de maréchal de camp par brevet du pre- 
mier août. Employé sur le Rhin, en 1735, il se 
trouva à l'affaire de Clausen ; ce fut sa dernière 
campagne. Il avait épousé Louise - Geneviève 
Pajot, sa cousine, dont il eut : 

a. Pierre - Louis - Maximilien Pajot de Ville- 
perrot , ancien mousquetaire , chevalier de 
Saint-Louis, capitaine au régiment d'Artois, 
dragons, mort en 18 17; 

b. Anne-Louise -Charlotte Pajot, née le pre- 
mier juin 1732, mariée, le 14 juillet 1755, 
à Claude-Etienne Bidal, marquis d'Asfeldt, 
maréchal de camp; fils de Claude- François 
Bidal , marquis d'Asfeldt , maréchal de 
France, chevalier de la Toison d'Or, et d'Anne 
le Clerc de Lesseville, sa seconde femme; 

c. Geneviève- Alexandri ne Pajot, née le 20 oc- 
tobre 1734; 

4. Jean-Baptiste Pajot, écuyer, seigneur de Dam- 
pierre , chanoine de l'église de Paris en 1709, 
maître de la chapelle du duc d'Orléans , con- 
seiller au parlement le 11 juillet 171 5, abbé de 
Saint-Loup, mort le 11 mai 1757; 

5.° François Pajot, écuyer, seigneur d'Ardivilliers, 
capitaine au régiment de Beauvaisis en 171 1 , 

16. i5 



2 22 PAJOT. 

ensuite intéressé dans les postes ; marié avec 
Françoise Joviot, dont il a eu trois filles : 

a. Antoinette - Françoise Pajot d'Ardivilliers , 
mariée à Michel-Marie Ancelet , aide-major 
de mousquetaires , mestre-de-camp de cava- 
lerie; 

b. Marguerite-Julienne Pajot , mariée à Pierre 
Langlois, seigneur de Courcelles , adminis- 
trateur-général des postes ; 

c. Marie-Anne Pajot, mariée à Armand-Léon- 
Jacques - Charles - Edmond le Doulcet de 
Pontécoulant, brigadier des armées du roi , 
et major des gardes du corps ; 

6.° Antoine Pajot, chevalier, seigneur de Malzac, 
conseiller au parlement de Paris en 17 11, mort 
le 3 mai 1757; 

7. Anne-Marie Pajot, mariée, le 8 août 1703, à 
Claude-Joseph le Jay, chevalier, seigneur et baron 
de Tilly et de la Maison-Rouge, capitaine aux 
gardes, gouverneur pour le roi, en 171 1 , des 
ville, fort et château d'Aire, en Artois, mort le 
12 novembre 1735, fils de Charles le Jay, baron 
de Tilly, de la Maison - Rouge , de Saint-Far- 
geau , intendant en Lorraine , et de Gabrielle 
Lesrat de Lancran. Ils ont eu pour fille unique 
Marie-Anne le Jay, mariée, le 9 janvier 1730, à 
Paul- Esprit Feydeau , seigneur de Brou, con- 
seiller d'état, morte à Paris, le 11 février 1740, 
laissant des enfants ; 

8.° Marie-Anne Pajot, mariée, le i3 mai 1695, à 
Gaspard-François le Gendre de Lormoy , cheva- 
lier, conseiller du roi en ses conseils, maître des 
requêtes, et intendant de Montauban, mort con- 
seiller d'état. De ce mariage sont issus : 
A. Paul-Gaspard -François le Gendre, cheva- 
lier , conseiller au parlement , ensuite pré- 



PAJOT. 22 3 

sident en la chambre des comptes, marié, 
en 1734, avec Marie-Elisabeth Roslin, dont 
quatre filles, entr'autres : 

a. Anne - Marie - Edme le Gendre , ma- 
riée, en 1755, à Jean-Nicolas du Fort, 
comte de Cheverny , seigneur de Saint- 
Leu , de Fontaine , etc. , introducteur 
des ambassadeurs, lieutenant - général 
du Blaisois, dont deux fils et une fille ; 

b. N.... le Gendre, mariée à Antoine- 
Léon Amelot de Chaillou, maître des 
requêtes, ensuite intendant en Bour- 
gogne, et ministre de la maison du 
roi; 

c. Anne-Marie le Gendre, mariée, le 22 
janvier 1766', avec Charles- Victoire- 
François de Salaberry, président en la 
chambre des comptes, dont un fils, 
Charles-Marie de Salaberry- Irumberry, 
né en 1767; 

B. Léon-François le Gendre, comte d'Onz- 
en-Bray, lieutenant-général des armées du 
roi, mort en 1773, laissant de N... le Mairat, 
son épouse, deux fils et deux filles. 

IV. Christophe-Alexandre Pajot, chevalier , mar- 
quis de Villers, contrôleur-général des postes et relais 
de France, mort, le 6 septembre 1739, aux eaux de 
Bourbonne, avait épousé, le 14 août 171 3, Anne de 
Mailly de Charneuil, décédée le 5 février 1776, fille de 
feu Nicolas de Mailly, écuyer, seigneur de Franconville, 
conseiller du roi, receveur-général des finances à Tours, 
et d'Anne Boutet. De ce mariage sont issus : 

1 .° Christophe- Louis, dont l'article suit; 
2. Anne-Marie Pajot de Villers, mariée, le 11 
février 1733, à Pierre Delpech, chevalier, sei- 



224 PAJOT. 

gneur de Cailly, conseiller du roi en tous ses 
conseils, président en la cour des aides de Paris, 
mort le 20 juin 1737, fils de Pierre Delpech, 
seigneur de Cailly, premier avocat-ge'néral en la 
cour des aides de Paris, et de Marie-Elisabeth le 
Fèvre de Caumartin. Il en eut une fille unique, 
Anne-Madelaine Delpech de Cailly , mariée, 
i.° le i3 mars 1754, à Jean-Armand, marquis 
de Joyeuse, brigadier des armées du roi, fils de 
Jean - Ge'déon - André de Joyeuse, comte de 
Grandpré, lieutenant-général au gouvernement 
de Champagne, et d'Antoinette de Villiers de 
Rousseville; 2. à Jean-Evangéliste de Joyeuse; 
3.° à Jean-Sigismond de Montmorency-Luxem- 
bourg-Bouteville. 

V. Christophe- Louis Pajot, chevalier, marquis de 
Villers, seigneur de la Brosse, de la Varenne et autres 
lieux, gouverneur d'Arles, en Provence, et lieutenant 
des maréchaux de France, obtint du roi, en 1739, une 
pension de 6 000 livres en récompense des services de 
son père et de son aïeul. Il mourut le 3o avril 1790. Il avait 
épousé Anne- Françoise de Clermetz de la Merie, fille de 
défunt Pierre de Clermetz de la Merie, écuyer, seigneur 
de la Merie, ancien mousquetaire du roi en sa première 
compagnie, et de feu dame Jeanne-Françoise de Cœurlis. 
Les témoins qui assistèrent à la célébration de ce mariage 
furent dame Jeanne-Françoise de Clermetz, veuve de 
Charles-Claude de Lesty, sœur dAnne-Françoise de 
Clermetz ; Louis - Alexandre, comte d'Elbée, et dame 
Jeanne-Louise de Villedieu de Saint - Fargeau, son 
épouse; Pierre, marquis d'Elbée; Charles-Honorine de 
Berthelot-la - Villeurnoy , conseiller du roi en tous ses 
conseils, maître des requêtes ; Louis-André Grimaldi, 
des princes de Monaco, évêque-comte de Noyon; Jean- 
Baptiste Devin de Gallande, conseiller du roi en tous 
ses conseils, maître des requêtes et intendant du corn- 



PAJOT. 225 

merce, et dame Charlotte-Louise Chanut, veuve d'Ar- 
mand Pélyot de Buissy , ancien capitaine d'infanterie. 
De ce mariage sont issus : 

i.° Charles- Louis, dont l'article suit ; 

2. François-Jean Pajot de la Varenne, né au mois 
d * juillet 1772, marié, par contrat du 24 février 
1798, avec Louise-uirique Alialn de la Denl- 
nière, fille de Jean-Pascal Allain de la Bertinière , 
et d\Anne-Geneviève Gentil. Il mourut sans 
laisser de postérité, le 29 juillet i8i3, aux eaux 
de Bourbonne. Sa femme l'avait précédé , ainsi 
que leur fille unique, Célanire-Anaïs-Estelle 
Pajot de la Varenne, née le 26 mars 1799, morte 
au mois de décembre suivant. 

VI. Charles-Louis Pajot, chevalier, marquis de 
Villers, né le 8 juin 1770, et baptisé le 21 du même 
mois, a eu pour parrain, très-haut , très-puissant et 
très-excellent seigneur , monseigneur Anne-Charles-Si- 
gismond de Montmorency-Luxembourg, duc de Piney- 
Luxembourg et de Châtillon , pair et premier baron 
chrétien de France, et pour marraine, très-haute et 
très-puissante dame, madame Anne-Charlotte Pajot , 
épouse de très-haut et très puissant seigneur , messire 
Claude-Etienne Bidal , marquis d'Asfeldt , fils du maré- 
chal de France de ce nom. Le marquis de Villers a fait 
en 1788 , pardevant M. Chérin fils, généalogiste du 
cabinet des ordres du roi , les preuves requises pour le 
service militaire. Il a servi dans les gardes du corps du 
roi , compagnie de Luxembourg , et est chevalier de 
l'ordre royal de la Légion-d'honneur. Il s'est marié le 
28 janvier 1793, et a pour enfants : 

i.° Charles-Auguste Pajot de Villers, né le i3 avril 

1802 ; 
2. Anne-Marie-Eulalie Pajot de Villers, née le 

28 janvier 1799, mariée le 2 octobre 18 17, à 



2 26 PAJOT. 

Edme-Louis Bocquet de Saint-Simon, inspec- 
teur-général des finances. Les témoins qui assis- 
tèrent au contrat , sont , cntr'autres , Charles- 
Louis d'Elbée, chef d'escadron des cuirassiers du 
Dauphin, chevalier de St. -Louis et de la Légion- 
d'honneur, cousin, et dame Ermance de MontL 

cr>n pprwiip; Françnise-naKrîollv. Je BU1SSV, veuve 

de Pierre, marquis d'Elbée, Charlotte - Louise 
Bidal, comtesse d'Asfeldt ; Anne - Leone - Louise 
Pajot de Rivry ; Agnès-Geneviève-Alexandrine 
Pajot de Villeperrot, cousines ; Adrien - Charles 
Ravault de Kerboux, ancien chef d'escadron, che- 
valier de Saint-Louis, officier de la Légion-d'hon- 
neur ; Antoine-Lazare du Chesne de Marivaux ; 
Jean-Jacques-Roch de Peyrolle, chevalier de 
Saint-Louis, chef d'escadron, etc. etc. 

SECONDE BRANCHE. 

Seigneurs de Mar cheval. 

III. Henri-Gaston Pajot, cinquième fils de Léon 
Pajot, I er du nom, contrôleur-général des postes, et de 
Marie Oger, fut reçu secrétaire du roi, le 7 août 1693, 
et mourut le 6 février 1721. Il avait épousé, en 1693, 
Anne le Boistel, fille de Martin le Boistel. Il en eut : 

i.° Henri-Léon Pajot, conseiller en la cour des 

aides, le i5 juin 1709 ; 
2. Charles Pajot, qui épousa Anne - Charlotte 

Carpot, dont il eut : 

Louis-Charles Pajot, mousquetaire ; 
3.° François, qui continue la lignée. 

IV. François Pajot, seigneur de Marcheval, receveur- 
général d'Alençon, en 1742, mort le 27 août 1754, 
avait épousé, i.° N.... de Senneville ; 2.° Marie-Félicité 



PAJOT. 227 

Janson , morte le 29 juillet 1745 , fille de Charles Janson , 
conseiller-receveur des domaines d'Orléans , et de Marie 
Marguerite Boucher. Les enfants de François Pajot de 
Marcheval , sont : 

Du premier lit : 

1 .° Christophe , dont l'article suit ; 

2. Marguerite Pajot , mariée à Gaspard-Nicolas 
Brayer , président aux enquêtes du parlement de 
Paris , morte , sans enfants , le premier janvier 
1761 ; 

Du second lit : 

3.° Charles-François , auteur de la branche des sei- 
gneurs de Juvisy , rapportée ci-après. 
V. Christophe Pajot , seigneur de Marcheval , Neung- 
sur-Beuvron , Château-Vieux et Millançay , né le 
27 avril 1724, substitut du procureur-général du par- 
lement de Paris, en 1743, reçu conseiller au grand con- 
seil , le 14 septembre 1745, grand rapporteur en chan- 
cellerie , avocat-général du conseil , le 14 décembre 1746 , 
maître des requêtes, le 26 septembre 1749, intendant 
de Limoges, en mars 1756, et de Grenoble , le 20 juillet 
1761 , conseiller d'état en 1783 , massacré dans la ré- 
volution , en avril 1792 ; avait épousé , le 22 juin 175 1 , 
Hélène-Marie Moreau de Saint-Just , fille de Jean-Bap- 
tiste Moreau , seigneur de Saint-Just et de Plancy , con- 
seiller au parlement de Paris , et de Marie-Anne-Cathe- 
rine Coignet. De ce mariage sont issus : 

i.° Christophe- François , dont l'article suit ; 
2. Charles-Jean Pajot , chevalier de Marcheval , né 
en 1763 , ancien officier au régiment des gardes 
françaises , avec rang de lieutenant-colonel , che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis ; 
3. # Hélène-Thérèse Pajot de Marcheval , mariée 
à N... . le Clerc , comte de Lesseville. 



228 PAJOT. 

VI. Christophe-François Pajot , seigneur de Mar- 
cheval , avocat-général au parlement de Grenoble, en 
1772; en 1775, maître des requêtes; en février 181 5 , 
conseiller à la cour de cassation , a épousé mademoiselle 
Marie-Jeanne-Françoise de Guillaudeu , dont il a eu : 

i.° Augustin-Marie-Hippolyte , marié avec made- 
moiselle Valliet d'Arnonville ; 

2. Jaqueline-Hélène, qui a épousé M. le comte 
Caputo , de Naples , fils unique du duc Caputo. 

TROISIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Juvisy. 

V. Charles-François Pajot , seigneur de Juvisy , se- 
cond fils de François Pajot , seigneur de Marcheval et 
de Marie-Félicité Janson , fut receveur-général des 
finances d'Alençon , puis lieutenant de roi du Toulois. 
Il épousa , i.° Adélaïde de Boisjourdain , morte le 14 juin 
1759, fille de Gabriel de Boisjourdain, écuyer de main 
du roi, et de Marie-Félicité de Belloy ; 2. le 19 février 
1761 , Edme- Louise Portail, fille de Claude-Mathurin 
Portail, maître des comptes , et d'Edmée Paillen. Charles- 
François Pajot de Juvisy a eu pour enfants ; 

Du premier lit : 

1 ,° Charles- François , dont l'article suit ; 

2. Adélaïde-Marguerite Pajot , mariée au vicomte 
de la Tour-du-Pin la Charce , lieutenant-général 
des armées du roi, cordon rouge et gentilhomme 
d'honneur de Monsieur ; 

Du second lit : 

3.° Hyppolite Pajot , chevalier de Malte , mort en 
bas âge ; 

4. Charles Pajot de Mondétour , mort dans l'émi- 
gration ; 



PAJOT. 229 

5.° Charles Pajot de Juvisy, capitaine de cavalerie, 
marié avec mademoiselle de Montferrand , fille 
du marquis de Montferrand, seizième et der- 
nier du nom, issu, en ligne directe, de Berlio, 
seigneur de Montferrand, qui vivait l'an 1200, 
et avait épousé Marguerite de la Baume, fille de 
Guillaume de la Baume, seigneur de la Baume ou 
de la Balme en Valromey ; 
6.° Frédéric Pajot, baron d'Orgerus. 

VI. Charles-François Pajot de Juvisy, capitaine de 
dragons, a épousé mademoiselle de Chaumont, fille de 
N... de Chaumont, maréchal des camps et armées du 
roi, et en eut : 

i .° N.... Pajot, dont l'article suit ; 

2. Une fille, non mariée ; 

3/ Une fille, mariée à M. de Villemaret ; 

4. Une fille, mariée à M. Lombard. 

VII. N... Pajot de Juvisy, officier de la garde royale, 
a épousé mademoiselle de Chaulnes, dont un fils. 

QUATRIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Noi\eau. 

III. Christophe Pajot, seigneur de Noizeau, sixième 
fils de Léon I er et de Marie-Anne Oger, fut intéressé 
dans les postes; secrétaire du roi, le 26 juillet 1693, 
grand-audiencier, le 29 mars 1698, et mourut le 26 oc- 
tobre 1739. Il avait épousé, le 18 février 1664, Marie- 
Anne Guyon, morte le 4 mars 1739, fille de Jacques 
Guyon du Chesnoy, et de Jeanne Bouvier. Il eut de ce 
mariage : 

i.° Christophe-Joseph, dont l'article suit ; 

2. Pierre Pajot, seigneur de Noizeau, conseiller 



2 3o D'ELBÉE. 

au parlement de Paris, le 17 mars 171 3, maître 
des requêtes, le i5 juin 17 19, intendant de 
Limoges, en 1724, ensuite de Montauban et 
d'Orle'ans, en 1740, marié, le 5 août 1727, à 
Geneviève-Françoise de Versoris, fille unique de 
Charles de Versoris, seigneur d'Agy, maître des 
comptes à Paris, et de Geneviève Bourgoin de la 
Grange- Batelière, dont il eut : Marie-Geneviève- 
Rose-Ursule Pajot, mariée, i.° le 21 avril 1749, 
à Marie-Louis-Claude-Bruno Langlois de Mot- 
teville, conseiller au parlement de Rouen, puis 
président aux enquêtes du parlement de Paris ; 
2. à Jacques de Flesselles, maître des requêtes, 
président au grand-conseil, et intendant de 
Moulins, puis de Lyon, conseiller d'état et pré- 
vôt des marchands de Paris, massacré à l'hôtel- 
de-ville, en juillet 1789. 

IV. Christophe-Joseph Pajot, maître des comptes 
à Paris, le 5 décembre 1709, mort le 5 mars 1759, âgé 
de soixante et quatorze ans; avait épousé, le 2 août 17 18, 
Anne-Blanche Louvet, fille de Claude Louvet, payeur 
des rentes, depuis remariée à Antoine-Marie Pajot, 
seigneur du Bouchet. Elle a laissé de son premier mari , 
un fils et une fille, mariée; le i3 août, avec Etienne- 
Pierre Halle, seigneur d'Airval, conseiller au grand- 
conseil. 

Armes : d'argent, au chevron d'azur, accompagné de 
trois têtes d'aigle de sable, becquées et arrachées de 
gueules. Couronne de marquis. Supports : deux aigles 
au vol abaissé. 



D'ELBÉE , famine noble de Beauce , distinguée par 
son ancienneté et ses services militaires, et maintenue 



DELBÉE. 33 1 

dans sa noblesse en i586, iSgg, 1667, et par arrêt de 
la cour des aides, du 5 mars 1766. Elle prouve sa filia- 
tion, par titres, depuis : 

I. Jean d'Elbée , écuyer . seigneur de Caumont , du 
Petit-Mont et de Gosson ville, archer des gardes du corps 
du roi Louis XII, qui, le 5 février 1 5oo, épousa , Made- 
laine de Guay- Renard dont il eut : 

1 .• Alexandre, dont l'article suit ; 

2. Isaac d'Elbée , capitaine d'infanterie , qui ne 
laissa point d'enfants de ses deux femmes, An- 
gélique Vion de Cottenville , et Angélique 
Texier. 

II. Alexandre d'Elbée , I er du nom , écuyer , sei- 
gneur de Caumont et de Gax en partie , épousa , en 
i526, Madelaine de Ramezay. Le 16 avril 1540, il 
donna , devant M. d'Amboise , déclaration des biens 
qu'il tenait en fief au bailliage de Chartres. Il eut de son 
mariage : 

i. - François d'Elbe'e , e'cuyer , seigneur de Cau- 
mont, marié, 1 .• avec Françoise de Pinières , 
dont il n'eut point d'enfants ; 2. avec Marie le 
Clerc, dont il eut : — François d'Elbée, écuyer , 
seigneur de Caumont, marié, i.° le 18 avril 
1625, avec Charlotte du Mesnil , morte sans 
postérité; 2. le 22 février 1642, avec Charlotte 
d'Autry, mère de : — Claude d'Elbée , écuyer , 
seigneur de Caumont , marié , le 27 octobre 
1660, à Renée du Chesne; 

2/ Louis, dont l'article suit. 

III. Louis d'Elbée, I ef du nom, écuyer, sieur de 
Caumont et de Gax en partie, fut nommé, le 10 avril 
1 5 5 1 , exécuteur du testament de son père. Il épousa, 
avant le 23 mars 1 555, Madeleine Suhard, dont il eut: 

i*. Jean d'Elbée, écuyer, seigneur de Caumont et 



232 D'ELBÉE. 

d'Espainville , en partie, homme d'armes de la 
compagnie de M. de Rostaing. Il produisit, au 
mois de septembre i586 , pardevant M. d'Am- 
boise, commissaire de'puté par le roi pour le rê- 
galement des tailles en la ge'néralité d'Orléans, 
les titres justificatifs de sa noblesse, depuis l'an 
i5oo ; 
2. Louis, dont l'article suit. 

IV. Louis d'Elbée , II e du nom, écuyer, seigneur 
de Caumont et d'Espainville , homme d'armes de la 
compagnie du seigneur de Marolles , e'pousa , par con- 
trat du 23 mai 1594, Jacqueline de Pinceloup, fille de 
François de Pinceloup , écuyer , sieur de Pinceloup et 
de Jarieux , et de demoiselle Marguerite de Viger. Il fut 
maintenu dans la qualité de noble , par jugement de 
MM. Boucher d'Orsay, conseiller d'état, et Regnauld , 
commissaires députés par le roi pour le régalement des 
tailles en la généralité d'Orléans, du 3o avril 1599, en- 
tériné à l'élection de Dourdan le 3 novembre suivant. Il 
eut deux fils : 

1 .° François, dont l'article suit ; 

2. Louis d'Elbée , qui n'eut point d'enfants de 
Jeanne des Prés, laquelle, étant veuve, se rema- 
ria, en 1674, à Claude de Brunel, écuyer, sei- 
gneur des Ruées. 

V. François d'Elbée , I er du nom , écuyer , seigneur 
de Jarieux, obtint, le 27 octobre 1667, de M. de Ma- 
chault , commissaire député par le roi en la généralité 
d'Orléans , acte de la représentation qu'il avait faite de- 
vant lui des titres justificatifs de sa noblesse, ordonnant 
qu'il serait compris dans le catalogue des nobles du 
royaume. Il avait épousé, i.° le 21 décembre 1659, 
Louise le Chat, fille de Jacques le Chat, écuyer, seigneur 
d'Authon , et de demoiselle Anne le Lieur ; 2. le 21 
décembre 1666, Marie Barbe, dont il n'eut point d'en- 
fants. Ceux du premier lit sont : 



D'ELBEE. 233 

i.° Louis , dont l'article suit ; 

2.° Philippe d'Elbee , auteur de la branche des sei- 
gneurs de Belmont , rapportée ci-après ; 

3.* François d'Elbee, écuyer, seigneur de Rajieux, 
qui a fait la branche de ce nom , mentionnée plus 
loin. 

VI. Louis d'Elbee, III e du nom, écuyer, seigneur 
d'Espainville , épousa Louise de Chartres , dont il eut : 

VII. Philippe d'Elbee , écuyer , seigneur d'Espain- 
ville , garde du corps du roi et de la Manche , tué à la 
bataille de Malplaquet , le 1 1 septembre 1709, avait 
épousé Marie-Anne de Pontbréant , fille de Claude de 
Pontbréant , chevalier, seigneur de Pinot, et de Louise 
de Vallière. Il en eut pour fils unique : 

VIII. Alexandre d'Elbee, écuyer, seigneur d'Espain- 
ville , lieutenant de cavalerie , marié avec Angélique le 
Lieur, morte en 1736 , fille d'Eustache le Lieur , écuyer , 
seigneur de Poyer , près d'Epernon , chevau-léger de la 
garde du roi , et de Marie-Anne de Cosne. De ce mariage 
sont issus : 

1 .° Adrien , dont l'article suit ; 

2. Louis-Alexandre d'Elbee , né le 22 septembre 
171 8, capitaine aide-major du régiment de Pen- 
thièvre , cavalerie , marié , par contrat du 29 jan- 
vier 1758 , avec Charlotte Galois , veuve de N... 
Laumonier de Bois-Julien , mousquetaire de la 
première compagnie ; 

3.* Philippe d'Elbee , né le 6 février 1726, lieute- 
nant au régiment de Penthièvre , cavalerie ; 

4.* Thérèse-Agathe d'Elbee , née le 2 février 1727 , 
femme, en 1746 , de Paul Sénégal, écuyer , sei- 
gneur de Lalan ; 

5.* Madelaine d'Elbee, née en septembre 1730. 

IX. Adrien d'Elbee, écuyer, seigneur d'Espainville, 



234 » D'ELBÉE. 

garde du corps du roi dans la compagnie de Noailles , 
épousa , par contrat du i5 novembre 1743 , Françoise 
Crété , dont il eut : 

i.° Charles d'Elbée , ne' le 27 juin 1746 , page du 

duc de Penthièvre ; 
2. Philippe d'Elbée , né en 1747, élevé à l'école 

militaire ; 
3.° Marie-Anne-Elisabeth d'Elbée, née le 24 juin 

1745 , élevée à Saint-Cyr. 

Seigneurs de Belmont. 

V. Philippe d'Elbée , écuyer , seigneur de Boisguiard , 
second fils de François d'Elbée , écuyer , seigneur de 
Jarieux , et de Louise le Chat , épousa , par contrat 
du 21 octobre 1688 , demoiselle Marie-Madelaine de 
Pontbréant , fille de Claude de Pontbréant , [écuyer , 
seigneur de Pinot et de la Grandemaison , et de Cathe- 
rine de Coquille. Il en eut : 

VI. Isaac-Louis d'Elbée, chevalier, seigneur de la 
Sablonnière , capitaine d'infanterie , marié 1 .° le 3o 
juillet 1721, avec Marie-Françoise le Dacre ; 2. avec 
Marie-Françoise Taffoureau , dont est issu : 

VII. Pierre d'Elbée de Belmont, marquis d'Elbée, 
né le 3i décembre 1737, officier au régiment de Pen- 
thièvre , dragons , chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis, mort le 25 mars 1809; a épousé, le 
12 août 1768, demoiselle Gabrielle de Buissy, dont 
est issu : 

VIII. Charles- Louis , marquis d'Elbée, né le 3 juillet 
1783 , chevalier de l'ordre royal et militaire de St. - Louis , 
et de la Légion-d'honneur , admis de minorité dans 
l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem , dit de Malte en 



DELBÉE. 235 

1792, ex-maréchal-des-logis des mousquetaires noirs , 
et lieutenant-colonel des volontaires royaux de Nor- 
mandie, pendant les cent jours , chef d'escadron de 
cuirassiers, a épousé, en 181 5, mademoiselle Ermance 
de Monti, d'une anciennne et illustre maison originaire 
de Toscane, qui a donné à l'église un pape et trois car- 
dinaux, un grand-maître de Malte, un ambassadeur 
extraordinaire en Pologne, lieutenant-général des armées 
du roi de France, et chevalier de ses ordres. De ce 
mariage sont issues : 

i.° Flavie d'Elbée, née le 17 avril 18 16 ; 
2. Victorine d'Elbée, née le 28 mars 18 18. 

Seigneurs de Jarieux. 

V. François d'Elbée, II e du nom, écuyer, seigneur 
de Jarieux, troisième fils de François d'Elbée, et de 
Louise le Chat, partagea, le i5 avril 1680, avec son 
frère aîné , les successions paternelle et maternelle II 
eut pour fils : 

1 .° François, dont l'article suit ; 
2. Louis- Alexandre, comte d'Elbée, marié avec 
Jeanne-Louise de Villedieu de Saint-Fargeau. 

VI. François d'Elbée, III e du nom, écuyer, seigneur 
de Jarieux, garde du corps du roi Louis XV, épousa 
Louise de Clermetz de la Mérie, fille de Pierre de 
Clermetz de la Mérie, écuyer, seigneur de la Mérie , 
ancien mousquetaire du roi, en sa première compagnie , 
et dame Jeanne-Françoise de Cœurlis. De ce mariage 
est issu : 

VII. Antoine d'Elbée, ancien garde du corps de la 
garde constitutionnelle de Louis XVI, conseiller de 
préfecture à Beau vais. Il a épousé mademoiselle Evrard, 
dont il a : 



236 DOUHET. 

i.° Léonce d'Elbée, élève du collège de Henri IV ; 
2. Victor d'Elbée ; 
3.° Charles d'Elbée. 

De cette famille il subsistait en Poitou, avant la révo- 
lution, une branche qui avait pour chef, N.... d'Elbée- 
Gigots, seigneur de Beaupréau, généralissime des armées 
royales dans la Vendée, célèbre par son courage et ses 
exploits, et le plus habile général qu'aient eu les Ven- 
déens. Il fut fait prisonnier au combat de Chollet, où 
il reçut une blessure considérable, et fut fusillé en 
1794. Voyez son article dans le Dictionnaire véridique, 
tom. I, pag. 35 1» 

Armes : d'argent, à trois fasces de gueules. 



DOUHET, en Auvergne. Des titres fort anciens 
prouvent que cette famille, dès l'an 1440, était classée 
parmi les maisons les plus anciennes de la Haute-Au- 
vergne. Sa tradition porte qu'elle est originaire d'An- 
gleterre. Gui de Douhet de Mariât, seigneur de Singles , 
fut fait prisonnier par les Anglais à la bataille de Poitiers, t 
au mois de septembre 1 356. Neuf de ses descendants ont 
été chanoines-comtes de Brioude, de l'an 1407 à l'an 
1688. Cette famille compte aussi plusieurs chevaliers de 
l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Jean de Douhet 
fut élevé à la dignité de grand-prieur d'Auvergne , le 
3i juillet 1608. Elle a donné plusieurs gouverneurs de 
places. Par commission du 23 mars 1497, Pi erre de 
Douhet de Mariât fut nommé, par Jean, comte de 
Boulogne et d'Auvergne, capitaine du château, place et 
seigneurie de Claviers ; et par provision du 29 mars 
1 555, la reine Catherine de Médicis nomma noble Gabriel 
de Douhet, seigneur de Mariât, gouverneur de la ville de 



NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE FRANCE 

OU RECUEIL L .N KR Al. 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQU1 

DES MAISONS NOBLES DE CE ROYAUME 



M. DE SAINT-ALLAIS 

AVEC LE CONCOURS 

DE MM. DE COURCELLES, L'ABBÉ LESPINE. DE SAINT-IONS 

ET AUTRES GENEALOGISTES CELEBRES 



TOME SEIZIEME 



DEUXIEME F 




PARIS 

LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE 

BACHEI.lN-DEFLORENNi: 
Socictc anonyme au capital de i,5oo,ooo francs. 

SIÈGE SOCIAL: 3, QUAI MALAQUAIS, 3 

MDCCC1.XXV i 



JEHANNOT DE 1URTII.I.AT. 2 Sy 

Clermont, en Auvergne. La terre d'Auzers , située dans 
la Haute-Auvergne, fut érigée en baronnie par Henri III, 
en faveur de Pierre de Douhet, seigneur d'Auzers. 

La maison de Douhet subsiste en cinq branches : 

t .° Celle de Douhet de Mariât , dont le seul rejeton 
est un enfant de onze ans, né en Moravie, pensionnaire 
du roi au collège royal de Clermont ; 

2.° La branche de Douhet d'Auzers ; 

3.° La branche de Douhet de Puymolinier ; 

4. Celle de Douhet de Romananges; 

5.° La branche de Douhet de Sourzac; 

Louis-Barthélemi de Douhet de Romananges , ancien 
page du duc d'Orléans , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de St. Louis, a reçu de S. A R. Monsieur, 
comte d'Artois , lieutenant - général du royaume , un 
brevet daté de Vesoul, en Franche-Comté, le 28 février 
1814, qui l'institue gouverneur - général de la division 
civile et militaire de Clermont , en Auvergne. Il avait 
précédemment servi dans l'armée de monseigneur le 
prince de Condé, dans les compagnies de l'émigration. 

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d'azur , à la tour d'ar- 
gent, maçonnée de sable ; aux 2 et 3, de gueules, à la 
licorne d'argent. Supports : deux griffons de sable , 
aîlés d'argent. Devise : A juste guerre, Dieu combat. Plus 
anciennement : Vires ex alto. 



JEHANNOT DE BARTILLÂT, marquis de Bartillat, 
barons d'Huriel , seigneurs des châteaux , fiefs et sei- 
gneuries de l'Aage - Chevalier , Mossat , Lombost , le 
Liât , Sarre , Passât , le Fressineau , barons de Saint- 
Marcel , etc. , en Bourbonnais et à Paris ; maison des 
plus distinguées par les fiefs qu'elle a possédés , les 
charges dont ses auteurs ont été revêtus , et les belles 



2 38 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

alliances qiTelle a contractées. L'ancienneté de cette 
maison répond à son lustre ; la tradition accréditée 
dans la province de Bourbonnais, où elle est établie de- 
puis plusieurs siècles , porte que, nonobstant la diffé- 
rence d'armoiries , elle a eu le même berceau que celle 
des seigneurs de Kersauson, en Bretagne , dont le nom 
patronimique est également Jehannot , et que l'on dit 
tirer son origine d'Angleterre. Néanmoins, la révolution 
des tems ne permettant point de donner la preuve lit- 
térale de cette ascendance , et ne voulant rien avancer 
qui ne soit établi sur des titres irrécusables, nous nous 
bornerons à donner le filiation de cette maison d'après 
une sentence rendue, le 20 février 1669, par Charles 
Tubeuf , maître des requêtes , commissaire départi par 
le roi dans les généralités de Moulins et de Bourges , 
qui déclare cette maison issue d'ancienne extraction de 
chevalerie ; cette pièce, qui relate tous les titres qui 
justifiant chaque degré de la généalogie , n'était point 
connue de M. Laîné , non plus que lesdits titres ori- 
ginaux à l'appui quil a vus avec nous, et il nous a 
déclaré qu'il doit rectifier ici ce qu'il a dit touchan t 
l'origine de la maison de Bartillat , dans le tome II 
(page 160) , du Dictionnaire Véridique. Elle rsmonte 
la preuve filiative à : 

I. Guillaume Jehannot , qualifié noble et damoiseau 
dans divers actes authentiques. Par contrat passé le jeudi 
après le dimanche reminiscere , l'an i328 , devant 
Etienne Hueti , notaire juré du scel de la chancellerie 
du duché de Bourbonnais, le même Guillaume Jehan- 
not , damoiseau , exerça le retrait lignager à cause 
d'Alyde de Saint - Quintin , sa femme , pour racheter 
une rente noble, consistant en six setiers seigle et deux 
setiers avoine de cens, qui avait été aliénée pour le prix 
de 34 livres , par Louis de Saint-Quintin , damoiseau , 
a u profit de Pétronin, fils de Jean Proheton, de la ville 
de Montmaraud. Il fit son te-tament le dimanche de la 



JEHANNOT DE BART1LLAT. 239 

Quinquagésime , l'an 1 369 , reçu par Jean Goerat , no- 
taire juré de la même chancellerie , où il se dit veuf de 
ladite demoiselle Alyde de Saint-Quintin , et par lequel , 
entr'autres clauses , il prescrit son inhumation en l'église 
de Saint-Nicolas de Montluçon , au sépulcre de ses an- 
cêtres , et dispose de tous ses biens en faveur de son fils, 
Jean Jehannot , dont l'article va suivre. 

II. Jean Jehannot , I er du nom , damoiseau , devint 
co-seigneur en partie de Sarre , par son mariage con- 
tracté le samedi dans l'octave de la Purification de la 
Vierge, l'an 1378, par-devant Jean Pacenjat , notaire, 
avec demoiselle Elisabeth de Sarre , sa cousine > fille de 
Guillaume de Sarre , damoiseau , seigneur dudit lieu , 
et damoiselle Adélaïde de Saint-Quintin. Il passa un 
bail emphitéotique d'un moulin qu'il possédait sur la ri- 
vière du Baix , au nommé Guillaume Levazet y le ven- 
dredi après la fête de la Nativité , l'an 1 38 1 , devant le 
même notaire Pacenjat , et testa le mercredi , après la 
fête de saint Mathieu, apôtre , l'an 1402. Danscetacte, 
qui contient ses dernières volontés et qui fut reçu par 
Pierre de Botevin , notaire juré , il ordonne sa sépulture 
au tombeau de sa famille , fait divers legs pieux et autres , 
laisse la jouissance de la moitié de ses biens à sa femme , 
et nomme , pour son héritier universel , son fils Jean , 
qui suit. 

III. Jean Jehannot, II* du nom, écuyer , seigneur 
de Bonafont , et en partie de Sarre , fut maître des eaux 
et forêts du Bourbonnais. Il conste par des lettres qui lui 
furent délivrées à la chancellerie du duché de Bourbon- 
nais , le 18 mars 1406, signées sur le repli Gadet , et 
scellées du grand sceau en cire rouge , qu'il céda une 
partie de péage qui lui appartenait sur le lieu de Mon- 
teil , au duché de Bourbonnais, et que ce prince , d'après 
le rapport de son conseil , pour dédommager de cette 
cession son bien amé écuyer Jehan Jehannot , maître 
ûes eaux et forêts du Bourbonnais , ordonna qu'il lui 
serait fait une remise sur la rente annuelle qu'il payait 



240 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

à son duché , à cause de sa maison et four de Monteil , 
et lui accorda de plus la permission de faire planter 
trois pilliers au-devant de sadite maison , pour la mettre 
et maintenir en meilleur état. Jean Jehan not épousa , 
par contrat passé, le 14 mai 1424, pardevant Molinet , 
notaire, Marguerite de Villelume , fille de messire Mi- 
chel de Villelume , écuyer , seigneur de Montbardon et 
de la Roche-Othon , et de damoiselle Marguerite le 
Borgne de Prugne. Il ne vivait plus le 20 août 1441 , 
époque où sa veuve, en qualité de douairière de Bona- 
font , et ayant la garde noble des enfants issus de leur 
mariage, reçut, devant Pierre Martault , notaire , la re- 
connaissance de plusieurs habitants du bourg de Saint- 
Martinien , dans laquelle ces derniers confessent être", 
hommes et femmes serfs et de mortaillable condition 
avec la taille aux quatre cas, de ladite dame et de son 
fils aîné, Pierre Jehannot, dont l'article suit. 

IV. Pierre Jehannot , I er du nom , chevalier , sei- 
gneur de Bonafont, Mossat et autres lieux, fut un vail- 
lant capitaine. Il se signala dans la plupart des rencon- 
tres de son tems. Louis XI le nomma , en 1474 , 
gouverneur du château de Saint - Félix , en Languedoc, 
A cette époque , les Espagnols menaçaient cette pro- 
vince d'une invasion. Ils ne tardèrent pas y pénétrer, 
et firent le siège du château de Saint-Félix. Pierre Je- 
hannot défendit la place avec valeur , et refusa dé- 
tendre à aucune composition. Cependant Saint-Félix fut 
emporté par surprise, et le général espagnol, irrité de 
la vigoureuse résistance du gouverneur , eut la cruauté 
de le faire pendre (1). Cet attentat au droit des gens 
ne demeura pas long-tems impuni; car Louis XI étant, 
peu de tems après , redevenu maître de ce pays et de 
toutes les places fortes , fit décapiter , par représailles , 

(1) Voy. l'Histoire de Louis XI, par M. Duclos , de l'Aca- 
démie royale des Inscriptions et Belles- Lettres , tome II , 
année 1474. 



JEHANNOT DE BARTILLAT. 241 

deux gouverneurs espagnols. Pierre Jehannot avait fait 
alliance, par contrat du 5 août 1457, passé devant 
maître Pierre Fourest, clerc juré et notaire sous le scel 
de la chancellerie du duché de Bourbonnais (le même 
qui reçut son testament le 21 octobre 1473) , avec de- 
moiselle Blanche des Aiges, fille de messire Guillaume 
des Aiges, chevalier, seigneur de la Romagière , de 
Frontenac et autres places, et de dame Louise de la 
Pierre. De ce mariage sont issus : 

i.° Pierre, dont l'article suit ; 
2* Jacques Jehannot, écuyer, sieur de la Loue ; 
3.* Louis Jehannot, écuyer, sieur de Bienassis , 
donna conjointement avec Jacques, son frère, à 
bail emphitéotique, avec tous droits de directe 
seigneurie, à maître Pierre de la Roche, bache- 
lier ès-lois, un jardin situé près des fossés neufs 
de Montmaraud. Le contenu de cet acte, qui fut 
reçu, le 14 octobre i486, par Alamyt, notaire, 
porte qu'ils stipulent, tant pour eux, que comme 
se portant forts pour Pierre Jehannot, écuyer, 
leur frère aîné, dont on va parler. 

V. Pierre Jehannot, II e du nom, chevalier, sei- 
gneur de Bonafont, Mossat, la Loue, etc. , fut homme 
d'armes des ordonnances du roi. Il fit l'acquisition d'une 
rente noble d'honorable homme Esmar Coppin , bour- 
gois de Montluçon, suivant acte passé le i3 août 1482, 
devant Bergeron, notaire, sous le scel de la prévôté de 
Pancoin. Il reçut, devant ledit notaire, le 29 mai 1496, 
en qualité d'héritier de son père, quittance de la somme 
de mille livres, qu'il compta à son frère Jacques Jehan- 
not, écuyer, pour ce qu'il lui restait devoir sur le legs que 
ce dernier avait eu de leurdit père. Il mourut, au ser- 
vice du roi, à Saint-Quentin, vers la fin de l'an 028, 
laissant, du mariage qu'il avait contracté avec demoi- 
selle Françoise Loyon, deux fils : 

i.* François, dont l'article suit ; 

2.* Ligier Jehannot, damoiseau, mort célibataire. 



242 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

VI. François Jehannot, écuyer, seigneur de la Loue, 
Bonafont et autres lieux, qualifié capitaine dans une 
lettre du roi François I er , en date du 23 mai 1544, 
contre-signée Bochetel, épousa, par contrat du 7 juin 
i528, passé devant Jean Urbain, notaire à Montluçon, 
demoiselle Anne d'Escouts, fille de noble Jean d'Es- 
couts, écuyer, et de demoiselle Simonne Perrine. Il fit 
hommage au baron d'Huriel, à cause de ses château et 
baronnie d'Huriel, des fief, terre et seigneurie de Bona- 
font, par acte passé, le 22 février ! 544, devant Banezon, 
notaire à Montluçon. Il avait fait acquisition, de messire 
Claude de la Rivière, écuyer, seigneur dudit lieu, par 
contrat du 20 février 1541, reçu par du Bois, clerc- 
juré., notaire en la chancellerie de Bourbonnais, de la 
moitié du droit qui se percevait à l'entrée des pots de 
terre à Montluçon, dont il possédait déjà l'autre moitié, 
pour le prix de vingt écus d'or sols, valant quarante-cinq 
sols la pièce. Ses enfants furent : 

i.° Antoine, dont l'article suit ; 

2. Simonne Jehannot, alliée, par contrat passé 
le 3o août 1572, devant Bouhaud, notaire à 
Montluçon, avec messire Archambaud d'Orbeil, 
conseiller du roi et de monseigneur le duc d'An- 
jou et de Bourbonnais, lieutenant-général en la 
sénéchaussée et présidial de Bourbonnais ; 

3.° Marie Jehannot. 

VII. Antoine Jehannot, écuyer, seigneur de la 
Loue, épousa, par contrat du 3i janvier 1 558, reçu 
par Annoble, notaire royal à Montluçon, demoiselle 
Michelle de Lyon, nièce de messire Pierre de Lyon , 
chevaiier, seigneur de la Cave, conseiller d'état, et fils 
de noble homme Julien de Lyon, écuyer, seigneur de 
Quinsaines, et de damoiselle Madelaine de Sarre. II fit 
un accord, le 27 août 1574, par-devant Jacques Gralhot , 
notaire au duché de Bourbonnais, avec Jean Bernard, 
laboureur, habitant au lieu des Tixerons, paroisse de 



JKHANNOT DE BARTILLAT. 2 ^3 

Saint-Martin, sur les différends qui existaient entre eux, 
à cause que, par acte passe le 17 octobre Ô73, devant 
François Charton, notaire, ledit Jean Bernard avait 
vendu, moyennant la somme de 112 livres tournois, 
audit Antoine Jehannot, le droit qu'il avait de racheter 
de demoiselle Simonne Jehannot , femme de messire 
Archarabaud d'Orbeil, huit journaux de vignes, assis au 
terroir de Varennes, qu'il lui avait, vendus le i5 mai 
1573, laquelle vente ledit Jean Bernard disait avoir e'té 
faite à moitié de son juste prix, etc. , et en considéra- 
tion de quoi ledit Antoine Jehannot donna audit Jean 
Bernard la somme de cent livres tournois, pour le ré- 
compenser de ladite vente. Il reçut une lettre du roi 
Henri III conçue dans les termes les plus flatteurs ; cette 
lettre, en date du i5 novembre 1578, contre-signée Pi- 
nart. Il fit son testament le 17 juillet 1 58 1 , reçu par Jean 
Berthonnier, prêtre, vicaire de l'église de Saint-Pierre 
de Moulins. De son mariage avec Michelle de Lyon , 
Antoine Jehannot eut les enfants suivants : 
!.• Nicolas, qui continue la lignée; 
2. Antoine Jehannot, écuyer, seigneur de Mali- 
corne, conseiller du roi, lieutenant-général en 
la sénéchaussée de Bourbonnais, épousa, par con- 
trat du premier janvier 1606, damoiselle Jeanne 
de Pollier, fille de noble Pierre de Pollier, sei- 
gneur des Mazières, et de feue damoiselle Claude 
Morin. Il fut la tige des seigneurs de Malicorne 
et de la Cave , éteints , également distingués 
par leurs emplois et par leurs alliances. 

VIII. Nicolas Jehannot, premier du nom, écuyer, 
seigneur de la Loue, l'Aage, Bartillat, et autres lieux, 
fut nommé commissaire ordinaire des guerres, par lettres 
du roi Henri IV , du 20 mai 1600, et prêta serment 
pour ladite charge entre les mains du connétable Henri 
de Montmorenci, le i5 décembre de la même année. 
Henri IV lui écrivit le 4 mai 1609 P° ur ^ ai témoigner sa 
satisfaction de ses services, une lettre contre-signée Po- 



244 



JEHANNOT DE BARTILLAT. 



tier. Il fut pourvu de l'office de capitaine châtelain de 
Montlucon, en Bourbonnais, vacant par la résignation de 
Gilbert de Bigny , sieur de Perveranges , par lettres du 
7 juin 1616. 11 rendit foi et hommage au baron d'Huriel, 
le 23 juin 1618, pour ses fiefs du Bartillat et de Cour- 
cioux, mouvants de la baronnie d'Huriel. Par un acte 
du 14 août i636, il appert que Nicolas Jehannot com- 
parut au ban, et demanda d'être dispensé, pour cette 
année, attendu ses infirmités et grand âge, qui était 
alors de plus de soixante ans, en représentant néanmoins 
qu'il avait servi l'année dernière, en personne, dans 
l'armée de Picardie , et que de plus, il avait fait marcher 
et équiper à ses frais un homme, ajoutant encore que, 
malgré ses infirmités, qui augmentaient tous les jours , 
il se trouvait seul en sa maison, ayant- perdu son fils 
Antoine Jehannot , écuyer , sieur de Croz , à l'armée 
d'Allemagne , et que sa place de capitaine châtelain 
l'obligeait de faire résidence : que cependant, pour mon- 
trer sa bonne volonté et affection au service du roi,ii 
proposait de faire marcher à ses frais le sieur de la Ge- 
ralde, lequel fut reçu, et au moyen de ce, le sieur de 
la Loue dispensé. Il fit hommage au roi, en sa chambre 
du domaine de Bourbonnais, le 16 novembre 1644, de 
ses terres et seigneuries de l'Aage-Chevalier et Chavernat, 
qu'il avait acquises par requête de messieurs du palais à 
Paris, du 17 septembre de la même année. Il obtint des 
lettres de retenue dans l'état et charge de maître d'hôtel 
ordinaire du roi (1) le 9 décembre de ladite année 1644. 



(1) Voyez l'édit de Henri III, du mois de mai 1579, dans 
l'abrégé chronologique, par Chérin, p. 65, art. 258, conçu en 
ces termes : 

« N'entend, S. M. par ci-après, aucun soit reçu aux états 
» des gentilshommes de sa chambre , ou es compagnies des 
» cent gentilshommes, ni aux places de maîtres d'hôtel , gen- 
» tilshommes servants, écuyers d'écurie, qu'ils ne soient nobles 
» de race, et si aucuns s'en trouvent qui ne soient de ladite 
» qualité, y sera, par S. M., pourvu d'autres en leur place. » 



JfcHANNOT DE BARTILLAT. 245 

Par acte du 28 décembre 1645, passé devant Guérin , 
notaire à Braulmont , il affranchit divers habitants du 
village de Courcioux , moyennant certaine cession. Il 
fit acquisition de la terre et seigneurie du Liât, le 21 
août 1648, et rit son testament devant Corneraud, no- 
taire de Montluçon, le 9 décembre i652, dans lequel, 
il rappelle feu Marie Cartaud , sa femme. Leurs en- 
fants furent : 

1 .° Etienne, dont l'article suit ; 

2.* Marie Jehannot, mariée, le 21 août 1 623, avec 
noble Antoine Alexandre, écuyer, gentilhomme 
ordinaire de. la maison du prince de Condé, fils 
de noble Jean Alexandre, écuyer , seigneur de 
Blansac, de Baussori et de Charbonnières, et de 
dame Louise Compière ; elle était veuve le 9 
décembre i652. 

IX. Etienne Jehannot, chevalier, seigneur de Bar- 
tillat , Maussat , Lombost , le Liât, Fleurier , l'Aage- 
Chevalier , Beaumont , Frontenac , etc. , etc. ; baron 
d'Huriel , conseiller détat , garde du trésor royal , et 
trésor de l'épargne de la reine mère, fit plusieurs acqui- 
sitions considérables de fiefs , châteaux , seigneuries , 
cens , rentes et dîmes; fonda et dota la chapelle de 
Saint-Etienne dans l'église des Cordeliers de Montluçon ; 
fit aussi plusieurs autres fondations pieuses dans presque 
toutes les églises des paroisses dépendantes de ses terres, 
ainsi qu'il est justifié par des actes authentiques. Il e'pousa , 
par contrat du 25 janvier i635 , passé devant Richer et 
Beaufort , notaires au châtelet de Paris , demoiselle 
Catherine Lucas , tille de noble homme Michel Lucas , 
écuyer , conseiller du roi , et secrétaire du cabinet de S. M. 
et de dame Susanne le Cointe. Il reçut des lettres de con- 
seiller d'état le 3o avril 1647, accordées en considération 
des bons et agréables services qu'il avait rendus, tant au 
feu roi , père de S. M. , qu'à S. M. même, depuis son 
avènement à la couronne; il prêta serment pour cette 



246 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

charge , entre les mains de M. Séguier , chancelier de 
France, le 3 mai de la même année. Par un acte reçu 
par Petit, notaire, on apprend qu'il affranchit de la ser- 
vitude les familles Lespineux et Souppauds, du lieu de 
Bartillat , moyennant une somme principale de quinze 
cents livres et trente sois de rente en directe, emportant 
lods et ventes, et tous droits de directe seigneurie, spé- 
cialement hypothéqués sur une pièce de terre de deux 
septerées , appelée le Champ-Pointu , située audit lieu 
de Bartillat. Il rendit foi et hommage au roi , en sa 
chambre des comptes de Paris, le 28 août 1673, de sa 
baronnie d'Huriel ; obtint des lettres patentes à terrier , 
pour interrompre la prescription, le 11 mai 1677, homo- 
loguées au parlement le 28 janvier 1 683. Etienne Jehannot 
de Bartillat jouissait à la cour d'une grande considération. 
Le roi disait quelquefois de lui : « voilà un des braves 
hommes de mon royaume. » (1) La reine mère lui avait 
fait don de deux lits complets en broderie à la main, sur 
satin bleu de ciel , et à frange de soie et or , auxquels 
S. M. avait elle-même travaillé. Ces deux lits, qui étaient 
conservés au château de l'Aage , ont été abîmés pendant 
la révolution. 

X. Nicolas Jehannot de Bartillat , deuxième du 
nom , chevalier , baron d'Huriel , seigneur de Bartillat , 
l'Aage-Chevalier, la Loue, Blansac , le Liât , Lombost , 
Maussat, Frontenac , Beaumont , Bonefont , Borassier, 
Fleurier , et autres places; fils unique d'Etienne Je- 
hannot, fut lieutenant-général des armées du roi, gou- 
verneur de la ville et citadelle de Rocroy, chevalier de 



(1) Dans une lettre de ce prince , du i5 mai 1697 , où il 
ordonne à M. de Barbezieux d'annoncer au vieux M. de Bartillat 
( Etienne Jehannot ), qu'il a donné le gouvernement de Ro- 
croy à son fils, M. de Bartillat , ancien lieutenant-général , on 
remarque cette phrase obligeante et honorable : « C'est un des 
hommes qui a le plus manié mon argent et qui en a le moins garde.» 



JEHANNOT DE BART1LLAT. 247 

l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine 
châtelain de la ville et châtellenie de Montluçon. Il 
embrassa de bonne heure la carrière des armes , et était 
déjà capitaine-lieutenant dans le régiment des Gardes- 
Françaises , avec rang de mestre de camp de cavalerie 
et maître d'hôtel ordinaire de la reine , lorsqu'il épousa , 
par contrat passé devant Gigaut et Simonnet , notaires 
au châtelet de Paris , le 16 décembre i665 , de l'avis et 
consentement du roi et de la famille royale , demoiselle 
Anne-Louise Habert , tille de messire Henri-Louis Ha- 
bert , chevalier , comte du Menil-Habert , seigneur de 
Montmort , du Fargis , de Perret , etc. , conseiller du 
roi en tous ses conseils , et premier maître de son hôtel , 
et de dame Henriette de Buade de Frontenac. Il obtint 
une compagnie au régiment Dauphin , infanterie , lors 
de sa création, le i5 juin 1667, et le régiment de ca- 
valerie (depuis Lusignan) par commission du 10 janvier 
1668 ; il le commanda à la conquête de la Franche- 
Comté , au mois de février. Son régiment ayant été li- 
cencié le 24 mai , il entra capitaine dans la compagnie de 
Genlis , par ordre du 26. En 1669, le roi le fit colonel 
du 29" régiment de cavalerie , qui prit dès lors le nom 
de Bartillat (1). Il rétablit son régiment par lettres du 9 
août 1671. Par sentence du 20 février 1669, de M. 
Charles Tubeuf, commissaire départi par le roi ,gpour 
la vérification des titres de noblesse , il fut maintenu , 
conjointement avec son père Etienne de Bartillat , dans 
la possession de leur ancienne noblesse de chevalerie. En 
1672, il se trouva à tous les sièges entrepris par le roi 
en Hollande , marcha avec M. de Turenne dans l'élec- 



(1) 29 e régiment de cavalerie , créé Montclar , Bartillat en 
1669, ensuite Njrbonne. Bartillat en 1689, du Trône en 1690, 
Villars en 1718, Rohan en 1733, Brienne en 1743. ( Voyez 
l'Etat militaire de ijbo: Hist. de la milice française, par le 
P. Daniel, et le Tableau historique et chronologique du mili- 
taire, depuis la création des régiments, par M. de Roussel. ) 



248 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

torat de Cologne , contre l'électeur de Brandebourg , en 
1673. Il en revint pour le siège de Maestricht , après le- 
quel il joignit les troupes commandées par le duc de 
Luxembourg , sous lequel il finit la campagne. Sous le 
prince de Condé , il combattit à Séneff, en 1674, et se 
trouva, en 1675 , aux sièges et à la prise de Dinant et 
Limbourg. Créé brigadier des armées du roi , par brevet 
du 24 février 1674, il eut le commandement d'une bri- 
gade de cavalerie qui fut détachée pour le siège de Bou- 
chain. Employé en Allemagne sous le maréchal de 
Luxembourg , il combattit à Kokesberg. En 1677 , il était 
au siège de Valenciennes , de Cambray et de sa citadelle. 
Passé ensuite en Allemagne sous le maréchal de Créqui , 
4 servit au siège de Fribourg. Sous le même général , au 
mois d'avril 1678 , il combattit à Rhinfels , à l'attaque 
des retranchements de Seckingen , au passage de la 
Kints , à la prise de Kelh et du château de Lichtenberg. 
Il fut blessé le 24 août à la bataille de Saint-Denis , près 
Mons , gagnée par le prince de Luxembourg. Il servit au 
camp de la Sarre , sous le marquis de Boufflers , en 1681 , 
fut créé j inspecteur-général de la cavalerie, par ordre du 
22 octobre, et employé au camp de la Meuse, sous le 
marquis de Lambert , en 1682 ; au camp de la Saône , 
sous M. de Boufflers, en, i683 ; à l'armée de Flandre > 
qui Couvrit le siège de Luxembourg, en 1684. Il corn" 
manda la cavalerie au camp de la Saône en i685 et 1688. 
fut créé maréchal de camp par brevet du 24 août de 
cette année. Il fut employé dans l'électorat de Cologne. 
Il se distingua particulièrement au combat de Nuys, où 
il fut blessé à la jambe le 14 mars 1689. Il servit la même 
année au camp de Florainville , sous M. de Boufflers , passa 
sur la fin de la campagne en Allemagne , sous le maré- 
chal de Lorges , et se démit , au mois d'octobre , de son 
régiment, en faveur de son fils aîné, (tué à Fleurus en 
1690). Il fit les campagnes de 1690, 1691 et 1692 en 
Allemagne. Créé lieutenant- général des armées du roi , 
par pouvoir du 3o mars 1693, il servit cette campagne 






JEHANNOT DE BARTILLAT. 249 

sous Monseigneur. Le 6 janvier de la même année, il avait 
assisté au siège de Furnes, où quatre mille anglais furent 
faits prisonniers, et avait passé de là à l'armée du Rhin, 
où il fut fait chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. Il servit sous le maréchal de Bourflers en 
1694; sous le maréchal de Villeroy , en Flandre, en 
1695; sous le maréchal de Choiseul, en Allemagne, en 
1696 et 1697. Cette dernière année, il eut le comman- 
dement de l'aile droite de] la deuxième ligne de l'armée 
du maréchal de Choiseul , et obtint , par provision du 
12 mai, le gouvernement de la ville et citadelle de Ro- 
croy. Il fut employé ensuite à l'armée d'Allemagne, sous 
le maréchal de Catinat. En 1702 , il était au camp de 
Haguenau, en Saxe, ainsi qu'il appert d'une procuration 
qu'il donna le 7 juin, pour rendre hommage au roi , 
en son absence pour les terres dont il avait hérité de son 
père. En 1703, il passa de l'armée du maréchal de Ca- 
tinat à celle du duc de Vendôme, et se trouva, en 1704, 
au siège de Verceil. En 1705, il assista à la bataille de 
Cassano , [et ensuite à la reprise de Canetto , où les 
troupes furent cantonnées. Le 20 mars 1 7 1 7 , il fit 
hommage au roi de ce qu'il lui devait, pour raison de 
sa baronnie d'Huriel , par procuration , ne pouvant le 
faire par lui-même, à cause de son grand âge, qui était 
de plus de quatre-vingts ans, dont il avait employé p\& 
de cinquante au service. Le 3o avril 171 8, il donna sa 
démission de la charge de capitaine châtelain des ville 
et châtellenie de Montluçon, en faveur de Joachim Je- 
hannot de Bartillat son fils. Le roi lui accorda pour 
retraite le gouvernement de la ville et citadelle de Ro- 
croy, qu'il conserva et exerça avec honneur jusqu'à son 
décès arrivé en 17 19. Il eut entr'autres enfants : 

t.* Michel Jehannot de Bartillat, chevalier. Il em- 
brassa bien jeune le parti des armes, et signala 
fréquemment sa valeur dans divers combats et 
batailles, sous les yeux mêmes de son père, qui , 
avec l'agrément du roi, lui céda, en 1689 , son 



2 5o JEHANNOT DE BARTILLAT. 

régiment de dragons de Bartillat. Il le comman^ 
dait lorsqu'il fut. tué à la bataille de Fleurus , 
près Charleroy , qui fut livrée et gagnée le i er 
juillet 1690 , sur le prince de Waldeck. Il est 
rappelé avec la qualification de mestre de camp 
de cavalerie , colonel d'un régiment de dragons 
de son nom , dans le contrat de mariage de 
Joachim Jehannot de Bartillat son frère puîné , 
du 9 mars 1706. Il avait épousé Eléonore-Susanne 
Passart , dont il n'eut point d'enfants. Elle était 
fille de François Passart ( d'une famille de robe 
qui a donné plusieurs conseillers et présidents au 
grand conseil, et de maîtres des comptes) écuyer, 
seigneur de Saclay et autres lieux, conseiller du 
roi, secrétaire de son cabinet et de ses finances, 
et de dame Andrée Lucas. Eléonore-Susanne Pas- 
sart épousa en secondes noces, le 3 janvier 1695, 
N. . . de Viilemur-de-Rieutor , lieutenant géné- 
ral, et commandant les grenadiers à cheval de la 
maison du roi. Elle mourut le 8 juin 1712 ; 
2. Joachim, dont l'article suit. 

XI. Joachim Jehannot de Bartillat , chevalier , 
seigneur de Bartillat , baron d'Huriel, le Liât , Mire- 
be^u , Saint -Marcel , l'Aâge-Chevalier , Maussat , Lom- 
bost, Frontenac, Bonefont , la Dure , Passât , Ranciat , 
Sarre, Ronnet , la Châtre, Barassier, Saint - Victor , la 
Loue, Villiers, le Fressineau, la Bazelle et autres lieux , 
chevalier de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, mestre 
de camp de cavalerie, colonel d'un régiment de cavalerie 
de son nom (1), capitaine châtelain des ville et châtellenie 



(1) 48 régiment de cavalerie , créé Montauban en 1666 , 
Béringhen en 1670, Livry en 1670, Clermont en 1689 , Bar- 
tillat en 1702, Lenoncourt depuis 1706 jusqu'à 1735, ensuite 
Haudicourt , puis Lenoncourt de 1748 a 1758. (Voyez l'Etat 
militaire de 1760, et l'ouvrage de M. de Roussel, précité). 



JEHANNOT DE BARTILLAT. 2 5l 

de Montluçon, ainsi que son frère Michel, entra au ser- 
vice de très-bonne heure. Avant lage de 25 ans, et 
dès 1702, il était déjà mestre de camp de cavalerie, et 
ht , en cette qualité, les campagnes mémorables des ma- 
réchaux Je BourHers et de Villeroy. En 1702, il servit 
sous M. de Vendôme, et se trouva à la tête de son régi- 
ment, à la bataille de Santa-Vittoria, au-delà du Cros- 
tolo, le 26 juillet de la même année, où le général Vis- 
conti fut défait. Il continua de servir sous le maréchal 
de Vendôme, les années 1703 et 1704. En 1706, il 
passa dans l'armée du maréchal de Villars, et fit avec lui 
les campagnes de 1706, en Allemagne, le suivit en Sa- 
voie, en 1708, et l'année suivante en Flandre. De re- 
tour de cette dernière campagne, il épousa, par contrat 
du 9 mars 1706, passé devant Beauvais et son collègue, 
notaires du roi à Paris, damoiselle Marie-Françoise le 
Bel, fille de messire Michel le Bel, baron de Vauréal , et 

de dame Marie-Françoise Ferrand. Joachim de Bartillat 

1 

fut presque toujours en activité de service ; c'est pour- 
quoi il eut souffrance pour rendre au roi sa foi et hom- 
mage pour les fiefs qu'il possédait. Il acquit, par acte du 
8 février 1720, la terre et seigneurie de Passât, paroisse 
de Saint - Victor , en Bourbonnais , ayant haute , 
moyenne et basse justice, maison forte, cens, rentes, 
dîmes, droits honorifiques et ban dans l'église de Saint- 
Victor. Il fit encore plusieurs acquisitions , hommages, 
fondations pieuses, etc. , et testa, le 3 septembre 173 1, 
pardevant Bronod et son collègue, notaires à Paris. Ses 
enfants furent : 

i.° Louis-Joachim, dont l'article suit ; 
2. François de Bartillat, cornette au régiment de 
Condé, cavalerie, mort à Tann, en Bavière, en 

'742 ; 

3.° Marie-Anne-Clotilde de Bartillat, mariée, en 
1735, à messire Louis-Alexandre de Lombelon, 
chevalier, marquis des Essars et d'Avrily, seigneur 



252 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

et patron de Cintray. Elle est rappelée dans un 

acte du 9 septembre 1741 ; 
4. Louis - Joachim, chanoine de la cathédrale 

d'Evreux, connu sous le nom de l'abbé de Bar- 

tillat ; 
5.° Antoine, dit le chevalier de Bartillat, seigneur 

de Passât , la Dure et Saint-Victor , mort sans 

alliance ; 
6.° Marie-Angélique de Bartillat, religieuse au cou- 
vent de Sainte-Elisabeth, à Paris. 
XII. Louis-Joachim Jehannot de Bartillat, qua- 
lifié chevalier, marquis de Bartillat, baron d'Huriel , 
seigneur des châteaux, fiefs et seigneuries de l'Aage- 
Chevalier , Mossat , Lombost , le Liât , Sarre , Passât , 
le Fressineau , baron de Saint-Marcel , etc. , chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , mestre de 
camp de cavalerie et colonel d'un régiment de dragons 
de son nom, capitaine-châtelain des ville et châtellenie 
de Montluçon, naquit le 14 juillet 171 1. A l'exemple de 
ses prédécesseurs, il suivit la carrière des armes , fut fait 
d'abord capitaine dans le régiment de Fouquet , cava- 
lerie , puis dans celui de Gondé , cavalerie , ensuite 
mestre de camp , avec le commandement d'un régiment 
de dragons de son nom (1). Il épousa, le 26 avril 1740 , 
contrat passé devant Bronod et son confrère, notaires à 
Paris, damoiselle Jean-Françoise Pouyvet de la Bliriière, 
fille de messire Louis Pouyvet de la Blinière, chevalier, 
seigneur de Bourgon, Prez-en-Pail , Comptrain et autres 
lieux , conseiller du roi en son grand conseil , et de 
dame Marie-Marguerite Dieuxivoye ; peu de tems après 
son mariage, le marquis de Bartillat reçut la décoration 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il se trou 
vait à l'armée des bans , lorsque messire André Jehannot , 



(1) i3« régiment de dragons, créé Nicokï , Bursard en 
1G7G, Senneterre en 1692, Bêllabre en 1700, Plélo en 1727, 
Nicolaï en 1 y3 1 et BartiÙat en 1744. ( Voyej l'Etat militaire de 
1760.) 



JEHANNOT DF. BARTILLAT. 253 

écuyer, seigneur de la Cave, son cousin, demeurant a 
Montluçon , lui fit don d'une somme de quatre mille 
livres, par acte du i* r avril 1743. Le seigneur de Bar- 
tillat réunissant la suzeraineté de l'ancienne baronnie 
d'Huriel, la propriété des fiefs qui en étaient mouvants, 
présenta requête au roi, tendante à ce qu'il plût à sa 
majesté de réunir à ladite baronnie les terres , seigneu- 
ries et justices de Mossat, Frontenac, Bartillat, l'Aàge- 
Chevalier, Lombost, le Liât, Bonefont et autres fiefs en 
dépendants , pour n'en former qu'une seule et même 
seigneurie, sous le nom et la dénomination de marquisat, 
d'Huriel-Bartillat , ce qu'il obtint , par lettres-patentes 
du roi Louis XV, du mois de mars 1 744, registrées au 
parlement de Paris, le 28 août de la même année, et 
en la chambre des comptes, le 17 mai 1746; lettres 
honorables , où sont rappelés les services importants, 
de cette famille, et l'ancienneté de sa noblesse. Le mar- 
quis de Bartillat mourut à Digne, où il se trouvait avec 
son régiment, le 18 septembre 1748. Il laissa les enfants 
qui suivent : 

i.° Louis-François-Jules, qui continue la descen- 
dance ; 
2. Louis-Paul-Augustin , baron de Bartillat , sei- 
gneur, baron de Saint-Marcel, seigneur de Sarre, 
Ranciat, le Petit Sarre, Gloize, etc., lieutenant- 
général des armées du roi, et commandeur de 
l'ordre royal et militaire de Saint - Louis. Il a 
parcouru successivement les divers grades de 
l'armée. Il a été fait, le 25 décembre 1761 , en- 
seigne à drapeau du régiment des Gardes-Fran- 
çaises; enseigne à pique au même régiment le 
2 décembre 1764; sous-lieutenant, le 14 janvier 
1770; sous-aide-majôr, le 6 mars 1774; lieu- 
tenant en second , avec rang de lieutenant-colo- 
nel, le 3i août 1777. Il a été décoré de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, le 9 mai 1779, 
et reçu dans ledit ordre par le maréchal de Biron, 
i'j. i 7 



2 >4 



JEHANNOT DE BARTILLAT. 
le 12 décembre suivant. Le 27 mai 1781 , il a été 
pourvu du brevet d'aide-major ; a reçu celui 
d'une pension de mille livres, le 27 mai 1782, 
et a été promu au grade de colonel par lettres- 
patentes du 27 mai 1787. Ayant été réformé avec 
son corps (le régiment des Gardes), le 1" août 
1789, il a conservé son activité à la suite de l'ar- 
mée , avec appointements et droits à l'avance- 
ment relatif à la nature et ancienneté de services. 
Emigré en 1791, il a été nommé, le 2 mars 1792, 
capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes à 
l'armée des princes , et a fait la campagne en 
cette qualité. En 1793, il a été envoyé, comme 
commissaire des princes , à Valenciennes. En 
1794, il a été major-général d'un rassemblement 
d'émigrés , formé à Liège et à Maëstricht , et 
réuni à un corps d'armée autrichien , sous les 
ordres du prince Louis de Wurtemberg , pour 
repousser les insurgés du pays de Stavelot. Le 
1" août 1794, il est passé au service de sa ma- 
jesté et à la solde de l'Angleterre, pour faire les 
fonctions de capitaine dans le régiment de Be- 
thisy. Le 24 mai 1795, il fut choisi pour être 
capitaine-colonel d'un cadre dans le corps du 
général comte d'Allonville, son beau-frère, tout 
composé d'officiers - gentilshommes français , 
destiné pour Quiberon et l'île Dieu. Le i er jan- 
vier 1797 , il a reçu le brevet de maréchal-de- 
camp, à prendre rang du 19 juillet 1796; parti 
de Londres en 1799, pour aller rejoindre l'armée 
de Condé en Suisse; il y a porté le mousquet, 
et y a fait les campagnes de 1799, i8ooeti8oi, 
d'abord comme simple chasseur noble, puis avec 
le grade d'officier , et a eu la cuisse cassée en 
combattant dans cette armée, où il est resté jus- 
qu'à son licencîment. Enfin, rentré en France en 
18 14, avec le roi, sa majesté pour le récom- 



JEHAXNOT DE BART1LLAT. 2 55 

penser de son dévoùment à la cause royale, de 
son inébranlable fidélité et de ses services, l'a 
élevé au grade de lieutenant-général, par lettres 
du i5 février 18 1 5, et le 3 mai 18 16, l'a nommé 
commandeur de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. M. le baron de Bartillat avait fait 
hommage au roi pour son fief du Petit, Sarre, et 
avait répété le même hommage, lors du joyeux 
avènement du roi Louis XVI à la couronne, le 
i3 novembre 1773 ; 

3.* Marie-Françoise de Bartillat, née le 8 août 
1744, mariée à messire Armand-Jean, comte 
d'Allonville, maréchal-de-camp, mort à Londres 
au mois de janvier 181 1 ; 

4.* Anne-Clotilde de Bartillat , née le 9 novembre 
1748, mariée à Claude, comte de Bosredon et de 
Combrailles. 

XIII. Louis - François - Jules Jehanxot de Bartillat , 
marquis d'Huriel-Bartillat , seigneur de l'Aâge-Cheva- 
lier, Mossat et autres terres et seigneuries, avait à peine 
atteint sa quatorzième année, lorsque son oncle, messire 
Antoine - Joachim de Bartillat , chevalier , seigneur de 
Passât, lui fit don, par acte du 19 mars 1755 , des terres 
de Passât et de la Dure, avec leurs dépendances, toutes 
deux situées dans la province du Bourbonnais, ainsi 
que d'une maison et héritages , situés à Montluçon , 
appelés les trois Ayards. Il entra de bonne heure au 
service et fut reçu mousquetaire dans la deuxième com- 
pagnie, le 18 mai 1755 ; lieutenant réformé au régiment 
de Thianges dragons, le i5 décembre 1758; passa capi- 
taine au régiment de Penthièvre, le 20 avril 1759 , 
lequel fut -réformé^ en 1763; fut nommé colonel du 
régiment provincial de Châteauroux , le 4 août 177 1 ; 
puis colonel en second du régiment de Blaisois , le 
18 avril 1776; devint ensuite mestre de camp com- 
mandant le régiment de Béarn , le i3 avril 1780; fut 



256 JEHANNOT DE BARTILLAT. 

promu au grade de brigadier, le 5 septembre 1781 , et 
à celai de maréchal de camp, le 9 mars 1788, et eut , en 
cette dernière qualité , le commandement d'une brigade 
d^nfanterie en Hainaut, le premier avril de la même 
année. Il avr.it fait trois campagnes à l'armée d'Alle- 
magne, en 1767, et obtenu une pension de 3ooo livres, 
ainsi que la décoration de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. Il s'était trouvé aux batailles de Corback, 
de Clostercamp, de Filinghausen et de Warbourg. Par 
contrat passé devant Garnier et son confrère, notaires à 
Paris, le 4 février 1776, le marquis de Bartillat avait 
épousé", avec Tagrément du roi , de la reine et de la 
famille royale, demoiselle Jeanne-Marguerite de Maistre, 
fille de Jean-Armand de Maistre, baron de Vaujours , 
ancien capitaine au régiment Royal, infanterie, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et 
de dame Marguerite-Françoise Poulain. Il avait rendu 
hommage au roi, le 16 mai 1776 et le 14 janvier 1777, 
pour son marquisat d'Huriel-Bartillat ; reçut divers hom- 
mages, aveux et dénombrements de plusieurs de ses 
vassaux, la même année et les suivantes. Il a émigré en 
179 1, a été fait, dans l'armée des princes, commandant 
de dix compagnies de gentilshommes, dont huit à pied 
et deux à cheval. Il les conduisit d'Ath à Trêves, où 
il mourut peu de tems après, le 20 mai 1792. Ses ser- 
vices, dans l'émigration, sont constatés par un certificat 
des plus honorables, qui a été délivré à Paris, le 20 mars 
18 17, par le duc de la Châtre, lieutenant -général et 
premier gentilhomme de la chambre du roi. Les enfants 
provenus de son mariage, sont : 

i. # Armand-Louis-Jean, dont l'article suit ; 

2.* Augustine-Marie de Bartilht, mariée à Albert 
Clérembault, marquis de Vandeuil, en Picardie, 
d'une ancienne maison de cette province ; 

3.° Caroline- Louise-Geneviève de Bartillat, morte 
à seize ans et sans avoir été mariée ; 



JEHANNOT DE BARTILLAT. 257 

4. Antoinette- Renée de Bartillat, née le 4 novem- 
bre 1777 , morte jeune; 
5.* Agathe-Marguerite-Louise de Bartillat, morte 
au berceau. 

| 

XIV. Armand-Louis-Jean Jehannot de Bartillat , 
marquis d'Huriel-Bartillat , colonel de cavalerie , sous- 
lieutenant des gardes du corps de sa majesté , chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , et des 
ordres de Saint-Charles d'Espagne , et constantinien de 
Saint-Georges de Naples , né à Paris , le 23 novembre 
1776; Savait que quatorze ans, lorsqu'il suivit son père 
dans 1 émigration , en 1791. Il est entré au corps des 
hommes d'armes à pied , dès sa création ; a fait , avec lui , 
la campagne des princes , en 1792 , et ne l'a quitté qu'au 
licenciement. Il a été ensuite attaché au général Chalup , 
en qualité d'aide-de-camp, depuis le mois d'août 1793, 
jusqu'à son entrée dans le régiment de Broglie , qui 
eut lieu en 1794 , et d'où il n'est sorti que le 25 mai 1793. 
Passé aussitôt après dans le cadre du comte d'Allonville , 
son oncle , qui faisait partie de l'armée royale , il y a 
servi pendant l'espace d'environ un an et demi. Il a rejoint 
l'armée royale du Maine , en 1799; s'est maintenu en rela- 
tion avec l'agence royale du Midi; a été chargé par M. le 
lieutenant-général de Bourmont , de diverses missions. 
Il avait reçu , en outre , l'ordre décommander une légion , 
composée de douze cents hommes , qu'il devait mener 
de Moulins, Bourges et Issoudun ; mais il ne put exécuter 
cet ordre , à cause de la pacification survenue au mois de 
février 1800. Au retour de sa majesté Louis XVIII dans 
ses états, le marquis de Bartillat a été nommé sous-lieu- 
tenant des gardes du corps du roi , dans la compagnie 
écossaise, par brevet du 5 juin 18 14 ; chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint- Louis , le 2 5 août suivant , 
et colonel, le 14 novembre de la même année , à prendre 
rang du 23 juillet 1799; a suivi les princes jusqu'à la 
frontière de Flandre, en mars 181 5; a rejoint le roi à 



258 DE COQUET. 

Gand , et est rentré en France avec sa majesté. Le 
28 novembre 18 i5, il a reçu la croix de chevalier de 
l'ordre de Saint-Charles d'Espagne , et en juin 1818 , celle 
de l'ordre royal constantinien de St- Georges de Naples. 
Il a épousé, par contrat du 3o juin 1807 , passé devant 
Gibé et son confrère , notaires à Paris , damoiselle José- 
phine-Marie-Caroline de Béthune (1) , fille de messire 
Adrien-Maximilien-Guislain , baron de Béthune ( frère 
du prince actuel de Béthune-Hesdigneul) colonel de 
cavalerie , et de dame Alexandrine-Marie-Elisabeth- 
Charlotte le Vavasseur de Villiers. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Henri- Armand de Bartillat, né le 14 janvier 1812 ; 

2. Louis-Paul-Joseph de Bartillat, né le i3 no- 
vembre 18 17 , mort le 25 janvier 1818 ; 

3.° Eugénie-Marguerite-Marie de Bartillat , née le 
2 avril 1808. 

Armes : d'azur , au chevron d'or ; au chef du même, 
chargé d'un lion-léopardé de gueules. Couronne de mar- 
quis. Supports : deux lions. Cimier : un lion issant de 
gueules. Devise : Transit fama , ni renoventur labores. 



DE COQUET y famille noble , originaire de l'Agénois , 
et dont trois branches ont pris le nom de Monbrun , 
de Guyese et de Montpesat. 

Noble Pierre de Coquet , écuyer, testa le 7 février 1 558. 
Noble François de Coquet , écuyer , était conseiller 



(1) Voyez la généalogie de Béthune, tome VII de cet ou- 
vrage, pag. 160. 



DE LA FOREST. 259 

du foi et vice-sénéchal de l'Agénois et du Condomois , 

vers 1720. Cette famille a fourni un maître - d'hôtel de 
Henri IV. 

Services. Elle a produit plusieurs officiers distingués 
et un grand nombre de chevaliers de Saint -Louis, 
et des magistrats au parlement de Bordeaux. 

Titre. Celui de baron, etc. , etc. ( Prenez au I er volume 
delà I M série, page 220.1 * 

Armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois 
coqs du même crêtes , becqués , barbés et membres de 
gueules, celui en pointe surmontant une tour d'argent , 
maçonnée de sable; au chef d'argent, chargé d'un crois- 
sant de gueules, accosté de deux étoiles d'azur. 



DE LA FOREST. Ce nom est connu depuis long- 
tems, et a été illustré par Pierre de la Forest, chancelier 
de France, en i36i. 

Renée de la Forest , fille de René de la Forest , sei- 
gneur de Beaurepaire, et de René Bodin , épousa , par 
contrat du 6 octobre i56o , François Vignerot , sei- 
gneur du Pont , père de René Vignerot, gentilhomme 
ordinaire de la chambre du roi , mari de Françoise 
du Plessis, soeur du cardinal de Richelieu. 

Jacques de la Forest , capitaine dans le régiment de 
la Reine, chevalier de Saint-Louis, et qui a été succes- 
sivement aide-major des places d'Aire et de Saint-Omer, 
où il est mort en 1785, à l'âge de quatre-vingts ans, 
avait eu de son mariage avec N.... Hiquet : 

i.° Antoine-René-Charles-Mathurin de la Forest, 

qui suit; 
2. Louis de la Forest, chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis et de la Légion- 



2ÔO DE LA FOR EST. 

d'honneur, entré au service, comme cadet gen- 
tilhomme , dans Royal la Marine ; acquit une 
compagnie dans le même régiment, avant la ré- 
volution , dans laquelle Bernadotte servait comme 
• sergent. Il fut depuis chef de bataillon , comman- 
dant le fort de Bellegarde et ensuite le fort La- 
malgue, près Toulon; puis colonel, commandant 
la place et citadelle d'Ajaccio, en Corse; 

3.° Marianne de lajForest, 1 „., 

„ ~, , . , L célibataires. 

4. Eleonore de la Forest , ) 

Antoine-René-Charles-Mathurin , comte de la Forest , 
né à Aire, le 8 août 1758 , avait d'abord obtenu une 
sous-lieutenance dans le régiment de Hainaut, en 1778, 
il fut envoyé, comme secrétaire de légation du roi , aux 
Etats-Unis d'Amérique, en 1779; P LUS nommé succes- 
sivement vice-consul à Savannah et à New-Yorck , en- 
suite consul-général de France aux Etats-Unis. 

A été mis, en 1799, à la tête de l'administration des 
postes ; comme commissaire du gouvernement , envoyé 
aux négociations de Lunéville, l'année suivante ; nommé, 
après la signature de la paix, ministre de France , en 
Bavière ; puis envoyé extraordinaire et ministre média- 
teur à Ratisbonne , pour le complément de la paix de 
Lunéville, et le règlement des indemnités; en i8o3 , 
envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près 
la cour de Prusse; conseiller d'état, en 1807; nommé, 
à la même époque ambassadeur en Russie, et immédia- 
tement après en Espagne. 

A eu des lettres-patentes de comte, en 1808, à charge 
de constitution de majorât , avec reversion sur M. de 
Moustier , son gendre , ou enfants de descendance di- 
recte. 

Appelé en 1814, lors de la restauration, à gérer par 
intérim, le ministère des atlaires étrangères. 



DE J AN V RE. 261 

Est aujourd'hui conseiller d'état , et grand cordon de 
la Légion d'honneur. 

Marié, en 1787, à Marie-Catherine Lecuillier de Beau- 
manoir, fille de N.... de Beaumanoir , capitaine dans 
Royal-Cravattes , cavalerie , chevalier de Saint-Louis et 
gouverneur des pages de la reine, et de N.... Lefèvre. 
De ce mariage est née une fille unique, Marie-Caroline- 
Antoinette de la* Forest , mariée, en février 1808, à 
Clément- Edouard de Moustier, marquis de Moustier. 

Armes : d'argent, à trois arbres arrachés de sinople , 
au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent. 



JANVRE de la Bouchetière, de la Moussière, de 
l'Estortière , et Quinchamps , maison d'origine cheva- 
leresque, et l'une des plus anciennes de la province du 
Poitou, qui remonte son origine connue à 

I. Geofroi Janvre, sire de la Bouchetière, et Al- 
dama Lambertye , ou Lambert (de Lamterto), qui fon- 
dèrent , en ioo5, l'église paroissiale de Gavé (extrait sur 
l'original des cartulaires de l'abbaye de Saint-Maixent ). 
En 1019, plusieurs seigneurs, dont un Janvre est du 
nombre, assistèrent et souscrivirent la charte par la- 
quelle Guillaume IV, comte de Poitiers, à la prière 
d'Emme, sa mère, et du consentement d'Aldémode, son 
épouse, donna de grands biens à l'abbaye de Bourgueil. 
De Aldama Lambertye, Geofroi Janvre eut les deux 
enfants qui suivent : 

1." Aimeri, qui continue la descendance ; 

2. Archambaud, dit l'Archevêque, parce qu'il fut 

archevêque de Bordeaux, et fut déposé, ainsi que 

le dit une charte de Vendôme, sans qu'elle en 

explique la cause. Ex chart. Vindocinervs.,cip. ig3. 



2 6 2 DE JANVRE. 

Il était sire de Saint-Maixent, parce qu'il en était 
abbé. 

II. Aimeri Janvre, sire de la Bouchetière , avait 
cpousè, avant le mardi d'avant la saint Jean-Baptiste, 
io32 , Agnès de Parthenay (Agneta Partiniacensis) , sœur 
de Guillaume II de Parthenay, du consentement de 
laquelle il s'engagea, le mardi d'avant la saint Jean-Bap- 
tiste io32, de faire reconstruire et donner une église à 
la paroisse de Saint-Lin (suis majoribus condita)^ Extrait 
sur l'original des cartulaires de l'abbaye de Saint- 
Maixent. 

En 1040, cet Aimeri, sire de la Bouchetière, sous- 
crivit avec Guillaume VI , dit le Hardi , duc de Guienne, 
Guillaume II, sire de Parthenay, Hélie Chabot, sire de 
Vouvent, Erfroi, vicomte d'Aunay, et autres grands 
seigneurs du Poitou et d'Anjou, la donation de l'abbaye 
de la Trinité de Vendôme que firent Geofroi II, dit 
Martel, comte d'Anjou, et Agnès de Bourgogne, sa 
femme, veuve de Guillaume IV, duc de Guienne, l'an 
1040 , du règne de Henry. 

Et le 9 décembre io58, ce même Aimeri Janvre, sire 
de la Bouchetière, donna, à la prière d'Archambaud 
Janvre, son bien-aimé frère, archevêque de Bordeaux 
et abbé de Saint-Maixent, et pour le soulagement de 
son âme, de celle d'Agnès de Parthenay, sa femme, et 
de celle de son fils Archambaud, la métairie (villa), 
nommée la Froine, et ses dépendances, sise au village 
de Sèvres, et les bois de Nanteuil , pour être le tout 
vendu et le prix employé à la reconstruction d'un tom- 
beau digne du confesseur Saint-Maixent, à laquelle tra- 
vaille notre cher frère Archambaud. Il laisse un fils 
qui suit : 

III. Archambaud Janvre, I er du nom, sire de la 
Bouchetière , consentit avec Agnès de Parthenay , sa 
mère, Je don fait, en io58,dela métairie de la Froine 
et des bois de Nanteuil. qui furent donnés à Archambaud 



DE JàNVRE. 263 

Janvre , son oncle , archevêque de Bordeaux et abbé de 
Saint-Maixcnt , par son père Aimeri , frère dudit arche- 
vêque , pour la reconstruction du tombeau de Saint- 
Maixent. 

Il fut présent l'an 1060 , et souscrivit, avec ses beaux- 
frères , dans la donation que fit Savary de Thouars, vi- 
comte de Fontenay , frère de Aimery III , vicomte de 
Thouars , et d'Hélène Savary , sa femme , à l'abbaye de 
Bourgueil-en- Vallée, paroisse de Saint- Lors , l'an 1060. 
D'Hélène de Savary , sa femme , il laissa : 
i.* Archambaud II , qui suit; 
2.* Aimery , qui donna de grands biens pour la 
fondation de l'abbaye des Châtelliers (située à 
trois lieues du château de la Bouchetière) , et 
qui, en 1 121 , en était le premier abbé. 

IV. Archambaud Janvre, II e du nom, sire de la 
Bouchetière, avait épousé , avant l'an 1089, Pétronille 
de Varèze , fille de Bertrand de Varèze , qui, Tan 1077, 
donna l'église de Varèze au monastère de Saint-Jean- 
d'Angely. Ce même Archambaud Janvre , sire de la 
Bouchetière , Pétronille de Varèze , sa femme , et Ar- 
mand de Varèze , son beau-frère , confirmèrent , XV cal. 
januar. le 18 décembre de l'an 1089, le don que Ber- 
trand de Varèze, père de ladite Pétronille, avait fait, 
l'an 1077, de l'église de* Varèze au monastère deSaint- 
Jean-d'Angely. Il en était veuf le jeudi après la saint 
Pierre ; car dans les diverses dispositions qu'il fit avant 
de partir avec Guillaume VIII , duc de Guienne et 
comte de Poitiers ,,pour joindre Hugues le Grand , comte 
de Vermandois , frère de Philippe \ et , pour faire la 
conquête de la Terre-Sainte. Il fonda , le jeudi après la 
saint Pierre de l'an 1095, pour le repos de l'âme de 
dame Pétronille de Varèze , sa défunte et bien-aimée 
femme , et pour faire prier pour lui et pour ses trois en- 
fants en bas âge adhuc parvuli et primœ œtatis ), une cha- 
pelle dans l'église de Saint-Saturnin de Saint-Maixent , 



264 DE JANVRE. 

sous l'invocation de saint Jean-Baptiste , y e'tablit pour 
chapelain Pierre Jousseau , prêtre ou curé [presbyter) , 
en présence de Garnier , abbé de Saint-Maixent , à qui 
il recommanda ses enfants, et en no3, ce même Ar- 
chambaud fit une seconde fondation en cette chapelle 
de Saint-Jean , en l'église de Saint-Saturnin de Saint- 
Maixent pour que, tous les ans, le lendemain de la très- 
sainte Trinité, on célébrât une messe en action de grâce 
de ce que Dieu et la Sainte- Vierge l'avaient protégé , et 
même sauvé du péril imminent dans lequel il s'était 
trouvé plongé au combat d'Andrinople , où , après avoir 
vaillamment combattu et avoir tué trois des infidèles qui 
s'étaient jetés sur lui comme des lions furieux , il avait 
été grièvement blessé à la tète et estropié à la cuisse , 
et était tombé, ainsi que Harduin de Saint-Méar , Ar- 
mant Prévost, ses amis, et plusieurs autres, au pouvoir 
des infidèles , et n'en avaient été délivrés que par la 
prise du duc de Bulgarie, qui lui-même était tombé 
ès-mains des nôtres : ce qui fut un moyen d'échange, 
sans quoi ils eussent tous eu la tête tranchée. (Cartulaire 
de l'abbaye de Saint-Maixent , titre i52. j 

Les Janvre, comme fondateurs, ont toujours nommé 
à ce bénéfice, ainsi qu'à plusieurs autres, jusqu'en 1548; 
que pendant la minorité de Philippe Janvre , auteur du 
XXI - degré qui était sous la ^tutelle de Marguerite de 
Saint-Georges Verac, sa mère, Louis de Granges, de la 
maison de Surgères, seigneur de Montfermier qui , par 
contrat du 16 décembre i53y, avait épousé cette veuve, 
fut tuteur et curateur dudit Philippe Janvre, son beau- 
fils, et en cette qualité, présenta Maixent Roulant 
prêtre , pour remplir la place de chapelain de ladite cha- 
pelle de Saint-Jean , en l'église paroissiale de Saint- 
Saturnin de Saint-Maixent, fondée, en 1095, par les 
auteurs dudit seigneur de la Bouchetière , laquelle présen- 
tation fut agréée et confirmée par acte du 11 janvier 1548. 
Depuis cette époque , les Janvre n'ont plus nommé à au- 
cuns des bénéfices qu'ils avaient fondés; car ce Philippe 



DE JANVRK. 265 

Janvre, après son mariage, par contrat du i5 juillet 1 558 , 
avec demoiselle Magdeleine de Thory ou de Thoury , 
embrassa la religion prétendue réformée ; il suivit ensuite 
le parti du prince de Condé, lieutenant-général pour le 
roi de Navarre , protecteur des églises réformées , et 
catholiques associées du royaume ; Philippe Janvre et 
ses descendants persistèrent , dans la suite, dans cette 
même religion , et Charles Janvre, son arrière-petit-rils, 
*ut forcé, à la révocation de redit de Nantes, de passer 
en Angleterre... A l'article de Charles Janvre, on verra 
comment il fut reçu par son parent , le marquis de 
Rouvigny, connu sous le nom de mylord Galloway, qui 
le présenta au roi d'Angleterre , et , par suite , lui fit 
obtenir son régiment de dragons. 

De son mariage avec Pétronille de Varèze, il eut les 
trois enfants qui suivent : 

i.° Hélie I er , qui continue la descendance ; 
2.° Pierre, qui fut abbé de Saint-Maixent ; 
3.° Autre Hélie, qui partit, en 1147, avec son 
neveu Archambaud III, pour la deuxième croi- 
sade, pour aller joindre Louis VII, roi de France 
et comte de Poitiers. 

V. Hélie Janvre, I w du nom, avait épousé, avant 
le 8 novembre 11 19, Agnès de Sainte-Maure , date d'une 
donation que cet Hélie Janvre, sire de la Bouchetière, 
Agnès de Sainte-Maure , sa femme , Pierre et Archam- 
baud, ses fils, firent à la Trinité de Poitiers, d'une mai- 
son et d'une vigne close qui étaient attenantes à la Tri- 
nité. La date de cet acte fait présumer que cette Agnès 
de Sainte-Maure était fille de Guillaume II et de N... 
Cassenote, sa femme, dame de la Haye et de la vicomte 
de Tours. De ce mariage sont issus : 

i.° Archambaud, qui continue la descendance ; 
2/ Pierre, qui est nommé comme aîné dans la do- 
nation du 8 novembre 11 19 et dont on ne trouve 
plus aucune trace. 



266 DE JANVRE. 

VI. Archambaud Janvre, III e du nom, fut présent 
à l'acte de la donation qui fut faite à la Trinité de Poitiers , 
le 8 novembre n 19, par Hélie Janvre et Agnès de Sainte- 
Maure, ses père et mère ; il est dit fils de Hélie Janvre le 
Viel, sire de la Bouchetière , lequel était frère d'un 
autre Hélie et d'un Pierre Janvre , abbé de Saint-Maixent , 
suivant une charte de ycette abbaye , du tems du pape 
Eugène III, élu le 25 février 1 146 , et de Guillaume, 
évêque de Poitiers. Cet Archambaud Janvre partit , en 
11 47, avec Hélie, son oncle, dans la deuxième croi- 
sade, pour aller joindre Louis VII, roi de France et 
comte de Poitiers, et laissa Alihonor Chenin, sa femme, 
et ses enfants , sous la garde de Pierre Janvre, son oncle, 
abbé de Saint-Maixent \ et, en cas de mort , il nomme 
ce même Pierre Janvre, son oncle, tuteur de ses enfants. 
Cet acte est daté du 9 mars 1.147. (Extrait sur l'original 
des titres et cartulaires de l'abbaye de Saint-Maixent , 
tit. 184. ) Il laissa : 

VII. Hélie Janvre, II e du nom, sire de la Bouche- 
tière , fils d'Archambaud Janvre, mort dans la deuxième 
croisade; épousa, le pénultième de janvier n 64, Pré- 
gente de Tonnay-Charente, fille d'Armand, sire de 
Tonnay-Charente. Il était mort avant le 17 juillet 1176, 
que Prégente de Tonnay-Charente , sa veuve , tutrice 
de Guillaume et de Bertrand Janvre , ses enfants, fit , 
en cette qualité, un partage avec Bertrand Chenin, de 
la succession d'Auzie Chenin, sœur de Bertrand Chenin 
et d'Alihonor Chenin, qui fut femme d'Archambaud III. 
De ce mariage sont issus : 

i.° Guillaume, qui suit ; 

2. Bertrand, qui vivait le 17 juillet 1176, dont 
on ignore l'alliance. 

VIII. Guillaume Janvre, sire de la Bouchetière et 
de Veuzé, épousa, par contrat du 20 septembre n 94, 
Jeanne de Volvire . fille de Renault de Volvire, des 



DE JANVRE. 267 

seigneurs de Ruffec , et le 19 décembre 1208, ils ac- 
quirent la terre de la Chagnée avec ses dépendances et 
tous ses droits , de Pierre de Volvire , frère de ladite 
Jeanne de Volvire. Ce même Guillaume Janvre accom- 
pagna en 1216, Louis, fils de Philippe II , en qualité 
d'un de ses écuyers , lorsqu'il rit sa descente en An- 
gleterre et qu'il fut couronné à Londres ; et en 1224, sous 
les ordres de Mathieu de Montmorenci , connétable de 
France, il se trouva au siège de Niort, de Saint-Jean- 
d'Angély et de la Rochelle, où il combattit vaillamment, 
et où il eut un bras cassé; le connétable qui l'aimait et 
l'estimait lui confia la garde de la ville de Niort, mais 
le roi Louis VIII l'en retira bientôt pour l'emmener 
avec lui contre les Albigeois; il fut tué au siège d'Avi- 
gnon, en 1226 , âgé de soixante et un an. De ce ma- 
riage vint : 

IX. Jean Janvre , I er du nom , miles , sire de la 
Bouchetière , eut pour femme ( comme on le verra à 
l'article de son fils Archambaud IV) , Lectice de Sur- 
gères , fille de Guillaume Maengot , miles , sire de Sur- 
gères et de Dampierre, et de dame Berthomée d'Allemoi- 
gne, sa femme. On trouve un Charles de Parthenay, un 
Jean de Chasteigner et un Jean Janvre qui ont signédans un 
accord que Hugues de Luzignem, comte de la Marche et 
d'Angoulême , fit avec les prieurs et chapitre de Sainte- 
Radegonde de Poitiers , l'an 1232 , dans lequel acte est 
mentionné un Pierre de Marly , seigneur du Castel de 
Montreuil-Bonin, lequel est un Montmorenci. De ce ma- 
riage est issu : 

X. Archambaud Janvre , IV - du nom , damoiseau , 
seigneur de la Bouchetière et de Veuzé; il épousa, par 
contrat passé le lundi d'après la saint Barnabe, apôtre, 
l'un 1242, Pétronille de Chaunay , fille de Guillaume 
de Chaunay, seigneur de Champdenier et de Javarzav, 
et le jeudi d'après la saint Jean-Baptiste 1247, ce même 



268 DE JANVRE. 

Archambaud Janvre , alors qualifié, chevalier , engagea , 
du consentement de Petronille de Chaunay, sa femme , 
aux religieux de l'abbaye de Saint-Maixent, sa terre de 
la Bouchetière, pour partir avec Louis IX pour la croi- 
sade de la Terre-Sainte ; il est dit dans ce même acte , 
qu'en cas de mort , il charge Lectice de Surgères , sa 
mère, Petronille ' de Chaunay, sa femme , et Guillaume 
de Chaunay, chevalier, sire de Champdenier, son beau- 
père, de retirer le plus tôt les biens que sa femme Petro- 
nille et lui viennent d'engager aux moines de Tabbaye de 
Saint-Maixent ... Il périt en i25o, près de Massoure, en 
défendant le roi , qui fut pris dans cette malheureuse 
affaire, ainsi que tous les seigneurs de sa suite et la meil- 
leure partie de l'armée. 

Et en 1256, Lectice de Surgères, sa mère, Petronille de 
Chaunay, sa veuve, et ses trois enfants , dégagèrent la 
terre de la Bouchetière et les autres biens que cet Ar- 
chambaud avait engagés en 1247, aux moines de l'abbaye 
de Saint-Maixent : il laissa : 
i.° Jean II, qui suit ; 

2. Geofroi, qui épousa l'an 1268 , Marie Chastei- 
gner, fille de Guillaume Chasteigner, seigneur de 
Paillés ; 
3.° Henor, mentionnée dans l'acte de retrait de 
1256, et dont on ne voit plus de trace. 
XI. Jean Janvre II, chevalier seigneur delà Bouche- 
tière et de Veuzé , épousa , par contrat passé le mardi 
après la saint Pierre 1266, Jeanne de Montmorenci, fille 
de Bouchard de Montmorenci , seigneur dudit lieu , 
d'Ecouen, Conflans-Saint-Honorine et autres lieux , et 
d'Ysabeau de Laval. 

Il était en procès en 1268, avec Aimeri, vicomte de 
Rochechouart , et remettait en vigueur les demandes et 
prétentions que Guillaume Janvre, son bisaïeul, avait sur 
Tonnay - Charente , par sa mère , Prégente de Tonnay- 
Charente , lesquelles avaient été renouvelées plusieurs 
fois , et par diverses circonstances étaient toujours res- 



DE JANVRE. 269. 

tées indéterminées , et enfin par arrangement du 8 mai 
1270, il eut le bail de la capitainerie des ville et château 
de Tonnay-Charente. 

Au rôle des chevaliers de la sénéchaussée du Poitou 
mandés par le roi Philippe III , rils de saint Louis, 
pour l'assister à la guerre qu'il eut contre le comte de 
Foix, l'an 1271, est nommé un Jean Janvre , qui ne 
peut être que ce Jean Janvre II, qui se rendit à l'ost de 
Foix avec cinq écuyers. 

L'an 1273, la veille de la fête du bienheureux confes- 
seur Saint-Maixent , il fonda avec Jeanne de Montmo- 
renci , sa femme , et Geofroi Janvre , son frère , les 
Cordeliers de Saint - Maixent , donna à cet effet un 
grand terrain pour y construire un couvent , et y éta- 
blir de vastes jardins , et de ses deniers contribua pour 
beaucoup à la bâtisse du couvent. 

Et en 1275, le lundi d'après la purification, il donna 
aux Cordeliers de Saint-Maixent, huit boisseaux de seigle, 
mesure de l'abbaye dudit lieu, à prendre chaque année, 
le lendemain de la saint Michel, sur son moulin de Paillu, 
sis sur la rivière de Sèvre, pour que tous les ans le 1 2 
décembre , jour de l'inhumation de dame Jeanne de 
Montmorenci , sa défunte et bien aimée femme , on 
célébrât une messe pour le repos de son âme , et lui- 
même y fut inhumé le 26 août 1 285, comme l'enseigne 
l'obituaire des Cordeliers de Saint-Maixent , où il est 
aussi dit que Jeanne de Montmorenci, femme du sei- 
gneur de la Bouchetière , leur fondateur , y fut inhu- 
mée, le 11 décembre 1274, et Geofroy Janvre, le 19 
avril 1287. De ce mariage est issu : 

XII. Archambaud Janvre V, chevalier, seigneur de 
la Bouchetière, et de Veuzé, épousa, par contrat du i8' 
jour des calendes de février de l'an 1288, Agathe Voyer, 
fille de Renault Voyer - de - la - Haye, chevalier, seigneur 
de Paulmix en Touraine; elle se nommait Agathe du 
nom de dame Agathe Voyer, sa grand'mère et marraine, 
16. 18 



970 DE JANVRE. 

qui, à ces causes et en faveur dudit mariage, lui donna 

soixante livres tournois à prendre sur la seigneurie de 

la Haye. De ce mariage sont issus : 
i.° Jean, qui suit ; 

2.° Thomas qui, avec son frère Jean, transigèrent, 
par acte passé sous le scel de Saint-Maixent, le 
mardi avant la saint Thomas, i320, avec Aimeri 
de Chaunay, à raison du four de Champdenier, 
sur lequel ils avaient des droits par leur aïeule 
Petronille de Chaunay. 

XIII. Jean Janvre III, dit Bagoulin , (i) chevalier, 
seigneur de la Bouchetière , de Veuzé , des Loges , et 
de la Chauvelière, épousa , par contrat , du 23 octobre 
i323 , Marguerite de la Rochefoucauld, fille de Aimeri 
de la Rochefoucaud , seigneur de Maraton , de Balzac , 
de Bayers et de Dauphine de la Tour. (2) 

Il servit en Flandre sous Philippe VI de Valois, et se 
trouva en l'ost de Bouvines depuis le 20 juillet 1340 jus- 
qu'au 27 septembre suivant , avec six écuyers. De son 
mariage sont issus : 

i.° Jean, qui suit ; 

2. Guijlemette Janvre , mariée avec Pierre de la 
Garde, dans l'acte du mois d'avril i362. De ce 
mariage est issue Jeanne de la Garde, mariée , 
par contrat du 4 août i38i, à Pierre de Melle 
(selon toute apparence de la maison de Surgères.) 

XIV. Jean Janvre IV, écuyer , sire de la Bouchetière, 



(1) Dit Bagoulin, parce qu'il disait trop librement ce qu'il 
pensait, et qu'on prétend que c'est lui qui répondit au roi 
Jean qu'on trouverait encore des Rolands , s'ils avaient un 
Charlemagne à leur tête. 

(2) Cette Dauphine de la Tour était fille de Bernard , sei- 
gneur de la Tour, en Auvergne, et était déjà veuve de Renaud 
d'Aubusson . 



I 

DE JANVRK. 271 

et de Veuzé, épousa, par contrat du 26 janvier 1 355 , 
Marie de Rogre, fille de Guillaume de Rogre, chevalier, 
seigneur de Rouvre, près Cherveux, et de Jeanne Pou- 
part, est nommé Jehan Janvre , sire de la Bouchetière , 
dans le contrat ±i\ de mariage de Pierre Melle, e'cuyer, 
accordé le 4 août t 38 1 , avec Jeanne de la Garde, fille 
de Pierre de la Garde, e'cuyer, et de Guillemette Janvre, 
sa femme, lesquels, en faveur de ce mariage, lui firent don 
d'un hébergement situé dans la ville de Saint-Maixent , 
et tenant à celui de Philipon Janvre. 

Il est nommé dans un ancien rôle de la cotisation des 
gentilshommes du Poitou, pour la rançon du roi Jean, 
fait prisonnier à la bataille de Poitiers en 1 356. 

Il ne prend que la qualité d'écuyer, seigneur de la 
Bouchetière, dans le contrat de mariage de Jean Janvre, 
son fils, du 26 octobre 1389. 

Guy de Varèze, chevalier, le nomma, en 1390, exé- 
cuteur de son testament, et le chargea ainsi qu'Autin 
de Mons, écuyer, de la tutelle des quatre enfants qu'il 
avait eus de son mariage avec dame Andrée de Mons, les- 
quels enfants furent mariés tous par le même contrat , 
passé le jeudi , fête de la purification de la vierge, 2 fé- 
vrier 1390 (1391) savoir: Jean de Varèze,' son fils aîné, 
avec Jeanne , fille de noble homme messire Jean de 
Torssay, chevalier, et de dame Jeanne Orrie ; Guillaume 
de Varèze, son second fils, avec Philippe, sœur de ladite 
Jeanne ; Jeanne de Varèze , sa fille aînée , avec Robert , 
fils aîné de Jean de Torssay , et de ladite dame Jeanne 



(1) Une quantité d'actes font mention de plusieurs branches 
collatérales de la maison de Janvre, dont on n'a pu trouver la 
descendance parce que, selon toute apparence, elles se sont 
éteintes dans diverses familles par des filles qui y ont porté tous 
les titres et contrats de leurs branches. D'autres branches se 
sont éteintes faute de descendance; et les contrats et les titres, 
ayant été négligés, se sont perdus. Il y a eu aussi un bâtard 
d'une de ces branches collatérales nommé Guillaume, qui se rit 
anoblir en i355. 



2 7 3 DE JANVRE. 

Ortie ; et enfin Catherine de Varèze , sa seconde fille, 
avec Jean , second fils desdits seigneurs et dame de 
Torssay : ce contrat quadruple où il est dit que ledit feu 
de Varèze . et Jean de Torssay, chevaliers, avaient traité 
ensemble des mariages de leurs enfants* respectifs , pour 
l'amour et affinités qu'ils avaient ensemble, fut passé 
en présence de Perrot de Nuchèze , seigneur de Baisse, 
de Jean de Partenay , et de Pierre de Raiolle. De son 
mariage avec Marie de Rogre sont issus : 

i.° Jean Janvre, qui suit ; 

2.° Perrot Janvre, écuyer, qui mourut sans enfant 
avant le i3 octobre 1436. 

XV. Jean Janvre V, écuyer, seigneur de la Bou- 
chetière, épousa, par contrat du 26 octobre 1389, de- 
moiselle Marguerite Chenin (1) fille de feu Gauvin Che- 
nin, chevalier, seigneur de Lisle Bapaume. Il vivait 
encore le 9 avril 1409 ; et eut de son mariage : 
i.° Jean Janvre, qui suit ; 
2. Philippe Janvre, mariée, avant le i3 octobre 

1436, avec Jean Sergente, écuyer; 
3.° Marguerite Janvre, mariée, avant le 1 3 octobre 
1436, avec Louis Corignou ou Corignon, écuyer ; 



(1) La maison de Chenin s'est éteinte dans celle de Ro- 
chechouart par Marguerite Chenin, fille de Renaud Chenin , 
seigneur de Mauzé, que Geoffroy, vicomte de Rochechouart , 
auteur du XIV e degré avait épousée avant l'an 141 2 , et 
était veuf en 1436. De ce mariage vinrent: 

Foucaud de Rochechouart . vicomte dudit lieu , seigneur de 
Tonnay-Charente de Mauzé, etc. , qui s'allia avec Isabeau de 
Surgères, fille de Jacques , seigneur de la Forceliôre , dont il 
n'eut que deux filles. 

Jeanne , mariée , l'an 1427 , à Foucaud , III e du nom , 
seigneur de la Rochefoucaud, auteur du XIV e degré à cause 
de laquelle il prit la qualité de seigneur de Mauzé. 

Agnès de Rochechouart, accordée en 1432 à Léonard de 
Saint-Christophe, seigneur de Liborneau. 



DE JANVRE. 273 

4. Jeanne Janvre , mariée , avant le i3 octobre 
1436, avec Alain Leschatlé, écuyer, et eut, par 
l'acte de partage du i3 octobre 1436, l'hôtel et 
hébergement de la Mothe Saint-Eraye ; 
5.° Catherine , dont on ignore l'alliance; elle eut 
pour son lot, dans le même acte de partage du 
i3 octobre 1436, l'hôtel de la Chaponnerie en la 
paroisse de Saint-Héraye, qui venait du chef de 
Marguerite Chenin sa mère. 

XVI. Jean Janvre VI , du nom , chevalier , seigneur 
de la Bouchetière , et de la Chauvelière , épousa , par 
contrat du 21 janvier 1410, Thomasse Corignolle (c'est 
à-dire Corignou) fille de Haubert Corignou , chevalier , 
seigneur du Vivier - Estraing , en Angoumois , et de 
Chàtillon en Poitou ; ( cette Thomasse Corignolle était 
soeur de Louis Corignou, qui avait épousé, avant le 8 
mai 1438, Marguerite Janvre , sœur dudit Jean Janvre 
VI.) Il est qualifié haut et puissant, et chevalier, dans 
l'acte du 26 juillet 1432, date d'un hommage qu'il rendit 
au seigneur de Ternant , pour la maison noble de la 
Chauvelière. Il reçut l'hommage de Louis de Fontenez, 
écuyer, le 8 août 1435 ; et partagea avec ses quatre soeurs, 
le i3 octobre 1436, les successions de Jean Janvre IV, 
seigneur de la Bouchetière , leur aïeul , de Jean Janvre 
V, son fils, leur père, de Marguerite Chenin leur mère, 
et de Perrot Janvre, écuyer, leur oncle mort sans hoirs. 
Il fit un nouveau partage des mêmes successions, le 28 
mai 1438, avec Marguerite Janvre sa soeur, femme de 
Louis Corignou, écuyer, ainsi que des biens, meubles 
et héritages qui leur étaient échus par la mort de noble 
homme Haubert Corignou , père dudit Louis , et de 
Thomasse Corignolle, femme dudit seigneur de la Bou- 
chetière , laquelle partagea aussi conjointement la suc- 
cession dudit Haubert Corignou, son père ... Et le 16 
décembre 1439, étant alors veuf, il partagea entre ses 
quatre enfants, et leur remit les successions qui lui étaient 



2 - 4 DE JANVRE. 

échues par Thomasse Corignolle, sa défunte femme. 11 
est nommé messire Jean Janvre , dans une transaction 
passée le 28 mai 1450 (1) entre noble homme Constantin 
Asse , écuyer , seigneur d'Auge , Jean Asse écuyer , 
seigneur du Plessis , son frère , et noble homme Pierre 
Chasteigner, écuyer, seigneur de Saint-Georges-de-Rèxe , 
par laquelle , ce dernier transporte auxdits seigneurs 
d'Auge et du Plessis , trois septiers de rente de seigle , 
mesure de Saint-Maixent, payables en l'hôtel de la Roche- 
Faton, et les arrérages qui étaient dus par ledit Jean 
Janvre, à cause du fief de Layraudière. Il reprit à bail, 
le 27 mai, 1456 , la capitainerie des ville et château et 
châtellenie de Tonnay - Charente , ainsi que ses ancêtres 
l'avaient eue en 1 270 en raison des droits qu'ils avaient 
sur cette capitainerie par Prégente de Tonnay-Charente, 
femme d'Hélie Janvre II, et le 29 juillet 1462,11 fit son 
testament, où il dit qu'il choisit sa sépulture dans l'église 
de Saint-Lin, ou dans celle de Clavé, ou encore à Saint- 
Maixent , dans les Cordeliers ; églises que ses ancêtres 
ont fondées, (2) au choix de ses héritiers qu'il charge de 
faire mettre en ladite église de Saint-Lin, ou de Clavé, 
ou des Cordeliers de Saint-Maixent, (3) sa licte à l'en- 



(1) La même transaction est rapportée, dans l'histoire de la 
maison de Chasteigner , par André Duchesne , imprimée en 
1634, preuves, page 80. 

(2) L'église paroissiale de Clavé fut donnée, en ioo5, par 
Geoffroy Janvre, sire de la Bouchetière, et Aldama Lambertye, 
sa femme. Aimeri Janvre, sire de la Bouchetière , et Agnès 
de Parthenay, sa femme, firent rebâtir, en io32, l'église pa- 
roissiale de Saint-Lin (suis majoribus condita). 

(3) Jean Janvre, II , chevalier, seigneur de la Bou- 
chetière , Jeanne dû Montmorency , sa femme , et Geoffroi 
Janvre, son frère, fondèrent en 1273 les Cordeliers de la ville 
de Saint-Maixent, où, comme l'enseigne l'obituaire dudit 
couvent, Jeanne de Montmorency fut inhumée le n dé- 
cembre 1274. Jean Janvre, seigneur delà Bouchetière, y fut 
inhumé le 26 août 1285, et Geoffroy Janvre le k) avril 1287. 



DK JANVRE. 275 

tour de l'une ou de l'autre de ces églises , comme il ap- 
partient entre les nobles , et mettre ses armes et écussons 
en ladite licte , et sa remembrence (représentation) dans 
le chœur. On lui connaît quatre enfans , qui suivent : 
i.° Mathurin , qui continue la descendance; 
2. André , qui fut substitué par Etienne Janvre , 
chevalier , seigneur des Loges , au don que ce 
même Etienne fit , le 12 mai 1435, de la tierce 
partie de ses biens , à Mathurin Janvre , seigneur 
de la Bouchetière et de Veuzé , et ce , au cas que 
le même Mathurin mourût sans enfants ; il ne 
vivait plus le i5 juin 1440 ; 
3.° Isabeau Janvre, qui épousa, avant le 1 5 juin 
[440, Mathurin Rourtheau (aliàs) , Rourthea ou 
Rourthau , écuyer , qui était en procès le 1 1 juin 
1440, avec Mathurin Janvre, seigneur de la 
Bouchetière et de Veuzé , frère de cette Isabeau 
Janvre. 
4. N.... Janvre , mariée avec Antoine Chevalier , 
écuyer , que le seigneur de la Bouchetière , son 
beau-père, nomma, le 29 juillet 1462 , l'un des 
exécuteurs de son testament. 
Un mandement donné le 1 5 juin 1440 , par Pierre 
de Brézé , chevalier , seigneur de la Varenne et 
de Brechessac , conseiller , chambellan du roi , 
sénéchal du Poitou , apprend que cet André 
Janvre , lequel était au tems de sa vie , seigneur 
de plusieurs biens immeubles et héritages situés 
en Poitou , et était mort sans hoirs , et avait 
laissé Isabeau Janvre , sa sœur , héritière pour 
la tierce partie, par indivis, sauf les aînesses qui 
appartenaient en choses nobles et noblement 
tenues , à Mathurin Janvre , écuyer , frère aîné 
dudit feu André et de cette Isabeau. 

XVII. Mathurin Janvre, écuyer, seigneur de la 
Bouchetière , de Veuzé , de Fougères ou Fougères , de 



276 DE JANVRE. * 

Sermont, de la Chauvelière, épousa, par contrat du 
9 février 1436, Jeanne de Pérusse d'Escars, fille de 
Audouin de Pérusse d'Escars , chevalier , seigneur de 
Saint-Bonnet , Allasac , la Porte , de la Guonnie , Cham- 
bon , Chabrinac , Puyphilip et Brêne ; et par suite 
chevalier , gentilhomme ordinaire de la chambre du roi 
Charles VII , et conseiller d'état d'épée en son conseil 
privé , et d'Hélène de Roquefeuil. 

Mathurin Janvre est qualifié, noble et puissant , dans 
la donation qu'Etienne Janvre , chevalier , seigneur des 
Loges , lui rit de la tierce partie de ses biens , par acte 
du 12 mai 1435, déjà cité à l'article de son frère André. 

Il accompagna , en qualité de premier écuyer et che- 
valier d'honneur , la reine Marie d'Anjou , veuve de 
Charles VII , dans le pieux voyage qu'elle fit à Saint- 
Jacques , en Galice , et en revenant de cette espèce de 
pèlerinage , cette bonne reine lui fit l'honneur de loger 
chez lui , et d'y passer deux jours ; de là s'en vint à l'ab- 
baye des Châtelliers , qui n'est distante du château de la 
Bouchetière que d'environ trois lieues. A peine cette 
excellente reine fut-elle arrivée dans cette abbaye , 
quelle y tomba si dangereusement malade , qu'elle y 
mourut le 29 novembre 1463 , laissant dans la plus 
profonde douleur tous ceux qui avaient l'honneur de 
l'entourer , et plus particulièrement encore ceux qui 
avaient le bonheur d'être attachés au service de sa 
personne. De son mariage avec Jeanne de Pérusse 
d'Escars , Mathurin Janvre laissa : 

1 .° Alain , qui continue la descendance ; 

2. Jean , qui est dit frère aîné d'autre Jean Janvre 
dont on ne voit point d'alliance ; 

3.° Jean, qui est dit frère puîné d'autre Jean 
Janvre dont on ne voit point non plus d'alliance ; 

4. Madeleine Janvre , qui épousa , par contrat du 
16 juin 1483, Christophe Eschallart , fils de 



DE JANVRE. 277 

Pierre Eschallart, écuyer, seigneur de Maillé, et 
de demoiselle Catherine de Vers, sa femme ; 
5/ Marguerite Janvre , 6.° Souveraine Janvre, 
fj Jeanne Janvre, sont appelées sœurs de Ma- 
deleine Janvre dans le contrat de mariage de 
cette Madeleine Janvre, du 6 juin 1483 , avec 
Christophe eschallart, seigneur de Maillé. 

XVIII. Alain Janvre, seigneur delà Bouchetière, 
de Fougères ou Fougères, de Sault, de Sermont, de la 
Chauvelière, épousa, par contrat du 29 avril 1474, 
Anne de la Porte de Vezins, fille aînée de messire René 
de la Porte, chevalier, seigneur de Sermont, et de 
dame Jeanne des Ridelières. 

Il est nommé en qualité d'enseigne d'hommes d'armes 
de la compagnie du seigneur de Bressuire, dans le rôle 
des nobles du comté de Poitou, qui s'engagèrent au 
service du roi Louis XI , lors de la convocation , en 
1467, de l'arrière-ban de cette province. 

Il prit, le 29 novembre 1473, de messire Jean de 
Rochechouart , seigneur de Champdenier et de Javarsay, 
le bail de la capitainerie des ville, château et châtellenie 
de Tonnay-Charente, lequel bail il renouvela le 8 avril 
1480, ainsi qu'il avait été donné à messire Jean Janvre, 
son grand-père , le 8 mai 1456.... Ledit noble messire 
Jean de Rochechouart, chevalier, seigneur de Champ- 
denier, lui donna quittance d'une somme de trois cents 
êcus d'or , qu'il était tenu de lui payer par accord fait 
entre eux au sujet du bail de ladite capitainerie. 

Il reçut, le 20 avril 1476, l'aveu de demoiselle 
Jeanne de Granges, pour l'hôtel et hébergement du 
petit Niorteau, qui était dans la mouvance de la sei- 
gneurie de la Bouchetière. Il fit , le 17 août i486, son 
testament, par lequel il voulut être enterré dans le chœur 
de l'église de Saint-Lin, dont ses ancêtres étaient fon- 
dateurs, et dont il nomma exécuteurs testamentaires ses 
chers et bien amés messire l'Eschalier, et Georges Gui- 
teau, chevaliers, et Jacques l'Eschalier, écuyer, seigneur 



278 °E JANVRE. 

du Maignou.... Dans ce même testament du 17 août i486 , 
il est fait mention d'un Jean, bâtard de feu Pierre Janvre, 
et ledit Alain Janvre, seigneur de la Bouchetière s'y 
exprime en ces termes : Item je ordonne que Jehan, bastard 
de feu Pierre Janvre., soit entretenu tant qu'il plaira à ma 
femme, de vêtemens et nourissemens , pour ainsi qu'il demouret 
à servir madite femme et mes enfants, et si ledit Jean, bastard 
ne vouloit demourer au service de madite femme et enfants, 
je lui ordonne la somme de dix francs, unefoix payés, pour 
lui aider à soi entretenir. Il vivait encore le 9 octobre 1498, 
jour auquel il fit une donation à Léon Janvre, e'cuyer, 
son fils aîné, de tous les acquêts et héritages qu'il avait, 
tant en Poitou, qu'en Anjou.... Et par acte du même 
jour 9 octobre 1498 , il donne à petit Jehan , bastard 
( qu'on croit être le même Jehan, fils bâtard de feu 
Pierre Janvre ), deux offices de sergenterie, avec les pré- 
rogatives et prééminences desdits offices; c'est à savoir : 
l'une en la terre et seigneurie de Sault, et l'autre en la 
terre et seigneurie de Sermont, avec la vie et alimen- 
tation de vivres, et habillements dudit petit Jehan , 
bastard, prins à la maison de la Bouchetière et sur le 
revenu d'icelle.... Guillot est appelé bastard de la Bou- 
chetière, dans l'acte qu'on vient de citer, du 9 octobre 
1498, par lequel ledit Alain Janvre, seigneur de la 
Bouchetière, lui donne aussi sa vie et alimentation de 
vivres et habillements à lui nécessaires, prins en la 
maison de la Bouchetière, et sur le revenu d'icelle, pour 
les bons et agre'ables services que ledit Guillot a faits à 
Alain Janvre, et à ladite maison de la Bouchetière. 

De son mariage avec Anne de la Porte de Vezins, il 
laissa : 

i.° Léon Janvre, écuyer, seigneur de la Bouche- 
tière , de Veuzé et de Sermont ; fit, en qualité de 
fils aîné et principal héritier de demoiselle Anne 
de la Porte, sa mère, un partage, le 19 octobre 
1498, avec noble homme Jacques l'Eschalier, 
écuyer , seigneur du Maignou , comme mari de 
demoiselle Perrette de la Porte, fille puînée de 



DE JANVRE. 



279 



mcssire René de la Porte de Vezins, chevalier , 
seigneur de Sermont , et de dame Jeanne des 
Ridellières, savoir : des successions desdits sei- 
gneur et dame de Sermont, par lequel ledit sei 
gneur de la Bouchetière eut pour son droit d'ai- 
nesse, le lieu de la Chesnaye , le moulin de la 
Mothe, et le fief de Blévinières, et ledit seigneur 
du Maignou eut pour son lot, le lieu et appar- 
tenances de Loboulat, avec le fief.... Fit encore 
un partage noble, avec ses frères cadets, le 3 fé- 
vrier 1504 (i5o5), de la succession de leur père, 
eut pour son lot, comme aîné, l'hôtel noble de 

la Bouchetière, et avait épousé demoiselle 

Anne Janvre, avant le 8 juin i5o3, date d'une 
donation mutuelle qu'ils se firent de leurs biens. 
Il ne vivait plus le 16 août 1 5 16, et ne laissa pas 
d'enfants de ladite Anne Janvre, sa veuve, qui 
se qualifiait dans un acte de la même année , 
dame de Veuzé et de Paillés (1) . 

2. Georges, qui épousa, vers i5oo , Marie de 
Preuilly , dont il n'eut qu'une fille , morte en 
bas âge ; 

3.° Jean , qui continue la postérité, et qui est 
rapporté plus bas ; 

4. Gabriel, qui fit un partage avec ses frères, le 
8 juin i5o4(i5o5) ; 

5.° Renée Janvre, qui fut mariée avant le 8 juin 
1528, avec Jean de Granges, de la maison de 
Surgères (2) , chevalier , seigneur de la Gord , 



(1) Histoire de la maison de Chasteigner, par André Du- 
chesne, imprimée en 1634, page 575. 

(2) La seigneurie de Paillés est entrée dans la maison 
de Janvre, en 1268, par Marie Chasteigner, fille de Guil- 
laume Chasteigner, seigneur de Paillés, iemme de Geoffroi 
Janvre. et a été portée dans la maison de Surgères, par Renée 
Janvre, mariée avant iSiS avec Jean de Granges, chevalier 
seigneur de Lagord de Cousteaugardon , etc. Histoire de la 



2 8o DE JANVRE. 

de Cousteaugardon et de Meray, lequel, au nom 
de sa femme, fit un partage, le 8 juin i528, avec 
Georges Janvre , seigneur de la Bouchetière et 
de Veuzé ; 
6.° Jeanne Janvre, dont on ignore Talliance, par- 
tagea , le 18 juin 1 5 17 , avec Georges Janvre, 
son frère, les biens d'Alain Janvre et de Anne 
de la Porte, leurs père et mère. 

XIX. Jean Janvre VII , e'cuyer , seigneur des Loges, 
épousa, par contrat du 12 janvier i5oi, Françoise Chabot, 
fille de Louis Chabot , écuyer , seigneur du Luc , près 
Champdenier , frère puîné de messire Artus Chabot , 
écuyer, seigneur de Laleu. Il laissa : 

i.° Georges, qui suit ; 

2. Gabriel Janvre, seigneur des Blévinières, de la 
Charprée et de Fougères, chevalier de l'ordre du 
roi , et gentilhomme ordinaire de la chambre, 
sous François I er ; épousa, par contrat du 16 no- 
vembre 1529, dame Jeanne Pérusse - d'Escars , 
fille de Geoffroi de Pérusse d'Escars , seigneur 
d'Escars-Juillac, Ségur et de la Tour, en partie ; 
conseiller et chambellan du roi de Navarre, etc., 
et de Françoise d'Arpajon , fille de Gui , baron 
d'Arpajon, vicomte de Lautrec, et de Marie d'Au- 
busson, dame de Monteil. Cette dame , Jeanne 
de Pérusse - d'Escars , était veuve de Charles de 
Caumont, seigneur de Castelnau, mort en 1527 ; 

3.° Marguerite, dont on ignore l'alliance. 

XX. Georges Janvre , écuyer , seigneur de la Bou- 
chetière , de Veuzé et de la Chauvelière , épousa , par 
contrat du 3i mai i528, demoiselle Marguerite de Saint- 
Georges , fille de noble et puissant Guichard de Saint- 
Georges, écuyer, seigneur de Vérac (1), de Boissée, de 

maison de Surgères, en Poitou, par Louis Vialart, imprimée 
en 1717, p. 154. ; 

(i) Louise de Saint- Georges Vcrac, qui avait pour trisaïeul 



DE JANVRE. 281 

Chavagnac , du Plessis-Sénéchal et du petit Coué , et de 
Anne de Mortemer, son épouse, et mourut le 20 juin , 
i536. Marguerite de Saint-Georges, sa veuve se remaria , 
par contrat (1) du 16 décembre 1 537 , avec noble et puis- 
sant Louis de Granges , chevalier , seigneur de Montfer- 
mier , et avait eu de son mariage avec le dit seigneur de 
la Bouchetière , les deux enfants qui suivent : 

1 .• Philippe Janvre , qui continue la descendance ; 
2.° Renée Janvre, épousa, par contrat du 1 3 juin 
i55i , noble homme René de la Longueraire , 
seigneur dudit lieu et de la Proutière (frère de 
Roland de la Longueraire , chevalier de l'ordre 
de Saint-Jean de Jérusalem) , rils aîné et prin- 
cipal héritier de nobles personnes Hardy de la 
Longueraire , et Joachime Robin , son épouse , en 
faveur duquel mariage , Louis de Granges , beau- 
père de ladite Renée Janvre , et Marguerite de 
Saint-Georges , sa mère , lui firent don de l'hôtel 
et seigneurie de Fougeraye. Elle pouvait être la 
même Renée Janvre , qui était mariée, le 23 avril 
î 558 , avec Jacques Massé ou Macé , seigneur des 
Loges et de Neyron. 

XXI. Philippe Janvre, I er du nom, chevalier, sei- 
gneur de la Bouchetière , de Veuzé , de Boisbretier , des 
Loges , de la Chauvelière , etc. , chevalier de l'ordre du 
roi , gentilhomme ordinaire de sa chambre , et conseiller 
d'état d'épée en son conseil privé , était sous la tutelle 
de Marguerite de Saint-Georges , sa mère , le 20 juin 

1 5 36 , et-le 3 juin. 1 538 , avait pour tuteur et curateur 

» \ 

ce même Guichard de Saint-Georges , épousa Jacques de 
Caumont, marquis de Boesse, tué en 1634 au siège de la 
Mothe, en Lorraine, et de ce mariage naquit Jacques Nompar 
de Caumont, duc de la Force, pair de France, dont la fille, 
Louise de Caumont , fut mariée , en 1688 , avec Louis- 
Scipion de Beauvoir de Grimoard, comte du Roure. 

(1) Histoire de la maison de Surgères, en Poitou , par 
Louis Vialart, imprimée en 1717, page 1 3 3. 



282 DE JANVRE. / 

Louis Je Granges , de la maison de Surgères , chevalier , 
seigneur de Montfermier , qui , en ladite qualité , pré- 
senta Maixent Rouland , prêtre , pour remplir la place 
de chapelain de la chapelle de Saint-Jean fondée dans 
l'église paroissiale de Saint-Saturnin , de Saint-Maixent , 
le jeudi après la Saint-Pierre 1095 , par Archambaud 
Janvre II, sire de la Bouchetière, auteur du IV e degré, 
laquelle présentation fut agréée ou confirmée le 1 1 janvier 
1548. Il rendit hommage au seigneur de Ternant , pour 
sa terre et maison noble de la Chauvelière ; et épousa , 
par contrat du 5 juillet 1 558 , demoiselle Madelaine de 
Thory ou Thoury , sœur d'Antoine de Thory , chevalier , 
seigneur de Boumois et de la Roullière , chevalier de 
l'ordre du roi , sous Charles IX , et enseigne de la com- 
pagnie d'ordonnance de cent hommes d'armes du maré- 
chal de Cossé , tous deux enfants de noble et puissant 
René de Thory , seigneur de Boumois, en Anjou , de 
la Roullière , d'Estival et de Ron , et de dame Anne 
Asse , des seigneurs d'Auge et du Plessis II vendit , le 
11 mars i56o, à demoiselle Jeanne Régnier, à messire 
Jacques d'Escars , écuyer , seigneur des Isles , et à dem'oi- 
selle Renée Puyjourdain , sa femme , l'hôtel de la sei- 
gneurie des Loges , pour l'assiette de cinquante livres 
tournois de rente. Cette vente par lui faite , tant en son 
nom , qu'en celui de Jacques Massé et de Renée Janvre , 
sa femme. Il embrassa la religion prétendue réformée ; ob- 
tint , le 8 mai 1 568 , une sentence au présidial de Poitiers , 
portant main-levée des meubles saisis sur lui en vertu 
de l'édit du roi , du mois de novembre précédent , et qui 
avaient été conduits au château de la ville de Partenay, 
sous la garde de François Desfrans , écuyer , capitaine de 
ce château ; et le 29 mars i5y3 , le duc d'Anjou lui fit 
expédier des lettres , datées du camp de Nieûil , près la 
Rochelle , où il est dit que ce prince ayant égard et 
considération à sa fidélité et loyal comportement pour 
le service du roi , met sa personne , sa famille , sa maison 
et ses biens sous la protection et sauve-garde de sa 
majesté. Le 26 mars 1 577 , le roi lui accorda pareilles 



DE JANYRl.. 283 

lettres de sauve-garde; mais depuis il suivit le parti du 
prince de Condé, lieutenant-général pour le roi de 
Navarre, protecteur des églises réformées et catholiques, 
associées du royaume. Suivant des lettres de ce prince, 
datées de la Rochelle, le i3 avril suivant, par lesquelles 
recognoissant (dit-il) envers le sieur de la Bouchetière, 
les bons, dignes et continuels services qu'il avoit faits à 
ce parti depuis les premiers troubles, s'étant trouvé en 
toutes les occasions qui s'en étoient présentées, où il 
avoit fait tout devoir de gentilhomme d'honneur et de 
valeur; ce que au moyen de son indisposition à cause 
des blessures qu'il avoit ci-devant reçues, il ne pourroit 
pas ci-après continuer et supporter le travail et fatigue 
de la guerre. Le même prince de Condé le mit et ceux 
de sa famille, avec ses biens en sa protection et sauve- 
garde, le 10 novembre 1 585. Le seigneur de Malicorne, 
gouverneur du Poitou, lui donna, ainsi qu'à son gendre 
et autres de sa famille, un passeport pour se retirer de 
son gouvernement et hors du royaume, comme étant 
de la prétendue religion réformée, et en conséquence 
de l'édit du roi, publié en la cour du parlement de Paris, 
le i6 octobre précédent. Le 25 janvier i58ô, sur la 
représentatoin faite au roi, qu'à raison du mauvais tems 
et incommodités de l'hiver, il serait mal aisé, voire 
impossible à sa bien amée damoiselle Madelaine Thory 
(femme du sieur de la Bouchetière) , d'obéir à son 
dernier édit, et sortir de son royaume, en cas qu'elle 
ne se voulut ranger à la religion catholique, apostolique 
et romaine, joint que pour son indisposition, elle ne 
pourrait entreprendre, sans danger de sa vie, aucun 
voyage devant le printems. « Sa majesté Henri III pro- 
longea jusqu'au 3 1 mai suivant, le tems spécifié et limité, 
tant par son édit du mois de juillet précédent, que par 
ses lettres de déclaration du 7 octobre suivant, sur icelui 
intervenus, à condition qu'elle ne pourrait, pendant 
ledit tems, faire aucuns exercices de la nouvelle reli- 
gion. — Le roi Henri IV étant parvenu à la couronne, le 



284 DE JANVRE. 

fit d'abord gentilhomme ordinaire de sa chambre, qua- 
lité qu'on lui trouve dans un acte du 20 août 1591, et 
qui est encore prouvé par un don que ce prince lui fit 
le 3o septembre 1592, de tous les droits de rétentions 
de lods et ventes, qui pouvaient lui appartenir à cause 
de l'adjudication qui serait faite par de'cret, de la moitié 
de la terre de Boisbretier, relevant du château de Niort, 
appartenant à sa majesté »; et ce en considération des 
anciens, agréables et recommandables services qu'il lui 
avait faits et continuait chaque jour ; ce monarque le 
fît ensuite conseiller d'état d'épée en son conseil privé, 
et chevalier de son ordre de Saint-Michel, ne pouvant 
le faire chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, à cause 
de la religion prétendue réformée qu'il professait. Ces 
deux qualités lui sont encore données dans un acte du 
3i juillet 1593. Ledit seigneur de la Bouchetière ne 
survécut que très-peu de tems à tous ces bienfaits, étant 
mort entre les années 1597 et 1599. Il avait fait son 
testament le 14 août 1596, et sa veuve rendit hommage 
à la chambre des comptes, le 20 août 1599, de sa terre 
et seigneurie de Boisbretier, relevante du roi, à cause 
de son château de Niort. Ils eurent de leur mariage les 
enfants qui suivent : 

i.° Daniel Janvre, dont l'article suit; 

2. Suzanne Janvre, qui épousa, avant le 7 mai 096, 

René Bonnard, écuyer, seigneur du Marais; 
3.* Marie Janvre, qui épousa, avant le 7 mai 1596, 
Philippe Gillier, écuyer, seigneur de la Tourlégat 
et de Preuilly, qualifié haut et puissant, et che- 
valier, dans le contrat de mariage de son fils, 
Pierre Gillier, écuyer, seigneur de Haute-Claire, 
accordé, le 24 avril 1614, avec demoiselle Mar- 
guerite Mareau. 

XXII. Daniel Janvre, I er du nom, chevalier, sei- 
gneur de la Bouchetière, de Veuzé, de Boisbretier, de 
la Tourlégat, de la Moussière, de Lussay, de la Rin- 



DE JANVRE. 2 85 

chardière, de Moulin-Neuf, épousa, par contrat du 
21 octobre 1600, demoiselle Renée de Malmouche (1) , 
seule tille et héritière de Louis de Malmouche, écuyer, 
seigneur de la Moussière, et de dame Elisabeth de 
Parthenay (2), soeur de Charles de Parthenay, écuyer , 
seigneur de Guéray, en la paroisse de Saint-Gelais, et 
d'Anus de Parthenay, écuyer, seigneur châtelain de Ge- 
nouillé, en Saintonge, qualifiés hauts et puissants, dans 
un acte du 3 mars iSoJ ; tous trois enfants de haut et 
puissant Antoine de Parthenay, écuyer, seigneur de 
Guéray. Daniel produisit ses titres de noblesse à messieurs 
d'Estampes et de Bragelongne, qui lui donnèrent acte, 
le 20 avril 1 635, de la représentation qu'il leur en avait 
fait faire, et ordonnèrent qu'il jouirait lui et sa pos- 
térité, comme étant noble et extrait de noble race et 
de très-ancienne lignée, des privilèges attribués aux nobles 
du royaume. Il ne vivait plufc en 1640. De son mariage 
avec ladite demoiselle de Malmouche, morte avant le 
5 décembre i633, il eut les enfants ci-après nommés : 

1 .° Philippe Janvre, qui a continué la descendance ; 

2. Daniel Janvre, chevalier, seigneur de la Tour- 
Bouchetière, qui était marié en premières noces, 
le 20 octobre 1648, avec demoiselle Aymer, fille 
de Louis Aymer, écuyer, seigneur de Corignou, 
de Germon, de Breilbon. Il fut maintenu dans 
son ancienne noblesse par jugement de M. de Ba_ 
rentin, intendant de Poitiers, du 23 août 1667. 



(1) Cette Renée de Malmouche était , du chef de N de 
Gascougnolles, son aïeule, parente d'Eléonore Dexmier d'Ol- 
breuse, duchesse de Brunswick-Zell, dont descendent les rois 
d'Angleterre et plusieurs autres souverains de l'Europe. 

(2) Elle était d'une branche puînée de celle de Catherine de 
Parthenay. dame de Soubise ; cette dernière était fille unique 
et héritière de Jean l'Archevêque, seigneur de Soubise , et 
d'Antoine Bouchard d'Aubeterre ; elle épousa, en Ô75, René, 
vicomte de Rohan, et mourut au Parc, en Poitou, le 26 oc- 
tobre i63i. Elle fut mère du fameux Henri, duc de Rohan. 
' 16. 10 



2 86 DE JANVRE. 

On le trouve qualifié haut et puissant, dans le 
contrat de mariage de Diniel Janvre, son petit- 
neveu, du 8 août 1657, avec demoiselle Olympe 
de Ghasteigner. De son second mariage avec de- 
moiselle Béjarry de la Grignonière, il n'eut qu'une 
fille, nommée Olympe-Céleste Janvre, qui naquit 
le i3 janvier 1669, et e'pousa Pierre Suyrot , 
chevalier, seigneur du Mazeau ; 
3.° Artus Janvre, qui a formé la branche, dite de 

Quinchamps, rapportée plus bas ; 
4. Anne Janvre, qui épousa, par contrat du 25 août 
1 633, Daniel de Greaulmes, qualifié haut et 
puissant, chevalier, seigneur de Merduval, fils 
de François de Greaulmes, écuyer, seigneur de 
la Cliette, et de demoiselle Marie Martel, et ne 
vivait plus le 9 janvier 1640. 
5.° Renée Janvre, dame de Lussay , mariée par 
contrat du 14 juillet r 637, avec Louis Duchesne , 
chevalier, seigneur de Vauvert, fils de messire 
Louis Duchesne et de dame Marguerite Peronin. 
Elle mourut avant le 9 janvier 1640 ; 
6.° Judith Janvre , qui vivait encore le 9 janvier 

1640 ; on ignore si depuis elle s'est mariée ; 
7. Elisabeth Janvre, qui épousa peu de tems avant 
le 8 février 1640, Antoine Vasselot , écuyer, 
seigneur de Régnier, de la Guigneraye, qualifié 
haut et puissant et chevalier dans des actes pos- 
térieurs. 
XXII. Philippe Janvre, II* du nom, chevalier, sei- 
gneur de la Bouchetière, de la Moussière, de Chasnais , 
de Saint-Lin, de Boisbretier, de la Barrejau , et du fief 
du Vignault, autrement des petits alleux, eut pour son 
lot les maisons nobles de la Bouchetière, de Boisbretier 
et de la Moussière, par le partage que Daniel Janvre , 
son père , fit de ses biens et de ceux de feu Rente 
de Malmouche, sa femme, le 5 décembre i633, à ses 
sept enfants , dont les six derniers eurent à partager 



DE JANVRK. 287 

entre eux t entr autres biens les maisons nobles , sei- 
gneuries et terres de Lussay , de la Rinchardière , de 
Moulin-Neuf, de la Tourle'gat , etc. Il fut déchargé du 
service du ban et arrière-ban du Poitou , par sentence 
du i5 juillet 1639 ; il avait épousé par contrat du 4 avril 
1628 , demoiselle Marguerite Dauzi , fille de Gédéon 
Dauzi, écuyer, seigneur de l'Estortière et de Chausseray, 
et de dame Judith de Neuport; il fut maintenu dans 
son ancienne noblesse par jugement de M. de Barentin, 
intendant en Ja généralité de Poitiers, du 2 3 août 1667. 
On le trouve qualifié haut et puissant dans plusieurs 
actes, du 9 janvier 1640, 7 avril i653, 8 août 1657, 
8 mai i663, 8 juillet 1679, et haut et puissant seigneur 
dans un acte du 26 janvier 1670. Lesdits seigneur et 
dame de la Bouchetière avaient fait leur testament dès 
le 6 décembre i652, ou plutôt la disposition de leurs 
biens, en faveur de leurs enfants ci-après nommés : 

1.' Daniel Janvre, qui continue la descendance; 

2. Philippe Janvre, qui est auteur de la seconde 
branche, rapportée plus bas; 

3.° Charles Janvre , qui a formé la branche des 
seigneurs de l'Estortière. rapportée plus bas. 

XXIV. Daniel Janvre, II e du nom, chevalier, sei- 
gneur de la Bouchetière, de Boisbretier, de Saint - Lin , 
de la Barrejau , est qualifié haut et puissant dans plu- 
sieur? actes des 8 août 1657 , 5 juillet 1 658, 8 mai f 663 
et 8 juillet 1679. Il épousa par contrat dudit jour, 8 
août 1657 , demoiselle Olympe de Chasteigner , qui 
testa le 5 juillet 1 658, fille de haut et puissant messire 
Charles de Chasteigner, chevalier , seigneur de la Grol- 
lière , et de dame Anne de Machecoul ; et ce mariage 
fut célébré selon la forme de ceux de la religion pré- 
tendue réformée , dont les parties faisaient profession. 
Il fut maintenu dans son ancienne noblesse par juge- 
ment de M. de Barentin, intendant en la généralité de 
Poitiers , du 23 août 1667 et par un autre jugement 
de M. de Maupeou d'Ableiges , intendant de la même 



288 , DE JANVRE. 

généralité du 8 avril 1699. De son mariage avec ladite 

Olympe Chasteignier, il eut un fils qui suit: 

XXV. Charles Janvre , chevalier , seigneur de la 
Bouchetière , de Remouillé , de l'Ardère , etc. , épousa 
par contrat du 2 mai 1684 (où il est qualifié haut et 
puissant ) , demoiselle Marie Anne Falaisau , nièce de 
Jacques Falaisau , écuyer , et fille de noble homme 
Samuel Falaisau , et de demoiselle Madelaine Dufour. 
Peu après la célébration de ce mariage qui se fit suivant 
la forme de ceux de la religion prétendue réformée , 
dont les parties faisaient profession, ce Charles Janvre , 
Daniel Janvre, son père, Olympe Chasteignier, sa mère, 
et ladite Marie Anne Falaisau, sa femme , passèrent en 
Angleterre à cause de la révocation de l'édit de Nantes. 
Ils furent présentés au roi d'Angleterre par le marquis 
de Rouvigny, leur parent, connu sous le nom de milord 
Galloway, qui obtint, pour Charles Janvre de la Bou- 
chetière, son parent , une compagnie dans son régiment 
de dragons; ce milord étant ensuite devenu, par la perte, 
de sa vue, hors d'état de continuer son service, demanda 
au roi d'Angleterre , que Charles Janvre de la Bouche- 
tière , son parent , eût son régiment de dragons. Cette 
grâce lui fut accordée. Charles Janvre eut de son mariage 
avec demoiselle Marie-Anne Falaisau , deux fils , qui 
suivent : 

r.° N.... Janvre, capitaine de cavalerie ; 

2. N.... Janvre, capitaine d'infanterie. 

Ils étaient tous deux au service d'Angleterre, 
en cette qualité, dans la guerre commencée en 
1 656 et finie en 1673, et ont établi leur domi- 
cile en Irlande. On ignore s'ils se sont mariés. 

XXIV. Philippe Janvre , seigneur de la Moussière , 
du Mortier - Garnier , et du fief du Vignault , second 
fils de Philippe Janvre , II e du nom , et de Marguerite 
d'Auzi, est qualifié haut et puissant, dans le contrat de 
son mariage , accordé le 8 mai i663 , avec Magdelaine 



DE JANVRE. 289 

de Goullaine veuve de haut et puissant messire Gilles 
Buor, chevalier, seigneur de la Lande, et fille aînée de 
haut et puissant messire Gabriel de Goullaines, che- 
valier, seigneur du Mortier-Garnier, et de dame Louise 
le Maître de la Garrelaye. Il fut maintenu dans son 
ancienne noblesse, par jugement de M. de Barentin, 
intendant de la généralité de Poitiers, du 23 août 1667. 
De son mariage il eut les enfants qui suivent: 

i.° Philippe Janvre, chevalier, seigneur de la 
Moussière, né en 1667; 

2. Charles Janvre, qui continue la descendance; 

3.° Angélique Janvre, ne'e l'an 1669, elle épousa 
Isaac Samuel Jaud, chevalier, seigneur de Chan- 
tigné. 
XXV. Charles Janvre, chevalier, seigneur de la 
Bouchetière, de la Moussière, de la Barrejau, du vieux 
Brusson, né l'an 1670, servit dans le régiment de Nor- 
mandie, en qualité de lieutenant, et épousa, par contrat 
du 23 mai 1699, demoiselle Julie Piniot, fille de messire 
Jacob Piniot, chevalier, seigneur de Puichenin, du Vi- 
vier, de la Motte-Rateaud, du Breuil-Saint-Héraye, et 
de dame Claude Aimer d'Anglier. — Le roi Louis XIV 
lui écrivit le i3 avril 1701 que « ayant réglé.... que les 
rôles de la capitation, en ce qui regardait les gentils- 
hommes, seraient arrêtés par les intendants, conjointe- 
ment et de concert avec un gentilhomme de chaque 
élection qu'il choisirait, et qu'étant informé de son zèle 
pour son service, de l'ancienneté de sa maison, et de la 
connaissance particulière qu'il avait de la noblesse de 
l'élection de Niort, il l'avait choisi pour travailler avec 
l'intendant de la généralité de Poitiers, à la confection 
du rôle de la capitation. » — Il fut maintenu dans son 
ancienne noblesse par jugement de M. Maupeou d'A- 
bleiges, intendant de la même généralité, du 8 avril 
précédent, et par autre jugement de M. Quentin de Ri- 
chebourg, aussi intendant en Poitou, du 9 mars 17 1 5. Il 
laissa: 

i. # Jacob Janvre, qui suit; 



2 9 o DE JANVRE. 

2.° Louis-Claude Janvre, qui est auteur de la 

troisième branche, rapportée plus bas; 
3.° Susanne Janvre, morte religieuse carmélite; 
4. Marie-Gabrielle Janvre, morte fille ; 
5.° Elisabeth Janvre, qui épousa Louis de Roches, 

chevalier, seigneur de Chassais. 

XXVI. Jacob Janvre, chevalier, seigneur de la 
Bouchetière, du vieux Brusson, né le 12 avril 1700, fut 
reçu page de la grande écurie du roi, le i er avril 171 5, 
depuis mousquetaire noir. Et épousa, par contrat du 
14 octobre 1728, demoiselle Marie- Anne- Elisabeth 
du Chilleau, fille de M. François du Chilleau, dit le mar- 
quis de du Chilleau, chevalier, seigneur des Planches, 
de la Charrière, de la Chalonnière, de la Barre, etc., et 
de dame Marie-Céleste Regnault — De ce mariage sont 
issus: 

i.° Louis-Joseph-Jacob Janvre, qui suit; 

2. Charles Janvre, baptisé le 17 décembre 1736, 
capitaine au régiment de cavalerie de Royal-Po- 
logne, émigré en 1791, a fait la campagne de 
1792 ; il est mort en émigration ; 

3.° Louis-Josué Janvre, dit le chevalier de la Bou- 
chetière, baptisé le 3 janvier i738j a été admis 
d'abord dans la compagnie des gentilshommes 
gardes de la marine; il était capitaine des vaisseaux 
du roi en 1772, a émigré en 1791,3 fait la cam- 
pagne de 1792 avec les princes; il est rentré en 
France en 1802, et est mort à Niort en 18 16, 
dans le grade de contre-amiral. 

XXVII. Louis-Joseph-Jacob Janvre, chevalier, sei- 
gneur de la Bouchetière, de la Chalonnière, et du vieux 
Brusson, baptisé le 22 avril 1733, fut reçu page de la 
reine en 1749; a servi depuis dans la compagnie des 
mousquetaires noirs, et obtint, en 1762, la commission 
de capitaine de cavalerie. Il a été nommé par le roi, le 16 
juin 1771, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. De son mariage accordé, par contrat du 2 3 



DE JANVRE. 291 

janvier 1766 , avec demoiselle N. . . Grignon de la Pelis- 
sonnière , fille aînée de M. Gabriel-Salomon Grignon , 
chevalier , marquis de Pouzauges , seigneur de la Pelis- 
sonnière , du Boupère , de Saint- Prouest , de Roche- 
trejou , etc. , et de dame Marie-Anne-FYançpise Brochard 
de la Roche- Brochard , sont issus : 

i.° Josué-Céleste Janvre , né le 25 décembre 1771 ; 
2. Jacobine- Rose- Foy , et Charlotte-Marie, ju- 
melles , nées le 17 janvier 1772 ; 
3.° Rose-Céleste Janvre , née le 24 février 177? ; 
4.* Gcdéon-Amable-Parfait , chevalier de Malte, 
le 25 février 1783. 
Il existe encore de cette branche plusieurs membres 
qui se sont maries , et sur lesquels nous n'avons pas encore 
reçu de renseignements. 

TROISIÈME BRANCHE. 

XXVI. Louis-Claude Janvre, chevalier, seigneur 
de la Moussière , de la Chalonnière , second fils de 
Charles Janvre, et de Julie Piniot , chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, a servi dans les gen- 
darmes de la garde; il avait épousé, par contrat du 
28 juillet 1738 , dame Renée-Florimonde de Villedon , 
veuve de Charles de la Barre , chevalier , seigneur de la 
Maison-Blanche , chevalier de Tordre royal et militaire 
de Saint-Louis , mestre de camp de cavalerie , et pre- 
mier maréchal-des-logis des chevau-légers de la garde 
ordinaire du roi , sœur de Gabriel de Villedon , cheva- 
lier ; de ce mariage est issu un fils qui suit : 

XXVII. Amable-Louis Janvrk , chevalier, seigneur 
de la Chalonnière , chevalier de l'ordre de Saint-Jean 
de Jérusalem , né le 29 août 1744 , mousquetaire noir en 
1760, corps dans lequel il a servi jusqu'à la réforme; 
reçu chevalier de justice de l'ordre de Saint-Jean de 
Jérusalem, le 14 août 1779, a émigré en 1791, fait la 
campagne "de 1792 dans le corps des mousquetaires ; 
après le licenciement , il s'est réfugié à Malte , où il a 



2 g 2 DE JANVRE. 

embrasse l'état ecclésiastique , sa santé ne lui permettant 
pas de servir la cause du roi , comme militaire. Il est 
ensuite retourné à l'armée de Condé , où il a servi , en 
qualité d'aumônier, il est rentré en France, en 1802, 
et est aujourd'hui âgé de soixante-quinze ans. 

QUATRIÈME BRANCHE. 
dite des Seigneurs de VEstortière. 

XXIV. Charles Janvre , chevalier, seigneur de l'Es- 
tortière et de Chanais , troisième fils de Philippe Janvre , 
II e du nom , et de Marguerite Dauzi , épousa , par con- 
trat du 26 janvier 1670, Marguerite du Fay , fille de haut 
et puissant seigneur Josué du Fay , chevalier , seigneur de 
la Taillée et d'Eschiré, et de haute et puissante dame 
Prégente de Maigné. De ce mariage il eut un fils qui 
suit : 

XXV. Philippe Janvre , chevalier , seigneur de l'Es- 
tortière , de Chanais, et de Pinpanneau , né le 17 sep- 
tembre 1672 , et baptisé selon la forme de ceux de la 
religion prétendue réformée. Il fut marié, par contrat 
du 16 mars 1709 , avec demoiselle Charlotte Birot d'A- 
riomant ,fille de César-Henry Birot d'Ariomant , sei- 
gneur de Pinpanneau , et de dame Marie Bontems. Il fit 
hommage, le 17 août 17 10, de sa terre, seigneurie et 
maison noble de l'Estortière, à messire Antoine, mar- 
quis du Châtelet , comte de Clermont , et baron d'Au- 
bigné, dont la terre était mouvante , et fut maintenu 
dans son ancienne noblesse, le 19 mars 171 5 , par juge- 
ment de M. Quentin de Richebourg, intendant en Poi- 
tou. De son mariage, il eut les enfants qui suivent: 

i.° César-Angélique, qui suit ; 

2. Daniel-Philippe Janvre, dit le chevalier de 
l'Estortière, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis , capitaine au régiment des 
dragons d'Orléans, ci-devant exempt des -gardes- 



DE JANVRE. 293 

du-corps du feu roi de Pologne, duc de Lorraine, 
et lieutenant-colonel de ses troupes, fut baptise' 
le 3o juin 171 3 ; 
3.° Charles Gabriel Janvre de Chanais de l'Estor- 
tière, capitaine de cavalerie au régiment de Bour- 
bon, tué à la bataille de Rosbach ; 
4/ Pierre Janvre de l'Estortière , chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis , retire 
capitainz d'infanterie ; 
5.° Charlotte-Henriette Janvre de l'Estortière. 

• 
XXVI. César-Angélique Janvre, chevalier, seigneur 
de l'Estortière, de Chanais, de Pinpanneau , né le 14 
mars 17 10, a servi plusieurs années, lieutenant au ré- 
giment de Vexin , avec lequel il a fait toutes les cam- 
pagnes de 1736. Il épousa, par contrat du 26 septembre 
1746, demoiselle Maixente-Jeanne de Verine , fille de 
messire Pierre de Verine , écuyer , seigneur des Arnau- 
dets , et de dame Maixente-Jeanne Brunet . Il partagea , 
avec ses frères et sœur, le 2 mars 1755, la succession 
de leurs père et mère, et fit hommage, le 21 août 1763, 
à François de la Broue de Vareilles , chevalier, baron 
d'Aubigné et de Faye , de sa terre , seigneurie et maison 
noble de l'Estortière , relevante de la baronnie d'Au- 
bigné. De son mariage , il a eu les dix enfants qui sui- 
vent : 

i.° César-Pierre-Charles Janvre, né le i3 juillet 
1747 , vicaire-général du diocèse de Grasse , en 
1779 , titulaire , en 1790, des prieurés de Saint- 
Martin de Ligugé , près Poitiers , et de Saint- 
Maixent de Pamprou , près Saint-Maixent ; 
2. Charles-Gabriel-Angélique Janvre , né le 3i mai 
1749 , a épousé demoiselle N.... Dauzy . De ce ma- 
riage sont issues : 
a. Marie-Angélique de Janvre , mariée à Ar- 
mand-Charles Dauzy, son cousin; 
b. Modeste- Louise- Julie , mariée à Marc- An- 



294 



DE JANVRE. 
toine de Chevreuse . De ce mariage sont 
issues trois filles . 
3.° Charles-Célestin Janvre , né le 16 septembre 
1750, capitaine au régiment de la Guadeloupe; 
marié dans cette contrée à Ester Hurtault; de ce 
mariage sont issus: 

a. Charles-Joseph qui a épousé, le 21 avril 
181 8, mademoiselle Bébian; 

b. Charles-Nicolas-Marie, qui a épousé, en 
août 1 8 1 8 , mademoiselle d'Arboussier ; 

. c. Marie-Bathilde; 
d. Charlotte-Clarisse; 

4. Philippe-Charles Janvre, né le 18 octobre 175 1 , 
chevalier , seigneur de l'Estortière , de Bernay , 
de la Touche- Poupart , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis. De son mariage avec 
demoiselle Françoise Gabrielle Gourjault , sont 
issus: 

a. Philippe-Hubert-Charles Janvre, officier 
au régiment des hussards de la garde royale; 

b. Honorine-Maixente , mariée à Pierre-Théo- 
dore de Rousseau , comte de Fayolle; 

5.° Pierre- René Janvre , né le 16 septembre ij52> , 
capitaine au régiment d'infanterie de Bassigny , 
mort en émigration; 

6. Gabriel-Charles Janvre, né le 8 septembre 
1760, capitaine au régiment d'infanterie du ma- 
réchal de Tu renne; 

7. Marie-Maixente-Charlotte-Georges , née le 28 
janvier 1755 , veuve de messire Jean-Baptiste- 
Emmanuel de Trouvilie ; 

8.° Louise-Charlotte Janvre, née le 22 décembre 
1755 , décédce demoiselle ; 

9." Marie-Charlotte Janvre, née le 1" mars 1757; 

io.° Charlotte-Céleste Janvre, née le 2 5 décembre 
1764 , morte jeune . 



DE JANVRE. 295 

CINQUIÈME BRANCHE. 
dite des seigneurs de Quinchamps. 

XXIII. Artus Janvre, chevalier, seigneur de la Rin- 
chardière, de Lussay, troisième fils de Daniel Janvre 
et de Renée de Malmouche, épousa, par contrat du 
3o juillet 1637, demoiselle Gabrielle de Menou, dont 
il eut les deux fils qui suivent: 

i.° Jean Janvre, dont l'article vient ; 

2. Daniel Janvre, chevalier, seigneur de Lussay, 
fut maintenu dans son ancienne noblesse par ju- 
gement de M. de Barentin, intendant de Poi- 
tiers, du 2 3 août 1667. 

XXIV. Jean Janvre, chevalier , seigneur de Quin- 
champs, fut marié, par contrat du i5 décembre 1671, 
avec demoiselle Marguerite Baugier, et en eut les en- 
fants qui suivent: 

i.° Daniel Janvre, dont l'article suit; 

2.* Charles Janvre, baptisé le 20 octobre 1680; fut 
maintenu dans son ancienne noblesse par juge- 
ment de M. Quentin de Richebourg, intendant 
en Poitou, du 1 9 mars 1715. 

XXV. Daniel Janvre, de Quinchamps, chevalier, 
seigneur de Puy-Limousin et du Vieux-Roment, épousa, 
par contrat du 5 mars 17 14, demoiselle Angélique Pan- 
din, et fut maintenu dans son ancienne noblesse par 
jugement de M. Quentin de Richebourg, intendant en 
Poitou, du 19 mars 1715. Il eut de son mariage: 

i.° Gabriel-Daniel Janvre, qui suit; 

2. Charlotte-Louise Janvre, femme de Gabriel 
Vasselot, chevalier seigneur de Régné, qualifié 
haut et puissant dans son contrat de mariage; 



296 DE JANVRE. 

3.° N... Janvre, mariée à N... Jigou, chevalier, 
seigneur de Vezançay. 

XXVI. Gabriel - Daniel Janvre, de Quinchamps , 
chevalier, seigneur de Puy-Limousin et du Vieux-Ro- 
ment, épousa N... de Menou, nièce d'Augustin-Roch 
de Menou de Charnisay, sacré évêque de la Rochelle le 
10 septembre 1730. Dece mariage il eut une fille, ma- 
riée au comte de Bardin, mort en émigration, père de 
deux fils. 

a. Charles-Henri Marcel de Bardin, reçu che- 
' valier de Malte, le 27 juin 1780, marié à 

demoiselle N... dePAage; 

b. Henry-Hypolite de Bardin, reçu chevalier 
de Malte, le 21 octobre 1783. 

Armes : D'azur, à trois têtes de lion d'or, arrachées, 
languées, et couronnées de gueules. Supports: deux sau- 
vages; cimier : un Bifront ou Janus; cri de guerre: 
Moult me tard; devise : Ardent à la gloire; légende : In 
prœlio Semper leo. 

On a fait une remarque assez singulière sur les trois 
alliances que la maison de Janvre a en commun avec la 
maison de Rochechouart, par les maisons de Tonnay- 
Charente, de Chaunay et de Chenin; c'est que les trois 
familles, de ces alliances communes, se sont éteintes 
dans la maison de Rochechouart. 

Première alliance commune. 

Hélie Janvre, sire de la Bouchetière, auteur du sep- 
tième degré, épousa, r par contrat du pénultième de 
janvier 11 64, Prégente de Tonnay-Charente, fille d'Ar- 
mand, sire de Tonnay-Charente. 

Aimeri , IX e du nom, vicomte de Rochechouart , 
épousa, l'an 1 25 1 , Jeanne de Tonnay-Charente, fille 



DE JANVRE. 



297 



et héritière de Geoffroi , sire de Tonnay-Charente ; er 
par son épitaphe , on voit qu'elle ne vivait plus le 7 jan- 
vier 1263 . 

Deuxième alliance commune . 

Archambaud Janvre , IV" du nom, damoiseau de la 
Bouchetière, et de Veuzé, auteur du dixième degré, 
épousa, par contrat passé le lundi d'après la saint' Bar- 
nabe, apôtre, l'an 1242, Pétronille de Chaunay , fille 
de Guillaume de Chaunay , seigneur de Champdenier et 
de Javarzay. 

Et en 1268, Jean Janvre, II e du nom, chevalier, 
seigneur de la Bouchetière et de Veuzé , était en procès 
avec Aimeri , vicomte de Rochechouart , et remettait 
en vigueur les prétentions et demandes que Guillaume 
Janvre, son bisaïeul, avait sur Tonnay-Charente, par sa 
mère, Prégente de Tonnay-Charente, lesquelles avaient 
été renouvelées plusieurs fois , et par diverses circons- 
tances, étaient toujours restées indéterminées; et enfin , 
par arrangement du 18 mai 1270, le seigneur de la Bou- 
chetière eut le bail de la capitainerie des ville et château 
de Tonnay-Charente . Ce bail est resté très-long-tems 
dans la famille de Janvre, et le dernier renouvellement 
dont on ait connaissance est du 8 avril 1480 . A cette 
époque, ledit noble messire Jean de Rochechouart , che- 
valier, seigneur de Champdenier, donna quittance à 
messire Alain Janvre , chevalier , seigneur de la Bou- 
chetière, d'une somme de trois cents écus d'or, que 
ledit seigneur de la Bouchetière , était tenu de lui payer 
au sujet du bail de ladite capitainerie de Tonnay- 
Charente ; et depuis cette époque , on ne voit plus rien 
qui concerne cette capitainerie . 

Jean de Rochechouart, seigneur de Jars, d'Yvoi , de 
Malvoisine et de Brivionde, chambellan du roi , épousa, 
le 27 janvier 1448 , Anne de Chaunay , seule fille et 
héritière de François de Chaunay, seigneur de Champ- 
denier , de Javarzay , et de Lamotte de Baucyai , en 
Loudunois . 



298 DE NOI.IVOS. 

Troisième alliance commune . 

Jean Janvre , V e du nom, auteur du quinzième de- 
gré , écuyer , seigneur de la Bouchetière , épousa , par 
contrat du 26 octobre 1389, demoiselle Marguerite 
Chenin , chevalier , seigneur de l'île Bapaume . 

Geoffroi , vicomte de Rochechouart , avait épousé , 
avant 141 2 , Marguerite ( 1 ) Chenin , fille et héritière de 
Renaud Chenin , seigneur de Mauzé , et en était veuf 
en 1436 . 



DE NOLIVOS , famille ancienne et distinguée de la 
province de Béarn . Un seigneur de cette famille s'étant 
attaché au service de Henri IV , devint écuyer de ce 
prince . 

Messire Paul de Nolivos , seigneur des Lorenties , 
épousa dame Marie de Casemajor , dont il eut: 

1° Pierre, marquis de Nolivos, par lettres du mois 
d'octobre 1782 , rapportées ci-après , ancien ma- 
jor au régiment de Bourbon , dragons , vivant à 
Sauveterre; 

2. Gédéon , dont l'article suit; 

Gédéon de Nolivos , chevalier , co-seigneur de la 
ville de Sauveterre , en Béarn , avant la révolution , est 
né le 12 septembre 1753 . Il assista aux états de Béarn , 
à l'exemple de son père et de son aïeul . Il se retira de 



(1) Cette Marguerite Chenin était filleule de Marguerite 
Chenin, sa tante à la mode de Bretagne, laquelle tante était 
fille de Gauvin Chenin, chevalier, seigneur de l'Isle-Bapaume, 
et qui, par contrat du 26 octobre i38q, fut mariée à Jean 
Janvre, V e du nom, seigneur de la Bouchetière, auteur du 
XV e degré, qui ci-dessus vient d'être cité. 



DE NOLIVOS. 299 

la carrière militaire, en 1790, après vingt-quatre ans de 
service, dont quinze avec le grade de capitaine du régi- 
ment de Mestre-de-Camp, dragons. Il est aussi chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il a eu dix 
fils, dont deux décédèrent en bas âge. Les autres sui- 
vent et une fille, savoir : 

!«• Gédéon de Nolivos, élevé' à l'école royale mili- 
taire de Fontainebleau. II fut tué à la bataille de 
Raab au mois de juin 1809 ; 

2. Paulin de Nolivos, élevé à Fontainebleau. Il fit 
trois campagnes en Espagne , où il a donné des 
preuves de talent et de courage. Il y fut décoré 
de la croix de la Légion-d'honneur à dix-huit 
ans. Il a été tué chef de bataillon, n'ayant que 
vingt-deux ans , à la bataille de Leipsick en 
i8i3 ; 

3.° Armand de Nolivos, élevé à Fontainebleau. 

Lettres-patentes portant érection du marquisat de Xolivos. 

Louis , par la grâce de Dieu, roi de France et de 
Navarre, à tous présens et avenir, salut : Notre cher et 
bien amé Pierre de Nolivos, capitaine de dragons, au 
régiment de l'Escure, nous a remontré qu'il est seigneur 
et propriétaire des terres de Muneins, Oreyte, Camu, 
Saint-Gladie, Avitains et Saint-Martin; que ces terres 
situées dans la banlieue de Sauveterre , en Béarn , ont 
chacune un droit de moyenne et basse justice, ressor- 
tissante nuement à la sénéchaussée royale de ladite ville, 
de nomination de bayles, esjurats , de bannalité , de 
moulins , de chasses , de lods et ventes , d'entrée dans 
les états-généraux de la province, et autres droits tant 
honorifiques qu'utiles; que lesdites terres sont contiguè's 
et mouvantes de nous à cause de notre principauté de 
Béarn , suivant les aveux et dénombremens fournis tant 
par lui-même que par ses prédécesseurs ; qu'il est gerl- 
tilhomme d'ancienne extraction, âgé de trente ans , 



300 DE NOLIVOS. ', 

l'aîné de sa famille , et marié nouvellement avec une 
des filles du baron d'Holbach; qu'il a un frère unique, 
âgé de vingt-huit ans, capitaine au régiment du Mestre- 
de-Camp-Général de dragons ; que ses auteurs paternels 
se sont distingués à notre service, ainsi qu'à celui de 
nos prédécesseurs ; que plusieurs d'entre eux , tant offi- 
ciers de mer qu'officiers de terre, y ont été tués, notam- 
ment , dans les dernières guerres , deux de ses oncles 
paternels; que le comte de Nolivos , aussi son oncle 
paternel , actuellement maréchal-de-camp , commandeur 
de notre ordre de Saint-Louis , ci - devant gouverneur , 
lieutenant - général de nos îles d'Amérique , du vent et 
sous le vent, qui a donné, en toute occasion, des mar- 
ques distinguées de son affection à notre service, n'ayant 
point d'enfant, l'a adopté , et marié comme son unique 
héritier; qu'enfin lui et son frère marchent sur les traces 
de leurs auteurs, et qu'il désirerait que, d'après la sin- 
cérité de cet exposé , dont les preuves existent dans les 
dépôts des différents départements , il nous plût de 
réunir lesdites terres en un corps de seigneurie , ainsi 
que leurs justices particulières, moyennes et basses , en 
une seule; d'établir, pour chef- lieu desdites seigneurie 
et justice, le bourg de Saint-Martin, dont la cure a sa 
nomination ; de changer le nom dudit bourg en celui 
de Nolivos , et d'ajouter à ces grâces celle spéciale de 
donner à la terre de Nolivos , ainsi composée , le titre 
de marquisat, sous la seule appellation du marquisat de 
Nolivos. A quoi ayant égard, ainsi qu'a l ancienneté de 
V extraction de l'exposant, et voulant marquer , en sa 
personne , notre satisfaction tant de ses services actuels 
que de ces auteurs paternels, notamment du comte de 
Nolivos susénoncé ; à ces causes , et autres , à ce nous 
mouvant de notre grâce spéciale , pleine puissance et 
autorité royale, avons, par ces présentes, signées de notre 
main, joint, uni, joignons et unissons lesdites terres de 
Muneins , Oreyte , Camu , Saint - Gladie , Avitains et 
Saint-Martin, ensemble les justices moyennes et basses, 



DK NOLivos 3or 

y attachées , même les fiefs et justice que l'exposant et 
ses successeurs pourraient ci-après acquérir, de proche 
en proche, pour ne faire et composera l'avenir, avec 
leurs circonstances et dépendances, qu'une seule et même 
terre ; lesquelles nous avons, des mêmes grâces, pouvoir 
et autorité que dessus, créées et érigées, créons et érigeons, 
et élevons en titre, nom, prééminence et dignité de mar- 
quisat, sous la dénomination de marquisat de Nolivos ; 
voulons et nous plaît que ladite terre et seigneurie soit 
à l'avenir, tenue et possédée auxdits nom, titre et dignité 
de marquisat de Nolivos, par ledit sieur Pierre de Noli- 
vos et ses enfants , postérité et descendants mâles , nés 
et à naître, en légitime mariage, seigneurs et proprié- 
taires de ladite terre, seigneurie et marquisat; voulons, 
en outre, qu'ils puissent se dire, nommer et qualifier , 
et qu'ils soient nommés et qualifiés marquis de Nolivos , 
en tous actes et toutes occasions, tant en jugement que 
dehors, et qu'ils jouissent des mêmes honneurs, armes , 
blasons, droits, prérogatives, autorités, prééminences, 
en fait de guerre, assemblées d'état et de noblesse, et 
autres droits, avantages et privilèges dont jouissent et 
doivent jouir les autres marquis de notre royaume , 
encore qu'ils ne soient ci pareillement exprimés; que 
tous vassaux, arrière-vassaux, justiciables et autres tenus 
noblement ou en roture, de biens mouvants ou dépen- 
dants dudit marquisat de Nolivos, les reconnaissent pour 
marquis, qu'ils fassent foi et hommage, fournissent 
leurs aveux, déclarations et dénombrements , le cas y 
échéant, sous le nom, titre et qualité de marquisat de 
Nolivos, et que les officiers exerçant la justice dudit 
marquisat, intitulent à l'avenir leurs sentences et autres 
actes et j .gements auxdits nom, titres et qualité de 
marquis, sans toutefois aucun changement ni mutation 
de ressort et de mouvance, augmentation de justice et 
connaissance des cas royaux , qui appartiennent aux bail- 
liages et sénéchaux, et sans que, pour raison de la pré- 
sente érection, ledit sieur marquis de Nolivos et ses 
16. , 



3o2 DE NOLIVOS. 

enfants et descendants soient tenus envers nous, et 
leurs vassaux et tenanciers envers eux, et autres, de plus 
grands droits et devoirs que ceux dont ils sont actuelle- 
ment tenus, ni qu'au défaut d'hoirs mâles nés en légi- 
time mariage, nous puissions , ou les rois nos succes- 
seurs , prétendre ladite terre et marquisat, ses circons- 
tances et dépendances , êtres réunies à notre couronne , 
nonobstant tous édits, déclarations, ordonnances, arrêts 
et règlements, sur ce intervenus, auxquels nous avons 
dérogé et dérogeons par ces présentes, d'autant que 
sans cette condition, ledit sieur Pierre de Nolivos n'aurait 
pas demandé la présente grâce; sans que l'union, ainsi 
faite, pour composer ledit marquisat de Nolivos puisse 
préjudicier en aucune manière aux droits d'autrui, les- 
quels demeurent conservés ; à la charge toutefois, par 
ledit sieur marquis de Nolivos et ses enfants et descen- 
dants, seigneurs et propriétaires de ladite seigneurie et 
marquisat, de relever de nous pour la dignité de mar- 
quisat, en une seule foi et hommage, et de nous payer, 
et aux rois nos successeurs, les droits ordinaires et ac- 
coutumés, si aucuns sont dus, pour raison de ladite di- 
gnité, tant que ladite seigneurie en sera décorée; qu'au 
défaut d'hoirs mâles nés en légitime mariage, ladite terre 
et seigneurie retournera au même et semblable état et 
titre qu'elle était avant ces présentes. Sy donnons 
en mandement à nos amés et féaux conseillers, les 
gens tenant notre dite cour du parlement , comptes , 
aides et finances de Navarre, à Pau, que ces présentes 
ils aient à faire registrer, et que du contenu en icelles 
ils fassent jouir et user le sieur Pierre de Nolivos et ses 
successeurs , seigneurs desdits lieux, leurs juges et justi- 
ciables , pleinement , paisiblement et perpétuellement , 
cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements 
à ce contraires généralement quelconques, nonobstant i 
les édits , déclarations , arrêts et règlements auxquels , 
pour ce regard, nous avons dérogé et dérogeons par ces 
présentes; car tel est notre plaisir, et afin que ce soit „ 



RUALLEM. 3o3 

chose ferme et stable , à toujours , nous avons fait mettre 
notre scel à ces présentes , données à la Muette , au 
mois d'octobre , Tan de grâce mil sept cent quatre-vingt- 
deux , et de notre règne le neuvième. 

Signé , LOUIS. 

Et plus bas , par le roi , Hue de Miroménil ; et plus 
bas encore , Ameiot. 

Ces lettres furent registres le 17 décembre 1782. 



RUALLEM de Branville , Nouainville et du Parc, 
famille d'origine chevaleresque de la province de Nor- 
mandie, qui remonte par filiation non interrompue à 
messire Guillaume Ruallem , chevalier, vivant à la fin du 
douzième siècle , mais qui paraît avoir une origine plus 
ancienne encore : ledit Guillaume Ruallem fit don en 
pure et perpétuelle aumône , à l'abbé et ajix religieux de 
Notre-Dame du Vœu à Cherbourg , de plusieurs héritages 
par lettres et en date des années 1207 et 1224. Ces lettres, 
qui e'taient scelle'es du scel de ses armes , furent ratifiées 
engi235, par Lucas Ruallem , son fils. 

Dans les preuves de noblesse faites, le 7 novembre 
1477 » à Valognes devant les commissaires e'ius sur le 
fait des aides par Pierre Ruallem, écuyer, seigneur et pa- 
tron de Branville , est compris un certificat de vingt-deux 
gentilshommes du pays , et de plusieurs bourgeois de 
Cherbourg qui attestèrent devant lesdits commissaires 
que « les prédécesseurs dudit Pierre Ruallem estoient 
» gens nobles qui avoient grans et bons héritages nobles 
» au pais et en la contrée , et qui ont ung ou plusieurs 
» chevaliers en la lignée dont l'un estoit nommé messire 
» André Ruallem , et l'autre messire Guillaume Ruallem , 
» lesquels estoient gens de grant noblesse qui firent grans 
» fais d'armes es anciennes guerres dont il estoit mêmore en 



3o4 RUALLEM. 

» plusieurs croniques , les anciens desdits temonys disoient 
» avoir veues et avoient lesdits Ruallem donné aux abbées 
» tant de Chierbourg, Saint- Sauveur-le- Viconte que autres 
» abbées plusieurs de leurs héritages et revenus pour 
» icelles augmenter, et que icelui Pierre Ruallem estoit 
» yessu et descendu légitimement de la lignée desdits 
» chevaliers comme ils le croient en leurs consciences , 
» et à ceste cause estoit et devoit estre noble ledit Pierre 
» Ruallem lequel joyse d'une vavassourrie nommée la 
» vavassourrie Ruallem assise es paroisses de Saint-Ger- 
» main-des- Vaux, Branville et Jobourg, par raison de 
» laquelle vavassourrie ledit Pierre Ruallem est patron 
» hérédital de l'église paroissiale dudit lieu de Branville 
» dont messire André Ruallem , prêtre , son fils est curé 
» et joyssant par la présentation d'icelui , son père , et à 
» son droit , et que icelle vavassourrie et droit de pa- 
» tronnage estoit venu et escheu audit Pierre Ruallem 
» par subcession de lignée masculine et légitime desdits 
» chevaliers et de leurs subcesseurs audit Pierre Ruallem , 
» auquel appaftenoit avoir et porter les armes de Bran- 
» ville comme héritier desdits Ruallem , et ainsi est la 
» voix et commune renommée du païs et de la contrée. » 
Les mêmes faits sont relatés dans les preuves de no- 
blesse faites à Rouen, le 27 janvier 1^77, par messire 
Robert Ruallem , écuyer , seigneur et patron de Branville, 
devant les commissaires ordonnés et députés par le roi 
sur le fait des francs fiels et nouveaux acquêts pour te 
ressort du parlement et duché de Normandie. On trouve 
de plus dans ces nouvelles preuves la généalogie dudit 
Robert Ruallem , depuis messire Guillaume Ruallem , 
chevalier , et les dates des donations faites à l'abbaye de 
Cherbourg. 

Services : Un grand nombre d'officiers de terre et de 
mer. 

Prélature : Un abbé commandataire de l'abbaye de 
Saint-Faron de Meaux , dans la personne de messire 






DE CHAVANAT. 3o3 

Pierre de Ruallem, conseiller de grand'chambre au par- 
lement de Normandie, chef du conseil des finances de 
mesdames Adélaïde et Victoire de France. 

Armes: D'argent, au sautoir de gueules, cantonné au 
i ,r canton de quatre feuilles de laurier de sinople, et 
aux trois autres, de trois feuilles du même. 



DE CHAVANAT, noblesse d'ancienne chevalerie de 
la province d'Auvergne; elle remonte son ascendance 
directe à l'an i ioo. 

Services : Cette famille a donné des capitaines de cent 
hommes d'armes; François de Chavanat servait dans la 
maison de François I er et était attaché particulièrement 
à sa personne. 

Claude de Chavanat était capitaine d'arquebusiers à 
cheval sous les règnes de Charles IX et d'Henri III. 

Christophe de Chavanat était gouverneur d'Issoire en 
Auvergne; il se distingua lors du siège de cette ville, 
en 1577, sous Henri III. 

Josué de Chavanat fut gouverneur de Montauban en 
1600, et Ton trouve Gaspard de Chavanat qui fut général 
dans les armées de l'empereur vers 1 620. 

Jacques de Chavanat, chevalier, seigneur de Mont- 
£Out, reçu, en 1 5 1 1 , de la ville d'Auzance, des terres 
qui avoisinaient son château, en reconnaissance des ser- 
vices qu'il avait rendus à ladite ville. 

Cette famille a eu plusieurs chevaliers de Saint-Louis 
et de la Légion-d'honneur. 

Titres: Ceux de marquis et de comte dans les actes 
publics, et brevets de nos rois. 

Malte: François de Chavanat fut reçu chevalier de 
cet ordre en 1 56q. 



3o6 HARDOUINEAU. 

Brioude: Louis- Antoine et Alexandre de Chavanat 
furent reçus, sur titres, chanoines-comtes de Brioude 
en .1771 et 1772; et Alexandre-Léonard- François fut 
également admis chanoine-comte dans ce chapitre noble, 
en vertu de preuves faites en 1787. 

Armes : D'azur, à la croix d'argent, cantonnée de quatre 
étoiles d'or; écu timbré d'une couronne de marquis; 
supports : deux lions. 



HARDOUINEAU, famille d'ancienne race et noblesse 
d'extraction, originaire du Maine, et l'une des plus an- 
ciennes de cette province. Elle remonte par filiation à 
noble : 

I. Alexandre Hardouineau , marié avec Catherine 
du Bois, dont il eut: 

i.° François, dont l'article suit; 

2. Marguerite Hardouineau, mariée à Louis Moreau, 

écuyer, sieur de la Ploisière ; 
3.° Louise Hardouineau, mariée à René le Va ver, 

écuyer, sieur de la Coutencerie. 

II. François Hardouineau, I er du nom, écuyer, 
sieur du Vivier, des Varannes et de Boisneuf, partagea, 
par acte du 24 novembre 1493, passé par Mathurin, 
Blaiteau, notaire royal au Mans, avec ses deux sœurs, 
les biens provenants de la succession paternelle et mater- 
nelle, selon la coutume du Maine, qui accorde le tiers 
à Faîne noble. Il épousa Hélène Sauneurs, qui le rendit 
père de: 

1 .° François, dont l'article suit; 
2. Macé Hardouineau, écuyer, sieur de Boisneuf, 
marie, par contrat du 22 décembre i5i6, avec 



HARDOUINEAU. 307 

Jacquine Moreau , tille de noble Christophe Mo- 
reau , et de Perrine de Saint-François : elle 
mourut en 1 535 ; 

3.° René Hardouineau , écuyer; 

4. Claude Hardouineau , auteur de la branche des 
seigneurs de Boisneuf , rapportée ci-après ; 

5.° Christophéte Hardouineau. 

III. François Hardouineau, II e du nom, écuyer, 
sieur du Vivier , partagea , le 20 novembre i526 , la suc- 
cession de ses père et mère, avec Macé , René , Claude 
et Christophéte Hardouineau , ses frères et sœur . Il épousa 
demoiselle Jeanne le Boucher. Leurs enfants furent: 

!.• Roland, dont l'article suit: 
2. Françoise Hardouineau , mariée à Gervais le 
Ber. 

IV. Roland Hardouineau, I er du nom, écuyer, 
sieur du Vivier , fut père de: 

!.• Laurent , qui suit, 

2. Simon Hardouineau, curé . 

V. Laurent Hardouineau, écuyer, épousa Guille- 
mette Tasson . Il en eut deux fils : 

i.° Jean , dont l'article suit; 

2* Jérôme Hardouineau , prieur du Pellerin-sous- 
Nantes. 

VI. Jean Hardouineau, sieur de la Placellière, 

écuyer, épousa Marie Baudry . Il fut père de: 

i.° Charles Hardouineau , écuyer; 

2.° Jean-Baptiste Hardouineau , écuyer; 

3.° Elisabeth Hardouineau , mariée à Louis Chemi- 
nard , écuyer , sieur de la Pervarie et du Bois-Huë. 
Leur fille unique , Marie-Thérèse Cheminard , 
épousa, le 7 mars 1698, Jean de Vay, II e du 



3o8 HARDOUINEAU. 

nom, écuyer, seigneur de la Fleuriais, de Truf- 
fieuc et du Plessis . Leur postérité subsiste encore 
dans M M . de la Fleuriais . 

SECONDE BRANCHE. 

III. Claude Hardouineau , écuyer, sieur de Cour- 
beton , quatrième fils de François Hardouineau , écuyer, 
sieur du Vivier , et d'Hélène Sauneurs , épousa , par 
contrat du i5 janvier i55o, passé devant Jean Bontemps , 
notaire au Mans, Michel de la Porte , fille de Joseph de 
la Porte . Leurs enfants furent : 

i .° Laurent , dont l'article suit ; 

2.° Jacquine Hardouineau , mariée à noble Louis 

de Rochebouet ; 
3.° Perrine Hardouineau, épouse de Pierre Bernouys, 

sieur de la Houdairie . 

IV. Laurent Hardouineau, I er du nom, écuyer, 
sieur de Boisneuf , épousa Marie Pélisson . Il partagea, 
avec ses sœurs, la succession de leurs père et mère , par 
acte du 3 février ! 599 . Ses enfants furent : 

1 .° René , dont l'article suit ; 

2. Claude Hardouineau, mort sans enfants; 

3.* Laurent Hardouineau, écuyer, sieurde Boisneut, 

vivant le 22 août 1625 , mort sans enfants; 
4. Marie Hardouineau , mariée à Jean Girard . Ils 

vivaient le 22 août 1623 ; 
5.° Madeleine Hardouineau , mineure, le 22 août 

1625 . 

V. René Hardouineau , I er du nom , écuyer , épousa , 
par articles du i5, reconnus le 28 septembre 1626, 
devant Brizard , notaire à Montoire , Marthe Frédureau . 
Il en eut : 

1 .° Michel , dont l'article suit ; 



HARDOUINEAU. 309 

2. René, qui fonde la iroisième branche, rap- 
portée ci-après; 

?.° Renée-Marthe Hardouineau, morte fille avant 
le 19 juillet i6p3 ; 

4. ° Anne Hardouineau, mariée à Jacques Brossard, 
seigneur de Langelonnière, morte avant le 22 
avril 1718; 

5.° Marie Hardouineau, mariée à René Jousseaume, 
seigneur de Sergillé, dont postérité. 

VI. Michel Hardouineau, I er du nom, écuyer , 
épousa, par articles du 8, reconnus le 12 juillet 1672, 
devant Foucqué , notaire à Savigné-l'Evèque, Cathe- 
rine le Peletier, fille de noble Jacques le Peletier, et de 
Renée Taron. Il en eut un fils et une fille ; 

i.* Michel, dont l'article suit; 

2. Catherine Hardouineau, mariée, i.° à Jacques 

Danguy; 2. à René Guitton, écuyer, sieur du 

Mortier. 

VII. Michel Hardouineau, II e du nom, écuyer , 
né à Lucé, le 3o novembre 1682, mort le 29 décembre 
1726; avait épousé, i.°, le 16 juin 1706, Marie Boumer; 
2/, le 7 novembre 171 1 , Marie Frédureau. Ses enfants 
furent : 

Du premier lit: 

1 .• Marie- Anne- Françoise Hardouineau, née à 
Lucé, le 27 mars 1707, mariée, le 11 février 
1726, à Charles le Peletier, sieur de Feumusson, 
décédé le 29 juin 1774, et sa veuve, le 2 janvier 
1784; 

Du second lit : 

2. Michel -Jacques Hardouineau, écuyer, né à 
Lucé, le 3 octobre 1712, marié, le 12 décembre 
1744, avec Marguerite le Vacher, morte le 2 oc- 
tobre 178 1. Il fut compris dans l'ordre de la no 



3 10 HARDOUINEAU. 

blesse convoquée au Mans, pour les états généraux 
de 1789, et mourut le 9 août 1999. Il eut cinq 
filles, savoir: 

a. Marguerite-Simonne Hardouineau , née le 
28 octobre 1746, mariée à Serpin des Hayes, 
dont postérité; 

b. Madeleine-Philippe-Charlotte Hardouineau 
de la Vectière, née le 18 décembre 1747, 
morte le 14 octobre 1788 ; 

c. Julie Hardouineau de Rialaume, née le 
i3 juillet 1754; 

d,. Elisabeth-Françoise Hardouineau de l'Or- 
mois, née le 3 mars 1756, morte le 7 sep- 
tembre 1806; 

e. Jeanne-Félicité Hardouineau de la Deni- 
sière, née le 5 novembre 1758, religieuse 
bénédictine au Château du-Loir, décédée le 
3 août 1788; 

3.° Philippe, dont l'article suit. 

VIII. Philippe Hardouineau, écuyer, né le 18 jan- 
vier 1722, épousa, le 3o novembre 1745, Marie Cullère, 
morte le 9 février 1781 . Il fut maintenu dans sa noblesse, 
par sentence de l'élection d'Orléans, du 17 septembre 
1774. Il assista, avec ses deux fils, qui vont suivre, à 
l'assemblée des gentilshommes , réunis à Orléans, le 24 
mars 1789, pour l'élection des députés aux états géné- 
raux. Il est mort le 21 septembre 1800, ayant pour 
enfants : 

i.° Philippe- Louis-César, qui suit; 

2. Michel - Philippe -Etienne , rapporté après son 

aîné; 
3.° Marie- Philippe - Etienne Hardouineau, née le 

27 novembre 1747, mariée, le 14 mai 1771, à 

François Johanneton , sieur de Visy , mort le 

24 avril 1795; 



HARDOUINEAU. 3 1 1 

4.* Marie-Anne Hardouineau de la Thibaudière, 
née à Orléans, le 19 novembre 1749. 

IX. Philippe- Louis-César , vicomte d'Hardolineau, 
maréchal de camp, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint- Louis, né le 12 octobre 1750, à Orléans, fut 
reçu garde du corps du roi , compagnie de Luxembourg , 
le 10 avril 1770, et breveté capitaine de cavalerie, le 
3 1 décembre 1785. Il était de service auprès du roi les 
5 et 6 octobre 1789. Il émigra à Coblentz , le i5 août 
1791. Après avoir fait la campagne de 1792 , avec son 
corps , dans l'armée des princes , frères de Louis XVI , 
il se rendit à l'armée de Condé et y fut incorporé dans 
le 2' régiment de cavalerie noble . Aussitôt l'arrivée du 
roi Louis XVIII à Rugel, où était le quartier-général du 
prince de Condé , et d'après les ordres de sa majesté , il 
se rendit auprès d'elle , le i5 mai 1796, et fut particu- 
lièrement attaché à sa personne . Le roi daigna le recevoir 
lui-même chevalier de Saint- Louis, le 3i mai 1796. « Le 
» roi lui a accordé cette faveur distinguée comme une 
» marque particulière de la satisfaction qu'il a de ses 
» services , de la pureté de ses principes et des preuves que, 
» dans toutes les occasions, ledit sieur d' Hardouineau a 
» données de son inviolable attachement , et notamment 
» les journées des 5 et 6 octobre 1789. (Certificat de 
réception , donné au nom et par ordre exprès du roi , par 
M . le duc de Guiche , le premier juin 1796. ) Le 5 février 
1798 , le roi lui accorda , à Blankenbourg , le grade de 
lieutenant-colonel de cavalerie, et celui de colonel , à 
Mittau , le 20 janvier 1800. Après avoir reçu les ordres de 
sa majesté , et chargé par elle de missions importantes , 
il en prit congé à Varsovie , le 8 septembre 1802. Rentré 
en France, il épousa, le 2 novembre de la même année, 
Andrée-Suzanne-Mélanie le Clerc de Douy , née à 
Orléans, le 25 novembre 1767. 

A ia rentrée en France de sa majesté Louis XVIII , 
le vicomte d'Hardouineau fut nommé , le premier juin 
1 8 1 4 , officier supérieur des gardes du corps du roi. 



312 HARDOU1NEAU. 

compagnie de Luxembourg . Le 27 juin suivant , sa 
majesté daigna le nommer maréchal de camp , et lui 
donner elle-même la permission de quitter son service 
pour soigner sa santé. Il a suivi le roi à Gand , au mois 
de mars 181 5. Il n'a point d'enfants . 

IX. Michel- Philippe -Etienne, chevalier d'Har- 
douineau , frère du précédent, né à Orléans, le 9 mars 
1761, major de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis , fut reçu garde du corps du 
roi , compagnie de Luxembourg, le it décembre 1777. 
Il était de service auprès du roi , à Versailles , les 5 et 
6 octobre. Il se rendit à Coblentz , avec son frère , et 
ne s'en est presque jamais séparé pendant tout le tems 
qu'a duré leur émigration. Reçu chevalier de Saint- 
Louis , au mois de décembre 1798, il fut un des cent 
gardes du corps , détachés du 2 e régiment de cavalerie 
noble de l'armée de Condé , pour servir à Mittau , 
auprès de la personne du roi. Il y obtint le grade de 
major de cavalerie, le 20 janvier 1800. Au mois de 
mars 18*1 5 , ne pouvant plus y être utile aux intérêts 
du roi , en France , il se rendit , avec son frère , à 
Gand , et y fut incorporé dans le corps des officiers sans 
troupe , sous les ordres du général vicomte du Bouzet . 
Rentré en France , et licencié en vertu de l'ordonnance 
du premier août 181" 5 , il a obtenu la pension de retraite 
de lieutenant-colonel de cavalerie. Il a épousé , le 26 mars 
1786, Marie-Charlotte-Colombe de Pellerin de Saint- 
Loup, née le i3 juin 1769, fille de Louis- Victor- Jacques 
de Pellerin de Saint-Loup , chevalier , et de Marie-Anne 
de Tilly-Blaru. De ce mariage sont issus : 

i.° N.... d'Hardouineau, reçu garde du corps du 

roi , à Mittau , le 3 janvier 1800 ; 
2. Philippe d'Hardouineau, chevalier, reçu à 
Mittau , par le roi , garde du corps , compagnie 
de Luxembourg, le 3 janvier 1800, avec brevet 
de lieutenant de cavalerie, expédie le même jour , 
chevalier de l'ordre royal de la Légion-d'hon- 



HARDOUINEAU. 3^ 

neur , en 1814. Il a suivi le roi , à Gand , et est 
rentre en France avec S. M. Louis XVIII. Il con- 
tinue son service dans la compagnie de Luxem- 
bourg , où il est maréchal-des-logis . Il a épouse' , 
le 6 mai 1817 , Marie-Adeline de Gaigneau de 
Champ- Vallins. 

TROISIÈME BRANCHE. 

VI. René Hardouineau, II e du nom, écuyer, 
second fils de René I" , et de Marthe Frédureau . fut 
officier dans les troupes boulonnaises . Il épousa à Louch , 
près d'Ardres , en Artois, en 1 68 1 , Marie-Thérèse du 
Wicquet du Bois du Banc de l'Enclos. Il en eut : 

ccuyers , officiers au 
1 .° Charles Hardouineau, ( régiment de Luxem- 
2. Henri Hardouineau, ( bourg, morts sans avoir 

; été mariés; 
3.' Antoine , dont l'article suit . 

VIL Antoine Hardouineau, I er du nom, écuyer , 
officier dans le régiment de Luxembourg , épousa , à 
Toul , en Lorraine, le 3 octobre 1720, Marie-Thérèse 
de Fournier , dont sont issus : 

i.° Louis , dont l'article suit ; 

2. Anne-Thérèse Hardouineau , née à Toul , le 
3 mai 1728 , mariée, le 20 janvier 1734 , à Louis 
Olry, écuyer, sous-lieutenant des gardes du 
roi , compagnie écossaise. 

VIII. Louis d'Hardouineau , écuyer, né à Toul, 
le 27 juillet 1725 , épousa, à Toul, le 10 juillet 1750, 
demoiselle de Jouard du Magon. Il est mort en 1799, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
brigadier des gardes du corps du roi , compagnie de 
Villerov. Ses enfants sont : 

1 .* Antoine , dont l'article suit ; 



3 i 4 DE COLMONT DE VAULGRENNAND. 

2. Pierre-Louisd'Hardouineau,néà Toul,le i5 jan- 
vier 1756, marié avec Marie-Jeanne de la Fram- 
boisière , dont il a eu deux filles. Il est mort au 
mois d'avril 1 794 ; 
3.° Marie d'Hardouineau, née le 8 décembre 1787, 
mariée à N.... Matry de Gounincourt . 

IX. Antoine d'Hardouineau, II e du nom, che- 
valier, né à Toul, le 3i janvier 1755, fut capitaine 
dans le régiment de Penthièvre , infanterie . Il a émigré 
en 1791 , et fait toutes les campagnes de l'armée de 
Condé. Il y fut grièvement blessé d'un coup de feu à 
la cuisse, à l'affaire d'Oberkamalaek . Il est breveté de 
major d'infanterie, depuis 1798; chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis. Il a épousé, àToul, 
le 7 mars 1780, Thérèse Ulriot de la Corbière. De ce 
mariage sont issus : 

i.° Jean-Antoine- Valéry d'Hardouineau ,, chevalier, 

né à Nanci , le 1 2 décembre 1 78 1 ; 
2. Joseph-Benjamin d'Hardouineau, chevalier, 

né à Toul , le 3 octobre 1785 . 

Armes: d'argent , au griffon de sable . 



DE COLMONT DE VAULGRENNAND, famille 
originaire de Bourgogne , qui a fourni plusieurs ma- 
gistrats au parlement de celte province , des officiers 
distingués aux armées , et plusieurs chevaliers de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis . 

Titres : celui de baron dans plusieurs actes , depuis 
environ un siècle , et celui de comte , en vertu d'un 
diplôme du 

Armes : 



SAINT-DENIS DE VERV AINES. 3 1 5 



SAINT -DENIS DE VERVAINE, famille d'origine 
chevaleresque, des anciens seigneurs de Saint - Denis- 
sur-Sarthon, près Alençon , qui aumônèrent en 1 1 32 
à l'abbaye de Sèez, la tierce partie des dîmes de leur 
paroisse de Saint-Denis. 

La branche aînée s'est fondue dans les maisons de 
Boiséon, vicomtes de Dinan, Longueil, Bailleul. 

La branche cadette a pris son surnom de la terre noble 
de Vervaine, qui lui vint par l'alliance que Guillaume 
de Saint-Denis, seigneur de Saint - Denis -sur- Sarthon , 
fit en 1423, pardevant le bailli d'Alençon, avec Louise 
Tyrel, mineure d'une famille d'Angleterre, transplantée 
en Normandie, ensuite du malheur qu'eut Richard Ty- 
rel, étant à la chasse dans la foret de Windsor , de 
tuer le roi d'Angleterre, Guillaume - le - Roux, son 
parent. 

Il n'existe plus de cette ancienne famille de Saint- 
Denis que deux individus qui sont : 

Marie - Anne - Jeanne de Saint - Denis de Vervaine , 
fille unique de Simon-Auguste de Saint-Denis de Ver- 
vaine, mort commandant les troupes françaises, déta- 
chées de l'armée de Lally, dans la province de Nellour, 
pendant le siège de Madras, épouse du marquis de Bon- 
vouloir, dont il y a postérité. 

Et Louise-Françoise-Marie de Saint-Denis de Vieux- 
Pont et de la Touche, fille unique de François de Saint- 
Denis, seigneur de Vieux - Pont, chef d'escadre des 
armées navales , veuve d'Anne-Paul-Louis-Emmanuel , 
comte de Gibon de Lesvelec, dont il y a postérité. 

Services. Cette maison a donné des chevaliers à la suite 
de Guillaume, à la conquête de l'Angleterre en 1066. 

Des chevaliers à la suite des ducs de Normandie, rois 
d'Angleterre, aux guerres de la Terre-Sainte en 1096. 



3 i 6 DANTHOUARD. 

Des chevaliers à la suite de Philippe - Auguste, à la 
bataille de Bovines en 1 2 1 5 . 

Des chevaliers à la suite du roi Jean en 1 356, à Poi- 
tiers, où le père et le fils furent tués, combattant à 
côté du roi, et enterrés aux Cordeliers, avec leurs écus- 
sons, tels qu'ils les portent aujourd'hui. 

Des gouverneurs de provinces , capitaines d'hommes 
d'armes , chevaliers de l'ordre du roi , gentilshommes 
ordinaires de sa chambre, officiers-généraux de terre et 
de mer, colonels, chevaliers de Saint- Louis, et une 
infinité d'officiers distingués de tout grade, morts sur des 
champs de bataille. 

Titres. René de Saint-Denis de Vervaine, châtelain 
de la Tournerie, capitaine de cinquante hommes dermes, 
chevalier de l'ordre du roi, l'un des gentilshommes de 
sa chambre, gouverneur d'Alençon et de toute cette 
partie de la basse Normandie, commandant en chef les 
armées victorieuses de Henri IV dans cette province , 
fut créé par ce prince baron de Hertré, et pour récom- 
pense de ses services, gratifié de la jouissance des do- 
maines royaux de Beaumont - le- Vicomte et de Fresne. 
Il avait beaucoup contribué, avec son fils, le colonel 
Saint-Denis, à dégager le roi à la retraite de Caudebec. 
Il fut assassiné à la veille d'être décoré du premier de- 
gré des honneurs militaires. 

Odet de Saint-Denis, son fils, épousa Jeanne de Tour- 
nemine, nièce du duc de Rohan-Montbason. 

Malte. Plusieurs chevaliers de justice avant 1600. 

Armes : de sable, fretté d'argent ; au chef d'argent , 
chargé d'un lion léopardé de gueules. 



DANTHOUARD, famille noble, originaire d'Autun. 
( Voir les Nobiliaires de Bourgogne et de Champagne. ) 
Le comte d'Anthouard , lieutenant-général des armées 






DE CARDON. 3j^ 

du roi , inspecteur - général d'artillerie , grand - officier 
de la Légion-d'honneur , chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis, fit ses preuves devant M. d'Ho- 
zier, pour entrer à l'Ecole Militaire en 1 783. 

Son père, capitaine au régiment de Picardie, eut la 
croix de Saint-Louis fort jeune, pour action d'éclat, quitta 
le service de bonne heure, et épousa mademoiselle de 
Watrouville, d'une noble et ancienne famille du Ver- 
dunois. 

Son grand-père, chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis , mestre-de-camp de dragons , après 
avoir été quelque tems chargé des affaires de France en 
Suède, après la mort de Charles XII, dont il avait été 
aide-de-camp, rentra en France, où il continua d'être 
honoré de l'amitié du roi de Pologne , Stanislas, ainsi 
qu'il résulte d'une grande quantité de lettres de ce prince 
et de Charles XII, conservées dans la famille. 

Titre : celui de comte, consacré par la charte. 

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d'or, à trois écrevisses de 
gueules ; au 2, coupé de gueules et d'azur, à trois roses 
d'or bien ordonnées ; au 3, d'or, à la pyramide de sable, 
accompagnée en chef d'une étoile d'azur. 



CARDON OU CARDONNE (de) de Sandrans, fa- 
mille très-ancienne qui tire son nom de la ville de Car- 
donne, en Catalogne, laquelle avait le titre de duché. 
Les seigneurs de Cardonne se nommaient originairement 
Folch - Major de Cardonna - Aragon, et contractèrent 
des alliances avec la maison royale d'Aragon, et avec 
les principales familles de l'Europe; cette maison est 
tellement ancienne , qu'on trouve des preuves de son 
illustration long-tems avant 1040: elle s'est ensuite di- 
visée en plusieurs rameaux qui s'étendirent dans diverses 
it». ?i 



s 
3, £ DE CARDON. 

contrées du continent , et qui laissèrent fondre le prin- 
cipal héritage dans les maisons d'Aragon, de Beaumont 
et de Monte-Major. 

Parmi les plus illustres personnages de cette famille, 
on distingue Jacques de Cardonne, de la maison de 
Folch, élevé, au cardinalat, par le pape Pie II, en 1461 ; 
il fut aussi évéque d'Urgel. Henri de Cardonne, cardinal 
et archevêque de Montréal, fils du duc de Cardonne, 
fut nommé vice-roi de Sicile par l'empereur Charles- 
Quint; il mourut en i53o. Jean-Baptiste de Cardonne, 
évêque de Tortose, mourut en 1590. 

Nous allons maintenant nous occuper de la branche 
qui , d'Espagne s'est transportée à Lucques , puis en 
France, où elle rendit des services signales à l'état, et 
qui se trouve consignée, ainsi que son origine, dans les 
lettres patentes du roi Henri IV, dont nous donnons ici 
littéralement copie. Ces lettres patentes n'étaient pas 
venues à notre connaissance , lorsque la première série 
du Dictionnaire Véridique a été mise en émission, et nous 
nous empressons de les faire connaître , comme établis- 
sant l'origine de cette famille et son extraction de celle 
des Cardonne, d'Espagne. 

Henry, par la grâce de Dieu, roy de France et de 
Navarre, à nôtre amé et féal , le sénéchal de notre pais 
du Lyonnais, nos amés et féaux, barons, gentilshommes 
et tous autres qu'il appartiendra: salut et dilection, 
notre amé Horace Cardon, gentilhomme lucquois, nous 
a fait remontrer qu'entre autres anciens privilèges que 
tiennent les citoïens de nôtre ville de Lyon; depuis les 
Romains, la noblesse et le négoce trafic en gros, aiant 
toujours été réputés et tenus compatibles , de tems à 
autre, ainsi reconnu et confirmé par tous les roys, nos 
prédécesseurs de louable mémoire, même le feu roi der- 
nier décédé que Dieu absolve, non seulement suivit en 
ceci, la disposition et intention desdits précédents rois : 
mais encore par certaine bonne considération, les am- 



DE CARDON. 3 i 9 

plitia par lettres-patentes du treizième novembre mille 
cinq cents huitante : voulant que ceux nez ès-païs étran- 
gers d'extraction noble , aiant coutume de négocier en 
gros sans déroger à l'ancienneté de leur noblesse , les- 
quels viendroient s'établir en ladite ville de Lyon, jouis- 
sent des mêmes privilèges sans déroger par le négoce en 
gros, à l'ancienneté de leur noblesse, non plus que s'ils 
étoient dans leur pais et coutume, tellement qu'encon- 
séquence de la volonté de nos prédécesseurs roys , et 
choses raisonnables , utiles à tout nôtre roïaume , par 
plusieurs arrêts rendus en nôtre conseil, et nos lettres- 
patentes du dixième septembre mil six cents deux , 
quinzième et dix-huitième may mil six cents trois, neu- 
vième et onzième juillet , et septième octobre mil six 
cents quatre, nous avions maintenus tous ceux lesquels 
se sont trouvez de ladite qualité, contre les troubles qui 
se sont omestés , faits par la noblesse ; gentilshommes 
de ce roïaume, selon l'exigence des cas prétendans qu'il 
y eut dérogeances , néanmoins au préjudice avenir 
d'entre vous , prétendans ledit arrêt , lettres - patentes , 
être conçue et expédiée spécialement au nom des Bon - 
visi , Gadaigne , Strozzi , Mascranny , Cantariny, ne 
devoir partant avoir effet pour ledit Horace Cardon , 
comme n'étant dénommé ausdits arrêts et lettres , ni 
justifié d'ancien titre de noblesse., font difficulté de le 
reconnoître. 

Sic que pour ne laisser plus long-tems les choses dou- 
teuses , et ôter tous sujets de contestation à l'avenir 
envers l'exposant et les siens : requérant à ce sujet très- 
humblement nos lettres sur ce nécessaires. A ces causes, 
est que nôtre intention n'est de restraindre lesdits pri- 
vilèges et usages à des familles et honneurs particuliers : 
mais bien en faire jouir ceux lesquels se trouveront dans 
les cas et qualitez requises. Ledit Horace Cardon nous 
ayant déjà donné , en quelque façon , des marques de 
son origine par ses déportements et courageuses défenses, 
avec cent hommes par lui commandés , et empêché la 



3 2 o DE CARDON. 

surprise que nos ennemis , apellez de la ligue , voulu - 
rent tenter pour entrer par le quartier et porte d'Ainai, 
et se rendre maîtres de nôtredite ville de Lyon, comme 
encore en Implication et négociation que fit ledit Horace 
Cardon, pour la réduction de ladite ville en notre obéis- 
sance : comme aussi en certain voyage qu'il a fait par 
nos ordres en Italie et Espagne, desquels nous avons su- 
jet d'être satisfait : de Tavis de nôtre conseil auquel nous 
avons fait voir l'acte de déclaration d'Octavio Samiati , 
consul pour la nation lucquoise, résidant en nôtre dite 
ville de Lyon avec affirmation , ledit Horace Cardon 
être fils de Joseph Cardony et d'izabetha Andryoly ; 
ledit Joseph fils de Fernando Folch Mayor de Cardona , 
l'un des capitaines, commandant les troupes aragonoi- 
ses, envoyées au secours de la république de Lucques , 
lorsqu'elle fut attaquée par le duc de Modène, et ladite 
Isabetha Andryoly, fille de Sébastiano Andryoly, d'an- 
cienne et noble extraction , sergent - major de toute 
l'armée de ladite république, lesquels étant demeurez 
en pauvreté et chargés d'enfants . Les plus avancés en 
âge étant entrés au service des princes d'Italie : ledit 
Horace Cardon avait été amené en ladite ville de Lyon 
pour y négocier en^gros, ainsi que l'on avoit fait de plu- 
sieurs autres cadets des plus nobles familles de la Tos- 
cane, ruinées par les rancontres des guerres et désolations 
d'Italie : le brevet expédié au conseil d'Aragon , par 
lequel il apert ledit Fernando de Cardona être reconnu 
issu de cadets de la branche de Folch Mayor de Car- 
dona : certificat du prévôt des marchands et échevins de 
nôtre dite ville de Lyon , délivré le dixième décembre 
mil six cents quatre contenant ledit Horace Cardon , 
n'avoir fait trafic et négoce de librairie (i) qu'en gros , 



(i) Les grands-ducs de Toscane ont fait fleurir la librairie, 
et Laurent de Médicis envoya Jean Lascaris, constantinopoli- 
tain en Asie et en Grèce pour y recueillir les plus fameuses bi- 



DE CARDON. 3 2 i 

et envoyé dans les pais étrangers , particulièrement en 
Espagne et en Italie, sans aucun détail ni débit particu- 
lier , et non qui puisse être réputé contre la teneur 
du négoce en gros , avoir vécu toujours fort noble- 
ment , comporté en bon et naturel français , affectionné 
pour la chose pjblique , et autres piiees justificatives de 
tout ce que dessus , attachées sous le contre - scel de 
nôtre chancellerie. Nous vous mandons, ordonnons et 
commandons que vous ayez à reconnoître, et tenir ledit 
Horace Cardon pour vrai et légitime gentilhomme, et 
de la maison de Folch Mayor de Cardona Aragon [i ; 
sans aucune dérogeance : comme nous le reconnoissons 
et tenons pour tel; à ses pareils, à le convoquer admet- 
tre parmi vous , dans les rencontres que l'occasion se 
présentera , vous faisant défenses tres - expresses , et à 
à tous autres de quelles qualités et conditions qu'ils soient 
et faire aucun trouble ni empêchement , sous quelque 
prétexte que ce soit audit Horace Cardon. Mandons à 
nôtre lieutenant -général et nôtre sénéchal de Lyon , et 
à tous autres nos officiers et justiciers qu'il appartiendra 
de faire jouir ledit Horace Cardon de l'effet et entière 
exécution des présentes : car tel est nôtre plaisir. Donne 
à Paris le huitième décembre mil six cents cinq , et 



bliothèques, et enrichir la librairie que son père avait com- 
mencée. Il en apporta des livres non-seulement rares, mais 
uniques qui ne se pouvaient trouver ailleurs. Les papes Léon X 
et Clément VII y contribuèrent aussi par leurs libéralités. 
Voy. le Théâtre du Monde de 1044. page 334. 

(1) De cette maison, il y a eu des cardinaux, divers prélats, 
plusieurs gouverneurs de provinces. Elle a fait alliance avec 
les empereurs grc:s et rois d'Aragon. Hist. Reg. Arag. : Moreri, 
rois de Portugal et princes du Saint-Empire ; Hist. gcncal. du 
Père Anselme, troisième édition, tom. I, p. to2, tom. VIII. 
pages 36, 37. 38 ; Vide : Jurisprudentia kerokû Bruxelis. anno 
pour voir ceux de cette mnison qui ont eu le collier de 
la Toison d'Or. 



3 2 2 DE CARDON. 

de nôtre règne le dix - septième , signé Henry ; et plus 
bas, par le roy, Pottier. Scellé du grand sceau de cire 
jaune. 

Nous allons donner la généalogie de la branche trans- 
plantée en France. 

I. Ferdinand I , Folch - Major de Cardonna - Ara- 
gon ou de Cardonne , fut l'un des capitaines qui com- 
mandaient les troupes aragonaises envoyées au secours 
de la république de Lucques, lorsqu'elle fut attaquée par 
le duc de Modène. Il mourut à Lucques, où il eut pour 
successeur, en ladite ville , Joseph qui suit , et qui était 
le seul de ses fils puînés, qu'il eût amené d'Espagne. 

II. Joseph I , Folch de Cardonna - Aragon , plus 
connu à Lucques sous le nom de Cardony ; avait suivi 
son père dans l'expédition d'Italie, et épousa, à Lucques, 
Elisabeth Andryoli , fille de Sébastien Andryoli , major 
de toute l'armée de la république. Joseph quitta ensuite 
le territoire de Lucques pour passer en France, et vint 
s'établir à Lyon. Il avait eu de son mariage : 

i.°, 2. , 3.° Trois fils qui restèrent au service 
des princes d'Italie ; 

4. Horace Folch Cardony , plus connu à Lyon 
sous le nom de Horace Cardon, était encore au 
berceau lorsque son père l'amena d'Italie en 
France. Il fut seigneur de la Roche, et défendit, 
à la tête de cent hommes, la porte d'Ainay de 
Lyon, contre les ligueurs. Il fut recommandable 
par sa munificence (i) et ses grands biens , et 
mourut à Lyon, le 21 juin 1641. Il eut de Marie 



(i) Il employa un million à la décoration des églises, au 
soulagement des pauvres, à la commodité et à l'avantage du 
public ; les grands et magnifiques greniers de la Charité, le 
beau puits de la grande rue de l'Hôpital, le grand Collège. 



DE CARDON. 323 

Dupin , son épouse , plusieurs enfants , qui mou- 
rurent avant lui. 

5.° Jacques, qui suit : 

6/ Judith , qui resta à Lucques , où elle fut reli- 
gieuse dans le couvent de la Conserve ; 

j.° N.... , femme de N.... de Belly. 

III. Jacques I, Folch de Cardon, défendait, le 7 
tévrier 1 594, la porte de la Guillotière de Lyon, contre 
les ligueurs, dans le même tems que son frère Horace 
combattait à celle d'Ainay. Il épousa, en i6i3, Lucrèce 
de Strozzi, tille de Léon de Strozzi et dïlzabeau Chio- 
nachi. De ce mariage sont issus : 

i.° Jacques, qui suit ; 

2.* Laurent, baron de Sandrans, qui fit dix-sept 
campagnes ; savoir : deux en qualité de mousque- 
taire , et quinze en qualité de capitaine dans les 
régiments de Navarre, de Royale-Infanterie et 
d' Estai ng. Ses commissions de capitaine sont des 
24 février 1662 et 4 septembre 1681. Il fut em- 
ployé à porter des dépêches secrètes au comte 
de Fuensaldagne, gouverneur de Milan, à l'oc- 
casion du mariage de Louis XIV, avec l'infante 
d'Espagne. Son passeport pour son retour en 
France, est daté de Milan , du 28 juillet 1 658. 
Il mourut sans postérité. 

3.° Marie, religieuse de l'abbaye royale de Saint- 
Pierre de Lyon. 



le magnifique chœur des Pénitents du Gonfalon, le monastère 
de Blie, les églises et les^ maisons des Pères-Cordeliers et de 
Saint-Joseph, de la place Louis-le-Grand, et je ne sais com- 
bien d'autres lieux publics, où l'on voit ses armoiries, sont 
des monuments de sa ^encreuse piété. 



324 DE CARDON. 

IV. Jacques II, Folch de Cardon, seigneur de la 
Roche , chevalier de l'ordre royal de Saint-Michel , 
prévôt-général de l'ancien gouvernement des provinces 
du Lyonnais, Forez et Beaujolais, épousa, le 14 février 
1644, Claudine du Fenouil, fille de Michel-Antoine 
du Fenouil, et de Marie Girard , dont il eut : 

1 .° Antoine, tué au siège de Besançon, en Franche- 
Comté, l'an 1674 ; 
2. Laurent, qui suit ; 
3.° Catherine, morte sans alliance ; 
4. Marie , mariée à M. de Triquot de Belley. 

V. Laurent I, Folch de Cardon, seigneur de la 
Roche, marié, le 21 septembre 1677, en ^ a chapelle 
archiépiscopale de Vienne , en Dauphiné, avec Clémence 
de v^uinson, fille de Louis de Quinson et d'Antoinette 
de Villars, dont sont nés : 

i.° Jacques-Gaspard, qui suit ; 

2. Marie, femme de messire Jean Chapuis. 

VI. Jacques-Gaspard I, Folch de Cardon , baron de 
Sandrans et seigneur de la Roche, officier au régiment 
de Lyonnais, marié, le 14 mars 1702, avec Benoîte 
Bellet , fille d'Antoine Bellet et de Marguerite Blanchard , 
dont il eut : 

i.° Pierre-Joseph , qui suit ; 

2. Jean, qui a servi dans le régiment de Gondrin, et 

de qui sort la branche des barons de Sandrans ; 
3.° Marie-Gaspard, officier dans le régiment de 

Lyonnais, décédé sans alliance ; 
4. Marie, morte sans alliance. 

VII. Pierre-Joseph I, Folch de Cardon, seigneur 
de la maison de Rillieux, en Bresse, a servi dans le 
régiment de Boulonnais; marié avec Blandinede Palla , 
fille de Jean de Palla, et d'Anne Jacquier, de laquelle 
il eut : 



DE CARDON. 3 23 

i.* Claude, officier au régiment de Royal-Italien, 

servant en Amérique, en 1783 ; 
2.* Pierre, chanoine d'Ainay, à Lyon : 
3." Joseph, officier au régiment de Royal-Italien ; 
4. Basile-François-Marie ; 
5.° Antoinette; 
6.° Marie ; 
7.* Joséphine-Antoine. 

Branche des barons de Sandrans. 

VII. Jean I", Folch de Cardon, baron de Sandrans, 
second fils de Jacques-Gaspard I er , a servi dans le régiment 
de Gondrin, et fait la souche des barons de Sandrans. Il 
a épousé Marie-Anne Vingtdex, dont il eut : 

i.° Joseph, qui suit ; 

2. François, officier au régiment réformé de la 
Marck ; 

3.° Jean-Benoit, qui servait dans les Mousque- 
taires-Gris. 

VIII. Joseph I", Folch de Cardon, baron de Sandrans , 
a servi quinze ans dans le régiment de Poitou , incor- 
poré dans Rohan-Rochefort ; en 1789, il fut député de 
la noblesse de Bresse, aux états-généraux, où il signala 
son attachement et son respect pour le roi, en votant 
constamment contre tous les actes qui pouvaient affaiblir 
l'autorité royale, et il ne se réunit à l'assemblée, que 
sur l'invitation expresse de S. A. R. monseigneur le 
comte d'Artois. 11 épousa Elisabeth d'Andelin (1), de 
laquelle il eut : 

1 .° Jean , né le 20 octobre 1772, décédé ; 
2. Jean-François- Louis , né au château de San- 
drans, le 25 septembre 1774, décédé; 
3.° Paul-François, dont l'article viendra ; 
4. Jules-Armand-Louis, décédé; 

(1) Cette lamille porte, sur un champ d'or, -trots petites 
ramettes de sinople : pour supports deux nègre>. 



3 2 6 ALEXANDRE. 

5.° Alexandre-François-Catherin, né le 12 janvier 
1787, a fait ses preuves pour entrer dans l'ordre 
de Malte, et a servi dans les gardes du corps 
du roi en 1814 et 1 81 5. 
6.° Louis-Dominique, décède', élève à l'école po- 
lytechnique ; 
7. Paul- François- Frédéric, né en juin 1795, a 
servi dans le 4 e régiment des Gardes-d'Honneur ; 
puis dans les gardes de Monsieur; il est main- 
tenant capitaine - lieutenant dans le 5 e régiment 
d'infanierie de la garde royale, et chevalier de 
l'ordre royal de la Légion-d'honneur; 
8.° Françoise, née le ir avril 1776, morte; 
g. Claudine-Victoire-Ernestine, née le 26 octobre 
1778, mariée à Joseph- Etienne Royer du Pré, 
écuyer, chevalier de l'ordre royal de la Légion" 
d'honneur, et directeur des contributions di- 
rectes, à Marseille ; 
io. a Charlotte-Caroline de Cardon de Sandrans ; 
1 1.° Augustine-Benoîte de Cardon de Sandrans. 
IX. Paul- François, I er du nom de Cardon, baron 
de Sandrans, né au château de Sandrans, le 24 novembre 
1781, commissaire des guerres, est actuellement sous- 
intendant militaire. 

Armes : d^r, à trois rieurs de cardon ; deux licornes 
pour supports ; couronne de baron. 



ALEXANDRE. Lettres de noblesse enregistrées au 
parlement et dans les autres cours souveraines de Paris, 
accordées le i er juillet 1668, à Claude-François Ale- 
xandre , en considération , disent ces lettres , des ser- 
vices rendus par lui à l'état et au roi , dans plusieurs 
missions, à lui confiées, tant en Allemagne qu'en An- 
gleterre, où il négocia en 1662, le traité d'acquisition 
de Dunkerque, et pour jouir lui et ses descendants , à 
perpétuité, de tous les privilèges, honneurs et préro- 
gatives attachées à la noblesse de nom et d'armes. , 



BABIN DE LIGNAC 327 

Armes: d'or, à un loup assis et contourné, de sable 
lampassé de gueules , et un chef de gueules , chargé de 
trois quintefeuilles d'argent . 

BABIN DE LIGNAC. Cette famille est ancienne et 
originaire de la Marche. Depuis le douzième siècle, on 
la voit répandue successivement dans les provinces de 
Saintonge , d'Angoumois , de haut et bas Poitou et de 
Berri, où elle s'est toujours alliée à des familles nobles 
et anciennes , et où elle a possédé plusieurs fiefs consi- 
dérables , dont elle a porté alternativement les noms , 
avec celui de Babin. Depuis les tems les plus reculés, 
les sujets de cette famille paraissent avoir constamment 
suivi la carrière des armes, et ils s'y sont distingués 
autant par leurs services , que par leur dévouement aux 
rois . 

On trouve qu'en 1220, Baudouin du Plessis, dit du 
Morf, seigneur de Loriaque , en Chypre , ( fils de Laurent 
du Plessis, seigneur du même lieu, de la maison du 
Plessis-Richelieu , et d'Isabeau du Rouvre), épousa Alix 
Babin ( 1 ) , fille de Henri Babin , chevalier de la pro- 
vince de la Marche , et que Hehvis , leur fille , épousa 
Renaud de Soissons . 

La plupart des titres et papiers de cette famille ayant 
été pillés et brûlés dans la révolution , elle n'a pu établir 
son ascendance quant aux six premiers degrés, que sur 
des documents historiques , et des notes qu'elle a con- 
servées. Le troisième degré est prouvé par un titre ori- 
ginal en parchemin , de l'an 1404 , qu'elle possède; 
mais à dater du septième degré , jusqu'à nos jours , la 
filiation est établie sur un grand nombre de titres , qui 
nous ont été exhibes . 



(i) Voyez l'Histoire de la Monarchie Française, 10 vol. 
in-fol.. et l'Histoire des Grands Officiers de la Couronne, 
par le P. Anselme, tome II. poge 3on. et tome IV, page 370. 



328 BABIN DE LIGNAC. 

I. François Babin, écuyer, issu de Jean Rabin, 
chevalier, dont on vient de parler, vivait en i3oo. Il 
eut pour fils : 

II. Jean Babin, I er du nom, e'cuyer, connu par 
une procuration pour rendre hommage en son nom , 
qu'il donna le 4 octobre 1 35o . Il eut pour fils : 

III. Jean Babin, II e du nom, chevalier, capitaine de 
Ghevreux , en Poitou, en 1402 . Il fut présent, avec cette 
même qualité, à un accord fait le 18 avril 1404, entre 
Jean de Fontaines, l'aîné, Jean de Fontaines, le jeune, 
son frère et Gui de Menidon , écuyer, au sujet de cer- 
taines redevances en grains et en devoir , que les premiers 
devaient audit Gui de Menidon . ( Original . ) Jean II eut 
pour fils : 

1 .• Jacques , l'aîné , qui suit ; 

2. Jacques Babin , le jeune, vivant en 1467 . 

IV. Jacques Babin, I er du nom, écuyer, servait en 
cette qualité , avec Jacques , le jeune, son frère, au ban 
et arrière-ban de, la noblesse des provinces du Poitou, 
de Saintonge et d'Angoumois ( 1 ) , sous les ordres du 
seigneur de l'Aigle . 11 eut pour fils : 

i.° Jacques Babin, écuyer , qui servit au ban de 
Saintonge et Angoumois , convoqué en i533, et 
mourut sans postérité ; 

2. Philippe, dont l'article suit; 

3.° Abel Babin , seigneur de la Boissière, vivant 
en 1 5 14. 

V. Philippe Babin, écuyer, seigneur de l'Homme, 
épousa, vers l'an 1540, Catherine de la Cubât, ou de 
la Coubat , dont il eut : 

1 .° Jean , dont l'article suit ; 

j) Voyez le Rôle de ce Ban. imprime en 1467. p. <> et 7 



BABIN DE LIGNAC. 329 

2." Bonaventure Babin, écuyer, vivant en 1598, 
mentionné dans les observations de Telet, sur la 
coutume de Poitou, art. 2i5,pag. 382. 

VI. Jean Babin, III* du nom, e'cuyer, seigneur de 
l'Homme, épousa, le 4 mai 1590, demoiselle Isabeau 
de la Guérinière , fille de Pierre de la Guérinière , 
écuver, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi . 
De ce mariage est issu : % 

VII. Jacques Babin, II" du nom, écuyer , seigneur 
des Forgeries , marié, le 4 mars i652 , avec Jacquette 
de Martin, dont il eut : 

VIII. Jean Babin, IV* du nom, écuyer, seigneur 
de Ranville, de Barbezières, de la Brousse-Audoyé , et 
autres lieux ( diocèse de Saintes } , officier des gen- 
darmes de la garde ordinaire du roi, marié, le 1" mars 
1688, avec demoiselle Esther Séguin. Il fut nommé 
brigadier au régiment de Marsillac , le 28 mars 1704, 
et ainsi qu'il appert de la lettre du maréchal de Chamilly, 
datée de la Rochelle, ainsi conçue : 

* Ayant résolu , pour le bien du service , d'establir 
» des brigadiers d'infanterie dans nos milices, j'ai cru , 
» monsieur , ne pouvoir faire un meilleur choix que de 
» vous , pour commander la brigade de Civray et de 
1 Charrou, persuadé qu'on ne peut rien faire de mieux , 
» que d'establir en cette charge un aussi digne sujet que 

■ vous . C'est à vous de voir ce qu'il vous convient , 
» ayant chargé M . de Vervins de vous remettre la com- 
» mission, en cas que vous l'ayez pour agréable, n'ayant 

■ en vue que de vous faire plaisir en ceci . Personne , 
« monsieur, n'étant plus à vous que {signé} le maréchal 
de Chamilly. » 

Un certificat de M . de Vérac", lieutenant-général du 
Poitou, daté du 20 août 1702 , prouve que ce même 
Jean Babin servit sous ses ordres, lors du ban convoqué 
cette année, à Niort, par ordre de Louis XIV. Deux 
quittances du receveur des tailles de Cognac , en date 



33o BABIN DE LIGNAC. 

du 26 février et 20 mars 1703, attestent que M. Bigon , 
intendant de la Rochelle, lavait aussi compris au rôle 
des nobles et privilégiés. 

Jean Babin de Ranville fut nommé colonel du régi- 
ment de Marsillac , par commission de l'an 1707, qui 
lui fut adressée par le marquis de Vervins, et signée de 
ce dernier. Il a eu de son mariage , Jacques Babin , 
qui suit. 

IX. Jacques Babin, III e du nom, écuyer , seigneur 
de Barbezières, officier des gendarmes de la garde ordi- 
naire du roi, épousa, le 19 avril 1721 , demoiselle 
Charlotte le Large de la Drajonnière , fille d' Honore- 
Pierre le Large de la Drajonnière , écuyer (décédé en 
173 1) , seigneur de Lignac (1), de l'Aâge-Coué, le Pin- 
Trémouillois , les Grands- Breux et autres lieux, capi- 
taine d'infanterie au régiment d'Anjou , et de dame 
Charlotte de Mortemer d'Herbou ville, décédée le i5 no- 
vembre 1734. Son épouse Charlotte le Large de la Dra- 
jonnière était sœur de Joseph- Adrien le Large , dit l'abbé 
de Lignac , auteur de plusieurs ouvrages, et de demoi- 
selle Marie le Large , épouse de François - Antoine de 
Mallevaud , écuyer , seigneur de Marigny, conseiller du 
roi , son président et lieutenant-général au siége< royal 
de la basse Marche. Du mariage de Jacques Babin et de 
Charlotte le Large, sont nés : 

i.° Joseph- Adrien, dont l'article suit ; 

2. Jacques Babin, écuyer, né à Ranville, le 25 no- 
vembre 1734. 



(1) C'est par cette alliance que la seigneurie de Lignac est 
passée dans la famille de Babin. Joseph-Adrien, fils aîné de 
Jacques III, est le premier qui ait ajouté à son nom celui de 
cette terre, située au bourg de la commune de ce nom, Avant 
la révolution, la paroisse de Lignac était en Poitou et Marche ; 
aujourd'hui, elle forme une des plus grandes communes du 
département de l'Indre. Elle provient de la maison de la Tré- 
m oïl le. 



BABIN DE LIGNAC. 33 1 

X Joseph- Adrien Babin de Lignac , chevalier , sei- 
gneur de Lignac, les Grandà-Breux, Hénaut , l'Aâge- 
Coué et autres lieux, né à Ranville, diocèse de Saintes, 
le 3o mars 1729, décède' au château de Lignac, le 28 sep- 
tembre 1795 , épousa, le 19 septembre 1757 , noble 
dame Marie d'Oiron, morte le 5 janvier i8o3, fille de 
messire Pierre d'Oiron , chevalier , baron de Gouzon , 
seigneur du Verger, Lusignan, Seguières et autres lieux, 
et de noble dame Louise de Lusignan. De ce mariage 
sont provenus: 

i.° François Babin de Lignac, chevalier, né à 
Lignac le 3 août 1758; il entra, vers 1775, dans 
les gendarmes de la garde ordinaire du roi, et 
mourut à Lunéville, où son corps tenait garnison 
en 1781 ou 1782 ; 
2. Jacques, dont l'article suit. 
XI. Jacques Babin de Lignac, IV du nom , che- 
valier , seigneur de Lignac, l'Aâge-Coué, Lavaud, Ri- 
boteau et autres lieux, naquit à Lignac, lé 23 mars 1760. 
A l'époque de la révolution, dévoué à la cause du roi, 
et de la monarchie française, il émigra avec la noblesse 
de sa province; mais, par l'état de sa santé, obligé de 
rentrer dans ses foyers peu de tems après les avoir 
quittés, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire 
de Paris, où il fut condamné à mort comme émigré 
rentré, et guillotiné le 1 3 pluviôse an 2 ( 2 février 
1793) (1). Il avait épousé, en 1786, noble demoiselle 
Marie- Catherine- Agathe Regnauld de la Soudière, 
fille de N.... Regnauld de la Soudière, et de dame 
Françoise le Gardeur , son épouse. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Joseph-Adrien-Madelaine-Francoise , qui suit; 

2. Joseph-Melchior Babin de Lignac, chevalier, 

né à Lignac, le 14 mars 1793. Il est entré au 

(1) Voyez le Dictionnaire des Crimes commis pendant la 
révolution, par !.. Prudhommc, tome I. page 3o. 



532 BÀBIN DE LIGNAC. 

service, comme sous-officier , dans la légion de 
l'Indre , le 5 janvier 1816, puis est passé, avec 
le brevet de lieutenant de cavalerie , dans les 
gardes du corps du roi , compagnie d'Havre, 
le 8 juin 18 17; 
3.° Marie- Pauline Babin de Lignac, née à Lignac, 
le I er avril 179 1. Elle entra pensionnaire chez 
les Ursulines à Poitiers, à l'âge de douze ans, 
et se fit religieuse dans ce même ordre , à Tours, 
en 1814. Depuis cette époque elle s'est vouée à 
l'enseignement de la doctrine chrétienne. 

XII. Joseph- Adrien- Madelaine- Françoise Babin de 
Lignac, chevalier, capitaine au corps royal de l'état- 
major, et chevalier de l'ordre royal de la Lëgion-d'hon- 
neur, est né au château de Lignac, le 19 septembre 
1787. Il a épousé, le 9 juillet 181 8, Augustine-Flore- 
Apollonie Thibault de la Carte, fille de Henri-François , 
marquis Thibault de la Carie, la Ferte-Sénecterre, ma- 
réchal de camp, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint- Louis, décédé à Versailles, le 1 1 # janvier 18 19, 
et de dame Jeanne-Marie Amelot , son épouse, décédée 
à Versailles, le 21 avril 18 17. De ce mariage est issu : 

Henri Babin de Lignac, né à Paris, le 20 juillet 18 19. 

En 1762 , cette famille subsistait encore en Poitou, 
en plusieurs autres branches, savoir : 

i.° Babin des Ardilliers, dont Paul-François-Babin 
des Ardilliers , écuyer, conseiller du roi, audi- 
teur en la chambre des comptes de Bretagne ; 

2. Babm de la Chevalerie, dont Mathurin-Joseph 
Babin, écuyer, seigneur de la Chevalerie, con- 
seiller du roi, auditeur en la chambre des comptes 
de Bretagne; 

3.» Babin de Bretinières, dont Jacques-Alexandre 
Babin, seigneur de Bretinières, conseiller du roi, 
élu en l'élection de Fontenay-le-Comte ; et Rose 



DES CHAMPS. 333 

Babin, tous enfants Je François- Venant Babin, 
seigneur des ArdillieFS, conseiller du roi, au siège 
royal de Fontenay, tille de Jean Babin, seigneur 
> de Belmont, conseiller du roi et élu en l'élection 

de Fontenay ; 

4. Babin de Puyrocher, dont Louis-Claude Babin, 
seigneur de Puyrocher ; Pierre Babin , prêtre , 
doyen de Bressuire; Madelaine Babin , veuve 
(1762) de Henri- Louis deLafond; Pierre- Fran- 
çois Babin ; Suzanne-Catherine Babin , épouse de 
Michel Brossard; François Babin, décédé époux 
de Marie Loyauté', et père de Louis, Marie et 
Marie-Catherine Babin , la première , mariée à 
Charles-Auguste de Mouillebert, chevalier , sei- 
gneur du Lys ; lesdits Pierre et Louis - Claude 
Babin, et Madelaine Babin, enfants de feu Jean- 
François Babin , seigneur des Arsonnières con- 
seiller du roi , élu en l'élection de Fontenay , 
fils de Jean Babin, seigneur de Belmont. 

Armes : d'argent, à quatre burèles d'azur; à trois 
chevrons d'argent, brochants sur le tout. 



DES CHAMPS, maison du Bourbonnais. Le nombre 
de ses branches, designées par le nom des terres qu'elles 
possédaient en cette province, prouve qu'elle y subsistait 
depuis long-tems. Ces divers rameaux étaient connus 
sous les noms de des Champs de Bisseret, des Champs 

I de Pravier, des Champs de Savigny, des Champs de la 
Vareinne, des Champs de Vilaine, des Champs de Verneix, 

1 des Champs des Varennes , des Champs du Tilloux , des 
Champs des Clayoles Cette famille fournissait de 1775, 
à 1785, plus de vingt officiers au service du roi, dont 
plusieurs étaient officiers supirieurs et chevaliers de 
Saint-Louis. 

|6. 2.Ï 



334 DE CULLON. 

Quelques-uns la disent ancienne, et originaire de 
Champagne; mais cette prétention ne paraît pas fondée, 
puisque sous le règne de Louis XIII, Etienne des Champs , 
gentilhomme de Gaston , duc d'Orléans , fut anobli , 
pour service rendu à l'état , et que , vers le milieu du 
dix - septième siècle , plusieurs des Champs possédaient 
des charges au bureau des finances de Moulins. 

On trouve dans Moréri : un des Champs, seigneur de 
Bisser et et des Montais, qui, en 1694, épousa une de- 
moiselle de la Souche Saint-Augustin , maison très-an- 
*cienne du Bourbonnais. 

Presque toutes ces branches sont éteintes ; celle des 
Savigny a fini en 181 7 , dans la personne de Joseph 
des Champs de Savigny , ancien lieutenant - colonel du 
régiment de Hainault , chevalier de Saint-Louis , mort 
célibataire. Il n'en reste plus que trois autres; i.° celle 
des Bisseret, transplantée en Nivernais , et dont le chef 
est M. le comte de Bisseret , ancien capitaine au régi- 
ment de la Reine cavalerie, et chevalier de Saint-Louis. 

2. Celle de la Vareinne, dont était Jacques des Champs 
de la Vareinne , mort maréchal de camp , chevalier de 
Saint-Louis, et dont le fils, ancien capitaine au régiment 
de Royal-Normandie cavalerie, a établi, en 18 n , un 
majorât avec titre de baron, lequel titre lui a été confirmé 
par le roi, en 181 5. 

3.° Celle de Verneix , dont le chef actuel , est M. des 
Champs de Verneix, ancien capitaine aux grenadiers- 
Royaux. 

Armes : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois 
roses du même. 



DE CULLON. Maison ancienne et distinguée de la 
province de Ben y, divisée en plusieurs branches répan- 
dues en Touraine, en Bourgogne, en Languedoc et a 
la Martinique. 



DE CULLON. 335 

Noble homme Pierre de Cullon , vivant en 1 1 37 , passa 
à la Terre-Sainte . Sa femme se nommait N.... Tristan, 
La filiation est établie depuis : 

I. Jean de Cullon, I" du nom, écuyer, uni à 
Louis de Cullon , son fils , acquit , le 20 décembre 1 364 , 
Je Philippe de Villelume , la troisième partie de la dîme 
de la paroisse de Marcilly . 

II . Louis de Cullon, I er du nom, chevalier, seigneur 
de Sevry , obtint, le 26 mai i38o, des lettres de sauve- 
garde du roi Charles V , pour lui et sa famille , ses 
terres, châteaux, etc. Au nom de Jean, son fils, il 
reçut un hommage qui lui fut rendu le 28 juin 1395. Il 
eut pour fils : 

i.° Jean , qui suit ; 

Dans le même tems vivait : 

Pierre de Cullon , vivant en 1401 , maître de la 
chambre aux deniers de Jean de France , duc de 
Berry en 1 4 1 6 . 

III. Jean de Cullon, II e du nom, seigneur de 

Sevry , reçut un hommage de Jean de Billy , seigneur oc 

Bardy , le 5 janvier 1402 , et servait sous Louis d'Albret en 

1405. Il avait épousé Marguerite du Bois, dont il eut: 

i.° Jean , dont l'article suit ; 

2. Jacquelin de Cullon , mort sans postérité en 
1445; 

Dans le même tems vivaient : 

Jean de Cullon, conseiller, en 1464, à la chambre 
des comptes de Charles de France , duc de Berry 
et de Guienne; 

Jacques Je-Cullon , cchevin de la ville de Bourges 
en 1434 et 1466 . 



336 DE CULLON. 

IV. Jean de Cullon, III* du nom, seigneur de 
Sevry , transigea avec sa mère par l'arbitrage de Jean du 
Bois , son oncle , et de Robert de Bar , seigneur de la 
Guierche . Il est rappelé dans des lettres royaux du 20 
septembre 1490. Ses enfants furent: 

i.° Jean, dont l'article suit; 
2. Pierre de Cullon; 

3.° Jacquelin de Cullon , qui paraît être la tige des 
Cullon , comtes d'Arcy , établis en Bourgogne * . 



'Fragments de la branche de Cullon d'Arcy , en Bourgogne. 

Marthe de Cullon épousa , 1;* vers i53o, Philippe de Châ- 
telus , dont elle fut la troisième femme. Il était seigneur de 
Baserne , Saint-Palais et Prégilbert, et fils de Philippe , sei- 
gneur de Baserne , de Châtelus et de Coulanges , vicomte 
d'Avalon, et de Catherine de Hochberg; a . N... , seigneur de 
Rougemont. Après la mort de Marthe de Cullon, le partage 
de ses biens fut fait en 1 574. 

Louis de Cullon, I er du nom, chevalier, seigneur de la 
Mothe, de Trucy et de Magny, eut entr'autres enfants : 

Louis de Cullon, II e du nom, chevalier, seigneur des 
mêmes lieux, qui fut maintenu dans sa noblesse, par arrêt du 
conseil d'état du 10 décembre 1668. Il eut entr'autres enfants: 

Gabriel-Hector de Cullon, I er du nom, écuyer, seigneur 
d'Arcy, vivant en 1706, épousa Marie-Anne le Tellier, dont 



sont issus 



i.° Gabriel-Hector II, qui suit: 

2.° Louis de Cullon, baron de Digoine, capitaine de ca- 
valerie ; 

3.° Marie-Anne de Cullon, qui épousa, par contrat du 
6 octobre 1750, Antoine-Alphonse Damoiseau, écuyer, 
seigneur de Provency, Rivière-les-Fossés, etc., fils de 
Roger Damoiseau, lieutenant-colonel du régiment de 
Navarre, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis, et d'Edmée-Charlotte du Val. 



DE CULLON. 337 

V.Jean de Cullon, IV* du nom, écuyer, seigneur 
de Sevry, donna son aveu, le 18 août 1498, des héri- 
tages qu'il tenait dans la mouvance de la baronnie de 
Chazeron. Il avait épouse Jeanne de Crésancy, dont il 
eut : 

VI. Christophe de Cullon , écuyer , seigneur de 
Sevry et de Torchebœuf en la paroisse de Civray. Il 
épousa, le 12 septembre i5li, Madelaine de Villelume, 
tille de Guillaume, de Villelume, écuyer, seigneur de 
la Roche-Othon, d'une ancienne et illustre maison 
d'Auvergne. De ce mariage sont issus : 

i.° Gilbert , dont l'article suit; 

2. Jean de Cullon , auteur de la branche des sei- 
gneurs de Trois-Brioux, existante à Bourges. Il 
fut co-seigneur de Sevry, seigneur de Trois- 
Brioux et vicomte de Saint-Georges. Il épousa 
vers l'an i53o, Claude d'Estampes, fille de Jean 
d'Estampes, seigneur de Saint-Ciergues, des 
Roches et de la Ferté-Nabert , maître d'hôtel 
du roi Louis XI, et de Marie de Rochechouart 
de Mortemart. Il en eut entr'autres enfants, Jean 
de Cullon, seigneur de Trois-Brioux, l'un- des 
archers de la compagnie d'ordonnance du marquis 
de Mayenne, en 072 ; 

?.• Charles Cullon, auteur de la branche des sei- 
gneurs du Brandy et de Villarson, rapportée ci- 
après. 



Gabriel-Hector de Cullon, II» du nom, comte d'Arcy, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, assista 
aux états de Bourgogne en 175 1 . 11 vivait encore le 21 février 

'774- 

Cette branche porte pour armes : De gueules, au chef cousu 
d'azur, chargé de trois targes ou boucliers antiques d'argent 
C'Wgés chacun d'un pal de sable. 



338 °E GULLON. 

VII. Gilbert de Cullon , écuyer, seigneur de Sevry , 
épousa i.° en 043, Marguerite Estevard • 2. ° le 20 août 
1547, Barbe de Gourtenay (1; , tille d'Hector de Cour - 
tenay, seigneur de la Ferté-Loupière et de Villeneuve , 
et de Claude d'Ancienville, et veuve de Philippe de Bois- 
serand, e'cuyer, seigneur de Lamenat , en Autunois. 
De ce mariage sont issus : 

1 .° Charles, dont l'article suit ; 
2. Jeanne de Cullon, mariée à Jacques dWssigny, 
seigneur de la Grimonerie. 

VIII. Charles de Cullon, écuyer, seigneur de Sevry, 
épousa, le 2 mars i5y3 , Françoise jTizard , dame de 
Cru, fille de Pierre Tizard, écuyer, seigneur de Belliers, 
et de Jeanne de Bar , sa première femme. Françoise 
Tizard, ayant la garde noble de ses enfants , rendit 
hommage de la seigneurie de Sevry, le 27 mai 1 586 . 
Ces enfants sont : 

1 .° Jacques, dont l'article suit ; 

2. Pierre de Cullon, seigneur de Sevry, marié le 
29 juin 1598, avec Claude Anjorrant d'Amazy, 
dont il ne paraît pas avoir eu d^nfants ; 

3.° Charles de Cullon, vivant le 27 mai 1 586. 

IX. Jacques de Cullon , écuyer, seigneur de Cru, 
acquit les terres et seigneuries de la Charnaye et de Ma- 
zelon , en Berri, le 2 juin 1620, et fit son testament le 
28 décembre 1626. Il avait épousé, le 16 janvier 161 1 , 
Jeanne Anjorrant, sa belle-sœur , fille de Charles 



(1) Cette alliance donne à la maison de Cullon une parenté 
directe avec la maison de France. Barbe de Courtenay avait 
pour huitième aïeul Pierre de France . seigneur de Courtenay , 
de Montants . etc. , septième tils de Lciis le Gros , roi de 
France et d'Adélaïde de Savoyc. Voj-cj l'Histoire des grands 
officiers de la Couronne, où cette alliance . est rapportée . 
tome I, page 3oo. 



DE CULLON. 33g 

Anjorrant , écuyer , sieur dAmazy , et d Edmée de bar . 
De ce mariage sont issus : 

i.° Françoise , dont l'article suit; 
2. Pierre , seigneur , de Cru , dont on ignore la des- 
tinée . 

X. François de Cullon , écuyer , seigneur de la Char- 
naye, fut exempté du ban et arrière-ban en 1675, en 
considération des services que quatre de ses enfants ren- 
daient au roi dans ses armées. Il avait épousé, i.° le 9 
lévrier 1643, Marie de Bar-Buranlure, fille de Silvain 
de Bar , écuyer, seigneur de Buranlure , et de Gabrielle 
du Mesnil-Simon ; 2. le 9 juin 1674, Catherine- Vail- 
lant de Guêlis , veuve de Thibaut-Compaing , écuyer 
seigneur du Pré . Il eut entr'autres enfants; 

Du premier lit: 

1 * René de Cullon , qui fut garde du corps du roi , 
et épousa Marie Ribaut ; on ignore sa postérité ; 
2. Jean de Cullon , destiné à l'ordre de Malte en 
1667; 

Du second lit : 

3.° René Cullon, seigneur de la Charnaye, dont 

la postérité subsiste à Bourges ; 
4. Françoise de Cullon , reçue à Saint-Cyr au mois 

d'août 1686, puis mariée, le 22 avril 1699 , avec 

Jean-Baptiste de la Rivière, écuyer, seigneur de 

la Garde ; 
5.° Jeanne de Cullon , reçue à Saint-Cyr au mois 

de mai 1694 . 

Les armes de cette branche étaient : de gueules , à trois 
targes, ou boucliers antiques d'argent ; au chef cousu d'a- 
zur . 

Seigneurs de Brandy et de Villarson . 

VII. Charles de Cullon , I er du nom, éoiyer, sei- 
gneur de Brandy et de Torchebœuf , troisième 61* * 



340 DE CULLON. 

Christophe de Cullon,- seigneur de Sevry, et de Made- 
laine de Villelume , épousa' , en 1549, Jeanne de Marti- 
gnon , fille de Claude de >fartignon , et de Perrette de 
Charlus , et en eut : 

VIII. Godefroy de Cullon, e'cuyer , seigneur de 
Brandy, vivant en 1592. Il s'allia avec Gabrielle Hervé , 
fille de noble Jacques Hervé, et de Gabrielle Bochetei. 
Ellç jfi rendit père de : 

IX. Ctl' af l es DK Cullon, II e du nom, qui servit en 
Allemagne eu 1 1622, et en Italie en 1628, dans la com- 
pagnie des chev au -!egers de M. de la Chassagne, puis en 
France dans celle 4e M . de Castelnau ; se trouva au siège, 
de Nevers et au voyage du Pont-Cé; était, en 1634, un 
des quatre-vingt-dix malles de la compagnie du régiment 
de M. le duc d'Enghien , cavalerie , sous la charge du 
baron de Gamaches ; fut depuis l'un des hommes d'ar- 
mes de la compagnie du même prince, et capitaine dans 
le régiment de Castelnau en 1 640 . Il avait épousé , en 
1629, Catherine de Vaux, fille de François de Vaux, 
ccuyer , seigneur du Breuil et de Barbe de Poix . De ce 
mariage sont nés: 

i.° Jean , dont l'aYticle suit; 

2. Jacques de Cullon , dont le sort est ignoré . 

X. Jean de Cullon , V e du nom , écuyer , seigneur 
de Brandy et de la Vallas, et du Breuil, fit les campa- 
gnes de Hollande, de Flandre, de Franche-Comté et de 
Candie , dans la deuxième compagnie des mousque- 
taires ; fut fait, en 1672, cornette de la compagnie, 
mestre-de-camp de cavalerie de Saint-Aoust ; en fut 
fait lieutenant en 1673, et capitaine dans le même corps 
en 1674. Il eut d'Anne de Cossigny , sa femme, fille de 
Bertrand, seigneur de Cossigny, et de Nicole de Royer: 

XI. Jean-Armand de Cullon, chevalier, seigneur 
du Brandy , Villarson , la Vallas , Clerfond , Laucon- 



DK CULLON. 3 4 , 

nièrc , ctc . , qui fut nomme capitaine au régiment de 
Grancey en 1690, et aide-de-camp des armées du roi 
en 1697. il fut maintenu dans sa noblesse par ordonnance 
de M. Foullé de Montargis , intendant en Berri , du 8 dé- 
cembre 1708 . Il en obtint un autre de M.Chauvelin, inten- 
dant de Tours , le 8 février 171 5 . Il avait épousé, en 1698 , 
Marguerite Sellier , dame de Lauconnière . en Touraine . Il 
en eut : 

i.° Louis , dont l'article suit; 

2. Alexandre de Cullon , seigneur de Clerfond , 

enseigne au régiment des gardes françaises, puis 

capitaine dans celui de des Hayes , infanterie , dont 

on ignore la destinée; 
3.° Georges de Cullon , capitaine dans le régiment 

d'Orléans , infanterie , chevalier des ordres de 

Saint-Lazare et de Saint-Louis , tué à la bataille 

de Lawfeldt en 1747; 
4. Louis-Albert , auteur de la branche de Villarson , 

rapportée ci-après ; 
5.° Plusieurs filles , élevées à Saint-Cvr . 

XII. Louis de Cullon , chevalier , seigneur de Brandy 
et de Lauconnière , épousa Marie-Anne-Samuelle-Char- 
lotte-Guillemette Rancher , fille de Paul-François de 
Rancher , chevalier , baron de la Ferrière , capitaine au 
régiment d'Enghien , et d'Antoinette-Constance Parfaite 
Xévillard de Marigny . De ce mariage est issu : 

XIII. Louis-Antoine de Cullon de Brandy, marquis 
de Lauconnière, né le 26 mai 1744 . Il fut reçu page du 
duc d'Orléans , sur preuves du 20 juin 1754; a été nommé 
le 23 décembre 1763 , sous-lieutenant au régiment de 
Chartres; quitta ce régiment en 1766 , et entra dans 
la deuxième compagnie des mousquetaires , et enfin a 
été fait capitaine au régiment de Montecler , dragons , 
le 29 décembre 1 766 . Il s'est marie . 



342 



BENEZET. 
Branche de Cullon-Villarson , en Languedoc 



XII . Louis- Albert de Cullon- Villarson , fils de 
Jean Armand , et de Marguerite Sellier , fut colonel 
d'artillerie et chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis . Il eut pour fils : 

XIII . Jean-Baptiste-Pierre-Paul , comte de Cullon- 
Villarson, officier d'artillerie , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis , a émigré en 1790 , s'est offert 
pour otage en 1791 , et a servi dans les armées alliées en 
Espagne . Il a épousé Elisabeth-Lucienne de Saint-Mar- 
tin . De ce mariage sont nés : 

1 .° Louis-Albert de Cullon-Villarson ; 

2. Jean-Jacques de Cullon-Villarson . 

» 
Armes : de gueules , au chef cousu d'azur , à trois 

targes ou boucliers antiques d'argent . 



BÉNÉZET , famille noble du Languedoc , qui depuis 
plus d'un siècle a exercé la charge de trésorier de France 
à Montpellier . Elle a eu aussi celle de commissaire du 
roi à la commission des états de Languedoc . 

Feu M. de Bénézet , qui a rempli ces deux charges, 
avait épousé la fille de M. Joubert , président à la cham- 
bre des comptes de Montpellier . Son frère , reçu chevalier 
de Malte , a été tué à vingt-deux ans , étant officier dans 
le régiment de la Vieille Marine . 

M . Jean-Laurent-Louis de Bénézet > présenté , au 
moment de la révolution , pour la place de syndic général 
de la sénéchaussée de Carcassonne , a rempli depuis celle 
d'inspecteur-général des postes . 

Il a épousé mademoiselle Louise-Marie Lecuiller de * 






DÉCOSSE. 
Beaumanoir , tille de M . de Beaumanoir , capitaine de 
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et gouverneur des 
pages de la reine . 

De ce mariage sont nés un fils et une fille. 

Le fils sert dans les Gardes-du-Corps du roi , compa- 
gnie de Luxembourg . 



D'ECOSSE , famille d'ancienne extraction , originaire 
de Savoie , naturalisée en France, au dix-huitième siècle. 

I. Noble Charles d'Ecosse, I er du nom, épousa noble 
demoiselle de Bienvenu de Montdragon, dont il eut: 

« 

II. Noble Henri d'Ecosse , qui eut pour fils : 

III. Noble Charles d'Ecosse, II e du nom, né" à 
Saint-Génis-d'Aost , en Savoie , épousa à Saint-Quentin- 
lès-Grenoble, par contrat passé devant Molin et Grand, 
notaires , le 20 septembre 1620, noble demoiselle Gabrielle 
de Beaumont , fille de noble Roland de Beaumont , de 
Saint-Quentin . De ce mariage est issu : 

IV. Noble Jean-Baptiste d'Ecosse , né à Saint-Génis- 
d'Aost, marié, en i663 , avec demoiselle Marie de 
Bergnères , fille de noble Antoine de Bergnères , de 
Montélimart . De ce mariage sont issus: 

1 .° Claude , dont l'article suit ; 
2. Bertrand d'Ecosse , capitaine au régiment de 
la Marck , tué au siège de Toulon , en 1707 ; 
3.° Joseph d'Ecosse, capitaine au régiment de la 

Marck , tué devant Oudenarde , en 1708 ; 
4. Charles d'Ecosse fut aussi dans le régiment 

de la Marck , et mourut au service. 

V. Noble Claude d'EcossE , né à Saint-Génis-d'Aost , 



3 4 4 D'ECOSSE. 

le 4 septembre 1 665 , passa au service de France , avec 
ses trois frères , après la bataille de Stafarde , au mois 
d'avril 1690; il fut sous-lieutenant dans le régiment de 
Mouroux, puis capitaine dans celui de Saint-Second . 
Ses biens, en Savoie, furent confisqués, comme ayant 
pris du service en France . Il épousa , au mois de février 
1703, contrat passé devant de Lorme et Marly, notaires 
à Verdun , demoiselle Marie-Charlotte de Gondrecourt , 
fille de messire Christophe de Gondrecourt , et de de- 
moiselle Marie Pierre . De ce mariage sont issus: 

1 .° Pierre-Claude , dont l'article suit; 
2. Marc-Antoine, 



. chanoines à Ivoy Carignan; 
3 .° François d Ecosse, ) 

4. Charlotte d'Ecosse . 

IV. Pierre-Claude d'Ecosse, écuyer, seigneur de 
Favry, né à Verdun, le 7 février 1 71 3 , servit dans le 
régiment Royal-Italien. Il épousa àTalsac,en Auver- 
gne, par contrat passé le 28 janvier 1749, devant 
Caroir et Marigues , notaires , demoiselle Marie-Louise- 
Francoise Julien , née à Dieppe, le 16 septembre 1726 , 
fille de Jean Julien, et de Marie-Jeanne Randon . Il 
obtint, le 23 avril 1757, un arrêt du conseil, et des 
lettres-patentes, qui, d'après l'arrêt de la chambre des 
comptes de Chambéry , du i5 février 1670, le confirment 
dans sa noblesse d'ancienne extraction et le déclarent et 
maintiennent ancien noble de nom et d'armes , en France . 
Il mourut à Verdun , le 26 janvier 1765 , et fut enterré 
aux Récollets . Il eut de son mariage ; 

1 .° Antoine , dont l'article suit; 

2. Jean-Baptiste d'Ecosse , nélei3 janvier 1765, 
officier au régiment de Bresse , infanterie , che- 
valier de Saint-Louis \ a fait les preuves de noblesse 
pour le service militaire , pardevant M . Chérin, 
généalogiste des ordres du roi , le 6 novembre 
178'*- 



QUENTIN DE RICHEBOURG DE CHAMPCENETZ 3 4 5 
!.• Marie-Anne d'Ecosse de Gondrecourt , nt'e à 

Saint-Flour, au mois d'avril 1754 , mariée en 

1772, à N.... Boutteville ; 
4. Marie-Jeanne d'Ecosse, née en 1752. 

VII. Antoine d 'Ecosse , né à Saint-Flour, en Au- 
vergne, le 8 octobre 1756; est entré au service sous- 
lieutenant au régiment de Poitou, infanterie, par brevet 
du 5 août 1775. Il a épousé, le 22 mars 1782, Marie- 
Josephe-Donatelle le Hardy de Famars. De ce mariage 
est issu : 

VIII. Abel-François - Prosper d'Ecosse, né le 26 oc- 
tobre 1793, ex-mousquetaire. 

Armes : écartele : aux 1 et 4, d'azur , au cœur d'or , 
sommé d'un faucon d'argent , et accompagné de trois 
larmes du même, qui est d'Ecosse; aux 2 et 3, d'azur, à 
la fasce d'argent, accompagnée en chef de deux éperviers 
d'or , et en pointe d'une molette d'éperon du même , 
qui est de Gondrecourt. 



QUENTIN DERICHEBOURGDECHAMPCENETZ, 
famille ancienne, originaire de Bretagne, que les trou- 
bles qui désolèrent cette province, du temps de la duchesse 
Anne , forcèrent à s'établir en Touraine. Un certificat 
délivré à Loches , le 20 juillet 1 78 1 , lequel nous a 
été produit en original , atteste que cette famille était 
établie dans cette province , depuis trois cents ans ; 
qu'elle y a possédé , pendant ce tems , plusieurs fiefs , 
nommément celui de Richebourg; qu'elle y a fait plu- 
sieurs fondations pieuses ; et que ses membres ont toujours 
été reconnus pour bons gentilshommes. Signé l'abbé de 
Barandin , doyen du chapitre de Loches ; de Marsay , 
ancien capitaine de dragons , chevalier de Saint-Louis ; 
de Boislambert, lieutenant de roi du château de Loches, 
chevalier de Saint- Louis; le marquis de la Groye, offi- 



3 4 6 I>U TILLET. 

cier aux gardes ; de Marolles, chevalier de Saint-Louis ; 
le marquis d'Aubery , capitaine de chasseurs à cheval ; 
le marquis de Plaisance , capitaine au régiment royal- 
Roussillon cavalerie ; le chevalier de Château - Châlon ; 
l'abbé des Courtlis; le Soufleur de Gaudrey; l'abbé de 
Chabot , vicaire - général de Rouen. Nous citons ledit 
certificat avec d'autant plus de confiance , qu'il a été 
signé et délivré par les gentilshommes de la province 
de Touraine, avant la révolution. 

Services : elle a produit des magistrats , des gouver- 
neurs des Tuileries, du Louvre et de Meudon, un lieu- 
tenant - général des armées du roi , et des chevaliers de 
Saint-Louis. 

Titre : celui de marquis, par l'érection de la terre de 
Champcenet^zn marquisat, au mois de novembre 1686. 

Malte : cette maison est entrée dans cet ordre en 1774. 

Armes : d'azur, à trois pommes de pin d'or. 



DU TILLET, famille des" plus anciennes de l'Ile-de- 
France et. de l'Angoumois, dont la généalogie se trouve 
détaillée au tome XII de cet ouvrage , il faut rétablir , 
ainsi qu'il suit, l'article de Mathieu du Tillet, seigneur 
de Beauvais : 

i 

XVI. Mathieu du Tillet, seigneur de Beauvais et 
de Landolle , sénéchal de Torsac , marié par contrat du 
10 septembre 1723 , avec Geneviève des Bordes. De ce 
mariage est issu : 

XVII. Martial du Tillet, écuyer , seigneur de Juliac 
et de Mareuil, né le 11 avril 1728, fut garde du corps 
du roi , dans la compagnie écossaise; et épousa pa r 
contrat du 9 février t 7 5 i. > , Marguerite Flcurenceau de 



DE CARBONEL. 347 

Boisbedeuil, tille de messire Louis Fleurenceau , • sei- 
gneur de Boisbedeuil, ancien lieutenant - particulier au 
présidial d'Angoumois. De ce mariage est issu : 

XVIII. Jean-Marie du Tillet , seigneur de Boisbe- 
deuil, né le 3 février 1765 ; garde du corps de son altesse 
royale monseigneur le comte d'Artois, le 11 juin 1782. 
11 a épousé par contrat du 3o décembre 1788, Thérèse 
de la Chaise, fille de messire Jean de la Chaise, écuyer, 
seigneur de Nadelain , ancien capitaine au régiment de 
Guienne, chevalier de Saint-Louis. De ce mariage sont 
issus : 

1 .° Bernard du Tillet de Boisbedeuil, dont l'article 

suit; 
2.* Marguerite-Thérèse ; 
3.° Marie-Henriette. 

XIX. Bernard du Tillet, seigneur de Boisbedeuil; 
lieutenant d'une compagnie organisée en mars 18 14 , 
par ordre de son altesse royale monseigneur le duc d'An- 
goulême; le premier des volontaires royaux inscrits dans 
la compagnie qui se forma dans le département de la 
Charente, au moment de la restauration ; entré dans 
les gardes du corps du roi , compagnie de Grammont , 
le i5 juin 1814 ; a obtenu, en janvier 1816, un brevet 
de son altesse royale monseigneur le duc de Berri , 
constatant qu'il avait fait partie de l'armée du nord , 
sous ses ordres, pendant l'occupation de l'usurpateur. 



DE CARBONEL, en Languedoc, famille anoblie 
en 1774, par le capitoulat de la ville de Toulouse, en la 
personne de noble Jean-Pierre de Carbonel , avocat au 
parlement. 

Armes : d'azur, à trois chevrons d'or ; au chef cousu 
de gueules, chargé d'un croissant d'argent, accosté de 
deux étoiles d'or. 



348 MARQUIS. 



MARQUIS, dit SALIVET, DE FOUCHÉGOURT. 
La ville de Besançon, impériale et libre était gouvernée 
par une municipalité élective. Vingt-huit gouverneurs , 
et surtout quatre d'entre eux, qu'on appelait co-quatre , 
étaient des petits souverains. Le marchand, le vigneron, 
élu dans les vingt-huit, prenait le titre de noble. Ses 
descendants jouissaient des mêmes honneurs ; et cette 
noblesse patricienne était avouée du parlement et des 
chapitres. La confrérie de Saint-Georges ne l'a admise 
que quand les preuves y ont été exigées de seize quartiers 
en 1756. 

Pierre Marquis, co-gouverneur de Besançon , épousa 
Louise Salivet de Vesoul-François Salivet , son beau-frère , 
docteur-ès droits, anobli en 1 53 1 , n'ayant point d^nfants, 
adopta François Marquis , son neveu , à condition qu'il 
prendrait le nom de Salivet . Ce François Marquis est 
nommé et qualifié partout noble François Marquis, dit 
Salivet, docteur ès-droits ; il épousa Guyonne Sonnet, 
d'une famille noble, éteinte. Il en eut noble Luc Marquis, 
dit Salivet , docteur ès-droits , maire de Vesoul, en 161 3 ; 
marié, en i5qi, à Anne Montrivel, fille de noble Jean 
de Montrivel, co-gouverneur de Besançon. Il en eut six 
enfants : entr'autres noble Claude- François Salivet de 

I 

Vesoul, docteur ès-droits, maire de Vesoul, en i65i; 
marié en 1622, à Valentine Grosjean, dénommée fille 
de noble Nicolas Grosjean, docteur ès-droits. Leur fils, 
Claude-François Salivet, second du nom, acheta la terre 
de Fouchécourt ; il épousa Gabrielle Chappuis , qui fut père 
d'Antoine-François Salivet, seigneur de Fouchécourt, 
mari de Jeanne-Louise Damey , et père de Jean-Fran- 
çois-Ignace Salivet, seigneur de Fouchécourt, lieu- 
tenant d'infanterie , qui épousa , en premières noces , 
Marguerite Sébastien, fille d'un négociant de Metz; et 



DE LA BRIFFE. 3 49 

en secondes noces, Antoinette- Françoise Damey , sa 
cousine germaine . Il eut deux fils du premier mariage ; 
trois fils et quatre filles du second . 



DE LA BRIFFE , maison ancienne et distinguée par 
ses alliances , ses possessions et ses services militaires , 
originaire du vicomte de Fezenzaguet , en Armagnac , 
où sont situés la terre et le château de la Briffe . Elle s'est 
divisée en plusieurs branches , qui subsistent au Perche , 
en Champagne et à Paris. Toutes ces branches ont pour 
auteur commun , Aner de la Briffe , qui va suivre , 
dont le bisaïeul , Arnaud-Aner de la Briffe , est qualifié 
damoiseau , seigneur de la Briffe , dans la charte des 
privilèges et coutumes accordés en 1294, aux barons, 
chevaliers et gentilshommes du pays , par Gaston , vi- 
comte de Fezenzaguet , fils de' Geraud , comte d'Ar- 
magnac . 

I. Aner de la Briffe , chevalier , seigneur de la 
Briffe , le premier depuis lequel on prouve par titres 
originaux , la descendance de cette maison , fut fait capi- 
taine commandant du château des Angles , par le comte 
d'Armagnac , en 1392. Il rendit hommage delà terre de 
la Briffe au vicomte de Fezenzaguet , en 1401 , et eut 
pour fils : 

II. Amanieu de la Briffe, écuyer, seigneur en 
partie de la Briffe , qui fut établi capitaine-châtelain des 
Angles après son père , par lettres de Bernard , comte 
d'Armagnac , du 10 juin 1409. 11 fut témoin en 1427, 
au testament de la dame de Montlezun , épouse du sei- 
gneur de Leaumont , et laissa: 

III. Jean de la Briffe , I" du nom, écuyer, mort 
en 1482 , qui eut pour fils: 

16. *3 



35o DE LA BRIFFE. 

IV. François de la Briffe , écuyer, vivant en 1493 
et i5oo. Il fut père de : 

V.Jean de la Briffe, II* du nom, e'cuyer, marié 
en 1480 , avec demoiselle Ferette de la Vergalade ; 
il fit son testament le 10 mai 1 538 , par lequel on voit 
qu'il avait quatre enfants , savoir : 

1 .° Denis , dont l'article suit ; 

2. Françoise de la Briffe , mariée ; 

3.° Jeanne de la Briffe ; 

4. Françoise de la Briffe , religieuse"" 

VI. Denis de la Briffe, e'cuyer, e'pousa , par con- 
trat du 28 juillet 1539, Domenge de Ponsan. Il testa 
le i5 janvier 1 558 , ayant eu pour enfants: 

i.° Jean , dont l'article suit; 

2. Pierre de la Briffe , auteur de la branche des 

marquis de Ferrières , rapportée , ci-après ; 
3.° Jeanne de la Briffe ; 
4. Françoise de la Briffe . 

VII. Jean de la Briffe, III e du nom, e'cuyer, sei- 
gneur de Ponsan , épousa 1 .° par contrat du 3 sep- 
tembre 1 57g , Frise de Bordes; 2. par contrat du 23 
février 1 59 1 , Catherine Lubret de Navailles. Il testa le 
3 août 1600 , et laissa: 

Du premier lit : 

i.° Charles , qui suit; 

2. Jeanne-Armoise de la Briffe; 

Du second lit: 

3.° Jean-Isaac de la Briffe, e'cuyer, seigneur de 
Ponsan , marié le 26 avril i663 , avec Catherine 
le Picard. Il a eu de son mariage : 
a . François-Augustin de la Briffe , docteur en 
théologie et chanoine du Mans ; 



DE LA BRIFFE. 35 ! 

b. Jean de la Briffe, capitaine au régiment des 

fusiliers du roi, mort sans avoir été marié ; 

4.° Armoise-Marguerite de la Briffe, mariée au 

seigneur de Codarey. 

VIII. Charles de la Briffe, I er du nom , écuyer , 
seigneur de Ponsan et de Larsac , épousa, en 161 3, 
Jeanne de Maslac d'Espaillais. De ce mariage sont issus : 

i.° Charles, dont l'article suit ; 

2.* Jeanne-Catherine de la Briffe, mariée à noble 

Aimeri de Capdeville ; 
3* Armoise-Marguerite de la Briffe, religieuse 

aux dames de la Porte, à Toulouse. 

IX. Charles de la Briffe, II e du nom, écuyer, sei- 
gneur de Ponsan, fut page de Louis XIII, roi de France, 
puis capitaine au régiment de Picardie. Il épousa en 
1 638, Françoise Louzon , dont il eut : 

i.° François de la Briffe, prêtre ; 

2. Charles de la Briffe, capitaine et gentilhomme 

du prince de Hesse-Casel , tué au siège d'Utrecht , 

à l'âge de vingt et un ans ; 
3.° Antoine-Joseph, dont l'article suit. 

X. Antoine-Joseph de la Briffe , I" du nom , 
écuyer , sieur de Ponsan , épousa , par contrat du 28 
avril 1687, Marguerite de Moucheron de la Chevalerie. 
Il fut maintenu dans sa noblesse en 17 17, par M. de 
Barberie de Saint-Contest , intendant en la généralité 
d'Alençon. Ses enfants furent : 

i.° Charles, dont l'article suit ; 

2.* Pierre de la Briffe , chanoine du Mans ; 

3.* Françoise-Marguerite de la Briffe ; 

4/ Jeanne-Catherine de la Briffe ; 

5.* Marie-Catherine de la Briffe. 

XI. Charles- Antoine de la Briffe, écuyer, sei- 



352 DE LA BRIFFE. 

gneur de Ponsan , officier au régiment de Piémont , 
épousa Marguerite Piquer de Sagarre, petite-fille de don 
François de Piquer de Sagarre, premier président au 
conseil souverain de Roussillon, intendant de la pro- 
vince, gouverneur de Perpignan. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Antoine-Joseph de la Briffe, chevalier, seigneur 
de Ponsan, marié le 3 juin 1783, avec Barbe- 
Françoise de la Fontaine. Il est mort sans enfants ; 
2. Jean-Charles de la Briffe, prêtre, chanoine du 

Mans ; 
3.° Charles-Gilles, dont l'article suit ; 
4. Pierre de la Briffe, mort à Cologne, officier au 

régiment d'Alençon ; 
5.° François de la Briffe , mort sans postérité ; 
6.° Madelaine-Marguerite de la Briffe, morte sans 
alliance. 

XII. Charles-Gilles de la Briffe de Ponsan, a épousé 
mademoiselle de Foulques, dont sont issus : 

1 .° Auguste de la Briffe, officier des cuirassiers de 

la garde du roi; 
2. Arnaud de la Briffe, au service dans la légion 
de l'Aube. 

Marquis de Ferrières. 

VII. Pierre de la Briffe, écuyer, fils puîné de Denis de 
la Briffe , et de Domenge de Ponsan , est nommé dans le 
testament de son père, du i5 janvier i558, et son oncle 
maternel, Fris de Ponsan, l'institua son héritier uni- 
versel et général, par son testament du 10 janvier 1579, 
reçu par Jean Campiment , notaire royal du lieu de Vi- 
vier. Il épousa le 4 juillet i56o, contrat reçu par Barge- 
rolle, notaire à Fleurance, Marguerite de Pérès, dont 
il eut entr'autres enfants : 

VIII. Arnaud de la Briffe, I er du nom , écuyer , 



DE LA BRIFFE. 353 

seigneur de Ribayre , au comte de Gaure , qui testa le 
17 août 16 19. Il avait épousé, par contrat du 11 mars 
1 583, reçu par Sasède, notaire royal de Réjaumont, 
Jeanne de Cornet, dont il eut : 

1 .° Jean, dont l'article suit ; 

2. Pierre de la Briffe, seigneur de Ribayre, marié 
avec Marguerite de Caumont , dont une fille , 
alliée au seigneur d'Avezan ; 
3.° Jean de la Briffe, prédicateur du roi. 

IX. Jean de la Briffe, écuyer , seigneur de Saint- 
Brice et de Passy-lès- Paris, épousa le i3 février 1645, 
Anne de Masparault , fille de Pierre de Masparault , 
chevalier , seigneur de Buis et de Grandval , et d'Anne 
de Maillard. Ses enfants furent : 

i.° Arnaud, dont l'article suit ,• 
2. Antoine de la Briffe ; 
3.° Jeanne de la Briffe ; 
4.* Marie de la Briffe. 

X. Arnaud de la Briffe, II e du nom, chevalier , 
marquis de Ferrières, seigneur de Passy, procureur- 
général du parlement , conseiller d'état , par lettres du 
10 avril 1676. Il épousa, i.° par contrat du 29 avril 1675, 
Marthe-Agnès Potier de Novion , cousine du duc de 
Tresmes, morte le 28 mai 1686, fille de Nicolas Potier, 
seigneur de Novion , premier président au parlement 
de Paris, l'un des quarante de l'académie française , 
et de Catherine Galard de Courances; 2. par contrat 
de 28 février 1691, Bonne de Barillon d'Amoncourt. 
Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

!•• Pierre-Arnaud, dont l'article suit ; 

2. Anne-Catherine de la Briffe, mariée le 12 juillet 

1693, avec Jean-Baptiste de Rouillé , comte de 

Meslay \ 



354 DE LA BRlFFE - 

3.° Marguerite-Marie de la Briffe, femme de Louis 
de Bossuet. 

Du second lit : 

4. Antoine-Arnaud de la Briffe, auteur de la bran- 
che des comtes d'Amilly, rapportée ci-après ; 

5.° Aynette de la Briffe, ne'e le 26 mars 1694 ; 

6.° Marguerite-Henriette de la Briffe, mariée avec 
Pierre-Cardin le Bret , chevalier , seigneur de 
Flacourt, de Pantin, etc., comte de Selles, con- 
seiller d'état, intendant de Provence et du com- 
merce du levant, premier président au parlement 
d'Aix, fils de Pierre-Cardin le Bret, I er du nom, 
chevalier, seigneur de Flacourt, conseiller d'é- 
tat, et de Marie Vedeau de Grandmont ; elle 
mourut à Paris, le 17 mars 1724; 

7. Anne- Madelaine de la Briffe, née le 9 avril 
1697, religieuse à la Visitation de Saint-Denis. 

XI. Pierre-Arnaud de la Briffe , I er du nom , che- 
valier, marquis de Ferrières, seigneur de Passy, conseil- 
ler d'état par lettres du 6 décembre 1728, intendant en 
Bourgogne, mort le 7 avril 1740, avait épousé, le 12 
février 1703, Françoise- Marguerite - Brunet de Rancy , 
morte le 12 mai 1747, âgée de soixante-six ans, fille de 
Paul-Etienne Brunet , seigneur de Rancy et d'Evry, et 
de Geneviève Colbert. De ce mariage sont issus : 
i.° Louis- Arnaud, dont l'article suit; 
2. Gilles-Arnaud, dit le chevalier de la Briffe, ca- 
pitaine au régiment des Gardes - Françaises, tué 
à la bataille de Dettingen ; 
3.° Marguerite-Geneviève de la Briffe, mariée à 
Charles, marquis de Choiseul, comte d'Esguilly, 
mort, en 1733, sans postérité, fils de François- 
Léonor de Choiseul, comte d'Esguilly, et de 
Françoise de Malain, dame de Voudenay ; 
4. Marie- Victoire de la Briffe, mariée, en 1732, 



p 

DE LA BRIFFE. 355 

avec Etienne Roux-Déageant, comte de Morges , 
en Dauphiné. 

XII. Louis-Arnaud dk la Briffe, chevalier, vi- 
comte de Barzy, en Champagne, seigneur de Bricourt en 
Auge, épousa, le 26 juillet 1736, Madelaine deToinard, 
dont il eut : 

1 .° Pierre-Arnaud, dont l'article suit ; 

2. Arnaud-Barthelemi, rapporté après son aîné ; 

3.° Marie-Sophie-Joséphine de la Briffe, mariée, 
en 1768, à Louis- Alexandre-Nolasque- Félix de 
Balbe-Berton , marquis de Crillon , maréchal de 
camp, chevalier de la Toison-d'Or, mort au mois 
de mai 1806, fils de Louis de Balbe-Breton, duc 
de Crillon-Mahon, et de Françoise-Marie-Elisa- 
beth Couvay de Bernay ; elle mourut sans en- 
fants, en 1770. 

XIII. Pierre-Arnaud de la Briffe, II e du nom , 
chevalier, vicomte de Passy-sur-Marne, Barzy et de 
Charmeil, seigneur de Brécourt en Auge, successive- 
ment président du parlement de Paris et du grand con- 
seil , a épousé, au mois de mai 1776, Claude-Renée- 
Marie-Félicité de Bernage , fille de Jean-Louis de 
Bernage , conseiller d'état , dont : 

XIV. Louis -Philippe -Arnaud, marquis de la 
Briffe. 

Seconde branche de la Briffe-Ferrières. 

XIII. Arnaud-Barthelemi, marquis de la Briffe, 
chevalier, baron d'Arcy-sur-Aube, second fils de Louis- 
Arnaud II, fut colonel en second du régiment de la 
Reine, dragons, chevalier de l'ordre ' royal et militaire 
de Saint-Louis, et mourut à Paris, le 28 septembre 
1776, âgé de trente-deux ans. Il avait épousé, au mois 



35o D ? LA BRIFFE. 

d'avril 1770, Catherine-Elisabeth de l'Averdy, de 

laquelle il a laissé : 

1 .° Pierre-Arnaud, dont Tarticle suit ; 

2. Angélique-Marie-Elisabeth de la Briffe, née en 
1773, mariée, en 1796, à Louis-Antoine de 
Padoue, marquis de Séguins-Pazzi , ancien co- 
lonel de cavalerie ; 

3.° Antoinette-Mélanie de la Briffe, née en 1774, 
mariée, en 1797, à Louis-Pharamond Pandin, 
baron de Narcillac ; 

4. Catherine -Espérance de la Briffe , morte 
jeune. » 

XIV. Pierre-Arnaud, IJ* du nom, comte de la 
Briffe, né au mois de mai 1772 , colonel du régiment 
de dragons de la Manche, membre de la chambre des 
députés, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, a épousé, i.° au mois de juillet 1798, Louise- 
Françoise-Perrette de Champagne, morte en 181 2, fille 
de Charles- François- Ferdinand, marquis de Champa- 
gne-Chapton, brigadier des armées du roi, et colonel 
du régiment d'Auvergne, et de Jeanne de Busancy- 
Pavant, dont quatre enfants morts en bas âge ; 2. en 
septembre 18 14, Marie-Geneviève-Joséphine de Can- 
claux, veuve du comte de Colbert, et fille du comte de 
Canclaux, pair de France, lieutenant-général des ar- 
mées du roi, commandeur de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis. De ce mariage sont issus : 
i.° Arnaud-Camille de la Briffe ; 
2. Louis-Arnaud de la Briffe. 

Branche des comtes d'Amilly. 

XL Antoine-Arnaud de la Briffe, chevalier, sei- 
gneur d'Amilly, né le 4 janvier 1699, fils d'Arnaud de 
la Briffe, II e du nom, chevalier, marquis de Ferrières, 
et de Bonne de Barillon, sa seconde femme, fut pre- 



HE LA BRIFFE. * 35-7 

mier président au parlement de Bretagne , et est mort 
à Rennes, le 7 juillet 1777. Il avait épousé, le 12 mars 

1719, Marie-Charlotte Quentin de Richebourg , fille de 
Charles-Bonaventure - Quentin de Richebourg , marquis 
de Sancergues , intendant de Poitiers. De ce mariage 

sont issus : 

1 .• Charles- Arnaud de la Briffe, chevalier, comte de 
Préaux, né à Paris, le 4 juillet 1720, lieutenant- 
colonel du régiment de Lorraine, cavalerie, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis; 

2.* Antoine- Henri, dont l'article suit ; 

3.* Marie-Charlotte de la v Briffe, mariée, le 8 mars 
1764, à René-Jacques-Louis le Prestre , baron 
de Châteaugiron, marquis d'Epinoy, ancien pré- 
sident à mortier, au parlement de Bretagne. 

XII. Antoine-Henri de la Briffe , chevalier , comte 
d'Amilly, né à Paris, le 24 mai 1724, capitaine des fré- 
gates du roi, mort, en 1770, à Rennes, avait épousé, 
en 1764, Julienne-Marie- Renée le Prestre de Château- 
giron, sa belle-sœur, fille de Jacques-René le Prestre , 
seigneur de Châteaugiron , président à mortier , au par- 
lement de Bretagne, et à Louise-Jeanne de Robien. De 
ce mariage sont provenus : 

1 .•• Arnaud-Paul, dont l'article suit ; 

2. Henri - Bonaventure -Jean - Baptiste , vicomte 
de la Briffe , officier au régiment du roi , puis 
capitaine du treizième régiment des dragons de 
l'empereur d'Autriche , blessé , au service de ce 
monarque, à la bataille de Hohenlinden , le 3 
décembre 1 800 , et mort , de ses blessures , à 
Munich. Il avait précédemment fait toutes les 
campagnes de l'émigration ; 

3.* Charlotte- Julie - Marie- Jeanne de la Briffe , 
née le 14 août 1769 , mariée à M. le marquis du 



358 CHARRIER-MOISSARD. 

Montiers de Mërinville , lieutenant des gendar- 
mes de la garde du roi, lieutenant ge'néral de ses 
armées, dont deux enfants. 

XIII. Arnaud - Paul de la Briffe, comte d'Amilly , 
seigneur de Précy , Saint - Martin - des-Champs , Bion , 
et les Barres, près la Charité-sous-Loire . d'Amigny en 
Normandie, etc., né à Rennes, le 6 novembre 1765, 
officier au régiment du roi , infanterie , a épousé , au 
mois de mai 1789 , Anne - Françoise - Louise- Hortense 
le Tonnellier de Breteuil , fille de Louis - Charles - 
Olympe le Tonnellier , comte de Breteuil , mestre de 
camp de cavalerie , gouverneur du château royal de 
Blois , chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis , et de Julie- Adélaïde - d'Albret de Sillans , sa 
première femme. Il est mort, sans postérité, en 1796, 
dans la Vendée, au service du roi, et sa veuve, le 29 
juin 1800, sans avoir eu d'enfants. 

Armes : d'argent , au lion de gueules; à la bordure 
d'argent , chargée de six merlettes de sable , trois en 
chef, deux en flancs, et l'autre en pointe. 

Le présent article a été dressé sur les divers titres et 
actes originaux qui ont basé les preuves de cette maison 
pour les honneurs de la cour, que M. le comte de la 
Briffe d'Amilly a obtenus le 23 mars 1789. 



CHARRIER-MOISSARD, maison fort ancienne , 
établie en Languedoc depuis plus de quatre siècles, ori- 
ginaire d'Auvergne, et dont on trouve la généalogie dans 
le tome VIII de cet ouvrage. Il faut ajouter : que messire 
Jean-Baptiste, marquis de Charrier-Moissard, a eu l'hon- 
neur d'être présenté à s'a majesté Louis XVIII, par M. 
le duc de la Chartre, le 22 juin 1816 : et que cette famille 
a fourni plusieurs officiers de distinction et plusieurs 
chevaliers à l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. 



DUREY DE NOINVILLE. 35g 



DUREY DE NOINVILLE, DE VlEUCOURT , DE SaU- 

roy, de Meisières, d' Harnoncourt, et DE Bour- 
neville. Famille anciennement originaire de Bour- 
gogne, elle a contracté des alliances directes avec plu- 
sieurs des maisons les plus anciennes et les plus illustres 
du royaume ; mais elle est surtout recommanJable par 
les services qu'elle a rendus à l'état, à différentes épo- 
ques, tant dans de hautes charges de la magistrature que 
dans les premiers emplois de la carrière militaire où elle 
s'est particulièrement distinguée, pendant notre révo- 
lution, par sa fidélité et son attachement inviolables à 
la cause royale. 

I. Pierre Durey , né en 064, épousa en premières 
noces N. de Moure, et en secondes noces N. de Ranco- 
net ; de ce mariage vint : 

II. Jean Durey, né en i5g6, l'un des officiers de la 
maison de Louis de Bourbon, prince de Condé, gou- 
verneur de Bourgogne et de Bresse, épousa en 1620 
Étiennette du Blé, dont il eut : 

III. Pierre - François Durey, écuyer, seigneur de 
Trochère, de Sauroy, de Vieucourt, etc., né en 1637, 
lequel épousa, le ô juillet 1664, demoiselle Jeanne- 
Madeleine Brunet, soeur de François Brunet de Mont- 
foran, baron de Thoisy, président à la chambre des 
comptes de Paris et fille de Philbert Brunet , écuyer , 
seigneur et baron de Chailly, de Thoisy , de Cercey et de 
Travoisy , et de dame Jeanne Tavault ; de ce mariage 
sont issus : 

i.° Joseph, dont l'article suit : 

2. Paul- Etienne Durey- Brunet de Montforan , 
qui, suivant les dispositions testamentaires du 
président Brunet de Montforan, son oncle, prit 



36o DUREY DE NOINVILLE. 

le nom et les armes de Brunet de Montforan , 
décéda le 25 mai 1708, étant président à mortier 
au parlement de Metz. Il avait épousé, le 3 1 jan- 
vier 1702, Louise-Magdeleine Joly d'Ecutigny, 
fille de Bénigne Joly d'Ecutigny, greffier en 
chef du parlement et des états de Bourgogne, et 
de Catherine Bouhier, de laquelle il eut une fille 
unique ; 

a. Jeanne-Magdeleine Durey Brunet de Mont- 
foran, mariée, le i5 mai 1720, à Philippe- 
Maximilien-Ernest de Guernonval , baron 
d'Eskelbeck, dont sont issus; i.° Eugène- 
Philippe - Alexandre - Joseph de Guernonval , 
marquis d'Eskelbeck , qui , à sa mort , a 
laissé un fils marié, en 1783 , à demoiselle 
de Brion, mère de N. d'Eskelbeck, épouse 
du comte Charles de Béthizy, maréchal de 
camp, commandant la deuxième division 
d'infanterie de la garde; 2. Louise-Anne- 
Bernard de Guernonval, chevalier d'Eskel- 
beck, chef de brigade des gardes du corps 
et maréchal de camp, mort sans postérité ; 
et 3.° Jeanne-Louise de Guernonval , ma- 
riée, en 1745, à Joseph Guislain, marquis 
de Béthune, dont postérité : 
3.° Jean-Baptiste, auteur de la branche des sei- 
gneurs de Meinières, rapportée ci-après. 
4. Pierre Durey d'Harnoncourt, seigneur de Morsan 
et de Sainte - Geneviève - des - Bois , épousa, en 
1714, Françoise de la Marque, fille de Louis 
de la Marque, écuyer, et de Françoise-Olivier, 
dont sont nés entr'autres enfants : 
a. Joseph - Marie - Anne Durey d'Harnoncourt 
de Morsan, né le i3 août 17 17, lequel épousa, 
en 1756, Anne-Françoise-Geneviève d'Al- 
bignac de Castelnau, fille d'Alexandre d'Al- 



DUREY DE NOINVILLE. 36» 

bignac , comte de Casielnau, et d'Anne- 
Elisabeth-Constance de Montboissier. De ce 
mariage est née, en 1757, Anne-Françoise- 
Elisabeth-Armide Durey , mariée au comte 
Jules de Rochechouart, père du comte Léon 
de Rochechouart , aujourd'hui maréchal de 
camp, et commandant la place de Paris; 

b. Louise-Bernarde Durey, née en 1720, et 
mariée le 6 juin 1736, à Louis-Jean Bertier, 
seigneur de Sauvigny , etc. , fils de N . . . . 
Bertier, seigneur de Sauvigny, président au 
parlement de Paris , et de Jeanne Orry , 
sœur du contrôleur-général de ce nom, dont 
est né Louis - Bénigne - François Bertier de 
Sauvigny , intendant de Paris , marié , en 
1764, à demoiselle Foulon, fille de Joseph- 
François Foulon, de laquelle est né entr'au- 
tres enfans , N. Bertier , vicomte de Sau- 
vigny, maréchal des camps et armées du Roi ; 
5.° Jacques - Bernard , auteur de la branche des 
seigneurs , puis comtes de Noinville , rapportée 
en son rang ; 
6.* Philiberte Durey, mariée, le 2 3 octobre 1691, à 
François Joly, seigneur de Chintrey, Bevy, etc., 
maître ordinaire en la chambre des comptes de 
Dijon, fils de Biaise Joly, gentilhomme ordinaire 
de la maison du roi, et de Claudine-Judith de 
Tésut, duquel elle eut : 

A. Jean- François Joly , seigneur de Chintrey 
et de Saint-Amour, reçu conseiller au par- 
lement de Dijon, en 1718, qui épousa, le 
9 janvier 1724 , Marie-Henriette de Loriol 
de Boissière , fille de Georges , comte de 
Loriol, et de Marie-Françoise de Frère de 
Chamburcy, qu'il laissa veuve et sans enfants; 

B. Joseph Joly de Bévy, seigneur de la Ber- 



362 DUREY DE NOINVILLE. 

chère, marié, en 1734, à Marie Portail, 
fille de Louis-Gabriel Portail, et de Mathu- 
rine de Jariel de Forges , dont sont nés , 
entr'autres , les cinq enfants qui suivent , I 
savoir : 

a. Lowis-Philibert- Joseph Joly de Bévy ; 

b. N... Joly de Bévy, qui fut colonel en 
second du régiment de Vivarais et 
épousa demoiselle du Barrailh, fille du 

marquis du Barrailh , lieutenant géné- 
ral des armées du roi ; 

c. Louis Joly de Bévy, qui fut chevalier de 
Saint - Louis et major du régiment de 
Picardie , infanterie , et n'a point été 
marié ; 

d. Françoise Joly de Bévy , mariée, en 
1749, à Pierre-Marie de Naturel, comte 
de Valetine, dont une fille; 

e. Judith Joly de Bévy, épousa, en 1720, 
Jean - Bernard du Tartre, chevalier, 
seigneur de Sassenay, président à mor- 
tier au parlement de Dijon , dont elle 
eut entr'autres enfants, François- Marie - 
Bernard du Tartre de Sassenay, aussi 
président à mortier, marié, en 1752 , à 
demoiselle Feydeau de Brou, dont pos- 
térité. 

7. Louise Durey , mariée, le 5 février 1709 , à 
Jean- Maurice - Durand de Chalas , -seigneur de 
Matougues, de la Tour du Bost, baron de Chalas, 
président en la chambre des comptes de Dijon , 
dont entr'autres enfants ; 

A. Alexis Durand de Lagny, qui épousa demoi- 
selle Durand d'Auxy, sa cousine, et mourut 
sans postérité ; 

B. Jeanne-Philiberte Durand de Chalas, ma- 



DUREY DE NOINVILLE. 363 

riée, en 173 1 , à Etienne-Pierre Masson 
de Maisonrouge, dont un fils unique, Jean- 
François-Louis Masson de Pressigny , mort 
en 1782. 

IV. Joseph Durey, chevalier^ seigneur de Sauroy , 
du Terrail , de Martigny-le-Comte , Marisy , Montigny , 
et du duché pairie de Damville, baron de Saint-André' 
de Digoine, de la Motte-Saint-Jean, etc. , conseiller 
du roi en tous ses conseils, chevalier, commandeur 
honoraire de l'ordre royal et militaire de Siint-Louis , 
mourut le 7 novembre 1752, et fut inhumé dans l'église 
de la Mercv, lieu de la sépulture de sa famille. Il avait 
épousé Marie-Claire-Josephe d'Estaing du Terrail, morte 
au mois de janvier 1 770, fille aînée de Gaspard d'Estaing, 
marquis du Terrail, comte de Saillans, vicomte de Revel, 
chevalier des ordres du roi , brigadier des armées , et 
de Philiberte de la Tour-Saint-Vidal. C'est en la per- 
sonne de Marie-Claire-Josephe d'Estaing , épouse de 
Joseph Durey de Sauroy, que s'est effectuée la subs- 
titution de la seigneurie et du château du Terrail, dont 
les droits, à la charge de porter le nom et les armes du 
Terrail, ont été transmis à son fils, qui va suivre. De 
ce mariage sont issus : 

!.• Joseph, dont l'article suit; 

2.* Marie-Josephe Durey de Sauroy, mariée, le 
10 juillet 1732, avec Jean-Paul-Timoléon de 
Cossé, duc de Brissac, pair et grand-panetier de 
France, chevalier des ordres du roi, maréchal de 
France et gouverneur de la ville et prévôté de 
Paris. Elle mourut le 18 juin 1756, laissant : 

A. Louis-Joseph-Timoléon de Cossé, comte 
de Brissac, duc de Cossé, en 1756, mort le 
29 août 1759, sans enfants de Gabrielle- 
Félicité Mole, son épouse ; 

B. Louis- Hercule-Timoléon de Cossé, duc de 
Brissac, pair et grand-panetier de «France, 



3Ô4 DUREY DE NOINVILLE. 

chevalier des ordres du roi, maréchal de 
camp, gouverneur de Paris, massacré à Ver- 
sailles, le 9 septembre 1792. Il avait épousé, 
le 28 février 1760, Adélaïde-Diane-Hortense- 
Délie Mancinî de Nevers, dont il a eu : 

a. Jules-Gabnel-Timoleon de Cossé-Bris- 
sac, né le 20 juin 1771, mort le 6 sep- 
tembre 1775 ; 

b. Adélaïde- Pauline -Rosalie de Cossé- 
Brissac, née le 23 janvier 1765, mariée, 
le 28 décembre 1782, à Victurnien- 
Jean-Marie de Rochéchouart, duc de 
Mortemart, père de Casimir-Louis-Vic- 
turnien de Rochéchouart, duc de Mor- 
temart, pair de France, grand d'Es- 
pagne de la première classe, maréchal 
de camp, et capitaine-colonel des gre- 
nadiers de la garde à pied ordinaire du 
corps du roi ; 

C. Pierre -Emmanuel -Joseph -Timoléon de 
Cossé, dit le marquis de Thouarcé, né le 
i5 février 1741, mort le 27 mai 1756. 

V. Joseph Durey de Sauroy, marquis du Terrail , 
maréchal des camps et armées du roi, lieutenant-général 
au gouvernement de Verdun et pays Verdunois, hono- 
raire de l'académie des sciences , arts et belles-lettres de 
Dijon , etc. ; entra enseigne au régiment d'Estaing, in- 
fanterie , (depuis Noailles) , le 18 octobre 1728 ; devint 
lieutenant, le 27 mars 1729, et capitaine, le 22 décem- 
bre suivant; il commanda sa compagnie au siège de 
Kehl, en 1733, et fut pourvu de la charge de lieutenant- 
général du Verdunois, par provisions du 8 avril ; capi- 
taine au régiment Royal, cavalerie, par commission 
du 25 mars 1734; il se trouva à l'attaque des lignes 
d'Etlingen et au siège de Philisbourg, la même année, 



DUREY DE NOINVILLE. 365 

et à l'affaire deClausen, ea 1735; deuxième cornette de 
la deuxième compagnie des mousquetaires, par brevet du 
3 février 1736, avec rang de mestre de camp de cava- 
lerie , par commission du même jour; mestre de camp* 
du régiment de dragons de la reine , par commission 
du 11 juin 1740; il quitta les mousquetaires, et com- 
manda ce régiment en Westphalie , au mois de sep- 
tembre 1741 ; passa, avec l'armée, sur les frontières de 
Bohème, au mois d'août 1742; s'y trouva à plusieurs 
escarmouches, au secours de Braunau, au ravitaillement 
d'Egra ; rentra en France, avec l'armée, au mois de juillet 
1742 , et finit la campagne en haute Alsace. En 1744, 
il servit à la conquête du comté de Nice , au passage 
des Alpes, au siège de Demont, à celui de Coni, et à 
la bataille délia Madona del Ulmo. Il fut déclaré , au 
mois d'octobre , brigadier , dont le brevet lui avait été 
expédié dès le 2 mai. Employé à l'armée d'Italie , par 
lettres du premier avril 1745 , il y servit à différents 
sièges, et se trouva au combat de Refaldo. Il continua 
de servir à cette armée, en 1746; combattit à Plaisance 
et sur le Tidon; servit sur les côtes, en 1747, et fut 
créé maréchal de camp , par brevet du premier janvier 
1748. Il mourut sans laisser de postérité, le 12 juin 1770. 
Il avait épousé, i.°, le 26 mai 1738 , Marie- Rosalie de 
Goesbriant , fille aînée de Louis - Vincent , comte de 
Goesbriant , mestre de camp lieutenant du régiment de 
Condé, brigadier des armées du roi, et de Marie- Rosalie 
de Châtillon; a. , Marie de Crussol Montausier, fille de 
Louis- François - Charles de Crussol-d'Uzès , marquis de 
Montausier, mestre de camp lieutenant du régiment de 
Bourbon , cavalerie , et de Marie- Elisabeth d'Aubusson. 

Seigneurs de Meinières. 

IV. Jean - Baptiste Durey de Vieucourt , seigneur 
de Meinières et de Bourneville , terre située près la 
Ferté-Milon, que le roi érigea pour lui en marquisat , 
16. 24 



366 DUREY DE NOINVILLE. 

par lettres de l'anne'e 1730 , troisième fils de François 
Durey, seigneur de Trochère, et de Jeanne - Madeleine 
Brunet de Chailly; fut reçu président au grand conseil, 
*en 171 tj et honoraire, le 9 décembre [732. Il mourut 
le i5 juillet 1747. Il .avait épousé, le premier mai 170 1 , 
Louise le Gendre, morte le 7 juin 1747, fille de François 
le Gendre, écuyer, et de Marguerite le Roux. De ce 
mariage sont issus : 

i." Jean-Baptiste-François, dont l'article suit ; 

2. Marie-Marguerite Durey de Meinières, mariée, 
le 2 août 1720, à René Hérault, seigneur de 
Fontaines-l'Abbé, de Villeneuve et de Vau- 
cresson, lieutenant-général de police de la ville 
de Paris, en 1725, et conseiller d'état en 1730, 
dont sont issues entr'autres enfants : 

a. Louise-Adélaïde Hérault de Vaucresson, 
née le 21 avril 1726, morte le 9 mars 1754. 
Elle avait épousé le 23 juillet 1738, Claude- 
Henri Feydeau, seigneur de Marville et de 
Dampierre, comte de Gien, lieutenant- 
général de police de la ville de Paris, en 
1740, conseiller d'état en 1747, premier 
président au grand conseil en 1748, directeur 
général des économats, en 1773 ; 

b. Jeanne-Charlotte Hérault de Vaucresson , 
née le 21 avril 1726, morte le 14 avril 1753, 

, épouse, par contrat du 18 juin 1746, de 
Jean-Baptiste-Gabriel, comte de Polastron, 
colonel du régiment de la Couronne, grand- 
sénéchal du comté d'Armagnac. De ce ma- 
riage est née N.... de Polastron, épouse de 
Jules , duc de Polignac , et mère de MM. le 
duc et le comte de Polignac, aujourd'hui 
pairs de France, et de demoiselle Aglaé de 
Polignac, mariée à N.... de Gramont , duc 
de Guiche ; 
3.* Marie-Louise-Adélaïde Durey, mariée, le 21 



DUREY DE NOINVILLE. 367 

lévrier 1726, à Etienne-Claude d'Aligre, sei- 
gneur de la Rivière, de Vieux-Château et de Bois- 
Landry , premier président au parlement de Paris , 
dont sont nés : 

a. Etienne - François d'Aligre, premier pré- 
sident du parlement de Paris , père de 
N...., marquis d'Aligre, aujourd'hui pair 
de France ; 

b. Marie-Madelaine d'Aligre, mariée, en 1748, 
à Charles- Jean - Baptiste des Gallois de la 
Tour , premier président du parlement d'Aix , 
dont est née une fille, mariée à N.... Camus 
de Pontcarré , père de Charles Camus de 
Pontcarré et d'Aglaé Camus de Pontcarré , 
aujourd'hui marquise d'Aligre. 

V. Jean - Baptiste - François Durey de Meinières , 
conseiller au grand conseil, le 9 août 1724, président 
en la seconde chambre des requêtes du palais, le 4 mai 
1 73 1 , épousa le 4 février 1733, Marie-Louise Pouynet 
de la Blinière, morte le 25 février 1741, tille de Louis- 
Jacques Pouynet , seigneur de la Blinière , président 
au grand conseil, et de Marie - Marguerite - Josephe 
Dieuxyvoie. De ce mariage sont issus : 

i.° Antoine-Jean-Baptiste Durey de Meinières , 
marquis de Bourneville, officier au régiment des 
Gardes - Françaises, marié, en 1761, à dame 
Marie- Louise-Françoise Durey de Noinville , 
veuve du marquis de Prulay, sa cousine, dont 
il n'a pas eu d'enfants. Il mourut le premier no- 
vembre 1779 ; 

2. Louise- Adélaïde Durey de Meinières, née le 
14 février 1741, mariée au mois de juin 1758, 
avec Charles-Guillaume de Pechpeirou de Com- 
minges, comte de Guitaut, capitaine des gen- 
darmes d'Artois , grand chambellan du roi de 
Pologne, père de N.... Pechpeirou de Commin- 



368 DUREY DE NO IN VILLE. 

ges, comte de Guitaut , dont la fille e'pousa , 
en 1777, N... Raimond de Montmort, comte du 
Dognon. 

Seigneurs, puis comtes de Noinville. 

IV. Jacques-Bernard Durey de Noinville , chevalier , 
seigneur de Presle, Bierry, Magny, Estrées, le Trem- 
blay, etc. , cinquième fils de Pierre-François Durey , 
seigneur de Trochère, et de Jeanne - Madeleine Brunet 
de Chailly, fut maître des requêtes en 1726, et pre'sident 
au grand-conseil en 173 1. Il épousa, le 26 juillet 1735, 
Marie - Françoise - Pauline de Simiane , fille unique de 
Nicolas-François, comte de Simiane - la - Coste , seigneur 
de Bayard, la Terrasse, etc. , chevalier de St.-Louis, 
maréchal des camps et armées du roi , chevalier d'hon- 
neur de S. A. R. Madame , duchesse - douairière d'Or- 
léans, et de demoiselle Susanne Guihou son épouse. De 
ce mariage sont nés : 

i.° Alphonse- Louis- Bernard, qui continue la lignée; 

2. Marie-Louise- Françoise Durey de Noinville , 
mariée, i.°, le 1" février 1755, à François-Phi- 
libert de Bonvoust, marquis de Prulay, capitaine 
au régiment des dragons de Marbeuf, mort le i er 
janvier 1756; 2. , le i3 décembre 1761, à Antoine- 
Jean-Baptiste Durey, marquis de Bourneville, fils 
de Jean-Baptiste-François Durey de Meinières, sei- 
gneur de Bourneville , que le roi avait érigé pour 
lui en marquisat , et de Marie-Louise Pouynet 
de la Blinière (Voyez plus haut), mort le i er no- 
vembre 1779 , et dont elle n'a point eu d'enfants. 
De son premier mariage est née Marie - Anne- 
Elizabeth-Joséphine de Bonvoust, fille unique, 
mariée, le 14 juin 1778, à Joseph, marquis de 
la Rochelambert, fils de Henry-Gibert, marquis 
de la Rochelambert - Montfort et de Louise- 
Marthe - Catherine d'Anteroche, dont est née, 
entr'autres enfants, Auguste, comte de la Roche- 



DUREY DE NOIN VILLE. 369 

lambert, aujourd'hui capitaine et chevalier de 
St. -Louis, marié, en 181 1, à Henriette- Lau- 
rence-Gabrielle-Marie de la Rochelambert, sa 
cousine, fils de Gabriel-René-François , comte 
de la Rochelambert-Thévalles, et de Charlotte. 
Marie de Dreux-Brézé, dont postérité. 

V. Alphonse-Louis-Bernard Durey, comte de Noin- 
ville, né' le 25 mars 1738, entré au service aux mous- 
quetaires noirs , fit toute la guerre de sept ans, tant 
comme cornette au régiment des dragons de Caraman, 
que comme capitaine au régiment de Bourgogne, ca- 
valerie, pourvu de la charge de lieutenant-général du 
Verdunois, fut fait lieutenant-colonel du 5 e régiment de 
chevau-fégers, colonel du 6 e régiment de chevau-légers, 
devenu la Marche, cavalerie; émigré en 1791; ser- 
vit à l'armée de S. A. S. monseigneur le prince de 
Condé, comme commandant la compagnie de cava- 
lerie noble de Condé et de Bourbon, et se trouva au 
passage des lignes Aïe Weissembourg, le i3 octobre 
1793, aux combajts de Berstheim, les 2, 8 et 9 dé- 
cembre, ainsi qu'à toutes les affaires de cette cam- 
pagne ; commanda ensuite, avec distinction, un régi- 
ment de chasseurs à cheval de son nom ; prit, en cette 
qualité, une part active aux combats d'Offembourg , 
d'Oberkamlach, de Biberack, etc. , en 1796 ; au retour 
du roi en France, en 1814, fut créé lieutenant-général et 
commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
et décéda à Paris, le 20 mai 1818; il avait épousé, le 
14 février 1773, Marie-Françoise-Renée de Tabary ; 
fille de Paul René de Tabary, écuyer , et de demoi- 
selle Marie-Gilette Mahé de la Bourdonnaye. Il fit 
ériger en comté, sous le nom de Comté de Noin- 
ville, les terres de Melimé , Montgon et Neuville 
situées en Champagne, par lettres-patentes du roi 
Louis XVI, enregistrées au parlement de Paris, en 
janvier 1785. De son mariage il laissa les enfants qui 
suivent : 



370 SALIVES. 

i .° Alphonse-Paul-François , dont-1'article viendra ; 

2. Hercule-Louis-Marie Durey, comte de Noin- 
ville, né le 25 mars 1775, qui fut officier de 
la marine royale, et qui, ayant passé au ser- 
vice d'Espagne en 1793, fut tué au combat du 
cap St. -Vincent, le ^février 1797 ; 

3.° Âmbroisine-Jeanne- Pauline Durey de Noinville, 
non mariée ; * 

4. Anne-Perrine-Joséphine Durey de Noinville , 
non mariée ; 

5.° Louis-Bernard-Joseph Durey , comte de Noin- 
ville, aujourd'hui lieutenant-colonel au corps 
royal d'état-major, et chevalier de St. -Louis, et 
de Tordre noble de Hohenlohe, a épousé, le 12 
octobre 18 14, Éléonore-Thérèse le Cornu de 
Balivière, fille de N. le Cornu , marquis de Bali- 
vière, lieutenant-général des armées du roi, et 
grand-croix de .l'ordre royal et militaire de 
St.-Louis ; il a de ce mariage deux filles ; 

6.° Caroline-Marie-Elisabeth Durey de Noinville, 
non mariée. 

VI. Alphonse- Paul- François Durey, comte de 
Noinville, né le 28 novembre 1773, aujourd'hui lieu- 
tenant-colonel, major du 6 e régiment d'infanterie 
de la garde royale, chevalier de l'ordre royal et mi- 
litaire de St.-Louis, avait été substitué dans l'ancien pa- 
trimoine de l'illustre maison du Terrail, échu à la 
famille de Noinville, par les alliances qui ont été men- 
tionnées plus haut : 

Armes : écartelé : aux 1 et 4 , de sable, au rocher 
d'argent, qui est de Durey; aux 2 et 3, d'azur, à 
trois gerbes d'or, qui est du Blé. 






SALIVES, en Franche-Comté. C'est à tort que dans 
la première série du Dictionnaire véridique des origines 



DE SÉGUR-RAUZAN. 371 

des maisons nobles de France, on a confondu cette 
famille , avec celle de Marquis , dit Salivet , puis de 
Fouchécourt ; et c'est ainsi qu'il faut rétablir ledit article. 

Antoine de Salives , conseiller au parlement de Dole , 
en i5oo, donna l'origine noble à sa famille. Sa branche 
seteignit dans la maison de Vaudrey. 

Adrien de Salives, frère du précédent, continua la 
lignée; il fut conseiller au parlement de Dole , en i5o8> 
et donna également à sa branche l'origine de la noblesse. 
Cette branche s est éteinte dans l'émigration. Des membres 
de cette famille ont été reçus à Saint-Georges et à Malte. 
Voyez l'article Marquis , mentionné plus haut. 

Titre : celui de Marquis, c'est ce titre même qui 
a fait confondre cet article avec le nom patronymique de 
Marquis, qui appartient à la famille Salivet, et à celle 
de Fouchécourt. 

Armes: paie d'argent et de gueules; au chef d'azur, 
chargé de trois coquilles d'or. 



DE SÉGUR - RAUZAN, maison d'ancienne cheva- 
lerie, qui tient un rang distingué parmi les plus consi- 
dérables de l'ancienne Aquitaine , tant par l'antiquité 
de son origine, remontée à plus de six siècles, que par 
ses emplois et ses illustrations. 

Le nom de Ségur est connu depuis le neuvième siècle. 
Dans une charte tirée du cabinet de M. Guibert (1), on 
lit qu'en l'année 888, les nobles du Limosin fortifièrent 
le château de Ségur contre les infidèles (2). 

Les vicomtes de Limoges de la première race, étaient, 
suivant Baluze, dom Clément et autres, une branche 



Manuscrits de Gaignieres, à la Bibliothèque du Roi, 
portefeuille 186, paru 3, pag. 180. 

Les Normands, ainsi qualifiés dans ces tems reculés. 



372 DE SÉGUR-RAUZAN. 

des anciens vicomtes de Ségur, et faisaient autrefois 
leur résidence au château de Ségur, situé en Limosin , 
sur les confins du Périgord. Ce château, sans doute, lui 
venait d'Aimar, vicomte de Ségur et de Mélisende ou 
Milesinde, sa femme, dont Gui I er , vicomte de Li- 
moges , avait épousé la fille unique , Emme ou Anne , 
comme on l'apprend par une charte de l'abbaye d'Uzer- 
che, datée du mois d'avril 1001. 

Outre les vicomtes de Limoges, dont la lignée 
s'éteignit avant le milieu du douzième siècle, dans la 
maison de Comborn , il existait , dès les douzième et 
treizième siècles, dans le Limosin, le Rouergue , et 
même la Guienne, plusieurs familles portant le nom de 
Ségur, dont l'existence est constatée par des chartes des 
abbayes d'Uzerche, de Dalon, de la Sauve-Majeure, etc. 
On compte parmi ces familles: r.° celle qui se fondit 
en 1281 , dans la maison de Perusse-d'Escars; 2. une 
autre qui avait ses propriétés aux environs de Pompa- 
dour, et s'éteignit vers la fin du siècle précédent, dans 
la maison deBrusac;3.° une troisième avait formé des 
établissements dans le pays de Rouergue dès le dou- 
zième siècle ; et la quatrième était établie dans la 
châtellenie de Rauzan, en Bazadois, avant la fin du 
même siècle. C'est cette maison qui fait le sujet de 
cet article. Elle est connue depuis Grimoard de Ségur, 
qui vivait vers l'an ïo8o, avec Claugardis, sa femme; 
et la filiation est suivie depuis Guillaume de Ségur , 
I er du nom, l'un des seigneurs de Guienne , vassaux 
d'Henri III, roi d'Angleterre, duc de Guienne, qui 
furent mandés, par ce prince, en 1342, pour se trouver 
à l'armée qu'il envoya en Saintonge. 

Elle a formé un grand nombre de branches, entr'au- 
tres : 1 .° les captais de Puychagut, baron de Seiches et 
de Pardaillan, soudans de Preissac, en Bordelais, de 
Théobon, etc. etc. éteints. {Voye\ Mezerai , et la tra- 
duction du titre latin qui est à la fin de cet article) ; 
2. les seigneurs de Montazeau, la Roquette, Saintc- 
Aulaye , Montagne, subsistants; 3.° les seigneurs de 






DE SÉGUR-RAUZAN. 373 

Ponchat - Fouguerolles , marquis de Ségur, barons de 
Romainville, subsistants ; 4. les seigneurs de la Molière , 
Je Pitray , Montbrun , de Montvert , de Parsac , de 
Minzac, de Bouzely, connus sous les noms de marquis 
et vicomtes de Ségur, existants; 5.° les seigneurs puis 
vicomtes de Cabanac, existants; 6.° les seigneurs de 
Grand-Peuch , éteints en mâles; 7. et les seigneurs de 
Leschères, en Champagne , • subsistants ; 8.° les sei- 
gneurs de Boirac, Mouchac, Coutars, Gaillac, existants. 

Services : Cette maison a donné des chevaliers , des 
officiers dans les compagnies d'ordonnances; des gen- 
tilshommes servants et ordinaires des rois Henri II , 
Charles IX et Henri III; un sénéchal d'Albret ; un sur- 
intendant de la maison du roi Henri IV , avant qu'il 
fût parvenu à la couronne de France, et en même 
tems son ambassadeur en Angleterre, en Ecosse et en 
Danemarck, et vers divers princes d'Allemagne, enfin 
elle a donné, dans des tems plus modernes, un ma- 
réchal de France, ministre de la guerre, un ambassa- 
deur en Russie, des commandeurs de Tordre du Saint- 
Esprit; des lieutenants-généraux et des maréchaux de 
camps des armées du roi, des gouverneurs de provinces 
et de places de guerre, et un grand nombre d'officiers 
supérieurs. 

Malte : Cette maison a donné deux chevaliers à cet 
ordre. 

Prélature: Jean-Charles de Ségur, évêque de Saint- 
Papoul, en 1724, jusqu'en 1735, mourut le 28 sep- 
tembre 1748, treize ans après sa démission. 

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules, au lion d'or ; aux 2 
et 3, d'argent plein. Couronne de marquis, supports : deux 
lions. 

La branche des marquis de Ségur, seigneurs de Bou- 
zely s'est rendue remarquable par son attachement à 
la religion protestante , qu'elle n'a cessé , malgré les 



3 74 DE SÉGUR-RAUZAN. 

persécutions, de professer avec une sorte d'héroïsme. 
Les divers sujets de cette branche faisaient insérer dans 
leurs contrats de mariage , pour clause expresse , que 
leur union conjugale serait célébre'e en l'église de Dieu 
Réformée. Le contrat de Pierre de Ségur , du 4 avril 
i68r , est surtout remarquable; car, à cette époque , 
où il épousa Anne de Gervain du Viguier et de Roque- 
piquet, la persécution -contre les protestants était dans 
sa plus grande vigueur. N.... de Ségur, baron de Par- 
daillan, attaché au roi Henri IV, et le compagnon de 
son enfance, fut assassiné entre les bras de ce prince, à 
la Saint - B rthélemi, tellement que son sang rejaillit 
sur les vêtements de ce prince. {Voye\, le président de 
Thou.) Simon de Ségur, fils de Pierre, eut pour fils 
aîné,, Etienne, marquis de Ségur-Bouzely, qui entra 
au régiment de Médoc, en 1746, fit la guerre en Alle- 
magne , en Corse , le siège de Mahon , en Amérique , 
et mourut avec le grade de maréchal de camp, n'ayant 
point voulu accepter la croix de Saint-Louis, à cause du 
serment. Son frère, Simon- Isaac de Ségur, entra au 
service en qualité de simple dragon, au régiment de 
Belsunce. Il fit avec distinction les guerres d'Allemagne 
et de Corse, tant en qualité d'aide-de-camp de son 
parent, le marquis de Ségur, depuis maréchal de France, 
qu'en celle de capitaine des dragons de Soubise. Blessé 
très-grièvement, l'armée le vit aller à l'ennemi pendant 
cinq jours de suite, malgré une blessure qui nécessitait 
l'amputation d'une jambe. Il se retira du service actif 
avec le commandement du bataillon de garnison du 
Perche; et il refusa, par les mêmes motifs que son frère, 
la décoration de Saint-Louis. Le troisième des fils de 
Simon , Raimond de Ségur de Montvert, surnommé 
le Beau Ségur , fut assassiné à l'affaire du Pont - du- 
Golo, à l'âge de vingt-six ans, par un officier corse, à 
qui il avait trop généreusement sauvé la vie. Son rare 
courage l'avait déjà élevé au grade de capitaine dans les 
volontaires de Soubise. Il fut vivement regretté de toute 



DE SÉGUR-RAUZAN. 3y5 

l'armée , et avait refuse la croix de Saint - Louis sur 
le champ de bataille. Henri-Philippe, marquis de Ségur - 
Bou\ely , fils d'Isaac de Ségur , est aujourd'hui colonel 
d'état-major. Il a été crée chevalier de la Légion-d'hon- 
neur en 1807, du Mérite de Bavière en 1809, de l'ordre 
royal des Deux-Siciles , la même année ; et du Mérite 
militaire de France en 18 14. Lorsqu'il sollicita cette 
dernière récompense , le ministre de la guerre lui fit 
observer que cet ordre avait été créé pour les officiers 
suisses ou allemands au service de France, et en consé- 
quence qu'il allait le porter sur la liste de présentation 
au roi pour l'ordre de Saint-Louis. Le marquis de Ségur 
répondit qu'en qualité de protestant , il ne voulait ni 
ne pouvait recevoir cette décoration, et qu'il sollicitait , 
tant en son nom que pour ses co - religionnaires , que 
l'ordre du Mérite militaire fût accordé en récompense 
des vertus courageuses que montreraient les réformés : 
sa demande reçut une réponse positive , le 1 1 octobre 
18 14; et c'est à sa sollicitation que désormais les braves 
officiers qui ne professent point la religion catholique , 
auront l'obligation de pouvoir porter la récompense de 
leur courage. M. le marquis de Ségur a eu l'honneur de 
recevoir de S. M. le roi de Bavière, la lettre suivante , 
à l'occasion de sa nomination à l'ordre du Mérite mili- 
taire de Bavière : 

« Monsieur de Ségur , j'apprends par votre lettre du 
» 10 août, que vous avez reçu la décoration de mon 
r> ordre militaire. Les titres que vos qualités vous 
» donnent à cette marque de distinction , sont trop 
» bien fondés , et je suis enchanté d'avoir pu rendre 
» justice à votre mérite , et faire quelque chose qui 
» vous soit agréable. Sur ce , je prie Dieu qu'il vous 
» ait, Monsieur de Ségur, en sa sainte et digne garde. » 

Nymphenbourg, le 12 septembre 1809. 

Signé, Maximilien-Joseph. 

Nous transmettons ici une pièce authentique qui con- 



3 7 6 DE SÉGUR-RAUZAN. 

cerne encore cette branche , et qui appartient à l'his- 
toire du règne de Henri IV. Ce titre est en latin et nous 
en avons fait la traduction. 

Henri , par la grâce de Dieu , roi de Navarre , 
prince de Béarn , duc de Vendôme , de Beaumont , 
d'Albret , etc. , comte de Foix , d'Armagnac , de Rouer- 
gue , de Bigorre , de Périgord , de Marie , etc. ; vi- 
comte de Limosin, de Marsan, de Lautrec, etc. 

A tous ceux qui ces présentes verront et enten- 
dront, salut, 

Depuis plusieurs années il nous a été assez et trop 
démontré, par les machinations , artifices et manœuvres 
clandestines du pape, du roi d'Espagne, et de tous 
ceux qui obéissent aveuglément à leurs volontés , qu'ils 
n'ont d'autre but que d'éteindre , par tous les moyens 
possibles , la religion réformée , et de priver notre 
siècle des lumières qu'elle commence à répandre avec 
l'aide de Dieu, au prix des sueurs et du sang de tant 
de grands hommes. Il nous a été démontré qu'ils ne 
songaient qu'à renverser et perdre tous les princes 
et républiques qui s'efforcent de défend re et protéger 
cette même religion, et qu'ils ne croiraient leurs ten- 
tatives couronnées de succès, que lorsque le pape aurait 
rétabli son ancienne tyrannie , et l'Espagnol consommé 
le dessein qu'il médite de dominer et d'asservir le monde. 
Nous ne leur avons vu épargner pour cela ni soins, 
ni dépenses ; ils ont , ce qu'on rie saurait trop dé- 
plorer , profité de nos dissensions et de nos discordes , 
qu'il eût fallu du moins apaiser ou assoupir , afin 
que Dieu , daignant accorder quelque repos à la ré- 
publique et à l'église chrétienne , il fût possible de 
travailler à la paix commune des églises , à la conci- 
liation absolue des dogmes , à la tranquillité de toutes 
les âmes , de toutes les consciences , et que la voix 
de la sainte et légitime raison eût droit de se faire 
entendre. 



DE SÉGUR-RAUZAN. 3 77 

Nous avons donc cru de notre devoir, pour la 
plus grande gloire de Dieu et le salut de l'église , 
tant au dedans qu'au dehors, de nous adresser à tous 
les rois, princes, ordres et états qui, avec Taide 
de Dieu, professent la religion réformée, et de les 
engager à méditer en commun sur les moyens de 
terminer entre nous toutes les controverses religieuses. 
Nous désirons du moins qn'en écartant toutes les dis- 
cussions et disputes, et en affermissant entre tous ceux 
qui reconnaissent l'évangile, une concorde fraternelle 
et vraiment évangélique, on apporte à tant de maux 
quelque relâche, afin que, pendant cette paix rendue à 
tous les membres de l'église, on puisse tenir, dans les 
formes légales, un synode universel, où, par la parole 
de Dieu et l'intervention de son divin esprit, on met- 
tra un terme à toutes les controverses. Nous ne pouvions 
remplir nous-même une si noble tâche. Les obstacles 
sans cesse renaissants, suscités ou plutôt suggérés par 
les ennemis de l'église, nous en ont détourné et empê- 
ché pendant vingt ans. Enfin, en Tan de grâce mil 
cinq cent quatre-vingt-trois, nous avons envoyé vers 
tous lesdits princes, nommément vers la sérénissime 
reine d'Angleterre Elisabeth, vers les sérénissimes rois 
de Danemarck, d'Ecosse, de Suède, etc. , vers les hauts 
et puissants électeurs et princes du saint Empire romain 
et les différents ordres , villes et républiques qui le cons- 
tituent, et en outre vers les états de la confédération 
helvétique et de la Basse-Allemagne, notre amé féal et 
illustre le sieur Jacques de Ségur de Pardaillan, à 
l'effet de leur représenter les périls imminents de l'église 
chrétienne, d'exciter leur piété, et d'éveiller leur pru- 
dence en leur démontrant la nécessité delà concorde 
entre tous ses membres, et de les convaincre qu'il faut 
enfin, en renonçant à toutes divisions, engager, dans 
une alliance indissoluble , ceux que Dieu a attachés par 
des nœuds encore plus saints , et qui devraient s'unir 
étroitement contre les mêmes ennemis et les mêmes 
périls. 



378 UE SÉGUR-RAUZAN. 

Ledit sieur de Ségur, revenu près de nous, après 
avoir employé dix-huit mois à cette mission, nous a fait 
connaître combien ont été agréables nos paroles auxdites 
majestés, altesses et excellences ; en un mot, aux rois, 
électeurs, princes, ordres et états, et à tous ceux qu'il 
est allé trouver en notre nom. Il nous a fait connaître 
leurs bonnes dispositions à ramener la paix dans l'église, 
et l'ardeur de leur zèle à protéger et défendre cette 
même église contre les prestiges et attaques de tous les en- 
nemis; nous espérions donc voir, sous peu de tems, nos 
projets s'accomplir, à l'aide de si grands et de si géné- 
reux auxiliaires. 

Mais tandis qUe nous nous livrions à la consolation 
et à la joie que nous inspirait cette attente, à peine 
notre ambassadeur, le sieur de Ségur, était-il de retour 
auprès de notre personne, qu'il vient d'éclater, dans le 
royaume de France, une exécrable conjuration, ayant à 
sa tête le cardinal de Bourbon, notre oncle, le duc de 
Guise et la maison de Lorraine, suscitée par le pape, 
et fomentée par le roi d'Espagne. Cette ligue avoue hau- 
tement le projet de faire recevoir, dans toute la France, 
le concile de Trente, d'en bannir la religion réformée, 
et d'exiger de tous, et chacun des princes, et princi- 
paux membres de l'état, leur soumission à ce même 
concile. Elle veut, de plus, nous condamner nous- 
même , sous prétexte d'hérésie, nous proscrire et nous 
faire déclarer indigne de succéder à la couronne, en 
désignant violemment, pour héritier présomptif, le car- 
dinal de Bourbon, notre oncle, frère puîné de feu 
Antoine, roi de Navarre, notre affectionné père ; entre- 
prise que Dersonne n'ignore être contraire à toutes les 
lois de TétaW. Mais évidemment le but de cette conjura- 
tion n'est autre que de rétablir, par degrés, sur le 
monde entier, la tyrannie pontificale , telle qu'elle exis- 
tait avant la manifestation de l'évangile, tandis que l'Es- 
pagnol, sous prétexte de venger l'église , destituera et 
substituera à son gré, et se frayera ainsi le chemin vers 
la monarchie qu'il convoite. 



DE SÉGUR-RAUZAN. 3 79 

A ces causes, et voulant repousser de toutes nos forces 
de si grands périls, nous n'avons pas cru pouvoir faire 
un meilleur choix, pour ambassadeur, que dudit Jacques 
de Ségur de Pardaillan. Nous l'envoyons, en consé- 
quence, de nouveau, vers lesdites majestés, altesses et 
excellences, rois, électeurs, princes, ordres et états, 
nommément vers la sérénissime Elisabeth, reine d'An- 
gleterre, vers les sére'nissimes Frédéric, roi de Dane- 
marck; Jean, roi de Suède; Jacques, roi d'Ecosse, 
vers les électeurs et princes du saint Empire romain , 
les différents ordres du même empire, les états et ordres 
de la confédération helvétique et de la Basse - Allemagne, 
et enfin vers tous ceux qu'il jugera à propos de s'adresser 
en notrs nom et pour notre cause. 

Mandons audit sieur de Ségur de Pardaillan , en 
vertu des présentes, et par tous les moyens possibles , 
d'engager lesdites majestés , altessses et excellences , tous 
lesdits rois, électeurs, princes, comtes et états, à opé- 
rer la concorde et l'union de toutes les églises, et de ne 
rien négliger pour établir une alliance universelle entre 
tous les princes et états qui sont opprimés par le pape , 
et qui se montrent les soutiens de la religion réformée. 
Et pour détourner les maux qui déjà nous ont atteints et 
par suite menacent , d'une manière imminente , l'é- 
glise entière, il négociera en notre nom , avec lesdites 
majestés, altesses et excellences, et stipulera pour qu'elles 
nous fournissent l'argent, les soldats , les vaisseaux , les 
canons, les munitions, et tous les autres objets utiles et 
nécessaires pour faire la guerre, tant sur terre que sur 
mer, et défendre avec vigueur la cause commune. Il les 
invitera aussi à permettre à leurs barons, colonels, ca- 
pitaines et tous autres sujets, de se joindre à nous, avec 
leurs troupes à pied et à cheval , de terre et de mer , 
selon que l'avisera ledit sieur de Ségur de Pardaillan. 
Nous lui concédons et donnons tout pouvoir et faculté 
de traiter et transiger avec qui de droit, de telle manière 
et sous telles clauses et conditions qu'il jugera conve- 



38o DE SÉGUR-RAUZAN. 

nables. Nous lui donnons la faculté de disposer , avec 
pleine et entière discrétion, en tout ou en partie, de 
tous les fonds que nous lui avons déjà remis, ou que 
nous lui transmettrons par la suite. Ainsi, que de capi- 
taux, qu'en vertu des présentes, il pourra recevoir des- 
dits rois , électeurs , princes et états , et en outre de 
l'argent qu'il pourra obtenir en notre nom , par em- 
prunts ou autrement, en vertu des • présentes , de tous 
gentilshommes , bourgeois , marchands et individus 
quelconques; promettant d'avoir pour agréables, et de 
ratifier dès ce moment, en vertu des présentes, tout ce 
qu'il aura stipulé, contracté, promis à qui que ce puisse 
être, et engageant notre foi royale pour la pleine et 
entière exécution des traités. 

Enfin, nous voulons que dans ces négociations et 
dans tout ce qui en dépendra, notre dit ambassadeur 
ne puisse ni plus ni moins agir et contracter que nous 
n'agirions et ne contracterions nous-mêmes si nous 
étions présents. Quoi qui puisse arriver des cas qui exigent 
un mandat particulier, nous entendons qu'ils soient re- 
gardés comme compris dans ce mandat universel et dans 
ce pouvoir spécial ; à cet effet, nous lui octroyons libre 
faculté de contracter pour nous avec qui de droit, de sous- 
crire tous pactes et traités, de stipuler en notre nom toutes 
conditions qu'il jugera de notre intérêt et de l'intérêt 
public, d'obliger et engager notre foi ainsi que nos biens 
ensemble ou séparément, présents ou à venir, à l'exécu- 
tion de toutes les clauses qu'il aura consenties, et de 
chacune d'elles, non seulement en ce qui concerne ladite 
alliance envers les confédérés, et chacun d'eux, mais 
encore en ce qui concerne tous ceux avec qui il aura 
agi, négocié et stipulé, en notre nom et pour notre 
cause, en vertu des présentes, savoir : les barons, gen- 
tils-hommes , colonels, capitaines, soldats, bourgeois, 
marchands, et tous autres généralement quelconques. 

Nous lui avons donné, en un mot, et nous lui don- 
nons, pleins pouvoirs et autorité, et le mandat le plus 



DK SKi.lK-RU /AN. 38, 

étendu , à 1 etlet d'agir , négocier et traiter comme ci- 
dessus; et lout ce qu'il aura fait, transigé, stipulé en 
vertu des présentes , nous le tenons , dès ce moment , 
comme nous le tiendrons alors, pour valide', approuvé , 
ratifié, et nous y engageons notre parole royale. 

En foi de quoi , et pour l'authenticité des présentes , 
nous les avons signées de notre propre main, et y avons 
fait apposer notre sceau. 

Donné à Bergerac, le dixième jour du mois de mai . 
l'an de grâce mil cinq cent quatre-vingt-cinq. 

Signe, HENRI. 
Pbr !c roi de Navarc, 

Signé, A. Gharmet. 



ÉTAT DES DIVERSES BRANCHES DE LA MAHOM 
DE SÉGUR. 

Branches de S égur- Montaigne . 

Le chevalier de S*gur - M >ntaigne , maréchal des 
camps et armées du roi, oncle des suivants : 

Le comte Amédée de Ségur - Montaigne , secrétaire 
d'ambassade à Stuttgard. 

Le vicomte de Ségur-Montaigne ; frère du précédent . 
capitaine d'infanterie. 

Branche de Ségur-Monta\eau. 

Le vicomte de Sëgur-Montazeau , ancien orricier supé- 
rieur, chevalier des ordres royaux de Saint-Louis et de 
la Légion-d'honneur. 

Branche de Ségur- Ponchat-d TAguetseau. 

Le comte de Ségur-d'Aguesseau, maréchal des camps 



382 DE SKGUR-RAUZAN. 

et armées du roi, ancien ambassadeur en Russie, nommé 
pair de France, en 1814 , et ancien grand-maître des 
cérémonies de France; il est membre de l'institut. Il a 
épousé mademoiselle d'Aguesseau , petite - fille du chan- 
celier de France. De ce mariage sont issus : 

1 .° Le comte Octave de Ségur-d'Aguesseau , offi- 
cier supérieur dans l'état - major - général de la 
garde royale. Il a épousé une demoiselle d'Agues- 
seau, sa cousine, de laquelle il a eu trois fils, 
dont l'aîné a épousé mademoiselle de Rostopchin, 
fille du comte de Rostopchin , gouverneur de 
Moscow ; 

2. Le comte Philippe de Ségur-d'Aguesseau, 
maréchal des camps et armées du roi, marié à 
mademoiselle de Luçay, dont il a plusieurs enfants. 

Branche de Ségur-Bou\ely. 

Le vicomte Mathieu de Ségur, fils d'isaac , chevalier 
de Ségur , et de demoiselle Jeanne Eymeric de Pouzy. 
Il est ancien officier supérieur des gardes du roi, chevalier 
du Mérite-Militaire et de la Légion-d'honneur , marié à 
mademoiselle de Fontrose , de laquelle il a eu trois 
garçons. 

Le marquis Henri-Philippe de Ségur, frère du pré- 
cédent, colonel d'état-major, qui a perdu un bras à la 
bataille de Heilsberg , en 1807, chevalier du Mérite- 
Militaire de France et de la Légion-d'honneur , et du 
Mérite-Militaire de Bavière, de l'ordre royal des Deux- 
Siciles, marié à mademoiselle Savariau de Nantes. 

Branche de Ségur-Pitray. 

Le comte de Ségur, fils d'un ancien officie/ au régi- 
ment du roi, cavalerie. 

Le vicomte de Ségur , oncle du précédent , ancien 
capitaine de cavalerie. 



BLONDE!.. 383 

Branche de Ségur- Leschère . 

Le comte de Ségur, capitaine de cavalerie, etc. 

Le vicomte de Ségur, capitaine de cavalerie. 

Le chevalier de Ségur, officier au service d'Autriche ; 
où il s'est établi, avec permission du roi. 

Branche de Ségur-Cabanac. 
Le vicomte Henri de Ségur de Cabanac. 

Branche de Ségur-Boirac. 
Lecomtede Sê^ur-Boirac. 

Nous fournirons avec tous ses détails, dans un volume 
suivant, la généalogie historique de cette illustre 
maison. 



BLONDEL. Il est certain que la maison de Blondel 
vient d'un puîné de l'ancienne maison de Gonnelieu. 
Le titre des tournois d'Anchin, de Tan 1096, fait men- 
tion de Guillaume Blondel, qualifié neveu de Watier 
de Gonnelieu, jadis Guignelieu. Depuis on trouve un 
autre Guillaume Blondel, chevalier, qui du consente- 
ment de Jacqueline de Marque, sa femme, donne à 
l'abbaye de Saint-Aubert, sept mercaudées de terres 
situées au sacquemont d'Iwy. Cette donation se fit 
l'an 11 70, en présence de Watier de Marque, chevalier , 
son beau-frère, de Renier de Thians, d'Ivan, son frère, 
de Gilles de Bermerain, de Jean de Bevilers, d'Arnould 
d'Escaillon, d'Amauri Sohier, autrement de le Heries, 
de Bauduin de Pomereul {de Pomerio), de Watier de 
Lesdain, de Hugues l'Enfant de Crèvecœur, chevaliers, etc. 



384 BLONDKL. 

Guillaume fut père de Jean Blondel, qualifié chevalier 
et sieur d'Erpy et de Castegnières, en partie , dans une 
charte du Verger de l'an 121 5. Il fut conjoint avec Alix 
de Varennes, de laquelle il eut trois fils et quatre filles, 
mentionnés en ladite charte, savoir : Jean ; Guillaume, 
marié avec Alix de Buissy; Simon, marié à Jacqueline, 
de Gourcelles ; Antoinette ; Agnès ; Ide et Marie Blondel, 
religieuse au Verger; de cette maison est, dans des 
tems plus modernes , Jean Blondel , qui suit. 

I. Jean Blondel, I er du nom, qualifié écuyer et sieur 
d'Erpy, épousa i.° Agnès de Fournes et 2.* Alix de 
Preud'homme, il laissa un fils qui suit : 

II. Simon Blondel, écuyer, qui épousa Béatrix de 
la Fosse, d'une ancienne et illustre maison, il en eut, 
entr'autres enfans : 

III. Jean Blondel, deuxième du nom, chevalier, 
sieur d'Erpy, du Fay, etc. ; il se rendit recommandable 
par ses prouesses militaires, tant sous les étendards du 
duc de Bourgogne que du roi de France. Il fut détenu 
prisonnier en Angleterre, l'an 142 1, selon Monstrelet, 
avec Jean de Beaurevoir, de Hemon de Bombergue et 
autres. Il se déclara partisan du roi de France, l'an 1423, 
avec les sieurs de Saint-Simon, Jean de Mailly, Renaud 
de Longueval, le sieur de Maucourt, etc. Il emporta le 
château de Malmaison en Cambresis, du domaine de 
Tévêque, et en chassa le gouverneur, nommé Watier 
de Bâillon, selon ledit Monstrelet et Gelic. L'évêque 
s'étant plaint hautement de cette usurpation, et n'en 
ayant pu tirer que bien peu de satisfaction, fut conseillé 
de s'accommoder avec ledit Blondel, de lui compter 
quatre mille écus, de condescendre à ses autres préten- 
tions et s'obligea de solliciter sa réconciliation auprè s 
des ducs de Bourgogne et de Betfort,dont il avait aban- 
donné le service. Gelic dit que peu de tems après on 
démolit ce château, qui était un des mieux bâtis et des 



BLOND EL. 385 

plus forts de toutes les frontières. Blondel ayant ainsi 
racheté' la paix à la pointe de son épée et par le bruit de 
ses armes, vint reprendre sa demeure à Cambray, où il 
épousa Marie de Marevillc. Il se remaria en secondes 
noces avec Catherine, fille de Hugues, sire de Lambres, 
dame héréditaire de Mancicourt en Ostrevant ; il eut du 
premier lit, savoir : 
i.° Simon; 
2.° Marguerite , femme de Jacques Hellin , dit 

Lefèvre ; 
.\° Et Marie Blondel, épouse de Simon de Lader- 
rière ; 

Du second lit : 

4^ Jean Blondel, qui suit ; 

5.° Natalie Blondel, femme de Jacques de Gi- 

vency, écuyer; 
6.* Marie Blondel, épouse de Jacques Douchet . 

dit Clabaut, etc. 
7. Jeanne Blondel, épouse i.° de Jean de Belleval; 

2. de Jean d'Attichy ; 
8.° Catherine Blondel , femme d'André de Harlc- 

bèque, écuyer. 

IV. Jean Blondel, III e du nom, fut surnomme 
Tristran ou Tristan, comme son père, à cause qu'il 
avait apporté beaucoup de tristesse au peuple par se* 
ravages et concussions, et qu'à la fin, pour le satisfaire, 
on avait été obligé d'établir un rigoureux impôt, qui 
attrista tout le Cambresis. Il porta la qualité de sire de 
Mancicourt. On lui donne pour femme, Marie de Rou- 
vroy, dite de Saint-Simon, qui lui donna cinq fils 
et deux filles, savoir : 

i.° Antoine Blondel, qui épousa Hélène de'Vignon, 
qui le fit père de Baudoin Blondel, marié avec 
Claudine de Maignac, fille de Maurice, maître 
(1 hôtel du duc de Nemours et de Jeanne le Car- 



386 BLONDEL. 

lier; de ce mariage vint Jean Blondel, vicomte 
de Vadencourt de Bayenpont- lès -Guise, qui de 
sa femme Jeanne d'Espinoy , fille d'Antoine , 
sieur de Harcourt, eut Antoine Blondel, vi- 
comte de Vadencourt, conseiller au parlement 
de Paris ; 

2. Jean Blondel, qui va suivre ; 

3° Jacques Blondel, s'est signale dans la car- 
rière militaire, tant en France qu'en Italie et 
dans les Pays-Bas. Il épousa à Cambrai la fille 
de Jean Louchart , un des vingt-quatre francs- 
fieffés de l'archevêché. Il fut enterré à Saint- 
Aubert, auprès de son frère, qui suit ; 

4. Jean-Baptiste Blondel , décéda chanoine de 
Saint- Aubert; 

5.° Guillaume Blondel, fut échevin de Cambray ; 

6.° Roberte Blondel, épousa Mathieu Cuillieu , 
écuyer, panetier du duc de Bourbonnais, etc. ; 

7. Marguerite Blondel, est qualifiée dame de Rul- 
lecourt. 

V. Jean Blondel , IV e du nom , surnommé aussi 
Tristan, s'insinua si bien dans les cœurs des bourgeois 
de Cambray par sa sage conduite, et les façonna si bien 
à sa volonté, qu'ayant oublié toutes les violences de son 
aïeul, ils le choisirent pour leur prévôt l'an 1453. Par 
une charte de l'an 1469, il se qualifie sieur de Manci- 
court et bailli de Grèvecœur ; il épousa en premières 
noces, Jeanne de Proissy, sœur de Gilles de Proissy , 
écuyer et veuve de Jean Creton , de laquelle il n'eut 
point de postérité ; il se remaria en secondes noces , à 
Marie Rosel, veuve de N.... de Bullecourt, laquelle le 
fit père d'un fils qui suit. 

VI. Antoine Blondel , sieur de Mancicourt , épousa 
Agnès Oudart, dame de Guinchy, de Beaurcgard, etc. , 
dont sortirent trois fils et deux filles qui suivent. 



BLONDEL. 387 

i. # Jacques Blondel, qui continue la lign.'c ; 

t.* Louis Blondel, chevalier, seigneur de Beaure- 
gard, qui fonde la branche de ce nom, rapportée 
plus bas ; 

3.° Antoine Blondel , chevalier , fut gouverneur 
de Philippeville et colonel d'un re'giment wallon; 

4. Marguerite Blondel, épousa Jacques de Tenre- 
monde, chevalier, seigneur de Merignies; 

5.* Marie Blondel , fut mariée avec Philippe de 
Saint- Venan*, sieur de .la Cessoye, etc. , fils de 
Bauduin , d : Marquant et de Catherine de la 
Combe , dite Gantoise , etc. De ce mariage est 
issue Marie de Saint-Venant, femme de Wal- 
lerand de Croix , sieur d'Epinoy et de Wari- 
gnies, et de Catherine de Cornehusen. 

VII. Jacques Blondel, chevalier, sieur de Cuinch) , 
Mancicourt, etc., gouverneur de Tournay, l'an Ô74, épousa 
Marie le Blanc, de laquelle il eut un fils qui suit; une 
rille nommée Michelle Blondel , femme d'Eustache de 
la Viefville, sieur de Watton, fils de Pierre et d'Anne 
de Neufville. 

VIII. Antoine Blondel , fut seigneur de Cuinchy 
et de Mancicourt , lequel prit pour femme Madeleine 
de Bernes, fille de François, sieur de Bernes, et de Jeanne 
de Preud'homme, veuve de François, sieur de Beaufre- 
metz. De leur conjonction vinrent trois fils, qui suivent. 

i.° Jacques Blondel, qui suit; 

2.° Floris Blondel ; 

3.* Louis Blondel, sieur de Blequigneul, après la 
mort de son frère, qualifié haut justicier de Lille 
et bailli de Wavrin, épousa en premières noces 
Madeleine de Hennin, dame de Ghilenghien et 
en secondes noces, N...., fille de Guillaume de 
Standley, chevalier et colonel dts Hibernois. II 
laissa de sa première femme, plusieurs enfants et 



388 • BLONDEL. 

entr'autres un fils nommé Albert Blondel, sieur 
de Ghilenghein, etc., bailli de Fumes pour le 
comte de Hennin , allié avec N... de Longue- 
val, etc. 

IX. Jacques Blondel , chevalier , baron de Cuinchy, 
sieur de Mancicourt , Villers-au Bois , Hailly , etc. , 
épousa Anne de la Viefville, sa cousine germaine, fille 
dudit Eustache , sieur de Watton et de Michelle Blon- 
del. Il finit ses jours l'an i65i, ayant eu de sa femme 
plusieurs enfants , savoir : Alexandre-François-Blondel , 
baron de Cuinchy, allié à Michelle Anne de Beau fort , 
dame de Boileux, fille de Louis et d'Antoinette de Goi- 
gnies , dame de Vendegies et de Beaurain , fille d'An- 
toine , sieur de Vendegies-au-Bois , de Beaudegnies , 
etc. , et de Marie d'Esclaibes. Ledit Louis était fils de 
Hector de Beaufort, sieur de Boileux et de Jeanne de 
Lalain , dite de Penel , etc. Eustache Blondel , moine 
en l'abbaye de Marchi^nnes ; Jean Blondel, sieur de Villers- 
au-Bois, Ignace Blondel, sieur de Hailly, marié en pre- 
mières noces, avec N... del Campo et en secondes noces 
avec Marie-Françoise de Lannoy, fille du sieur du Haut- 
Pont, Françoise Blondel et Michel Blondel, etc. Ledit 
Alexandre Blondel laissa entre autres enfants , un fils 
nommé Jacques Blondel , baron de Cuinchy , sieur de 
Mancicourt , qui épousa Justine-Hélène de Bosch , etc. 

Branche des seigneurs de Beanr égard. 

VII. Louis Blondel, chevalier, seigneur de Beau- 
regard, des Hauts-Bois de Bailletet, deuxième fils d'An- 
toine de Blondel , seigneur de Mancicourt , et d'Agnès 
Oudart , dame de Cuinchy et de Beauregard , fut gou- 
verneur de Bapaume, et épousa Marie de Martigny , fille 
de Louis , sieur de Lassus , et de Jeanne de la Salle , 
de laquelle il eut : 

i.° Louis Blondel, seigneur des Hauts-Bois et de 
Hordaing, en partie , lequel épousa Lievinc . 



BLONDEL. 389 

lame de Luitsbeque, dont il n'eut qu'une fille, 
nommée Marie, laquelle fut alliée, i.° à Ferdi- 
nand de Cardevaque, seigneur de Beaumont ; 2. à 
Jean de la Motte , chevalier , seigneur disque , 
baron d'Havraincourt ; 

2. Hugues Blondel, chevalier de Malte; 

3.° Jean Blondel, chevalier, seigneur de Beaure- 
gard, qui continue la branche de ce nom , et dont 
l'article viendra ; 

4. Anne Blondel , mariée à Aymeri Grebert . 
écuyer, sieur de Douchy, d'Esseville, etc. etc. 

5.° Éleonore, religieuse à Flines ; 

6.° Louise, mariée à Philippe Despeilt ou des Prés, 
sieur de Roclenis. 

VIII. Jean de Blondel, chevalier, seigneur de Beau- 
regard, épousa Marie de Berthoul, fille d'Adrien, sieur 
d'Herboval , et de Jeanne de Cambier , dame d'Aigny. 
De ce mariage vinrent : 

1 .° Louis, dont l'article viendra ; 

2. Jean de Blondel, chevalier, seigneur de Bail- 
lelet , lequel épousa Marie le Vasseur , fille' de 
Floris , sieur de Walhecon , et d'Isabeau de Flory , 
dame d'Aussémont, de laquelle il eut : 

a. Albert-François. 

b. Louis, 

c. Marie, 

d. Marguerite; 

ji.° Adrien Blondel, sieur du Bois-Lesguier, mort 
en Hongrie, porte-enseigne de l'empereur, sous 
le commandement de M. le comte de Bucquoy ; 

4. Antoine de Blondel, écuyer, sieur de la Vigne, 
marié à Catherine de Corieul, dont il n'eut 
point d'enfants. 

IX. Louis dk Blondel, chevalier, seigneur de 

f 



3 go BLONDEL. 

Beauregard, marié à Marie de Cambry, de laquelle il 

laisse : 

i .° Louis, dont l'article suit ; 
2.° Hugues; 
3.° Alexandre. 

X. Louis de Blondel , chevalier , seigneur de Beau- 
regard , major du régiment royal d'artillerie , chevalier 
de Saint-Louis , marié à Marguerite - Philippe - Félicité 
du Breuille de Combes-Elion, de laquelle il a laissé : 

i.° François-Marie, dont l'article suit ; 

2.° Louis-Marie, né, le 6 octobre 1754, à Douay, 

capitaine au régiment d'Aquitaine , mort dans 

la journée du 10 août. 

XI. François - Marie de Blondel, chevalier, sei- 
gneur de Beauregard, né le i er juin 175 1 , mort en 
1795, colonel du génie, directeur des fortifications de 
Landau, épousa, en 1782, Anne-Marie-Josephe Wachat 
(famille de Flandre), de laquelle il laissa un fils unique 
qui suit : 

XII. Joseph de Blondel de Beauregard , chef de 
bataillon au corps royal du génie , chevalier de l'ordre 
royal de la Légion -d'honneur, né à Paris, le 24 mai 
1783, marié, le 19 mars 1809, à Marie-Anne-Emélie de 
Reissenbach, fille de Jean - Bernard - Georges - Joseph de 
Reissenbach, baron, seigneur de Niederscebach en Al- 
sace, et de Marie- Anne- Joséphine- Antoinette Petit de 
Maubuisson. De ce mariage sont nés et existent : 

i.° Joséphine-Octavie, née le 3o janvier 18 10; 
2. Alexandre-Eugène, né le 2 5 juin 18 1 5 ; 
3.° Louise-Emélie-Clémence, née le 7 octobre 1816; 
4. Henri-Ferdinand, né le i5 avril 1819. 

Armes : d'or à la bande de sable. Cri de guerre : Gon- 
nclieu. 



DE LA RIVOIRK. 391 



RI VOIRE v 'de), ou de la Rivoire, dk Rovoyre, de 
la Rovoyre, de la Revoyre, etc. etc. En latin, Rivoria, 
de Rivoriâ, de Rovorid, de Rovqyrd, Rivoriœ, Rivorii, 
etc., etc. Maison originaire de la partie de l'ancien Vien- 
nois , à la rive droite du Rhône , et réunie depuis au 
Vivarais. 

Lorsque madame la comtesse de la Tourette, en 1773, 
et le marquis de la Tourette, son fils, en J782, rirent 
leurs preuves dites des Carrosses , devant M. Chérin , 
généalogiste et historiographe des ordres du roi , on crut 
devoir laisser de côté les recherches, qui, en présentant 
l'histoire complette, de cette maison, en auraient certai- 
nement relevé l'existence et l'éclat, mais qui entraînaient 
nécessairement aussi des retards préjudiciables à ses inté- 
rêts; on s'occupa donc uniquement à mettre en ordre les 
papiers de la famille qui se trouvaient sous la main à 
cette époque. Les seigneurs de la Rivoire , étrangers à 
la cour, et jouissant , dans leur province , d'une grande 
considération, y tenant de toute ancienneté un rang con- 
sidérable , regardaient avec indifférence les soins pris 
partant d'autres, et qui leur étaient inutiles pour jouir 
de l'état honorable dont ils étaient possesseurs sans aucune 
contestation. 

Voilà pourquoi, dans le mémoire qu'il adressa au roi, 
M. Chérin ne fit aucune mention des autres branches de 
cette maison ; mais en s'occupant de ce premier travail, 
Je chef de cette famille reconnut combien il était impor- 
tant pour l'avenir des siens de ne pas rester, à ce sujet, 
dans l'insouciance qu'y avaient apportée ses prédéces- 
seurs; il conçut donc le projet de faire la recherche des pièces 
et documents nécessaires pour faire connaître l'origine 
et l'ancienneté de sa maison, la considération dont ont 
joui ses différentes branches, les places et emplois qu'elles 
ont occupés , et les alliances nombreuses qu'elles ont 
contractées avec les maisons les plus anciennes et 



3 g 2 UE LA RI VOIRE. 

les plus illustres du royaume , d'en former un travail 
aussi complet qu'il serait possible, et de le faire impri- 
mer, afin de suppléer, à l'avenir, à la perte ou à la des- 
truction des titres originaux dont notre révolution a 
donné de si nombreux exemples. 

Une grande quantité de matériaux étaient déjà ras- 
semblés , et leur classement commencé lorsque la révo- 
lution vint interrompre cet ouvrage ; il était trop avancé 
cependant pour être abandonné : aussi a-t - il été repris 
depuis quelques années; et quoique les événements 
malheureux de nos orages politiques ayent anéanti un 
assez grand nombre de pièces précieuses, celles qui res- 
tent, jointes aux preuves faites devant M. Chérin, sont 
suffisantes pour établir, d'une manière positive, la com- 
m unité d'origine et la descendance des branches de Ri- 
voire de Romagnieu , du Palais, de la Bastie-Montgascon, 
de Gerbais, de Preissins et autres, de celle de Rivoire, 
ou de la Rivoire de Chadenac, et aujourd'hui de la Tou- 
rette , regardée comme l'aînée parce qu'elle a constam- 
ment possédé la terre de la Rivoire, la seule qui existe 
de ce nom dans l'ancien Viennois. 

Mais cet ouvrage, annoncé dans le deuxième volume, 
première série du Dictionnaire Véridique , devant être 
publié séparément à cause de son étendue, nous avons 
pensé qu'il suffisait de marquer d'une manière hono- 
rable et authentique la place que c eue maison a le droit 
d'occuper dans le Nobiliaire de France, en donnant tout 
simplement la généalogie de la branche aînée, d'après le 
mémoire qui fut composé, en 1782, par M. Chérin, le 
père : On s'est donc borné à y ajouter les faits postérieurs 
jusqu'à ce jour, avec quelques détails accessoires et indis- 
pensables déjà publiés , la déclaration du généalogiste 
des ordres du roi , devant toujours être produite d'une 
manière succincte, ces détails étant d'ailleurs inutiles au 
but do son travail, il était tout simple qu'il les ait sup- 
primes. 



DE LA RIVOIRE. igj 

Mémoire généalogique sur la famille de la Rivoire 
de la Tourette. 

La famille de la Rivoire, originaire du haut Vivarais, 
a pris son nom de la terre de la Rivoire, située dans la 
paroisse de Vanosc , au diocèse de Vienne. 

Elle porte pour armes : éeartelé : au i et 4, de gueules 
au lion d'argent, armé et lampassé de sable, qui est de la 
Rivoire; et au 2 et 3, d'or, au lion de gueules, qui est de 
Ginestous. 

Elle est connue depuis 

Martin de la Rivoire, damoiseau, qui fit une acquisi- 
tion le 5 des ides d'octobre 1276, en présence de Jean 
de la Rivoire. 

On trouve ensuite 

Antoine de la Rivoire, chevalier, lequel fut témoin 
d'une quittance donnée le vendredi avant la fête de sainte 
Marie - Madeleine i3oi par Artaud, seigneur de Rous- 
sillon et d'Annonay, à plusieurs particuliers , pour un droit 
de mutation. 

Guigonne de la Rivoire, qui reçut la reconnaissance 
féodale qui lui fut donnée par acte passé dans le cime- 
tière de Vanosc, le 1 1 juin 1 327, et 

Humbert de la Rivoire, prieur de Saint- Valier, ordre 
de Saint-Augustin, en 1 358. 

Mais la filiation n'est prouvée que depuis : 

I. Raimon4 de la Rivoire qui était mort avant 
le n janvier 1 393 (vieux style), que noble Fye de Lar- 
muzière, sa veuve, demeurante à la Rivoire, paroisse 
de Vanosc, au diocèse de Vienne, demanda et obtint la 
permission de fonder une chapelle sous le vocable de 
saint Jean l'évangéliste dans l'église de Vanosc ; cette 
dame fit son testament au même lieu, le 7 décembre de 



3 94 DE LA RI VOIRE. 

Tannée suivante, et par cet acte, elle institua son héri- 
tier universel Jean de la Rivoire, son petit-fils, fils de 
Guillaume son fils. 

II. Guillaume de la Rivoire, premier du nom, mou- 
rut avant le n janvier 1393, qu'il est rappelé dans l'acte 
de fondation faite par Fye de Larmuzière, sa mère ; il 
est aussi rappelé dans le testament de cette dame du 
7 décembre 1394. IHaissa d'une alliance inconnue : 

III. Jean de la Rivoire, surnommé Baudaret, qui 
fut institué héritier universel de Fye de Larmuzière, son 
aïeule, le 7 décembre 1394. Il épousa avant 1443 Jac- 
quette, fille de noble homme Pierre de Chirourier, ci- 
toyen de Vienne, avec laquelle il vivait encore en 1449. 
Ils avaient eu pour fils : 

IV. Guillaume de la Rivoire, II e du nom, sei- 
gneur de la Rivoire, qualifié noble, égrège et cir- 
conspect homme, licencié en lois, lequel épousa par con- 
trat du 11 décembre 1463, noble Guyotte de Malins 
fou de Mauves), fille de noble Gérard de Malins (1) , 
fit en 1499 un ascënsement de biens mouvants de lui, et 
mourut avant le 22 décembre 006, que sa femme, sus- 
nommée, fit son testament , par lequel elle demanda à 
être inhumée en la chapelle de la Rivoire, fondée dans 
l'église de Vanosc en l'honneur de saint Jean l'évangé- 
liste. 

Guillaume de la Rivoire et Guyotte de Malins, eurent 
pour fils Guillaume qui suit , et six filles dont quatre 
mariées, l'aînée à Charles de Borie. 

V. Guillaume de la Rivoire, III e du nom, sei- 



(1) Guyotte de Malins, ou de Mauves, avait pour mère 
Catherine de la Tourette, héritière de la première maison de 
la Tourette: elle était sœur de Guillaume de Malins ou 
de Mauves, protonotaire du Saint-Siéçe. 



DE LA RIVOIRK. 3g3 

gneur de la Rivoire, servait en 1499 en qualité d'homme 
d'arme* de la compagnie de Jean de Polignac, seigneur 
de Beaumont ; fut institué héritier de sa mère en i5o6, 
fit une acquisition en Ô17, une vente en 1 53ç, et mou- 
rut avant le 5 janvier 1 5 54, laissant de Marguerite de 
Peloux, fille de Gabriel, seigneur de Saint- Romain : 
i.° Claude qui suit ; 

a.° et 3.° Jacqueline et Françoise, mariées, la pre- 
mière au seigneur d'Aix en Dauphiné, et la se. 
conde à noble Pierre de Quain, seigneur de 
Saint-Michel-de-Barbières dans la même pro- 
vince. 

VI. Claude de la Rivoire, I er du nom, écuyer, 
seigneur de la Rivoire, et de Chadenac par son mariage 
de l'année 1 556 avec Madeleine (1), fille de Louis ( du 
Mas), seigneur de Chadenac, servit en 1 554 ^ ans * a 
compagnie d'ordonnance de M. d'Espinac, fit son testa- 
ment en 1 583, et était mort en 1 588, père de Flory, 
qui suit, et de cinq filles dont les alliances et le sort 
sont inconnus. 

VII. Flory de la Rivoire, ecuyer, seigneur de la 
Rivoire et de Chadenac, épousa en 1 583 Judith de Fay, 
fille de Christophe, seigneur de Gerlande, chef de la 
branche de sa maison, puînée de celle de M. le maré- 
chal de la Tour-Maubourg ; et fit, le 24 avril 1609, son 
testament, par lequel il substitua ses biens à ses fils par 
ordre de primogéniture ; puis à sa fille, à la charge par 
celle-ci d'épouser des gentilshommes de nom et d'armes ; 
ces fils et filles furent : 

1 .° Christophe de la Rivoire, qui suit ; 

2. Jean-Baptiste, que l'on croit mort sans alliance ; 






(1) Madeleine du Mas était l'unique héritière de sa maison 
dans laquelle s'était tondue celle des Ithier. seigneurs de Geo- 
rand, l'une des plus anciennes et des plus considérables Je ces 
contrées. 



3c)6 »E LA RIVOIRK. 

3.° Hector, reçu chevalier de Malte en 1608 après 
avoir fait preuves testimoniales de noblesse l'an- 
née précédente, remontée par filiation à l'année 
1 5o8, et sans jonction à la permission donnée le 
11 janvier i3o3 à Fye de Larmuzière, de fonder 
la chapelle de saint Jean l'évangéliste dans l'église 
de Vanosc ; il fut commandeur de Blodès ; 

4. Louis de la Rivoire, également reçu en 1623 
chevalier du même ordre et commandeur de 
Chazelles en 1669 ; 

5.° Charles, seigneur de Baumes en 1668 ; 

6.° et 7. Guyonne et Marie de la Rivoire. 

VIII. Christophe de la Rivoire, baron de Chade- 
nac, seigneur de Baumes, etc., fut fait gouverneur de 
Thueitz en 1621, capitaine d'une compagnie de cent 
hommes à pied français, en 1622. Le maréchal de 
Schomberg, gouverneur de Languedoc, lui écrivit 
comme à l'un des plus considérables de cette province, 
le 18 juillet 1 638, de se rendre à Béziers avec un nom- 
bre de ses amis pour s'opposer aux Espagnols qui y mé- 
ditaient une invasion, et mourut avant le 20 septembre 
i65o, laissant de Madeleine de Boulieu, fille de Chris- 
tophe, baron de Jarnieu, et de Jacqueline de Mont- 
morin-Saint-Herem : 

i.° Nicolas-Joseph, qui suit ; 

2. Jean-Paul, chevalier de Malte, commandeur 
de Dol et de Celles. 

3.° Marie de la Rivoire, femme de Jean de Char- 
pin, seigneur de Genetines. 

IX. Nicolas-Joseph de la Rivoire, seigneur de la 
Rivoire, de Chadehac, de Luzeis, de Baumes, titré 
comte de Chadenac, fut maintenu dans sa noblesse par 
jugement de M. de Bezons, intendant de Languedoc, 
rendu le 19 octobre 1668, sur titres qui la prouvaient 
avec filiation depuis 1 556 ; il avait épousé en 1666 An- 
gélique-Antoinette de Ginestous, fille et héritière de 



DE LA RIVOIRK. 397 

Henry, marquis de la Tourette, etc. , et vivait encore 
en 1 7 1 7 ; ils eurent pour fils : 

Just-Antoine de la Rivoire, qui suit (1). 

X. Just-Antoine de la Rivoire de Chadenac, cheva- 
lier titré, marquis de la Tourette-Chalençon, seigneur 
de la Rivoire, de Vernoux, de Saint-Fortunat, de 
Gluiras, etc. , fut d'abord destiné à l'ordre de Malte 
pour lequel il fit en 1702 ses preuves de noblesse re- 
montées à l'année 1 556. Sa mère lui ayant donné la terre 
de Chalençon, Tune des douze baronnies de Tour du 
Vivarais, il fut reçu aux états de Languedoc comme 



. Just-Antoine de la Rivoire avait pour frères et sœurs, 

i° Joseph-Ignace de la Rivoire, chevalier de Malte, qui 
fut pris par les Algériens vers 1698, et emmené esclave à 
Alger où H passa vingt-deux ans. S'étant échappé miraculeuse- 
ment après cette longue captivité, il revient dans sa famille 
où il eut de la peine à faire reconnaître sa personne et 
ses droits ; quitta l'ordre, se maria, sous le titre de comte de 
Chadenac. avec Marie de Surville, et mourut sans postérité: 

2° Just-Antoine de la Rivoire, dit le Jeune, aussi cheva- 
lier de Malte en 1702. D'abord prieur de Saint- Barthélémy do 
Guiras, puis commandant un bjataillon au régiment Dauphin 
infanterie, chevalier de Saint-Louis, mort le i5 janvier 1747, 
sans avoir été marié: 

3.* Just-Louis, appelé le comte de la Rivoire, enseigne de 
vaisseau, tué dans un combat donné devant Malaga : 

4.0 Nicolas-Antoine, cornette de carabiniers, tué à la ba- 
taille de la Marsaille: 

5* Marie-Antoinette, morte religieuse à l'abbaye de Soyon. 
le 28 juillet 1 742 ; 

6* Françoise, abbesse de Soyon. après madame de Sasse- 
nage, morte le 2 mars 1 757 ; 

7.* Anne, religieuse à l'abbaye de Saint-Claire d'Annonay. 
morte à Tournon le 23 août 1738. 

10 26 



H98 DE LA RIV01RE. 

baron de Chalençon, le 27 novembre 1706, après avoir 
tait preuves de noblesse depuis et y compris son trisaïeul , 
fut nommé en 1709 colonel d'un régiment de milice 
bourgeoise, à la tête duquel il se distingua au sie'ge de 
Palamos, en Catalogne, durant la guerre de la succession 
d'Espagne; vendit, en 171 3, la terre de la Rivoire, fut 
député de la noblesse du Vivarais aux états de Langue- 
doc, en 1742. Il avait épousé, en 171 7, Marie- Violente 
de. Portalès, fille de François, seigneur de la Chèze, pré- 
sident en la chambre des comptes de Montpellier, (et 
sœur de François-Alphonse, comte de la Chèze, capi- 
taine-lieutenant de la première compagnie des mous- 
quetaires de la garde du roi, lieutenant-général de ses 
armées, et grand-croix de l'ordre de Saint-Louis.) De 
cette alliance vinrent : 

i.° François-Antoine Alphonse, qui suit ; 

2. Marie-Antoinette de la Rivoire, femme de 
Louis- Hercule de Portalès, titré marquis de la 
Chèze, lieutenant-général des armées du roi, 
qu'elle épousa le 2 1 mars 1 744. Elle était née le 
i3 avril 1720, et mourut à Grenoble en septem- 
bre 1782 ; 

3.° Marie- Françoise de la Rivoire, née à Tournon 
le i er novembre 1^18, mariée, en 1738, à Jean 
François comte de Rostaing, et morte au châ- 
teau de Vauchette en Forez, en 1787 ; 

4. Marie- Paule de la Rivoire, née à Tournon, le 17 
décembre, 1721 ; épousa, le 16 février 1741, le mar- 
quis de Vachon, chevalier d'honneur au parle- 
ment de Dauphiné, et mourut au château de 
Murette, près de Voyron, vers 1770. Son mari 
se remaria à mademoiselle de Rostaing, nièce de 
sa première femme ; 

5.° Marie-Marguerite-Suzanne de la Rivoire, née 
à Tournon le 27 juillet 1725, et morte en 1793, 
fut mariée, en 1748, au marquis de Satillien : 



DE LA RI VOIRE. 399 

6/ Marie-Justine-Antoinetie de la Rivoire, née à 
Tournon, le 26 novembre iy3o; épousa, en 
175 1, Claude- Antoine de la Forest, comte d'I- 
vonne en Bugey, colonel du régiment provincial 
de Salins, puis maréchal de camp, et mourut en 
Suisse, au mois de février 1799. 

XI. François -Antoine - Alphonse de la Rivoire, 
chevalier, appelé comte de la Tourette , baron de Cha- 
lençon et des états de Languedoc, officier aux gardes 
françaises, naquit le 2 mars 1727, fut reçu en 1756 aux 
états de Languedoc, épousa, en 1750, Marie-Louise- 
Thérèse , fille de Louis - Claude - Scipion de Grimoard 
de Beauvoir, comte du Roure, lieutenant-général des 
armées du roi, baron des états de Languedoc, et de 
Marie - Victoire - Antonine de Gontaut - Biron , dame 
d'honneur de madame la Dauphine, et sœur du dernier 
maréchal de Biron, fit son testament en 1766, et mou- 
rut à Tournon en 1768. Sa femme, qui a été présentée 
au roi et à la famille royale en 1773, était née au châ- 
teau de Barjac, département du Gard, en 1734, est 
morte à Tournon, le 8 mai 181 3; ils eurent neuf en- 
fants, sept garçons et deux filles, savoir : 

i.* Marie-Just-Antoine de la Rivoire de la Tou- 
rette, qui continue la postérité ; 

2. Marie-Jean-Antoine de la Rivoire, né à Tour- 
non le 1" mai 1754,8 pris le titre de comte de 
la Tourette- Portalès, aux termes de son contrat 
de mariage avec l'héritière de la maison de Por- 
talès de la Chèze, sa cousine germaine, de l'an- 
née 1783. Il a servi d'abord, en 1770, dans la 
compagnie des mousquetaires gris, commandée par 
le comte de la Chèze , son grand-oncle ; est devenu 
capitaine dans le régiment Royal- Lorraine , cava- 
lerie, en 1778; a été nommé sous - lieutenan t 
dans la compagnie de Luxembourg des gardes du 
corps du roi, en 1780; colonel de cavalerie en 
1786, et chevalier de Saint-Louis en 1787. lia 



400 



DE LA RIVOIRE. 
émigré, et a fait la campagne de 1792 dans l'armée 
des princes, et toutes celles de l'armée de Condé 
jusqu'à son licenciement en 1801; a obtenu le 
grade dé maréchal de camp en 1795, et est ren- 
tré en France en 1807. Après la restauration, 
en juin 18 14, le comte de la Tourette-Portalès 
a été nommé lieutenant de la compagnie de Wa- 
gram des gardes du corps du roi, et officier de 
l'ordre royal de la Légion-d'honneur à la fin de 
la même année; enfin, lors de la suppression de 
cette compagnie, le 1" novembre 181 5, il a été 
nommé lieutenant - général des armées du roi, 
et commandeur de l'ordre de Saint-Louis. 

Il a eu l'honneur de monter dans les carrosses du 
roi, et de suivre sa majesté à la chasse, en 1785; 
3.° Marie-Louis-Antoine-Hercule de la Rivoirede la 
Tourette , connu sous le nom de commandeur de 
la Tourette, naquit à Tournon, le i5 février 1756 ; 
fut reçu de minorité chevalier de Malte. Il com- 
mença à servir, en 1772, dans la légion de Sou- 
bise; devint capitaine dans le régiment de la 
Reine, dragons ; fut nommé sous-lieutenant de 
la compagnie de Villeroy des Gardes du corps du 
roi, en 1789, au mois d'octobre, mais cette 
nomination n'eut pas son effet, à cause des évé- 
nements de la révolution. 

Il fut nommé commandeur de Chambéry, en 
1787, et de Limoges, en i788;émigra en 1792; 
fit la campagne de cette année, dans l'armée des 
princes, et celles de 1793 et 1794, dans l'armée 
de Condé. Au mois d'octobre 1796, il se retira 
à Malte, où il resta jusqu'à la prise de cette île 
par les Français, en août 1798; rentra en France 
en 1804, et est mort à Tournon, le 5 juillet 
.1812. 

Il avait également eu l'honneur de monter dans 
les carrosses du roi, et de suivre sa majesté à 
la chasse. 



DK LA KIVOIRK. 



401 



4. - Marie-François-Alphonse de la Hivoire, connu 
sous le nom de chevalier Alphonse de la Tou- 
rette, né à Tournon, le 29 novembre 1759 ; fut 
aussi reçu de minorité chevalier de Malte ; il 
entra dans la marine, en 1773 ; se distingua dans 
l'escadre et sous les ordres immédiats du comte 
d'Estaing, en 1779 et années suivantes, pendant 
la guerre d'Amérique ; fut depuis constamment 
employé activement, et obtint plusieurs com- 
mandements jusqu'en 1791, époque à laquelle il 
rejoignit les princes français, à Coblentz; ce fut 
en leur présence qu'il prononça ses vœux en qua- 
lité de commandeur de l'ordre de Malte, malgré 
la ruine certaine dont cet ordre était menacé. Il 
se retira à Malte, en 1795, après avoir fait à 
l'armée des princes, la campagne de 1792, et à 
l'armée deCondé, celles de 1793 et 1794. 

Le commandeur Alphonse de la Tourette, prit 
*à Malte le commandçment de plusieurs arme- 
ments de la religion , contre les Turcs, après 
leur avoir fait essuyer, en 1795 et a*u commen- 
cement de 1796, des pertes assez considérables, 
il fut pris par l'escadre du capitan-pacha, à la 
tin de 1796, dans une anse de l'Archipel, où il 
était en radoub, et emmené esclave à Constan- 
tinople, avec son second, le chevalier du Poèt, 
dauphinois; ils y servirent d'ornements à l'entrée 
triomphante du capitan-pacha, qui mit d'autant 
plus d'ostentation à cette prise, que depuis plus 
d'un siècle, les Turcs n'avaient eu aucun cheva- 
lier de Malte en leur pouvoir. 

Le commandeur de la Tourette fut délivré en 
1798, par l'intermédiaire de M. le comte de 
Kotchubey, ambassadeur de Russie, près la Porte- 
Ottomane, dont le souverain Paul I er venait, 
en décembre 1797, d'accepter la grande maîtri-, 
de l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem. 



402 



DE LA RIVOIRE. 
A cette époque,- le commandeur de la Tou- 
rette accompagna M. le comte de Kotchubey, 
qui fut rappelé à Pétersbourg, pour y prendre le 
portefeuille des affaires étrangères. Ce ministre, 
à son arrivée, présenta le commandeur de la 
Tourette à l'empereur Paul, comme le premier 
membre de l'ordre de Malte, qui eût éprouvé 
les salutaires effets de la puissante protection de 
son nouveau grand maître. 

L'empereur Paul le combla de bontés, lui con- 
féra une commanderie de la langue de Pologne, 
et le nomma Tun des commissaires pour la réor- 
ganisation de l'ordre de Malte, dans lequel il 
était destiné à remplir l'une des premières digni- 
tés; l'empereur comptait alors sur la restitution 
que les Anglais devaient lui faire de l'île, à cet 
effet, il fit passer, en Italie, une division de ses 
armées, pour en prendre possession, et le com- 
mandeur de la Tourette fut attaché à ce corps en 
qualité de général-major. 

Il revint à Paris, en 1802, sans se précautionner 
vis-à-vis du gouvernement français, contre sa 
qualité d'émigré, et sous la seule protection de 
ses titres de général et de commandeur russe. 
Cette circonstance et celle de son intimité avec 
M. le comte de Markoff, alors ambassadeur de 
Russie, donnèrent de l'ombrage au premier 
consul, qui soupçonna le commandeur d'être 
chargé d'une mission secrète dans les intérêts 
de la maison de Bourbon; il le fit enlever avec 
éclat et conduire, par la gendarmerie, jusqu'à 
Kehl ; il avait hésité s'il ne le ferait pas fusiller, 
comme émigré, mais il ne se crut pas encore en 
mesure de braver à ce point les vives réclamations 
de l'ambassadeur de l'empereur de Russie. 

Le comte de Markoff n'en regarda pas moins 
cet événement, comme une injure faite à sa cour ; 



DE LA RIVOIRK. 4o3 

dès ce moment , ses rapports avec le premier 
consul, prirent un caractère d'aigreur, qui amena 
enfin la rupture qui eut lieu en 1804, entre la 
France et la Russie. 

Le commandeur de la Tourette se retira d'abord 
à Francfort, puis à Vienne en Autriche, où il 
mourut le 24 mars 1807 ; 

.° Marie-Auguste de la Rivoire, dit le chevalier 
Auguste de la Tourette, aussi chevalier de Malte, 
naquit à Tournon, le 23 août 1761 ; fut d'abord 
officier aux Gardes-Françaises, en 1778; puis 
capitaine au régiment de dragons de Noailles . 
et obtint, en 1783, une sous-lieutenance dans 
la compagnie écossaise des Gardes du corps du 
roi. Il épousa, en 1788, Catherine-Marie- Louise 
de Viart de Pimelle, en Bourgogne, fille unique 
et héritière de Louis-Alexandre-Charles de Viart 
de Pimelle, ancien officier supérieur de cavalerie, 
d'une ancienne famille originaire du Blesois. 

Il prit , à son mariage, le titre de vicomte de 
la Tourette, et fut présenté, avec sa femme, au 
roi et à la famille royale, le 3 mars 1789. 

Ils pirtirent tous deux, en 1790, pour Saint- 
Domingue , où la vicomtesse de la Tourette pos- 
sédait des habitations considérables, dans la pa- 
roisse d'Aquin, quartier du fond des nègres ; le 
vicomte y mourut en 1791, et sa femme, au 
Port-au-Prince, vers la fin de 1794, ou au com- 
mencement de 1795. Ils avaient eu pour enfants, 
savoir : Alexandre - Louis de la Rivoire , né à 
Tonnerre, en 1789, mort en bas âge à Saint- 
Domingue, en 1793, ou 1794; et Auguste de la 
Rivoire, qui naquit à Saint-Domingue, après la 
mort de son père, au mois de décembre 1791. 
Resté, après la mort de ses père et mère , sans 
appui au milieu des nègres révoltés , il ne fut 
sauvé que par miracle de leurs fureurs, et ramené 



404 



DK LA RIVOIRE. 

i 
en France en i8o5; fut élevé à l'école de cava- 
lerie de Saint-Germain , et nommé sous-lieute- 
nant au 8 e régiment de chasseurs à cheval ; il a 
péri dans la funeste campagne de Russie, en 1 8 1 3 . 

6.° Marie-Joseph-Antoine-Laurent de la Rivoire , 
né à Tournon, le i5 septembre 1762 ; a embrasse 
l'état ecclésiastique; après avoir fait ses études 
au séminaire de Saint-Sulpice, il a été nommé 
au prieuré de Saint-Martin de Mêvres, diocèse 
d'Autun , en 1786; puis vicaire - générai de 
Reims, en 1787. Il a émigré pendant les orages 
de la révolution, mais à l'époque de la restaura- 
tion du culte catholique, il est rentré en France ; 
a été nommé chanoine honoraire de Paris , au 
mois de décembre i8o3 , et pro-vicaire-général 
de l'évéque de Mende, pour le département de 
l'Ardèche, en i8o5. 

Le roi l'a nommé , en 18 17 } à l'évèché de 
Valence, département de la Drôme; 

7. Marie-Louis-Antoine-Armand de la Rivoire , 
chevalier de Malte, né à Tournon , le 28 sep- 
tembre 1764; fut envoyé fort jeune à Malte, 
pour y faire ses caravanes ; y fut page du grand- 
maître, et servit sur les galères envoyées au bom- 
bardement d'Alger, en 1784; passa sous - lieu- 
tenant en troisième au régiment de Cambrésis 
le 29 octobre 1781; et le 22 avril 1782, sous- 
lieutenant en pied dans le régiment de Gàtinois, 
devenu Royal-Auvergne, alors en Amérique , et 
commandé par le marquis de Rostaing, son cousin 
germain. En 1785, il passa, avec l'agrément du 
roi, au service d'Espagne, où il devint officier 
supérieur de la compagnie flamande des Gardes 
du corps, et en 1802, premier lieutenant de 
cette compagnie, maréchal des' camps et armées 
de sa majesté catholique. 



\ 

DE LA RIVOIRE. 405 

Le roi Louis XVIII lui a accordé la croix de 
Si. -Louis, en ï 8 1 3. 

8.° Marie- Françoise- Louise de la Rivoire , titrée 
dame comtesse Louise de la Tourette, par brevet 
du roi, de 1784, ne'e à Tournon, le 22 mari 
1757, y est morte le 3 octobre i8o5, sans avoir 
été mariée ; 

9.° Marie-Charlotte-Antoinette-Gabrielle de la Ri- 
voire, titrée comme sa sœur, en 1784, dame 
comtesse Charlotte de la Tourette, naquit à 
Tournon, le 4 juin 1758; épousa en premières 
noces, le i er décembre 1793, le baron de Mon- 
teil, seigneur de Corsas, dans le haut Vivarais, 
dont elle est demeurée veuve en 1797, et en se- 
condes noces, en 1804, le chevalier de Blégier, 
chevalier de St. -Louis; elle n'a point eu d'enfants 
ni de l'un ni de l'autre de ces mariages, et elle 
est morte à Montpellier, le 22 octobre 1816. 

XII. Marie- Just- Antoine de la Rivoire, marquis 
de la Tourette, naquit à Tournon, le 3 mars iy5 1, fut 
reçu en 1769, après la mort de son père, aux états-géné- 
raux de la province de Languedoc, en qualité de baron 
héréditaire de la Tourette et de Chalançon, épousa, au 
mois d'avril 1772, Louise - Ursule - Félicité Guérin de 
Tencin , petite-nièce du cardinal de ce nom , et nièce , 
par sa mère, du marquis de Montaynard, à cette époque, 
ministre et secrétaire d'état au département de la guerre , 
et eut l'honneur de monter dans les carrosses du roi, et 
de suivre sa majesté à la chasse, le 3 juillet 1782, après 
avoir fait ses preuves de noblesse au cabinet de Tordre du 
St. -Esprit. 

Le marquis de la Tourette fut, successivement, sous- 
lieutenant au régiment Dauphin, infanterie, en 1767, 
capitaine en 1770, colonel en second au régiment de 
l'Ile de France, en 1778, chevfcier de St. -Louis en 
1784 , colonel , commandant les grenadiers royaux de 



406 I>E LA RIVOIRE. 

Quercy , en 1788, et de ceux de Lyonnais, en 1789. 

Fut nommé député des états-généraux de Languedoc , 
à la cour, en 1781, et président du département de l'Ar- 
dèche , en 1790, sous-préfet à Tournon, en 1800, pré- 
fet du département du Tarn, en décembre 1801, du Puy- 
de-Dôme , en avril 1804, enfin, de Gênes, depuis le 
mois de mars 1806 jusqu'en 1809. (1) Il avait été fait 
chevalier de la Légion-d'honneur en 1804. 

Le roi le nomma président du collège électoral du dé- 
partement de l'Ardèche, pour les deux sessions de 181 5 
et 1816, et maréchal-de-camp en avril 18 17. 

Il est mort à Tournon, le 24 janvier 18 19, et la mar- 
quise de la Tourette, le 2 3 février 1817. 

De leur mariage est issu le fils unique qui suit : 

XIII. Antoine- Marie - Just- Louis de la Rivoire , 
connu d'abord sous le titre de comte Just de la Tou- 
rette, et aujourd'hui sous celui de marquis de la Tou- 
rette, depuis la mort de son père, est né à Tournon , 
le i5 février 1773 . Il entra au service en qualité de sous- 
lieutenant au régiment de Rouergue, infanterie, le 8 
mars 1788, fut nommé officier de la garde du roi, en 
1791; se trouva au château des Tuileries pour la dé- 
fense de Louis XVI, à la déplorable journée du 10 août 
1792 ; émigra ensuite et se rendit à l'armée de Condé. 

Rentré en France, il fut nommé, en 181 3, officier su- 
périeur au 3 e régiment des Gardes- d'honneur, et che- 
valier de la Légion-d'honneur, le 19 février 1814, à la 
suite de la bataille de Château-Thierry. 

Après la restauration, en juin 18 14, il a été nommé 
officier supérieur de la compagnie de Wagram , des 
Gardes du corps du roi, et, successivement, chevalier de 
St.-Louis, officier de la Légion - d'honneur, colonel de 



(1) Trois siècles aw>aravant on trouve qu'Imbault de la 
Rivoire, de la même Tnaison que le marquis de la Tourette, 
avait été gouverneur de Gênes sous François I". 



DESSOFFY DE CbERNECK. 407 

cavalerie, et enfin sous-aide major de la garde royale, au 
mois de septembre 181 5 , place qu'il a occupée jusqu'au 
mois de février 1817. 

lia épousé, en i8o3, Françoise-Victoire Chaptal, fille du 
comte Chaptal de Chanteloup, chevalier de l'ordre du 
roi, grand-officier de la Légion-d'honneur, ancien mi- 
nistre de l'intérieur, et aujourd'hui pair de France ; et 
de ce mariage sont issus quatre enfants, savoir : 

i.° Antoine-Just-Alphonse de la Rivoire, né à 
Paris, le 25 septembre 1804 , 

2.* et 3.° Marie-Louise-Anne et Marie-Louise-Fran- 
çoise de la Rivoire, nées jumelles, à Paris, le 
i* r octobre 1808, et mortes aussi à Paris ; la pre- 
mière, le 24 décembre 1809, et la seconde, le 
26 du même mois ; 

4. Marie- Félix-Imbault de la Rivoire, né à Paris, 
le 3 février 181 2. 



DESSOFFY DE CSERNECK, noble, ancienne et 
illustre maison, originaire de Hongrie, où elle possède 
le comté de Cserneck, depuis le milieu du onzième 
siècle, et où elle subsiste encore en plusieurs branches. 
L'une de ces branches s'est établie en France au dix-hui- 
tième siècle, et subsiste en Lorraine. Jacques-Charles- 
Marie, comte Dessoffy de Cserneck et Tarko, général de 
cavalerie au service de France, a obtenu, en 1772, de 
la reine Marie-Thérèse de Hongrie, le diplôme sui- 
vant. 

Nous, Marie-Thérèse, reine apostolique de Hongrie, 
de Bohême, de Dalmatie, de Croatie, duchesse de 
Bourgogne, grande princesse de Transylvanie, duchesse 
de Milan, de Mantoue, de Parme, comtesse d'Habs- 
bourg, de Flandre, de Tyrol, dhchesse douairière de 
Lorraine et de Bar, grande duchesse d'Etrurie, etc. 



408 DESSOFFY DE CSERNECK. 

Savoir faisons, en vertu des présentes, à tous ceux à qui 
iL appartient, que de la part et dans la personne de 
Jacques-Charles-Marie Dessoffy de Cserneck, et Tarko, ' 
général-brigadier de cavalerie dans les troupes de sa ma- 
jesté le roi de France, et chevalier de l'ordre de Saint- 
Louis, nous ont été montrées et présentées des lettres 
authentiques du corps entier des prélafs, barons, magnats 
et nobles du comté de Saaros, expédiées par l'assemblée 
générale tenue dans notre ville libre et royale d'Epéries, 
le cinquième du mois d'août de la présente année; les- 
quelles lettres scellées du grand sceau dudit comté attes- 
tent l'ancienneté de la famille dudit Jacques-Charles- 
Marie Dessoffy de Cserneck et Tarko, et font mention 
des services qu'elle a rendus autrefois à la couronne 
sacrée de notre dit royaume de Hongrie et à notre au- 
guste maison : lesdites lettres sont rendues dans la teneur 
exposée ci-après : c'est pourquoi notre majesté est très- 
humblement et instamment suppliée de daigner lui 
accorder que les dites lettres du comté de Saaros soient 
insérées dans nos présentes lettres, et que la copie lui 
en soit délivrée ; telle est donc la teneur desdites lettres 
authentiques : Nous barons libre Samuel Dessoffy de 
Cserneck et Tarko, comte suprême et tout le corps des 
prélats, barons, magnats et nobles du comte de Saaros, 
savoir faisons en vertu des présentes, à tous ceux à qui 
appartient, qu'étant réunis en assemblée générale les 
ans, mois et jour, et au lieu où elles sont expédiées, 
pour traiter des affaires qui concernent le bien public 
ainsi que le service du prince et l'état futur de notre 
comté, le très-illustre comte Jacques-Charles Dessoffy 
de Cserneck, général-brigadier de cavalerie dans les 
troupes de sa majesté très-chrétienne, et chevalier de 
l'ordre de Saint-Louis, s'est présenté en personne et a 
mis sous nos yeux des lettres authentiques accordées pat 
l'assemblée générale de ce comté, tenue dans la ville 
libre et royale d'Epéries, l'an mil sept cent vingt-sept, 
le treize décembre, à Valentin Dessolly et à son père 



DESSOFFY DE CSERNECK. 4 o^ 

Nicolas Dessoffy (i) , résidants en France ; en même 
tems qu'il nous a exprimé sa reconnaissance pour ces 
lettres authentiques de généalogie, il nous a représenté 
qu'il n'avait rien plus à cœur que d'assurer à ses descen- 
dants la prérogative intacte de son origine illustre et 
ancienne , et de l'y constater pour la gloire même de la 
nation hongroise , atin qu'elle leur servit d'encourage- 
ment pour rendre recommandable , chez les étrangers, 
son origine distinguée par plusieurs titres , et qu'ils 
rissent, pour cela , les plus généreux efforts : pour nous 
prouver sa noble intention , il a fait valoir la difficulté 
du voyage qu'il a entrepris ; malgré 1 éloignement du 
royaume de France , il nous a priés de lui accorder , pour 
son plus grand avantage et celui de ses descendants, 
de nouvelles lettres authentiques qui servent de preuves 
qu'il descend vraiment de l'illustre et noble famille hon- 
groise des Dessoffy de Cserneck et Tarko, en spécifiant les 
degrés de cette généalogie. C'est pour quoi, comme on 
ne doit janais refuser de faire droit à une demande 
juste, et qu'il nous est parfaitement connu que le susdit 
très-illustre comte Jacques-Charles Dessoffy de Cserneck 
et Tarko, père de six fils actuellement vivants, par la 
grâce de Dieu, savoir, Thomas, Ladislas, François, 
Louis, Alexandre et Etienne et de deux filles, qui 
sont, Marie-Thérèse et Rosalie, tire son origine de la 
très ancienne et très-noble famille Dessoffy, recomman- 
dable par ses services, laquelle après avoir, dans un tems 
très-reculé, sous le gouvernement de Geisa {2), qui 
savait apprécier la bravoure guerrière des Dessoffy, ob- 
tenu la forteresse de Cserneck, située dans le comté de 
Poséga, a dans la suite sous le glorieux gouvernement 



(1) Ce Valentin et ce Nicolas, cousins-germains, se sont 
établis en France, où la postérité de ce dernier subsiste encore 
Je nos jours. 

(2) C'est probablement Geisa qui vivait en 1075. 



4io 



DESSOFFY DE CSERNECK. 



d'Autriche, obtenu, de Ferdinand I er , dans la magni- 
fique personne de Jean Dessoffy, d'abord grand écuyer 
et conseiller intime du Roi, ensuite grand chambellan, 
l'autre forteresse de Tarko avec les biens en dépendants; 
dans ce comté de Saaros, que gouverne aujourd'hui, avec 
le pouvoir de comte suprême, un autre descendant de 
cette même illustre et noble famille, le très-noble baron 
libre Samuel Dessoffy, ci-dessus mentionné : Cette même 
famille "a non- seulement obtenu de grands honneurs 
pendant la paix, mais encore a été revêtue, pendant la 
guerre, dans les anciens tems comme dans les derniers, 
des commandements les plus honorables dans la personne 
d'Etienne remplissant le grade de général-maréchal- 
de-camp, d'Emeric et de Joseph, premiers lieutenants 
du même maréchal et colonels propriétaires d'un régi- 
ment de cavalerie hongroise. Joignant enfin à tout cela 
le titre de comte, avec le droit de le transmettre à ses 
descendants ; que ledit exposant est un rejeton de Ni- 
colas, fils d'Adam, fils de François, fils d'un autre Fran- 
çois, fils de Jean, fils de Ladislas, fils de François, fils 
d'Etienne Dessoffy : Les deux derniers (pour ne pas re- 
monter plus haut) remplissaient les fonctions de comtes 
suprêmes du comté de Poséga, où, comme on l'a dit, 
pour récompense de leurs services, ils possédaient la 
forteresse de Cserneck. C'est pourquoi, faisant droit à 
la demande légitime et fondée du susdit très-noble 
comte, Jacques-Charles Dessoffy de Cserneck et Tarko. 
pour lui conserver, et à ses descendants, les prérogatives 
de son origine, nous avons crû devoir lui délivrer, comme 
en effet nous lui délivrons nos présentes lettres authen- 
tiques de généalogie, scellées de notre sceau ordinaire, 
lesquelles attestent que sa véritable origine, qui nous est 
parfaitement connue, remonte par les degrés que nous 
avons désignés, à l'illustre et noble famille des Dessoffy 
de Cserneck et Tarko. Donné par notre assemblée géné- 
rale, tenue dans la ville libre et royale d'Epéries, le 
cinquième jour d'août, Tan mil sept cent soixante-douze. 






DESSOFFY DK CSERNECK. 411 

Lu et expédié par le notaire ordinaire de droit du même 
cbmté de Saaros Tahd de Talh, m. p. 

C'est pourquoi, après avoir fait transcrire, mot-à-mot, 
sans y rien changer ni ajouter , les lettres authentiques 
du susdit comté de Saaros, nous avons juge' à propos 
d'en accorder et faire délivrer la transcription , dans le 
contenu de nos présentes lettres , au susdit Jacques- 
Charles - Marie Dessofly de Cserneck et Tarko , comme 
nécessaires pour la conservation future de ses droits, et 
nous les avons fait sceller du sceau particulier dont nous 
nous servons en qualité de reine apostolique de Hongrie. 
Donné dans notre ville archiducale de Vienne, en Au- 
triche , le onzième jour du mois de septembre de l'an 
du seigneur mil sept cent soixante - douze, l'an trente- 
deuxième de notre règne. 

Signé, Marie-Thérèse. 

Enregistré au greffe de la chambre du conseil et des 
comptes, cour des aides et monnaies de notre duché de 
Bar, en exécution de l'arrêt de ladite chambre de ce 
jourd'hui vingt-trois novembre mil sept cent soixante- 
douze, par le greffier en icelle, 

Soussigné, Demeuyer. 

Nicolas , comte Dessoffy de Cserneck et de Tarko , 
le premier de cette maison qui vint s'établir en France, 
y obtint du roi un régiment de hussards, à la tête duquel 
il périt au champ d'honneur. Il était chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis. Il eut entr'autres en- 
fants : 

Jacques - Charles- Marie, comte Dessoffy de Cser- 
neck, magnat de Hongrie, seigneur en partie de Vil- 
lones, d'abord brigadier de cavalerie, puis maréchal-de- 
camp des armées du roi de France, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis ; épousa Louise de 
Vidame, dont il a eu : 



4 i2 DESSOFFY DE CSERNECK. 

i.° Jean- Philippe-François, dont l'article suit; 
2.* Casimir-Etienne, décédé ; • 

3." Lancelot, ) chanoines du chapitre noble de l'é- 
4. Alexandre, f glise cathédrale de Toul ; 

5.° Thomas, lieutenant - colonel au service d'Au- 
triche, tué à l'armée ; 
6.° Louis, qui est encore au service, comme chef 
d'escadron de gendarmerie, chevalier de Saint- 
Louis et de la Légion-d'honneur. 

Jean - Philippe- François , comte Dessoffy de Cser- 
neck, magnat de Hongrie, ancien capitaine au régiment 
Colonel-Général , hussards , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis , et des ordres royaux mili- 
taires et hospitaliers de Notre-Dame de Montcarmel , et 
de Saint - Lazare de Jérusalem, lieutenant - colonel de 
cavalerie, a émigré avec son frère Louis, et a servi 
la cause de l'auguste maison de Bourbon. Il a épousé 
dame Marie-Jeanne Rouyer. De ce mariage sont issus : 

t .° Charles, dont l'article suit ; 
2. Florentine; 
3.° Clémentine. 

Charles, comte Dessoffy , né le 3 novembre 1784 , 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et 
de la Légion - d'honneur, a été chef d'escadron du 
dixième régiment de hussards. Il a eu la jambe droite 
emportée par un boulet, près de Bunzlau , en Silésie , 
le 19 août 181 3, et malgré cette blessure, il n'a d'autre 
désir que d'obtenir l'honneur de servir activement dans 
les armées du roi. 

Armes: D'azur, à l'aigle au vol abaissé d'argent, adex- 
trée en chef d'un croissant du même, et senestrée d'une 
étoile d'or, et accompagnée en pointe d'un sénestro- 
chère armé de toutes pièces d'argent , tenant un bade- 
laire d'or. 



DE NLCHl 41 3 



DE NUCHEZE, maison d'ancienne chevalerie, ori- 
ginaire du Poitou, répandue successivement dans les 
provinces de la Marche, TAngoumois, le Bourbonnais, 
l'Anjou et le Maine. Elle reunit, aux caractères de la 
plus haute antiquité, l'avantage bien plus précieux en- 
core de constater son existence depuis douze générations, 
par une longue série de services utiles au prince et à la 
patrie. Un grand nombre de seigneurs de cette maison 
ont assisté nos rois de leurs bras et de leurs conseils. 
Elle compte des chevaliers et écuyers bannerets, des 
capitaines de cent et cinquante hommes d'armes des 
ordonnances, un grand nombre de chevaliers de l'ordre 
du roi, des chambellans et gentilshommes ordinaires 
de la chambre, des gouverneurs de provinces et de 
places de guerre, un vice-amiral de France, etc. Elle 
a donné plusieurs chevaliers et commandeurs à l'ordre 
souverain de Saint-Jean-de-Jérusalem ; un grand- 
prieur d'Aquitaine en i559; et ^ l'église, un évéque et 
comte de Châlons. 

La maison de Nucheze s'est constamment alliée aux 
familles les plus anciennes et les plus illustres des pro- 
vinces où elle s'est répandue. Elle a formé des alliances 
directes avec les maisons d'Aguirande, d'Anlezy, Arem- 
bert, Barbançois-Sarzay, Barthon-Montbas, Beauma- 
noir-Lavardin, Bongards, Bouchard, Brenezay, du 
Breuil-Hélion, Brizay, de Chabannes, Chateignier 

1 de la Roche- Pozay, Chabot, Chauvelin, Eschallard- 
la-Boulaye, Estutt, Feydeau, des Francs, Lusignan, 

j Mesnard, Montalembert, Morogues, Parthenay, Pont- 
levoy, Saint-Gelais, Saint-Martin-Baignac, Saulx-Ta- 

: vannes, Thiard-Bissy, Thibault-la-Carte, Turpin- 
Crissé, le Vasseur-Gernonval, Viry et Voisines. 

Par l'alliance contractée par Pierre de Nucheze, che- 
valier, seigneur de Baudiment, qui forme le sixième 



414 D E NUCHEZE. 

degré de la seconde branche de cette maison , elle a 
l'honneur de descendre en ligne féminine des deux bran- 
ches royales de Valois et de Bourbon, dans les per- 
sonnes de Louis de Bourbon, comte de Roussillon, et 
de Jeanne de Valois, fille légitimée du roi Louis XI, 
père et mère de Susanne de Bourbon, comtesse de Rous- 
sillon, aïeule de Charlotte de Brizay. 

Dans les anciens titres, le nom de cette maison se 
voit orthographié de plus de trente manières différentes ; 
pour éviter la confusion qui résulterait de ces variations 
nombreuses, on a adopté, dans tout le cours de cet ar- 
ticle, l'orthographe la plus fréquemment suivie dans 
les actes et celle que tous les membres existants de la fa- 
mille, vont suivre exclusivement à l'avenir, par un pacte 
ou acte notarié qui reconnaîtra en même tems les diffé- 
rentes signatures adoptées jusqu'alors par les divers 
membres de la maison. 

La filiation suivante est extraite d'une généalogie de 
cette maison, faite en 1645, par Nicolas de Sainte- 
Marthe, et dédiée à Jacques de Nucheze, évêque comte 
de Châlons et de Brain, seigneur et châtelain de Nu- 
cheze. 

I. Guillaume de Nucheze, I er du nom, chevalier, 
seigneur de Nucheze, acquit le fief Samson, par acre de 
i32o, et fit diverses autres acquisitions en 1329. Il fit 
un échange, l'an 1 343, avec Pierre de Nucheze, son 
frère, chevalier, seigneur de la Cougnardière, de la 
Voûte et de la Villenoue, et vivait encore en 1396.. On 
ignore le nom de sa femme, dont il eut trois fils : 

1 .° Guillaume, dont l'article suit : 

2. Jean de Nucheze, mentionné au partage de l'an 
1369, fait à Marguerite de Nucheze, sa nièce, 
des biens paternels ; 

3.° Attendu de Nucheze, qui eut en partage la 
seigneurie du fief Attendu, près Champdenier, dé- 
pendant de Nucheze, fief auquel sans doute il a 



DE NUCHEZK. 41 5 

donné son nom. Il est mentionné dans le partage 
de 1 56g, et mourut sans postérité, ainsi que Jean 
de Nucheze, son frère précité. 

II. Guillaume de Nucheze, II e du nom, varlet 
C est-à-dire écuyer), seigneur de Nucheze, des Touches 
et de Saint -Aubin, était majeur dès l'an 1344, ainsi 
qu'il appert du contrat d'un échange qu'il fit cette année 
avec Pierre de Nucheze , son oncle , en présence de 
Guillaume I er , seigneur de Nucheze , son père. Il dé- 
céda vers l'an 1369. Il avait épousé Jeanne Pouvrelle , 
aliàs de Ponville, fille de Jean de Ponville, écuyer. Elle 
vivait en 1569. Leurs enfants furent : 

i.° Guillaume, dont l'article suit : 

2. Jean de Nucheze, auteur de la branche des sei- 
gneurs de Baudiment, et baron des Francs, men- 
tionnée en son rang ; 

3.° Mélindede Nucheze, mariée à Jean de la Vergne, 
chevalier, seigneur dudit lieu. Par traité du 3 jan- 
vier i35i, il lui fut constitué en dot la maison 
de la Grange-au-Prévôt et la somme de six cents 
livres ; 

4. Marguerite de Nucheze, qui eut pour droit de 
partage, en 1369, la seigneurie de l'Hébergement, 
et fut mariée avec Jean du Fresne, écuyer ; 

$.• Marie de Nucheze, femme de Savary Bouchard, 
seigneur de la Gilbertière, vivant en 1 383. 

Dans le même tems vivait : 

Perrot ou Pierre de Nucheze, hommes d'armes de la 
compagnie de Guillaume l'Archevêque , seigneur de 
Parthenay, en 1370. Il servait en qualité d'écuyer dans 
celle de Jean de la Haye, écuyer, dont la revue fut faite 
à Cléry le i5 septembre i38o. C'est sans doute le même 
Pierre de Nucheze qui , le premier novembre , passa à 
Angers la revue de sa compagnie composée de trois 



41 6 DE NUCHEZE. 

chevaliers-bacheliers et de dix autres écuyers. Il donna 
quittance pour ses gages de sadite compagnie au 
trésorier des guerres du roi, le 20 janvier de la même 
année i38o (i38i nouveau style). Il fut père de Jean de 
Nucheze, écuyer, qui fit hommage à Jean, fils de France, 
duc de Berry et comte de Poitou, pour son hébergement 
de la Métairie, le 20 mai 1405, et à cause de Jeanne de 
Voisines, sa femme, pour une dîme sise en la paroisse 
de Souche, près Niort, le 3o mars 1406. 

III. Guillaume de Nucheze, III e du nom, chevalier, 
seigneur de Nucheze , de la Rochevineuse et de la Mes- 
minière, est mentionné au partage fait, l'an i36c), avec 
sa sœur Marguerite ; était homme d'armes de la com- 
pagnie de Guillaume l'Archevêque , seigneur de Par- 
thenay, dont la montre fut faite à Angoulême au mois 
de juillet 1370; rendit hommage de sa seigneurie de 
Nucheze, l'an 1397, aux assises de Champdenier, à Guil- 
laume de Jaunay, chevalier. Dans ces divers hommages 
il est qualifié noble et puissant seigneur, il vivait encore 
l'an 1409, qu'il échangea le lieu de la Mesminière et 
autres seigneuries , avec Philippe du Rétail , chevalier , 
seigneur d'Islay. Il avait épousé Jeanne Magné , d'une 
ancienne et illustre maison de Poitou, dont il eut les 
enfants suivants : 

i.° Guillaume, qui continue la lignée; 

2. Louis de Nucheze, chevalier, vivant en 1408. 
Il fut, en 1408, l'un des arbitres du différend mu 
entre Jean du Plessis , écuyer d'écurie du roi 
Charles VII, et Aubert Corgnon. Il épousa Ca- 
therine Feydeau, fille de Louis Feydeau , che- 
valier, et de Marguerite d'Archiac, dame de Vi- 
vonne; Catherine Feydeau se remaria, en 1429, 
à Nicolas de Montlouis, seigneur d'Oradour ; 

3.° Jeanne de Nucheze, mariée à Jean Buffeteau, 
seigneur d'Argentiers , dont elle était veuve en 
1431. Elle vivait encore en 1437. 



DE NUCHEZK. 4 l- 

Datis le même tems vivaient : 

Perolle de Nucheze, qui rendit hommage de son 
hébergement de Bonne au comte de Poitou le 
18 mai 1406 ; 

Anchin, sire de Nucheze, et madame sa femme, 
étaient en procès, l'an 1409, avec Jacques de 
Saint -Gelais. Messire Pierre de Nucheze fut 
nommé arbitre ; 

Pierre de Nucheze, chevalier, épousa Gillette Aca^ 
rie, et à cause d'elle il rendit hommage, l'an 
141 8, à Louis de Marconnay, seigneur de Jaunay, 
en partie. 

IV. Guillaume de Nucheze, IV e du nom, chevalier, 
seigneur de Nucheze, et de la Rochevineuse et des Iles, 
vivait en 1400, et fut émancipé par son père en 1408. Il 
épousa Marthe Châtaigner, sœur de Geoffroi Châtaigner, 
tige des seigneurs et marquis de la Rochepozay, et fille 
d'Hélie Châtaigner, chevalier, seigneur de Saint-Georges 
de Rézé, en Saintonge, et de Philippe de la Rochefaton, 
son épouse. Guillaume IV de Nucheze était décédé en 
1423, époque à laquelle sa veuve avait le bail et était 
tutrice de leurs enfants. Elle se remaria avec Guillaume 
Chausson, chevalier, seigneur des Iles - sur - Seure avec 
lequel elle vivait en 1434. Elle eut de son premier 
mariage : 

i.° Guillaume de Nucheze, seigneur de Nucheze 
et de Boisseneau, qui eut pour tuteur Pierre de 
Nucheze. Il plaidait, en 1430, contre Noliette 
Girard, dame de la Mothe, veuve de Guillaume 
de Chevenon. Il fut nommé, en qualité de plus 
proche parent, tuteur de Louis de Saint-Gelais, 
fils de Jacques, par sentence des assises de Saint- 
Maixent du 2 novembre 1439. Il mourut $an> 
postérité : 



4 t8 DE NUCHEZE. 

2.° Catherine de Nucheze, dame de Nuchezeetde 
la Rochevineuse, terres qu'elle porta en mariage» 
vers l'an 1439,3 Jacques de Montalembert, che- 
valier, seigneur de Ferrières, dont postérité. Ils 
vivaient encore en 1471 ; 

3.° Jeanne de Nucheze, mariée, i.° à Jean Gou- 
riault le jeune, seigneur de la Milière, en Poitou ; 
2. vers 1470, à Louis Chabot, seigneur de la 
Grefve, fils de Louis Chabot, écuyer, et de Jeanne 
Bufleteau. Cette dernière, fille de Jean Buffeteau, 
seigneur d'Argentières, et de Jeanne de Nucheze. 
Elle lui porte la terre de Luc, près Champdenier ; 

4. Isabeau de Nucheze, morte sans alliance. 

Seigneurs de la Mesnardière , de Baudiment, etc. 

III. Jean de Nucheze, I er du nom , chevalier , sei- 
gneur de la Mesnardière, de Baudiment, de Bessé, des 
Touches , de Saint - Aubin et Saint - Denis d'Aurou* , 
second fils de Guillaume de Nucheze, II du nom, sei- 
gneur de Nucheze, et de Jeanne Pouvrelle ; servit utile- 
ment le roi Charles VI pendant les troubles qui s'étaient 
élevés dans le royaume. On le voit, en 1370, au nombre 
des hommes d'armes de la compagnie de Guillaume l'Ar- 
chevêque, seigneur de Parthenay. Il paraît dans des actes 
de 1395 , 1396 et 141 5 , et vivait encore en 1418. Il 
avait épousé, i.° Jeanne Mesnard , fille et héritière de 
Guillaume Mesnard, écuyer, seigneur de la Mesnar- 
dière, près Saint-Mars , en Poitou , terre qui, par ce 
mariage, est entrée dans la maison de Nucheze; 2. Guil- 
lemette Eschallard, de la maison des seigneurs et marquis 
de la Boulaye. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

i.° Guillaume, dont l'article suit ; 

Du second lit : 

2. Hugues, dit Huguet de Nucheze, Seigneur de 



DE NUCHEZE. 4 , 9 

Bessé, qui fit hommage à Jean de France, duc 
de Berry et comte de Poitou, de son héberge- 
ment des Touches, le 3 juin 1405. Il fit un legs, 
l'an 14 19, au curé de Chevreux, pour être en- 
terré en ladite église, près de la sépulture de 
Guillemette Eschallard, femme de Jean de Nu- 
cheze, seigneur de Bessé. 

IV. Guillaume de Nucheze, III e du nom, seigneur 
de la Mesnardière, des Touches, de Saint-Aubin, de la 
Vergne, et de Saint-Denis d'Auroux, mentionné dans 
plusieurs actes depuis l'an 142 1; se distingua dans les 
guerres de son tems, au service du roi Charles VII; 
servit au siège de Parthenay en 14 19, et périt au siège 
de Lomont, défendu par les Anglais. Il avait épousé 
Louise de Vaux, fille de Bertrand de Vaux, chevalier, 
seigneur de Faugery, de Vaneau et du Clériau. Etant 
devenue veuve de Guillaume de Nucheze , Louise 
de Vaux épousa, en secondes noces, Jean de Beaumont, 
seigneur de Rioux, en Saintonge, qui demeura tuteur 
des enfants mineurs de son premier mari, lesquels 
turent : 

1 .° Guillaume, dont l'article suit ; 

2. Antoine de Nucheze, dont on ignore la des- 
tinée; 

3.° Louise de Nucheze, dame de Saint- Denis d'Au- 
roux, mariée avec Pantaléon de Seton, cheva- 
lier, dit des Vicomtes, qui vivait en 1473; 

4. Marie de Nucheze, alliée à Bertrand Couette, 
seigneur des Locrets et de la Coetlerie au Maine, 

V. Guillaume de Nucheze, IV e du nom, seigneur 
de Baudiment, des Francs, de Brain, Chincé et de 
Batresse, épousa Catherine des Francs, fille de Louis 
des Francs, chevalier, seigneur des Francs et de Bau- 
diment, et de Bartholomée de Torve. Elle lui porta en 
dot plusieurs belles terres, entr'autres celle de Baudi- 



420 



DE NUCHEZE. 



ment, près de Poitiers, seigneurie considérable, et re- 
levante du roi, à cause de son duché de Châtelleraud. 
Guillaume de Nucheze servit dans les armées des rois 
Charles VII et Louis XI, et vivait encore en i486. C'est 
sans doute ce même Guillaume de Nucheze, qu'on voit 
qualifié de seigneur de Thorigné, dans un aveu qu'il 
rendit, le 7 juin 002, à Aimery de Rochechouart. 
Catherine des Francs fit son testament le 27 mars i5o5. 
Leurs enfants furent : 

1 .° Pierre, dont l'article suit; 

2. René de Nucheze, auteur de la branche des 
seigneurs de la Brûlonnière, rapportée en son 
rang; 
3.° Jacques de Nucheze, qui fonde la branche des 
seigneurs du Plessis-d'Anlezy, en Bourbonnais , 
rapporte'e plus loin ; 
4. Jean de Nucheze , chevalier de Saint-Jean de 
Jérusalem, en i523, grand-prieur d'Aquitaine, 
en 1559, mort en i5Ô2 ; 
5.° Prégent de Nucheze, prieur commandataire de 
Saint - Jean -sur-Faye, l'an 1 525 , et chantre 
l'abbaye de Saint-Jouin-sur-Marne ; 
6.° Charlotte de Nucheze, mariée, par traité du 
2 3 juillet i5i2 ( 1 ), avec François Thibault , 
écuyer, seigneur de la Carte, de la Combe , de 
Charsenay , de la Chauvellière, en Poitou , fils 
de Nicolas Thibault, seigneur des mêmes lieux, 
et de Louise des Prez de Jaunay; 
7. Françoise Nucheze, qui vivait sans alliance, 

en i5o5 ; 
8.° Gabrielle de Nucheze, \ religieuses au mo- 
nastère de l'Encloître , 
9. Marie de Nucheze, Jordre de Fontevrault ; 



(1) La Généalogie de Thfbault. dit le 14 juin i5io. 



DE NUCHEZE. 4 2 i 

io. a Louise de Nucheze, mariée à Thibaut de Bre- 
nezay, chevalier, seigneur de l'Ingrenière, gou- 
verneur de Vouvent , en Poitou , pour le roi 
François I". Elle lui porta la seigneurie de Re- 
dusse, en 1 5 1 5 \ 
ii.° Augustine de Nucheze, religieuse à l'abbaye 
de Fontevrault. 

VI. Pierre de Nucheze, chevalier, seigneur de Bau- 
diment , des Francs , de Villegongis et de Beaumont , 
chevalier de l'ordre du roi , capitaine de cent hommes 
d'armes de ses ordonnances, servit dans la conquête de 
l'Italie, et dans les armées que Louis XII envoya au 
royaume de Naples , où il fut blesse et fait prisonnier 
dans une rencontre. L'an i5i2, il fut un des capitaines 
choisis par le roi , pour lever les milices dans les pro- 
vinces de Poitou et de Guienne. L'an 1 5 1 5 , il obtint 
du roi François I", qui l'avait créé et reçu chevalier , 
en recompense de ses services, le don des profits de la 
vente de la terre de Simaux, mouvante du château de 
Lesignan , en Poitou, et fit son testament, le 21 mai 
1 532 , par lequel il veut être inhumé dans la chapelle 
de son château de Baudiment , avec Charlotte de Bri- 
zay, sa femme, fille unique et héritière de Jacques de 
Brizay, chevalier de Tordre du roi , lieutenant - général 
en Bourgogne , capitaine de cinquante lances des or- 
donnances , sénéchal de la haute et basse Marche , . 
seigneur de Beaumont, de Brain, Villegongis, Chazelles 
et Vineuil, et d'Avoie de Chabannes, comtesse de Rous- 
sillon et Dammartin , arrière - petite-fille de Louis XI. 
De ce mariage sont issus : 

1 .* Geoffroy, dont l'article suit ; 

2.* Léon de Nucheze , auteur de la branche des 

barons des Francs et de Bussy , rapportée ci - 

après; 
3.* Françoise de Nucheze, mariée, le 24 décembre 

i525, à Charles de la Touche, seigneur de Ma- 



422 DE NUCHEZE. 

rigny, auquel elle porta en dot la seigneurie du 
Cleriau ; 
4. Prégente de Nucheze, religieuse en l'abbaye de 
Platigny, en Berri, puis , en considération des 
services de Geoffroy de Nucheze , seigneur de 
Baudiment, son frère , le roi Henri 11 la gra- 
tifia, par brevet de Fan 1547, de l'abbaye de 
de Confort, vacante par le décès de Françoise de 
Brizay, sa tante. 

Dans le même tems vivaient : 

i. è Louis de Nucheze, reçu chevalier de Saint- 
Jean de Jérusalem , au grand - prieuré d'Aqui- 
taine, en 1546 ; 

2. Marie de Nucheze, mariée, i.° à Antoine du 
Fouilloux, chevalier; 2. à Jean Cathus, cheva- 
lier , seigneur des Granges , de Lineaux Jous- 
seaume, gouverneur de Talmont, fils de Louis 
Cathus, seigneur de Lassy, en la vicomte de Paris, 
et de Catherine de Cousdun ; 

3.° Catherine de Nucheze, mariée à Jean Gérault, 
écuyer, seigneur de la Mogatrie et de Frigenoul, 
en Anjou, avec lequel elle fit une vente le ro no- 
vembre i534, à Adrien de Montberon , cheva- 
lier, chambellan du roi. Elle fut la bisaïeule de 
Jacques Gerault de la Mogatrie , reçu chevalier 
de Saint-Jean de Jérusalem, en \5j5. 

VIL Geoffroy de Nucheze, chevalier, seigneur de 
Baudiment , de Beaumont , de Villegongis , etc. , che- 
valier de l'ordre du Roi, capitaine de cinquante hommes 
d'armes des ordonnances , et gouverneur de Soissons et 
du Soissonais , en \5Sj , se distingua dans les guerres 
d'Italie, notamment aux sièges et prises de Montcallier, 
de Quiers, de Villeneuve, d'Asti , de Fossan, et autres 
places du Piémont ; il commanda, en qualité de général, 



DE NUCHEZE. ^ 2 3 

l'armée française, qui fut envoyée, en 048, au secours 
de Marie de Lorraine, reine d'Ecosse, et se distingua 
dans cette expédition. En 1 553, il contribua à la dé- 
fense de Therouenne, 011 il fut fait prisonnier ; com- 
parut à la rédaction de la coutume de Poitou, en i55o. ; 
fit une acquisition de rentes, l'an i55o, de Gilbert de 
Blanchefort, son cousin, seigneur de Saint-Janvrin, 
baron de Mirebeau et de Saint-Sévère, et de Marie de 
Créquy, dame de Moreuil. Il fut un des gentilshommes 
ordinaires du roi Charles IX, en 1567. 11 était gentil- 
homme de la chambre de François, duc d'Alençon, 
depuis 1576 jusqu'en i583. Dès l'an 1 53g, il avait par- 
tagé avec Léon de Nucheze, son frère puîné. Il épousa 
Madelaine de Launay, fille d'Olivier de Launay, inten- 
dant de la maison de la reine de Portugal, et de Béatrix 
de Montfranc. Elle était veuve de Christophe du Bec, 
seigneur du Planté, enseigne de la compagnie d'hommes 
d'armes de François de Vendôme, vidame de Chartres. 
Elle épousa, en troisièmes noces, Jean de la Chapelle, 
trésorier-général de la reine de Portugal. Geoffroy de 
Nucheze en eut un fils, qui suit. 

VIII. Honorât de Nucheze, né l'an i557, seigneur 
de Baudiment, de Beaumont, Villegongis et Nintré, 
chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de 
la chambre, en 082 et 1 585 ; servit les rois Charles IX 
et Henri III. Il épousa Renée de Hodon, riche héritière 
de la maison de Mahiet, famille noble et ancienne du 
pays du Maine. Leurs enfants furent : 

1 .° Jacques, dont l'article suit ; 
2. Melchior de Nucheze, chevalier, seigneur de 
Villegongis, en Berry, mort sans hoirs ; 

3. - Jacqueline de Nucheze, épouse, par contrat du 
23 août 161 1, de Gui Couraud, écuyer, seigneur 
de la Rochechevreuse et de Granges, fils de Pierre 
Couraud, seigneur de la Rochechevreuse, de la 



4 2 4 DE NUCHhiZE. 

Lande et de Montlouis, chevalier de l'ordre du 
roi, et de Jeanne de Rechignevoisin. Ils vivaient 
en 1620 ; 

4. Lucrèce de Nucheze, femme de Gabriel d'A- 
rembert, seigneur de la Bordière, en Poitou. 



IX. Jacques de Nucheze, * chevalier, seigneur de 
Baudiment, de Beaumont et de Villegongis, Mahiet, 
Beriulle, la Rivière, etc. , gentilhomme ordinaire de 
la chambre du roi, épousa Jeanne de Launay d'Onglée, 
fille de René de Launay d'Onglée,, chevalier, seigneur 
d'Onglée et du Fresne d'Auton, et d'Urbaine de la 
Haye, sa femme. Il mourut vers l'an i635, laissant 
deux filles : 

i.° Marie de Nucheze, dame de Beaumont, de Beau- 
diment, etc, mariée, i.° le 27 septembre 1643, 
à Claude de Beaumanoir, marquis de Beauma- 
noir- Lavardin, maréchal de camp, lieutenant- 
général au pays du Maine, de Laval et du Per- 
che, mort le 10 mai 1676, petit-fils de -Jean de 
Beaumanoir, maréchal de [France, et fils aîné de 
Claude de Beaumanoir, vicomte de Saint-Jean, 
maréchal de camp, et de Rene'e de la Chapelle 
de Varennes, se remaria, le 7 octobre 1678, à 
Charles de Laurens de Beauregard, avec lequel 
elle vivait sans enfants, en 1702 ; 

2." Jacqueline de Nucheze, dame de Villegongis, 
mariée, le 4 juillet 1 645, à Léon de Barbançois, 
II e du nom, chevalier, seigneur et marquis de 
Sarzay, seigneur de Béville, Lineux, Angi- 
bault, etc. , mestre de camp du régiment de 
Conti, en i65i, fils de Léon I, seigneur de 
Sarzay, conseiller, et grand-maître d'hôtel de la 
maison du roi, et de Françoise du Rieux de 
Villepreau Elle testa en 1671. 



DE NUCHEZE. 4 25 

Barons des Francs et de Bussy. 

VII. Lepn de Nucheze, seigneur de Nucheze, des 
Francs, de Brain, de la Beraudière et de Bussy, cheva- 
lier de l'ordre du roi, lieutenant d'une compagnie de 
cinquante hommes d'armes des ordonnances , servit 
avec distinction dans les guerres des rois Louis XII et 
François I er . L'an 1 537, ^ eta > r homme d'armes de la 
compagnie de M. de Beaumont-Brizay , qui fit montre 
en la ville de Lyon, le 14 octobre. L'an 1 539, ^ P ar ~ 
tagea avec Geoffroy de Nucheze, son frère aîné. Il e'tait 
alors marie, depuis le i3 novembre 1 538, avec Bénigne 
de Saulx-Tavannes , sœur de Gaspard de Saulx-Ta- 
vannes, maréchal de France, et fille de Jean de Saulx , 
seigneur et comte d'Auran, grand-écuyer de Bourgogne 
et de Champagne, et de Marguerite de Tavannes. L'an 
1557, il servait dans les chevau-lègers au ban et arrière- 
ban du Poitou, dont la montre générale fut faite à Poi- 
tiers, le dernier mai. L'an 1 5 59, il traita avec les créan- 
ciers de la maison de Montalembert et retira de leurs 
mains la seigneurie de Nucheze, qui rentra, par ce 
rachat , dans la maison qui en tirait son origine. Léon 
de Nucheze fut gouverneur de la ville de Mirabeau , 
et tué au siège de ladite place; ce qui est prouvé dans le 
diplôme du titre de comte , donné à la famille de Nu- 
cheze, par Louis XIII, en 1637, et enregistré au par- 
lement en 1640. Il a laissé les enfants qui suivent : 

i.° Charles de Nucheze, seigneur de Brain, fut 
d'abord écuyer de François , duc d'Alençon, 
depuis 1570 jusqu'en 1576, puis gentilhomme 
ordinaire, et enfin premier écuyer du roi Char- 
les IX, auquel il rendit de notables services, et 
composa un livre touchant l'art militaire et l'ins- 
truction d'un général d'armée. Il mourut sans 
alliance ; 

2. Jean-Jacques, dont l'article suit; 



426 DE NUCHEZE. 

3.* Jean de Nucheze, mentionné ci-après; 
4. Pierre de Nucheze. 

Dans le même tems vivait : 

Cimine de Nucheze, mariée, vers 1600, avec Philippe 
le Vasseur, seigneur de Guernonval, créé baron d'Eskel- 
becke, le 21 janvier 161 2. 

VIII. Jean-Jacques de Nucheze, baron des Francs, 
seigneur de Nucheze, de Brain et de Bussy, chevalier 
de l'ordre du roi, servit les rois Henri III et Henri IX, 
durant les guerres de la ligue. L'an 1564, il était un des 
hommes d'armes de la compagnie du seigneur de Dam- 
ville (Mathieu de Montmorency). Il fut ensuite capi- 
taine d'une compagnie d'hommes d'armes d'ordonnance. 
Il signala notamment son courage aux batailles d'Ivry 
et de Fontaine-Française; et mourut des blessures qu'il 
avait reçues dans cette dernière. Il épousa, i.° le 26 oc- 
tobre 1582, Gabrielle de Saint-Gelais, dont il n'eut 
point d'enfants , fille de Charles, seigneur de Saint- 
Gelais, et de Louise de Puiguyon, sa seconde femme ; 
2. Marguerite Frémiot , fille de Bénigne Frémiot , 
conseiller du roi en ses conseils, président en la cour 
de parlement de Dijon, et de Marguerite de Berbisy, 
son épouse. De ce mariage sont issus : 

i.° Bénigne, dont l'article suit; 

2. Jacques de Nucheze, évêque et comte de Châlons- 
sur-Saône, en 1624, comte de Brain, conseiller du 
roi en tous ses conseils, abbé de Ferrières, naquit 
le 2 5 octobre 1 591 . Ce fut en sa faveur que la sei- 
gneurie de Brain fut érigée en comté, par lettres 
du mois de novembre 1637, registrées au parle- 
ment le 3 septembre 1640. Dans lesdites lettres- 
patentes il est expressément mentionné que le 
titre de comte lui est concédé pour lui et ceux 
de son nom en ligne masculine, et ù perpétuité; 



DE NUCHEZE. 427 

à raison des services éminents rendus, par sa 
famille, aux rois de France et à l'état. Il mourut 
le i w mai i658, universellement regretté. 

IX. Bénigne de Nucheze, baron des Francs, sei- 
gneur de Brain et de Bussy, capitaine de cinquante 
hommes d'armes, mestre de camp d'un régiment, ser- 
vit dans la plupart des expéditions militaires du roi 
Louis XIII, et se distingua particulièrement au siège de 
la Rochelle, en 1627. Deux ans après, il servit dans 
l'armée conduite par Henri de Montmorency, en bas 
Languedoc, contre les religion naires; concourut à la 
prise de Privas, et fut atteint d'une mousquetade, au 
siège d'Alais, dont il mourut le 21 juin 1629, sans 
avoir été marié. 

VIII. Jean de Nucheze, seigneur de Solon, che- 
valier de l'ordre du roi, second fils de Léon de Nucheze, 
et de Bénigne de Saulx-Tavannes, était, en 1564, ar- 
cher dans la compagnie du seigneur de Damville, et l'an 
1569 et 1573 homme d'armes de la compagnie de 
M. de Tavannes. Il épousa Anne de Pennezot, dont 
il eut : * 

IX. Henri de Nucheze, baron des Francs, après la 
mort de Bénigne, son cousin-germain. Il avait épousé, 
l'an 1620, Eléonore Turpin de Crissé, fille de Charles 
Turpin , III e du nom, comte de Crissé et de Viers, 
seigneur de la Grésille, et de Catherine Doineau de 
Saint-Soulaine. De ce mariage sont provenus : 

i.» Bénigne de Nucheze, abbé de Saint-Saurin, 
en Poitou ; 

2. Jacques de Nucheze; 

3.* André de Nucheze ; 

4/ Éléonore-Angélique de Nucheze , mariée , le 
28 mai 1647, à Claude-François de Thiard, baron, 
puis comte de Bissy-sur-Fleix, baron de Pierre 



42« DE NUCHEZE. 

et de Charney, gouverneur d'Auxonne, en 1671 ; 
lieutenant-général des armées du roi, en 1677, 
lieutenant-général en Lorraine, en 1676, cheva- 
lier des ordres du roi, en 1689, morteni7oi, 
fils de Ponthus de Thiard, chevalier, seigneur de 
Bissy, baron de Pierre, de Vauvry et de Charney, 
écuyer ordinaire de la grande écurie, et de Jeanne 
Bouton deChamilly ; 
5.° Marie de Nucheze. 

Bâtard. 

Charles de Nucheze, né de Henri et de Prudence 
de Chaboville, fut légitimé en janvier 1623. 

Seigneurs de Batresse et de la Brûlonnière. 

VI. René de Nucheze, chevalier, seigneur de Ba- 
tresse, le Clos-Biron et la Brûlonnière, second fils de 
Guillaume de Nucheze, IV e du nom, seigneur de Bau- 
diment, et de Catherine des Francs, partagea avec 
Pierre de Nucheze, son frère aîné, le 7 juillet i5i5. Il 
épousa Françoise de Greuille de Chanteloube, dame de 
la Brûlonnière, sur les confins du Poitou et de la Mar- 
che, fille de Jean de Greuille, écuyer, seigneur de 
Chanteloube, en Berry, et d'Antoinette de Saint-Ju- 
lien. L'an i532, René de Nucheze fut nommé l'un des 
exécuteurs testamentaires de Pierre de Nucheze, son 
frère. Il eut de son mariage : 

i.° Jean, dont l'article suit ; 

2. Louis de Nucheze, chevalier de l'ordre du Roi, 
capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes, 
gouverneur de Cognac, en Angoumois, connu sous 
le nom de Chevalier de Batresse, qu'il rendit cé- 
lèbre par sa valeur. L'an 1564, il était lieutenant 
de la compagnie de cinquante hommes d'armes 
du seigneur de Damville, qui fit montre à Espe- 



DE NUCHEZIl. 4 2 9 

ranche, le i" janvier, l'an Ô67, capitaine d'une 
compagnie de cinquante lances des ordonnances 
du roi, dont il passa la revue à Paris le 24 sep- 
tembre. L'an i568, il se distingua aux sièges de 
Saintes et de Cognac, et obtint le gouvernement 
de cette dernière place en 1575. Il fut cham- 
bellan ordinaire de François, duc d'Alencon, 
depuis 076 jusqu'en i583. Il commanda sa com- 
pagnie au siège de Brouage en 1 599. L'historien 
d'Aubigny, le président de Thou et la Popeli- 
nière, en font une mention honorable. Les rois 
François II, Henri II et Charles IX, ont adressé 
plus de trente lettres à ce seigneur ; quelques- 
unes, entièrement écrites de leur main, le qua- 
lifient de notre bon amy, mon compère, etc. Il 
avait épousé Magdeleine, aliàs Jeanne de Saint- 
Gelais, fille de François de Saint-Gelais, sei- 
gneur de Saint-Severin, et de Charlotte de 
Champagne, son épouse. Il en eut une fille, 
Marguerite de Nucheze, mariée à François, mar- 
quis de Lezignem, capitaine de cinquante 
hommes d'armes des ordonnances ; 
3.° Perrette de Nucheze, femme de Pierre de 
Cléret, seigneur de Saint-Julien l'Ars. 

Vers le même tems vivait : 

François de Nucheze, écuyer, seigneur de Boisrenard, 
épousa Renée de Pontlevoye, fille de Jean de Pontle- 
voye, écuyer, seigneur des Pallets, et de Mathurine de 
Gennes. Il en eut, entr'autres enfants : 

Anne de Nucheze, mariée, i.° à René de la 
Borderie, écuyer, seigneur de la Borderie, 
maître-d'hôtel du roi de Navarre, gouverneur 
du duché de Beaumont, fils de Guillaume, che- 
valier, seigneur dudit lieu, et de Guyonne Cail- 
lou de la Pépinière; 2. à Jean de Chérité, sei- 
gneur de la Verdrie, gentilhomme de la maison 
il. 28 



4 3o DE NUCHEZE. 

du Roi, fils de Jean de Chérité, seigneur de 
Voisines, d'Ouche et de la Verdrie, et de Per- 
rine Bodio. 

VII. Jean de Nucheze, II e du nom, seigneur de 
la Brûlonnière, Badevilain, la Pommeraye et la Brosse, 
chevalier de l'ordre du roi, chambellan du roi Henri III, 
en i573; épousa Jeanne de Parthenay de Guenoville, 
fille de Guiot de Parthenay, écuyer, seigneur de la 
Pommeraye et de la Faye, et de Louise-]' Evêque de 
Marconnay, dont il eut deux fils et trois filles: 

i.° Pierre, dont l'article suit ; 

2. Melchior de Nucheze, seigneur de Badevilain, 

épousa Catherine Marchand, qui le rendit père 

de : 

a. Jacques de Nucheze, seigneur de Badevi- 
lain, qui épousa Charlette du Breuil-Héliou, 
dont il eut Pierre de Nucheze, écuyer, sei- ' 
gneur de Badevilain, mestre de camp de 
cavalerie, marié avec Marie Cacault, dont, 
entr'autres enfants, Marie-Catherine de Nu- 
cheze, mariée, le 4 septembre 17 18, à 
François Sylvain, chevalier, seigneur de 
Beauregard, capitaine au régiment de Pi- 
cardie ; 

b. Albin de Nucheze, grand archidiacre de 
Châlons-sur-Saône ; 

c. René de Nucheze ; 

d. N... de Nucheze, demoiselle. 

3.° Philippe de Nucheze, mariée avec Philippe 
Couraud, seigneur de Puylarge ; 

4. Jeanne de Nucheze, femme de René de la 
Croix, seigneur de la Bretinière, près Poitiers ; 

5.° Marguerite de Nucheze, épouse, le 9 juillet 
1596, Pierre de Saint-Martin, chevalier, sei- 
gneur de Baignac et de la Roulle, gentilhomme 



DE NUCHEZE. 4 3 i 

ordinaire de la chambre du Roi, fils de Pierre 
de Saint-Martin, I M du nom, chevalier, sei- 
gneur de Baignac, sénéchal de la basse Marche, 
l'un des cent gentilshommes de la maison du 
Roi, et de Jeanne Bermondet de la Quintaine. 
VIII. Pierre de Nuchezf. , I er du nom, chevalier, 
seigneur de Batresse, la Brûlonnière et de la Brosse , 
chevalier de l'ordre du Roi , gouverneur de Montmo- 
rillon, servit utilement le Roi pendant les troubles de 
la guerre civile. Il épousa Anne Petit, fille d'Antoine 
Petit, seigneur de Bois-Fichet, et d'Avoie du Bois des 
Arpentis ; cette dernière, sœur de Louis du Bois, sei- 
gneur des Arpentis , chevalier des ordres du roi , et 
lieutenant-général au gouvernement de Touraine. Anne 
Petit épousa, en secondes noces, François Mesnard, 
seigneur de Toucheprès. Elle eut, de son premier mari, 
décédé en 1614 : 

i.° Gaspard, dont l'article suit; 
2. Charles de Nucheze, seigneur de la Foix; 
3.° Louis de Nucheze; 

4. François de Nucheze, reçu chevalier de Saint- 
Jean de Jérusalem en 1623 ; il fut depuis com- 
mandeur de son ordre, lieutenant-général des 
armées navales, puis vice-amiral de France , 
grade équivalent à celui de maréchal de France. 
Dans ses provisions du 7 mai 1661, signées Louis, 
et contresignées de Loménie, S. M. rappelle en 
substance les services importants rendus par le 
commandeur de Nucheze. « Nous connaissons le 
» mérite dudit sieur, commandeur de Nucheze, 
» portent ces lettres, et la longue expérience qu'il 
» s'est acquise dans la marine; ayant, depuis trente- 
» huit ans et plus, eu plusieurs commandements, 
» soit de vaisseaux ou de galères , et autres emplois 
» sur mer ; dans lesquels, après avoir long-tems 
» servi très-utilement la religion de Malte, et 
» remporté divers avantages considérables sur les 



4 32 DE NUCHEZE. 

» ennemis de notre foi (i), qui ont souvent 
» éprouvée leur dommage, les effets de sa valeur 
' » et de sa bonne conduite, particulièrement lors- 

» que nous l'envoyâmes avec douze navires de 
» guerre, dont nous lui avons confié le comman- 
» dément, au secours des Vénitiens contre les 
» mêmes infidèles, pendant une campagne: 
» outre lequel il les servit encore par notre or- 
» dre, durant plusieurs années à ses dépens, et 
» très-utilement pour eux ; il nous a depuis con- 
» tinué ses services durant les derniers troubles 
» de notre royaume, devant la Rochelle, et dans 
» la rivière de Bordeaux, en qualité de notre 
» lieutenant-général des armées navales ; et en 
» toutes les occasions, il nous a donné tant de 
» marques de sa suffisance et de son expérience, 
» de sa vigilance, de son courage, et de son af- 
» fection et fidélité à notre service, que nous 
» avons estimé ne pouvoir confier cette impor- 
» tante charge à une personne qui la pût soute- 
» nir , et exercer plus dignement et exactement 
» que lui, etc., etc. ». Il fut pourvu de cette 
charge par le décès de Louis Foucault de Saint- 
Germain , comte du Dognon , maréchal de 
France; 
5.° Isabelle de Nucheze , mariée avec Pierre de 

Reignier, seigneur de Beauregard ; 
6.° Renée de Nucheze , mariée avec François de 
Triolon, seigneur du Sibion. 

IX. Gaspard de Nucheze, chevalier, seigneur de la 
Brûlonnière , de la Mothe et de la Brosse , épousa , 
i.° Eléonore Turpin , fille de Moïse Turpin , seigneur 
de Busseroles; 2. Marie de Vorines de Fontenay, qui 
était veuve de lui le 24 octobre 1657, fille de Jean de 



(1) Il se trouva, en 1664, au combat livré au grand galion 
de la Sultane, où il fut grièvement blessé. 



DE NUCHEZE. 4 33 

Vonnes, vicomte de Fontenay, seigneur d'Isoré, d'Azay 
sur Indre , chevalier de l'ordre du Roi , gentilhomme 
ordinaire de la chambre , et de Marie de Chadieu de 
Montperoux. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

i.° Pierre de Nucheze, chevalier , seigneur de la 

Brûlonnière, vivait en 1657, qui suit; 
2.» Jacques de Nucheze, seigneur de la Brosse, en- 
seigne de frégate en 1669 ; 
3.° Avoie de Nucheze ; 
4. Anne de Nucheze ; 

Du second lit : 

5.° Jean de Nucheze, reçu chevalier de Saint-Jean 
de Jérusalem le 12 juillet 1667, au grand prieuré 
d'Aquitaine. 

X. Pierre de Nucheze, II e du nom, chevalier, 
seigneur de la Brûlonnière, ne vivait plus en i665. Il 
avait e'pousé Dorothée Barthon de Montbas, dont il avait 
un enfant mineur, fille de François Barthon , vicomte 
de Montbas , lieutenant - général des armées du Roi , et 
de Denise de Maillé Bénehart. Elle se remaria, en se- 
condes noces, le 21 juillet 1 665 , à Théophile de Be- 
ziade, marquis d'Avaray , grand bailli d'épié de l'Or- 
léanais. Le 26 décembre 1670, elle transigea avec Fran- 
çois de Triolon, écuyer, seigneur de Sibion , tuteur de 
l'enfant mineur , qu'elle avait eu de son premier mari , 
nommé : 

Pierre de Nucheze, chevalier, seigneur de la Brû- 
lonnière, qui fut garde marine. 

Seigneurs du Plessis éCAnle\y y en Bourbonnais. 

VI. Jacques de Nucheze , chevalier , seigneur de 
Chanteloube , du Plessis d'Anlezy et des Touches , troi- 
sième fils de Guillaume de Nucheze , IV e du nom , 
seigneur de Baudiment , et de Catherine des Francs , 
est mentionné dans le testament de son père , du 27 



434 DH NUCHEZE. 

mars i5o5. Il assista au contrat de mariage de Pierre 
de Nucheze, son frère aîné. Le 5 juillet i5i3, il par- 
tagea la succession de Guillaume, son père, avec Pierre 
et René ses deux frères. Au mois de janvier 1 534 J 
il était un des cent gentilshommes de la maison du roi> 
sous la charge de M. Canaples. On lui voit la même 
qualité dans divers comptes et états de la maison du 
roi, jusqu'à l'an i53y. Il fut nommé, avec René son 
frère, curateur des enfants mineurs de Pierre de Nucheze, 
leur frère aîné ; qui avait fait son testament le 21 mai 
i532. Jacques de Nucheze eut deux femmes, i.° Marie 
de Greuille , fille de Jean de Greuille , chevalier, sei- 
gneur de Chanteloube , et sœur de Françoise de 
de Greuille, femme de René, son frère, dont il n'eut 
point d'enfants; 2. le 26 mars 1 5 14 , Françoise d'An- 
lezy, qui était veuve de lui le 9 juillet 1569. Il en eut 
deux fils : 

i.° Jean, dont l'article suit ; 

2. Claude de Nucheze, qui transigea avec Jean , 
son frère, le 7 octobre 1574, au sujet de la suc* 
cession de leurs père et mère. 

VII. Jean de Nucheze, II e du nom, chevalier, 
seigneur du Plessis d'Anlezy, homme d'armes de la com- 
pagnie du maréchal de Damville , en 1549 et 1564, 
épousa, par contrat du 2 août 1579, Catherine de Viry , 
fille de feu Claude de Viry , écuyer , et de Louise de 
Tilly. Il passa une transaction avec François Seguin , 
écuyer, sieur de Paraise, le 21 août 1 582, et ne vivait 
plus le i5 juin 1596, que sa veuve avait la garde-noble 
de leurs enfants, qui furent : 

i.° Jean de Nucheze, vivant en 1609; 

2. Antoine, dont l'article suit ; 

3.° Jacques de Nucheze, vivant en 1609; 

4. Jacqueline de Nucheze; 

5.° Anne de Nucheze. 

VIII. Antoine de Nucheze, chevalier, seigneur du 



DE NUCHEZE. 43 5 

Plessis , de Buchepot , etc. , rendit hommage au roi 
le 25 août 1609, conjointement avec Jean de Nucheze, 
son frère, tant pour eux que pour Jacques de Nucheze, 
leur autre frère. Il épousa, i.° par contrat du 7 août 
1 6 16, Marguerite de Francaulme, dont il n'eut point 
d'enfants; 2. par contrat du i3 juillet 1620, Rade- 
gonde de Bongards, fille de Georges de Bongards, écuyer, 
seigneur de Courtois, et de Marguerite le Moyne. L'an 
i636, Antoine de Nucheze servait dans la compagnie 
des chevau-légers du baron de Lange, ainsi qu'il appert 
par un certificat du 17 août, qui le dispense de se 
rendre à l'armée de Picardie. De son second mariage 
sont nés : 

1 ,° Charles, dont l'article suit ; 

2. Antoine de Nucheze, qui transigea avec son 
frère le 5 février i656. 

IX. Charles de Nucheze, écuyer, seigneur du Plessis, 
de la Mothe et de Saint - Léopardin en partie, fit le 
dénombrement de ses terres le premier septembre 1673, 
dans lequel est rappelé un hommage qu'il avait rendu 
au roi le 5 janvier 1661. Il entra dans la compagnie 
des chevau-légers de la garde du roi au mois de juin 
1674. Il avait épousé par contrat du premier février 
1 656, Françoise des Ulmes, fille de Gilbert des Ulmes, 
chevalier , seigneur de Longvy , et de Françoise de 
Tespes; et fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne 
extraction, par jugement de M. Lambert d'Herbignv, 
commissaire départi par le roi dans les généralités de 
Moulins et de Bourges, du 24 décembre 1667. De ce 
mariage sont issus : 

1 .° Pierre, dont l'article suit ; 

2. Marie de Nucheze, née en 166 1. 

X. Pierre de Nucheze, chevalier, seigneur du Plessis, 
de Saint-Léopardin , etc. , était cornette des chevau- 
légers de la garde du roi, ainsi qu'il appert d'un certi- 
ficat du 22 décembre 1675. Il servit au ban et arrière- 



4 36 1>E NUCHEZE. 

ban de la noblesse de Bourbonnais en 1689, 1693 et 
1694. Il rendit hommage de sa terre du Plessis, le 18 
juin 1698. Il épousa, i.° par contrat du premier mars 
1677, Marie - Anne d'Estutt, fille de Jacques d'Estutt , 
e'cuyer, et d'Edme'e de Racault; 2. par contrat du 12 
avril 1695, Marie-Anne de Morogues, veuve de N., 
de Roffignac, seigneur d'Aspremont, et fille de Henri 
de Morogues, chevalier, seigneur de Lonfroy, et de 
Madelaine de Ventrolles. Il fut maintenu dans sa noblesse 
le 3 décembre 1699, par M. le Vayer , intendant en 
Bourbonnais. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

1 .° Claude, dont l'article suit ; 

2. Edmée de Nucheze, mariée, le 6 janvier 1699, 
à Louis d'Aguirande, chevalier, seigneur du 
Plaix et des Termes , fils de François d'Agui- 
rande, seigneur des mêmes terres, de Beauvoir 
et de Pouligny, gentilhomme de la maison du 
Roi, et de Gervaise de Montost ; 

Du second lit : 
3.° Mathias de Nucheze, reçu chevalier de Saint- 
Jean-de-Jérusalem, le 8 février 1700. 

XI. Claude de Nucheze, chevalier, seigneur des 
Liteaux, c'e la Mothe et autres lieux, capitaine au régi- 
ment d'Anjou, cavalerie, en 1720, épousa par contrat 
du 18 février 1729, Marguerite de la Trollière, fille 
de feu Jean de la Trollière, écuyer, seigneur de Beau- 
valon, et de dame Catherine de François d'Espagnes. 
De ce mariage sont issus : 

1 .° Michel-Claude, dont l'article suit; 
2. Jean - Baptiste de Nucheze, mentionné ci- 
après. 

XII. Michel -Claude de Nucheze, chevalier, sei- 
gneur de la Mothe et autres lieux, fut page de la grande 
écurie du Roi, en 1745, puis capitaine au régiment de 
Saluces, cavalerie, en 1749. Il épousa, par contrat du 



DE NUCHEZE. 4 3 7 

21 mars 1700, Louise Farjonnel d'Aubigny , fille de 
Jean - Baptiste Farjonnel , ecuyer , seigneur d'Aubi - 
gny , conseiller honoraire en la sénéchaussée de Bour- 
bonnais , et d'Elisabeth des Hayes , son épouse. De ce 
mariage sont issus : 

i.° Jean-Louis, dont l'article suit; 
2. Jean-Michel de Nucheze , chanoine de l'église 
cathe'drale de Paris, et grand-vicaire de Bourges ; 
3.° Elisabeth-Emilie, 1 reçues chanoinesses - com - 
4. Elisabeth-Claudine,' tesses de Neuville le 14 
5.* Antoinette-Julie, ) octobre 1765. 

XII. Jean-Louis de Nucheze, chevalier, a été page 
de la grande écurie du Roi, et capitaine au régiment de 
Noailles, dragons. 

XI. Jean - Baptiste de Nucheze, chevalier, seigneur 
des Liteaux , Planchevienne , Sauvage et autres lieux , 
épousa, par contrat du 5 juillet 1762 , Anne-Elisabeth 
des Champs de Pravier , fille de messire Joseph des 
Champs, chevalier, seigneur de Pravier, et de N... des 
Aàges. De ce mariage sont issus : 

1 .• Michel-Claude, dont l'article suit ; 

2. Joseph-Marie de Nucheze, ancien capitaine 
d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de Saint- Louis, et de l'ordre du Phénix 
de Hohenlohe. lia fait, à l'armée de Condé, 
toutes les campagnes de rémigration. Il a épousé 
N... Le Blin de Châtellenot, famille originaire 
de Bourgogne, dont il a deux fils en bas âge. 

élèves, l'un à l'école 
militaire de Saint- 

a. Ernest de Nucheze, ] Cyr, l'autre à l'é- 

b. Hippolyte de Nucheze, \ co le des chevaliers 

de Saint-Louis, à 
Senlis 



4 38 DE NUCHEZE. 

XII. Michel-Claude, comte de Nucheze(i), ancien ca- 
pitaine d'infanterie, émigré en 1791, est parti de l'armée 
de Condé, d'après les ordres de ce prince, pour prendre 
le grade d'officier de la garde de S. M. Louis XVI, en 
1791 et 1792; il était à l'affaire du 20 juin et à celle du 
10 août, auprès de la personne du Roi, chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , a épousé , par 
contrat du 16 août 1784, Anne Petit de Saint- Georges, 
fille de messire André François Petit de Nanteau , 
écuyer, seigneur de Nanteau et de Saint - Georges , et 
de dame Marie Barbier. Il a eu de ce mariage deux fils : 

i.° Michel- Auguste de Nucheze , qui a fait les 
guerres de Prusse , d'Espagne et d'Allemagne; 
les deux premières, en qualité d'officier de dra- 
gons, et celle d'Allemagne, en qualité de capi- 
taine de hussards ; ensuite capitaine des chasseurs 
à cheval de la garde en 181 2. Il a été fait, à la 
rentrée de sa majesté Louis XVIII, en 18 14, sous- 
aide - major des mousquetaires noirs , et à leur 
réforme, en 181 5 , lieutenant-colonel de la lé- 
gion de la Manche, chevalier de Saint-Louis et 
de la Légion-d'honneur ; 

2. Achille-Paul-Bernard de Nucheze , officier au 
troisième régiment de chasseurs à cheval. Il a fait 
la guerre de Russie en 181 2, et a été tué au pas- 
sage de la Bérésina, le 28 novembre de la même 
année. 

Armes : De gueules, à 9 molettes d'éperon à cinq rais 
d'argent, l'écu en bannière. Supports: deux lions; ci- 
mier : un léopard lionne. 

Il subsiste encore plusieurs branches de cette maison 
en Poitou. 



(1) En vertu des lettres-patentes données par le roi 
Louis XIII en 1637,, registrées au parlement en 1640, au 
chef des nom et armes de cette famille et à perpétuité. 



DE VERINE. 439 



de VERINE. Maison qui s'est éteinte dans celle de 
Janvre, mentionnée page 261 de ce volume. 

Hugues de Verine, deuxième fils de Bertrand de Ve- 
rine, a formé cette troisième branche. 

Hugues de Verine, varlet, seigneur de Brie, de 
Montazeau-Soulignac et autres lieux, lieutenant du ma- 
réchal de Rieux, sous le règne de Charles VI, épousa 
Jeanne de Mouel, fille de Pierre de Mouel, seigneur de 
la Roche-de-Mouel. Il est qualifié chevalier dans des 
actes postérieurs. De ce mariage est issu : 

Jean de Verine, chevalier, seigneur de la Roche- 
de-Mouel, qui épousa Jeanne de Beauvais, fille de 
Jean de Beauvais , seigneur de Beauvais. De ce mariage 
est issu : 

Philippe de Verine, chevalier, seigneur de la Roche- 
de-Mouel, qui épousa Anne de la Roche-Foucault, fille 
de Robert de la Roche-Foucault. De ce mariage est issu : 
François de Verine, chevaliéV, seigneur de la Roche- 
de-Mouel, qui épousa Sylvie de la Roche-sur- Yon, 
fille de messire de la Roche-sur- Yon, chevalier, sei- 
gneur de la Roche-sur-Yon. De ce mariage est issu: 

Jacques de Verine, chevalier, seigneur de la Roche-de- 
Mouel, qui épousa Olympe d'Aumont, fille de messire 
Pierre d'Aumont, chevalier, seigneur d'Aumont. De ce 
mariage est issu : 

Jean de Verine, chevalier, seigneur de la Roche-de- 
Mouel, qui épousa Anne de Roigmond, fille de Robert 
de Roigmond, écuyer, officier pour le roi au siège de 
Gueret, en la Marche. De ce mariage est issu: 

Georges de Verine, chevalier, seigneur de la Roche- 
de-Mouel, qui épousa Anne de Claise, fille de messire 
Eustache de Claise, chevalier, seigneur, baron d'Au- 
brit et de Claise. De ce mariage est issu un autre 
Georges. 

Georges de Verine, chevalier, seigneur de la Roche- 
de-Mouel, qui épousa Gabrielle d'Héricourt, fille de 



4 4 o DE VERINE. 

Gabriel d'Héricourt , baron de Soulignac. De 

ce mariage sont issus Honoré de Verine et Jacques de 

Verine. 

Honoré de Verine épousa Anne de Machecoul, fille de 
René de Machecoul, chevalier, baron de Machecoul, 
dont un des gendres épousa l'autre. Cet Honoré de Ve- 
rine épousa, en secondes noces, Suzanne Bégaud, fille 
de messire Reni Bîgaui, chevalier, seigneur de la Bé- 
gaudière. De ce mariage est issu : 

André de Verine, chevalier, seigneur de la Bégau- 
dière, qui épousa Gabrielle de Razais. De ce mariage 
est issu Pierre de Verine, mort sans hoirs. 

Jacques de Verine continue la postérité. 

Jacques de Verine, chevalier, seigneur des Tribar- 
dières, de Puis et Soulignac, épousa, en premières 
noces, Colasse de Marquais, fille de messire Jean de 
Marquais, chevalier, seigneur de la Brosse; il se maria 
en secondes noces, avec Marie de Villelume, fille de Jean 
de Villelume, chevalier, ^seigneur, baron de Barmontel, 
en Auvergne. De ce mariage est issu : 

Léonard de Verine, chevalier, seigneur de la Bégau- 
dière, des Tribardières, de la Gaudinière et des Bou- 
lières, qui épousa Marguerite Rençont, fille de messire 
François Rençont, chevalier, seigneur de Riberolle et 
de la Gaudinière. De ce mariage est issu. 

Antoine de Verine, chevalier, seigneur de la Gau- 
dinière et de Soulignac, qui épousa Diane-Marie de 
Coral, fille de messire Paul de Coral, écuyer, seigneur 
du Breuil-Massit, de la terre et baronnie de Remeille, 
de la moitié du bourg et paroisse de Saint-Maurice, et 
aussi seigneur de Villiers, en Touraine, et de dame 
Diane-Marie de Savatte. De ce mariage est issu : 

Pierre de Verine, chevalier, seigneur des Arnaudets, 
qui épousa Maixente-Jeanne Brunct, fille de messire 
Charles Brunet, chevalier, seigneur de Laleu et du fief 
de la Bergeonne. De ce mariage sont issus Charles de 
Verine, tué d'un éclat de bombe au siège de Tournay; 



DE LA MAZELLIKRE. 44. 

et Maixente-Jeanne de Verine, qui épousa, le 26 sep- 
tembre 1746, César- Angélique Janvre, chevalier, sei- 
gneur de l'Estortière, de Chanais, de Lussaudière, de 
la Ferrandière et de Chausserayes. De ce mariage sont 
issus dix enfants, quatre filles et six garçons, dont cinq 
officiers au service de Sa Majesté, et le sixième, vicaire- 
général du diocèse de Grasse, en 1779. 

Armes : D'argent, à la croix vairée d'or et de gueules. 



BROHON (Paul-Bernard), fils de Paul-Jacques- 
René, ancien capitaine de canonniers, fut créé baron, 
par décret impérial du 9 mai 181 1, a obtenu de nouvelles 
lettres-patentes de sa majesté «Louis XVIII, le ^février 
181 5 ; a formé un majorât, avec titre héréditaire. 

Armes : coupé: au 1, d'or, au chevron alaise d'azur; 
au 2, d'azur, au pélican d'argent, becqué d'or, sa piété 
d'argent. L'écu, timbré d'unecouronnede baron. 



de la MAZELLIÈRE. Maison d'origine chevale- 
resque de la province de Bretagne, et transplantée dans 
la Guienne. Nous en avons fourni la généalogie dans le 
tome XV de cet ouvrage, et nous y faisons mention 
d'Odet de Mazelière, secrétaire d'état du roi de Navarre, 
depuis Henri IV, roi de France. L'état officiel de la 
maison de ce prince nous ayant été fourni depuis, nous 
avons cru faire quelque chose d'utile, que de le rappor- 
ter ici. 

Etat fait par le tRoi, des gens de son Conseil d'état et 

privé, qu'il a retenus pour les affaires de sa maison et 

de ses finances de Navarre, et terres de son ancien 

domaine, non-réuni à sa couronne, à commencer du 

i" jour de janvier de l'année 1598 : 

CHEFS DU CONSEIL. 

Monsieur le maréchal de Bouillon, chef du conseil. 



442 DE LA MAZELUERE. 

M. Duplessis Mornay, sup2r intendant. 
M. de Callignon, chancelier. 

SECRÉTAIRES d'eSTAT. 

M. Odet de Muselières. 
M. Ramond de Vierse. 
M. A nthoi ne de Loménie. 
M. Gehan Paneheure. 

SECRÉTAIRES D'ESTAT PRIVES. 

M. Michel Gérard. 

M. Gehan de la Barthe. 

M. Bertrand de la Valade. 

M. Gehan de Verguins. 

M. Joseph de la Ruffe. 

M. Pierre Dupont. 

M. Gatian Dupont. 

MAITRE DES REQUÊTES. 

M. Auguste Galland. 

SECRÉTAIRES DES FINANCES. 

M. Salomon Corton. 
M. Philipes Fontanier. 
M. Estienne Feynes. 
M. Pierre Marbault. 

TRÉSORIERS-GÉNÉRAUX. 

M. Macé Duper ray. 
M. Julian Malet. 
M. Paul Regeux. 

SECRÉTAIRES ORDINAIRES. 

M. Benjamen Aubry. 
M. Jehan de Hay. 
M. Simeon Preuost. 
M. Israël Patry. 

HUISSIER DU CONSEIL. 

M. François Clavières. 

Fait et arrêté par sadite Majesté, en son conseil à 



PICOT DE PECCADUC. 443 

Saint-Germain-en-Laye, le premier jour de décembre 
mil cinq cSnt quatre-vingt-dix-huict. 

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse d'an- 
cienne extraction, le 20 août 1668, par jugement de 
M. Pellot, intendant de la province de Guienne et 
commissaire départi pour la recherche des nobles, lequel 
jugement nous a été exhibé en original. 



PICOT de PECCADUC. Dans le tom. II du Dic- 
tionnaire véridique, pag. 3 18, on lit ce qui suit :« Cette 
» famille est ancienne en Bretagrtfc*Elle est connue par 
» filiation dans cette province, depuis Antoine Picot, 
» qui, l'an 1483, épousa demoiselle Marie des Landes. 

» Les registres de la réformation de la noblesse de 
» Bretagne, attestent que Jean Picot, sieur de la Min- 
» taye, alloué de Vitré, s'est départi et désisté volon- 
» tairement, de la qualité de noble, par lui prise, et 
» qu'il a payé cent livres, le 10 septembre 1668, et que 
» René Picot, sieur de Fiefrubé, paroisse da Fougeray, 
» a payé la même somme, et pour le même motif, le 
j> premier octobre 1668. Mais cette famille s'est relevée 
» depuis cette sorte de renonciation, et l'on voit qu'elle 
» a fait ses preuves, pour le service militaire, en 1781 
» et en 1783. » 

Beaucoup de bonnes familles de Bretagne, par la né- 
gligence de leurs chefs ou la dispersion de leurs titres, 
n'ayant pu, lors de la recherche, satisfaire aux preuves 
requises, ont été contraintes de se désister, se réservant 
de justifier plus tard de leurs droits. Le chef de la fa- 
mille, Picot de Peccaduc, s'est trouvé dans le même 
cas, en 1668; mais en 1699, son fils fut rétabli et main- 
tenu dans les privilèges de la noblesse. On s'empressera 
donc de relater ici les divers jugements et arrêts rendus 
en faveur de cette famille, comme devant servir à cons- 
tater la noblesse de son origine, et rectifier l'ambiguité 
qui se trouve dans le dernier paragraphe précité du Dic- 
tionnaire véridique. 



444 PICOT DE PECCADUC. 

i .° Extrait des registres de la réformation de la no- 
blesse de Bretagne, du i5 septembre i568, par lequel 
maître Julien Busson, procureur de Jean Picot, sieur 
de la Mintaye, déclara pour ledit Jean Picot, qu'il 
avait ci-devant pris la qualité d'écuyer et souffert qu'on 
la lui donnât en toutes occasions, et avait cru le devoir 
faire, vu que ses prédécesseurs et ceux de son nom 
avaient tonjours pris ladite qualité d'écuyer, au soutien 
de laquelle, il aurait pu trouver titres valables, s'ils 
n'étaient entre mains de gens hors de province, et 
néanmoins déclarait *sfen désister et ne s'en vouloir 
servir jusqu'après avoir recouvré ses titres; après quoi, 
il espérait que nos seigneurs les commissaires pour la- 
dite réformation auraient la bonté de le rétablir en la- 
dite qualité, nonobstant ladite déclaration qui est signée 
C. M. Piquet 
2.° Ordonnance rendue le 10 février 1699, par Gilles 
de Maupeou, chevalier, comte, d'Ableiges, conseiller 
du roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaire 
de son hôtel, commissaire départi par sa majesté, pour 
l'exécution de ses ordres, en la généralité de Poitiers, en 
faveur d'Adrien Picot, seigneur da la Mintaye, fils de 
Jean Picot, quatrième du nom, seigneur de la Mintaye, 
et de Renée Loyseau, et frère aîné de Henri Picot, 
premier du nom, seigneur de Fiefrubé, dont il s'agit 
dans ce degré, qui ordonne que ledit Adrien Picot de 
la Mintaye, ses successeurs, enfants et postérité, nés 
et à naître en loyal mariage, jouiraient de tous les pri- 
vilèges, honneurs et exemptions attribués et accordés 
par sa majesté aux nobles de son royaume, tant qu'ils 
ne feraient acte de dérogeance à noblesse; ladite or- 
donnance délivrée par Guillou, commis greffier au bu- 
reau de la généralité de Poitiers, et à la garde des 
minutes de l'intendance, et de lui signée. 

3.° Jugement des commissaires généraux du conseil, 
rendu, le 4 avril 171 5, en faveur d'Adrien et de Henri. 
Picot, frères, qui les maintient dans leur noblesse d'ex- 



PICOT DE PECCADL'C. 445 

traction et en la qualité d'écuyer, et qui ordonna, 
qu'ils jouiraient et leur postérité, nés et à naître en loyal 
mariage , de tous les privilèges et exemptions , dout 
jouissent les autres gentilshommes du royaume. Ledit 
jugement signé Pierron, et délivré le 27 mai 1757, aux 
fins de la commission y attachée, signée, par le roi , 
Roux. 

4. Arrêt de cette cour de parlement , obtenu le 16 
janvier 1739, par écuyer , Henri Picot, seigneur de 
Fiefrubé et de Trémar , qui lui donne acte de la repré- 
sentation, par lui faite, de l'arrêt du 4 avril 171 5 , et 
du brevet de ses armoiries, du 14 mars 1698 , et or- 
donne que lesdites deux pièces deme ireraient déposées 
au greffe avec les minutes des autres arrêts de noblesse, 
rendus par la cour, au profit des autres nobles qu'elle a 
maintenus, pour, au besoin, et dans les cas requis , en 
être délivré dos expéditions et grosses audit Henri Picot 
de Trémar, également que dudit arrêt du 16 janvier 
1739, pour lui servir où être devrait, ledit arrêt délivré 
par duplicata et signé Le Clavier. 

5.* Arrêt rendu , chambres assemblées , le i5 mars 
1737 , qui ordonne avant faire droit, que Pierre-Jean- 
Baptiste Picot , rapportera une expédition en forme 
probante du jugement des commissaires du conseil, qui 
le maintenait dans la qualité de noble; ledit arrêt signé 
L. C. Picquet. 

6. - Autres arrêts rendus , chambres assemblées , les 
6 juin et 26 novembre 1757 , qui , sur le vu d'une ex- 
pédition en forme probante du jugement des commis- 
saires du conseil, du 4 avril 170, renvoie Pierre-Jean- 
Baptiste Picot de Peccaduc, se pourvoir vers sa majesté, 
pour y solliciter ses provisions de l'office de conseiller 
en la cour et commissaire aux requêtes du palais, et qui 
le reçoit en l'exercice- dudit office , lesdits arrêts signés 
L. C. Picquet. 



16. -u 



446 



DE LA CONDAMINK. 



DE LA CONDAMINE , très-ancienne maison noble 
des Cévennes } connue de tous les tems par ses ser- 
vices militaires et littéraires. M. de Roussel , auteur 
de l'histoire du régiment de Piémont , infanterie , 
( Paris , chez Guillyn, 1766), en parle dans ces termes 
à la page 67 de cet ouvrage : En effet Gérault de la Con- 
damine , est mentionné le premier des hommes d'armes 
d'une montre, faite en 1 368, à la Rochemadour en Quercy, 
par les ordres de monseigneur le duc d'Anjou , frère 
du roi ; laquelle montre est conservée en original , à 
Paris , aux manuscrits de la bibliothèque du roi ; mais 
peu après la révocation de l'édit de Nantes , l'aîné de 
la maison ayant quitté sa patrie , et ses documents de 
famille comme les débris de sa fortune lui ayant été 
volés par le patron d'une barque , et le voleur , pour 
anéantir les traces de son larcin , ayant jeté les pa- 
piers à la mer , il en résulte que nous ne pouvons 
remonter la généalogie de cette maison jusqu'à ce Gé- 
rault. L'antique et noble origine de la maison de la 
Gondamine n'en est pas moins un fait avéré , et qui 
n 7 a jamais été révoqué en doute. L'étymologie de ce 
nom vient à l'appui de cette opinion, la branche aînée 
la tire de condominus , et la branche antonine de 
campus domini ; celle-ci à une nouvelle version étymo- 
logique , a ajouté une variation dans les armes. La 
branche aînée a constamment porté d'azur , à une tig< 
de blé à trois épis d'argent, tiges et feuilles de même 
tandis que la branche antonine a porté d'azur, à trois 
glands d'or , tiges et feuilles de même ; il est possible 
que les trois épis aient été pris pour trois glands , et 
qu'en conservant le fond de l'écu , la branche cadette 
ait changé les émaux, pour se distinguer de la branche 
aînée. Celle-ci a possédé de toute ancienneté et jusqu'à 
la révolution , la co - seigneurie de Serves , et été 
long - tems connue par la qualification de co-seigneur , 



s 






DE LA CONDAMINE. 447 

en latin Condominus; ce nom étant enfin devenu pa- 
tronymique, on a dit par la métogramme du second 
o en a, Condaminus, et en langue vulgaire Condamine. 
La branche antonine a toujours soutenu que son nom 
venait de Campus Domini, le champ du maître, ou le 
champ seigneurial, et dans l'ancien languedocien, on 
appelait du nom de Condamine, le champ ou l'enclos at- 
tenant au château du seigneur. 

I. André de la Condamine, premier du nom, co- 
seigneur de Serves, naquit en i56o; il fut un grand ca- 
pitaine, fidèle à son roi, et rendit de grands services dans 
les guerres civiles ; il est parlé de lui au tome V, page 524 , 
de l'histoire générale de la province du Languedoc ; il 
commandait, en 1621, les troupes royales qui défen- 
daient Marguerittes, près de Nismes ; il épousa, en 082, 
Marie - Geneviève de Falcon, fille de noble Jacques de 
Falcon Viguier de Vezenobre, duquel mariage : 

II. Jean de la Condamine, I" du nom, co-sei- 
gneur de Serves, qui naquit en 1 583 ; il suivit comme 
son père la carrière des armes, et fut gentilhomme ordi- 
naire de la chambre du roi ; donna, en cette qualité, en 
1620, une quittance qui se trouve à Paris, aux manuscrits 
de la bibliothèque du roi; il épousa, en 1604, dame Ga- 
brielle de Puget, fille de noble Antoine de Puget , sei- 
gneur de Chasteuil, qui portait : d'argent à la vache de 
gueules; sommée d'une étoile d'or entre les cornes. Leurs 
enfants furent : 

i. # Gabriel, dont l'article suit ; 
2. Antoine, qui fonda la branche antonine, dont 
nous parlerons plus bas. 

III. Gabriel de la Condamine, co-seigneur de 
Serves, né en 1606. Il fut lieutenant, et réformé en 
cette qualité, car en 1671 et 1674, il se qualifie ainsi dans 
les quittances qu'il donna pour ses appointemens, les- 
quelles sont conservées à Paris, aux manuscrits de la bi- 



448 DE LA CONDAMINE. 

bliothèque du roi; il épousa, en 1640, dame Elizabeth 
de Rodier de la Brugière, qui portait de gueules au châ- 
teau à trois tours d'argent, maçonné de sable. Duquel 
mariage est issu : 

IV. Georges de la Condamine, co-seigneur de Serves, 
né en 1642; il épousa, en 1664, dame Antoinette de 
Montblanc-Saint-Martin qui portait : de gueules au che- 
val d'argent passant et galopant, ferré" et harnaché de sa- 
ble, monté d'un cavalier d'argent, armé de toutes pièces, 
la visière haute, tenant à la main droite un badelaire d'ar- 
gent ; derrière le cheval, un homme d'argent à pied, de- 
mandant l'aumône. Le tout sur une terrasse de sinople, 
et sous un chef cousu de même, chargé de deux molettes 
d'éperon d'or. De ce mariage viennent : 

i.° André, dont l'article suit; 

2. Charles - Antoine, qui fonda la cinquième 
branche, dite Caroline, et dont il sera question. 

V. André de la Condamine , II e du nom , 
co-seigneur de Serves, naquit en i665; il professa la 
religion protestante, et se réfugia en Angleterre vers 
l'année 17 14, avec son épouse dame Jeanne Agerre, fille 
de noble Pierre Agerre de Fons, et six de leurs enfants ; 
il mourut à Guernesey, le 4 mai 1737, et son épouse 
lui survécut jusqu'au 21 septembre 1755. Leurs enfants 
furent : 

1 .° Pierre, dont l'article suit ; 

2. Jacques, mort à Londres, sans postérité ; 

3.° Jean, qui fonda la troisième branche devenue 

l'aînée, encore existante près de Metz (1); 
4. Jean-Jacques, auteur de la quatrième branche 

dite Anglaise, et dont il sera question plus bas ; 



(1) C'est par erreur qu'au tome XIII du Nobiliaire Univer- 
sel, et à la note (2) de la page 12, on a indiqué que le fils aîné 
d'André II était resté à Guernesey, et qu'enfin la branche an 
glaise est aujourd'hui l'aînée. 



DE LA CONDAMINE. 449 

5.* Jeanne, née en 1695, mourut à Londres, en 

mars 1775 ; 
6.' Elisabeth, nëe en 1709, morte à Londres, le 

1" janvier 1786 ; 
7. Marthe, née en 171 3, morte à Guernesey, le 

23 mars 1787. 

VI . Pierre de la Condamine , I er du nom, né en 
1697, mort à Paris, le 3 décembre 1771, quitta ses 
parents à Guernesev et rentra en France, où il rit pro- 
fession de la religion catholique et romaine. Il fut en- 
suite en Portugal, et perdit une partie de sa fortune lors 
du tremblement de terre qui eut lieu à Lisbonne, le 1" 
novembre 1755. Il vint alors s'établir à Paris, ou un 
incendie lui enleva le peu qu'il avait sauvé. Pierre eut 
trois femmes, savoir : i.° dame Anne de Launay, qu'il 
épousa vers 1721 ; 2. dame Olive Julien, par contrat 
passé à Saint-Malo, le 14 juin 1725, et 3.° à Paris, le 
7 janvier 1738, dame Julienne-Françoise Michel. Du 
second lit naquit : 

i.° Pierre dont l'article suit ; 

Et du troisième lit: 

2. Françoise, qui réclama la succession de son 
frère consanguin. 

VII. Pierre de la Condamine, II e du nom, fut 
baptisé à Saint-Malo, le 20 décembre 1726 et mourut 
à Saint-Servan, sans postérité, le 22 mai 1787, quoique 
avant épousé dans ce dernier lieu, le 10 janvier 1775, 

N y qui portait : écartelé : au 1 et 4, d'argent ; au 2 et 3, 

de gueules. 

SECONDE BRANCHE, DITE ANTONINE, éteinte. 

III. Antoine de la Condamine, second fils de noble 
Jean de la Condamine, I" du nom, et de Gabrielle de 
Puget, naquit en 1607, épousa eu 1627, dame Jeanne 



4 5o DE LA CONDAMINE. 

des Roux, fille de noble Charles d'Eiroux, ou des Roux, 
seigneur de Rustrel, qui portait de gueules au sautoir 
d'or, en cœur un écusson d'azur, chargé d'une tour 
d'argent. Antoine perdit son épouse en i636, et entra 
alors, au service, fut enseigne au régiment de Montpey- 
roux et se trouva au siège de la ville et château de Salces 
en 1639, fait qui est rapporté dans la Gazette de France, 
du i* r août de cette année-là. Il devint successivement 
lieutenant et capitaine, et à la paix de Westphalie (1648), 
il quitta le service, se retira à Paris, où les nombreux 
amis de feu son père, l'attirèrent. Il assista cette année 
aux noces de son fils Guillaume. On ignore l'époque et 
le lieu où il mourut Le seul fruit de son mariage fut : 

IV. Guillaume de la Condamine, I er du nom, né 
en juin 1629, pendant que Louis XIII, faisait en per- 
sonne le siège d'Alais ; épousa en 1648, dame Jeanne 
Guignon, fille de noble Pierre de Guignon, seigneur de 
Vavatres, conseiller du roi en son grand conseil et de 
dame Marie-Anne Jeanne de Chamblin, duquel mariage : 

V. Charles de la Condamine, né en 1649 ; il fut 
successivement receveur général des finances, en la géné- 
ralité de Moulins, fit enregistrer ses armes et celles de sa 
femme, dans l'Armoriai général, côté : Paris, vol. I er , 
pag. 25 1, n 08 257 et 258. Fut pourvu d'un office de con- 
seiller secrétaire du roi, maison couronne de France et 
da ses finances, par le décès d'Etienne Champion, le 8 
décembre 1699, décéda, paroisse Saint-Roch, âgé de 
soixante-deux ans, le 26 novembre 1 711. Il avait épousé 
devant Touvenot et son confrère, notaires à Paris, le 3 
février 1697, demoiselle Louise-Marguerite de Chources, 
dont les armes sont d'argent à cinq faces de gueules, fille de 
défunt messire Gabriel de Chources, chevalier, seigneur 
de Beauregard, gouverneur de Bonnetable, et de ma- 
dame Madeleine Judith deBreslay la Roche, présens : haut 
et puissant prince monseigneur Louis de Lorraine, comte 
d'Armagnac, grand écuyer de France; haute et puissante 



DE LA CONDAMINE. 4 5 i 

princesse madame Catherine de Villeroy, son épouse; 
haut et puissant prince monseigneur le duc de Valenti- 
nois; haute et puissante princesse madame Marie de 
Lorraine, son épouse; madame Françoise d'Aubigné, 
marquise de Maintenon ; M. le comte d'Aubigné, son 
frère; haut et puissant seigneur, monseigneur de Phélip- 
peaux, comte de Pontchartrain, contrôleur - général des 
finances, parens et amis. Ladite de Chources étant devenue 
veuve et tutrice de ses enfants , vendit l'office de secré- 
taire du roi, de son mari, à Antoine Carel, seigneur 
de Maisonval, élu à Caudebec ; elle obtint des lettres de 
chancellerie le 19 août 1719, et un arrêt des requêtes 
du palais, le 9 septembre 1719. De ce mariage sont issus : 

i.° Charles-Marie, dont l'article suit; 

2.' Anne -Marie, qui épousa, i.° noble Jean de 
Bouzier , chevalier , seigneur d'Estouilly et du 
fief d'Orléans ; qui portait d'azur à trois bandes 
de vai-r appointées; i.° Emmanuel-Victor de la 
Coste de Sainte-Fois, chevalier de Saint-Louis, 
capitaine de cavalerie. Elle mourut à Paris, dans 
la paroisse de Saint-Laurent et fut inhumée en 
l'église de la communauté de Saint-Chaumont , 
le 27 avril 1771, laissant de son premier mariage: 

a. Antoine-Claude- François de Bouzier, che- 
valier et seigneur d'Estouilly et du fief d'Or- 
léans , qui fut lieutenant du roi de Saint- 
Quentin; 

b. Marie- Louise-Charlotte de Bouzier, qui en 
1756, épousa avec les dispenses de S. S. 
(Benoît XIV), noble Charles-Marie de la 
Condamine , son oncle maternel, dont l'ar- 
ticle suit. Elle survécut à son époux, et rien 
n'égala sa tendresse pour lui. M. l'abbé De- 
li lie ayant remplacé Charles-Marie de la 
Condamine à l'Académie Française, célébra 
ses vertus dans les discours qu'il prononça 



\ 



452 DE LA CONDAMINE. 

lors de sa réception le it juillet 1774: « Si 
» jamais, dit-il , l'hymen est respectable , 
» c'est surtout lorsqu'une femme jeune , 
» adoucit à son époux les derniers jours d'une 
» vie immolée au bien public. La sienne ai- 
» mait en lui un mari vertueux, elle respec- 
» tait un citoyen utile. Cette impétuosité in- 
» quiète, qui dans M. de la Condamine , 
» ressemblait quelquefois à l'humeur, loin 
» de rebuter sa tendresse, la rendait plus in- 
» génieuse. Elle le consolait des maux du 
» corps , des peines de l'esprit, de ses craintes , 
» de ses ennemis et de lui-même; et ce 
» bonheur qui lui avait échappé peut-être 
» dans ses courses immenses, il le trouvait à 
» côté de lui , dans un cœur tendre qui s'im- 
» posait , par l'amour constant du devoir , 
» ces soins recherchés qu'inspire à peine 
» le sentiment passager de l'amour. » 

VI. Charles-Marie de la Condamine, né et baptisé 
à Paris, paroisse de Saint-Roch, le 8 janvier 1701, 
est célèbre par ses voyages, entrepris par ordre du roi, 
pour déterminer la figure de la terre , par ses connais- 
sances profondes en plusieurs genres, par ses divers 
écrits en faveur de la méthode de l'inoculation, et même 
par son talent pour la poésie légère. Le 19 février 1719, 
il fut reçu après avoir fait les preuves de noblesse, che- 
valier des ordres royaux militaires et hospitaliers de Notre- 
Dame-de-Mont-Carmel et de Jérusalem, fut secrétaire 
des commandements de S. A. S. Monseigneur le duc 
d'Orléans , enfin membre de l'Académie Française , de 
celle des Sciences, de la Société Royale de Londres, des 
Académies de Berlin, de Pétersbourg, Bologne, Cortone, 
Nancy, etc. La réponse de M. le comte de Buffon., au 
discours que Charles-Marie prononça le 12 janvier 1761, 
lorsqu'il fut reçu à l'Académie Française, à la place de 



DE LA CONDAMINE. 



4:0 



M. de Vauréal, évêque de Rennes, a toujours été cite'e 
comme un modèle d'éloquence et nous croyons devoir 
en donner ici un extrait : « Du génie pour les sciences, 
» du goût pour la littérature, du talent pour écrire , de 
» l'ardeur pour entreprendre, du courage pour exécuter , 
» de la constance pour achever, de l'amitié pour vos rivaux, 
» du zèle pour vos amis, de l'enthousiasme pour Thu- 
» manité, voilà ce que vous connaît un ancien ami, un 
» confrère de trente ans, qui se félicite aujourd'hui de 
» le devenir pour la seconde fois. » 

» Avoir parcouru l'un et l'autre hémisphère , traversé 
» les continens et les mers, surmonté les sommets sour- 
» cilleux de ces montagnes embrasées, où les glaces éter- 
» nelles bravent également et les feux souterrains et les 
» ardeurs du midi ; s'être livré à la pente précipitée de 
» ces cataractes écumantes dont les eaux suspendues 
» semblent moins rouler sur la terre que descendre 
» des nues, avoir pénétré dans ces vastes déserts, dans 
» ces solitudes immenses où l'on trouve à peine quel- 
» ques vestiges de lhomme , où la nature accoutumée 
» au plus profond silence , dût être étonnée de s'en- 
» tendre interroger pour la première fois ; avoir plus 
» fait en un mot , par le seul motif de la gloire des 
» lettres, que l'on ne fît jamais par la soit de l'or ; voilà 
» ce que connaît de vous l'Europe, et ce que dira la 
x postérité. 

» Mais n'anticipons ni sur les espaces, ni sur les tems, 
» vous savez comme moi que le siècle où l'on vit est 
» sourd, que la voix du compatriote est faible. Laissons 
» donc à vos neveux le soin de répéter ce que dit de 
» vous l'étranger , et bornez aujourd'hui votre gloire à 
» celle d'être assis parmi nous. » 

» Après son grand voyage, dit M. l'abbé Delille , il 
» semblait qu'aucun lieu du monde ne pouvait plus 
» exciter sa curiosité; mais il n'avait pas vu l'Italie; il 
» n'avait pas vu Rome : et qui peut se flatter de con- 
» naître le monde , sans avoir vu cette ville , à jamais 



4 54 DE LA CONDAMINE. 

» intéressante par ses victoires , par ses désastres , par 
» sa magnificence , par ses débris , le dépôt des arts 
» antiques , le berceau des arts naissants ; autrefois 
» dominatrice du monde par les armes , aujourd'hui 
» par la religion , et qui eut , en effet , le droit de 
» se nommer la ville éternelle ? 

» Il y fut reçu avec distinction , par le pape Be- 
» noit XIV, dont la gaieté franche, la douce affabilité 
» semblaient solliciter l'oubli de son rang , r>arce qu'il 
» sentait que sa véritable grandeur en était indépendante, 
» l'ami des étrangers, le premier objet de leur curiosité 
» et de leur admiration dans Rome ; l'ami surtout des 
» Français , estimé des Anglais même , qui ont placé 
» son buste dans le muséum de Londres , où il semble 
» triompher des préjugés de la haine nationale; qui, 
» enfin, par ses vertus et ses lumières, faisait la gloire 
» de Rome moderne, et eût été digne de l'ancienne. Il 
» accorda à M. delà Condamine ce qu'il pouvait lui ac- 
>> corder de plus doux et de plus flatteur, son portrait 
» et une dispense pour épouser sa nièce. [Marie-Louise- 
» Charlotte de Boulier. ( i ) Sensible à ces bontés , 



(i) « M. de la Condamine, âgé alors de cinquante-cinq 

■■> ans, avait besoin d'une compagne ; mais il ne \oulait ni se 

» rendre ridicule, ni faire le malheur de personne; il trou- 

» vait dans sa nièce une jeune femme accoutumée à l'aimer 

» comme un père, à respecter en lui sa gloire, ses talents et 

•< jusqu'à des infirmités qui n'étaient, à ses yeux, que les 

» marques honorables de ses travaux pour les sciences ; il crut 

» qu'une femme raisonnable, sensible, et qui savait combien 

•> il est rare que les convenances de fortune et de naissance, 

» plus écoutées que celles d'où dépend le bonheur, permettent 

» d'épouser celui que le cœur aurait choisi, pourrait ne pas 

» regarder comme un malheur de s'Unir à un oncle en qui 

• elle était assurée de trouver un ami. Cette union fut heu- 

» reuse: sûre de la confiance et de la tendresse de son mari. 

•• les mouvements d'humeur, inévitables dans un homme dont 



DE LA CONDAMINE. 



433 



» M. de la Condamine le lui témoigna avec cette impe- 
» tuosité franche et familière, dont les souverains vrai- 
» ment respectables, sont plus flattés que du respect, 
» et qui n'ôte quelque chose au rang que pour le rendre 
» à la personne. 

» Il n'eût pas été content lui-même, s'il n'eût vu à 
» Rome que ceTque les autres avaient vu avant lui. Il 
» fit des recherches très-heureuses sur les mesures an- 
» ciennes, qui ont si long-tems exercé nos savants; 
» l'académicien des sciences travaillait pour l'académie des 
» belles-lettres. Cette variété de goûts et de connais- 
a sances, était peut-être ce qui distinguait le plus M. de 
» la Condamine de la foule des voyageurs. La plupart 
a n'aiment et ne voient que leur objet favori : le bota- 
» niste ne cherche que des plantes ; le géographe, que 



» l'activité prodigieuse était contrariée sans cesse par ses infir- 
» mités, ne paraissaient à madame de la Condamine qu'un 
>• malheur de plus dont elle devait le consoler. Quelque 
» longue, quelqu'infirme qu'ait été la vieillesse de son mari, 
>• jamais elle n'a cessé de lui prodiguer les soins les plus ten- 
» dres qui ne lui coûtaient rien ; l'idée qu'elle remplissait un 
» devoir sacré a plus d'un titre, soutint son courage, et il lui 
» semblait que soigner la vieillesse de M. de la Condamine, 
» c'était acquitter les dettes de l'humanité; lorsqu'enfin elle a 
• eu le malheur de le perdre, elle l'a pleuré, comme une 
» jeune épouse pleure celui qu'une mort prématurée lui en- 
» lève, comme on pleure une perte irréparable. » (Eloge de 
M. de la Condamine. inséré dans l'Histoire de l'Académie 
Royale des Sciences, année 1774, pp. 1 1 5 et 1 16. ) Nous in- 
sérons ici les vers qu'il adressa à sa femme, le lendemain de 
ses noces: 



D'Aurore "et de Titon vous connaissez l'histoire: 
Notre hymen en rappelle aujourd'hui la mémoire 
» Mais de mon sort Titon serait jaloux : 
Que ses liens sont différents des nôtres î 
L'Aurore,' entre'ses^bras vit vieillir son époux : 
- Et je rajeunis dans les vôtres. » 



4 56 DE LA CONDAMINE. 

» des positions de villes; l'antiquaire, que des inscrip- 

» tions : M. de la Condamine aimait et voyait tout 

» Ses derniers jours payèrent par différentes infirmite's 
» les travaux de ses premières années. Celle qu'il souffrait 
» le plus impatiemment était . sa surdite', parce qu'elle 
» contrariait sa passion favorite. Ceux qui savaient la 
» cause de son e'tat, ne pouvaient le voir sans un sen- 
» timent de respect. J'ai vu moi-même, messieurs, 
» quelque tems avant sa mort, ce philosophe, victime 
» de son zèle pour les sciences, avec cette sorte de 
» vénération qu'inspire la vue de ces guerriers mutilés 
» au service de l'état. 

» Cependant la source de ses infirmités en était le 
» dédommagement. Dans l'honorable repos de sa vieil- 
li lesse, il revoyait en esprit cette riche variété d'objets 
» qu'il avait vue des yeux 

« Le même enthousiasme et la même curiosité qui 
» lui avaient fait si souvent exposer sa vie (i), ont 
» avancé sa mort : il l'a vue s'approcher, je ne dis pas 
» avec intrépidité, mais j'oserais presque dire, avec 
» distraction. Ce n'était point l'incrédulité stupide, qui 
» cherche à s'étourdir sur ce dernier moment; c'était 
» l'inattention d'un homme ardent, dont l'âme se prend 
» et s'attache jusqu'au dernier soupir, à tout ce qui 
» l'environne, qui se hâte de vivre, et dont l'activité 
» n'a fini qu'avec lui ». 



(i) « En sortant du collège, il suivit, en qualité de vo- 
» lontaire au siège de Roses, le chevalier de Chources, son 
» oncle, capitaine au régiment Dauphin, cavalerie; pendant 
» le siège, le jeune volontaire eut la curiosité de monter sur une 
» hauteur, afin de mieux voir la place; il l'examinait avec une 
> lunette, et s'amusait à voir mettre le feu à une batterie dont 
» les boulets tombaient autour de lui, lorsqu'il reçut ordre de 
» descendre ; on lui apprit qu'un manteau d'écarlate qu'il avait 
» sur son habit, l'avait rendu le but de cette batterie. » (Eloge 
de M. de la Condamine, inséré dans l'Histoire de l'Académie 
Royale des Sciences, année 1774, p. 87.) 



DE LA CONDAMINE. 4 5 7 

Il mourut sans postérité, dans la paroisse de Saint- 
Germain-l'Auxerrois, à Paris, le 4 février 1774. 

TROISIÈME BRANCHE DITE DE POUILLY, 

subsistante à Pouilly, près de Met$, et qui est aujourd'hui 

l'aînée. 

VI. Jean de la Condamine, deuxième du nom, troi- 
sième fils de noble André de la Condamine, deuxième 
de nom, et de Jeanne Aggere, son épouse, naquit le 
8 septembre 1703; il fut le seul qui ne suivit point 
ses parens en Angleterre ; mais resta auprès de son 
oncle paternel, Charles - Antoine, qui le fit élever dans 
la rehgion catholique romaine ; il avait été nommé sous- 
lieutenant au régiment de Piémont en 171 3 ; fut lieutenant 
en 1719 , et aide major en 172 1 ; il se distingua, le 4 mai 
1734, lorsque le régiment, sous les ordres du duc de 
Noailles, força les lignes d'Ettlingen ; et fut nommé 
capitaine le 3o du même mois ; il fut employé à l'ar- 
mée de Bohême en 1741; monta à l'assaut donné à la 
ville de Prague, dans la nuit du 2 5 au 26 novembre 
de la même année; rit la campagne de 1742, et fut 
blessé à la fameuse défense de Prague; décoré de l'or- 
dre royal et militaire de St. -Louis, en 1743, il se trouva, 
le 27 juin de la même année, à la bataille de Det- 
tingen, où le régiment perdit cent cinquante hommes. 
Le régiment destiné à servir en Flandre, partit de 
Metz, où il avait hiverné, le 16 mars 1744, et arriva dans 
la plaine de Ceyjoint le 14 mai. Il prit la droite de l'ar- 
mée que le roi commandait en personne , et assista au 
siège de Menin, qui se rendit le 5 juin, et à celui d'Y- 
pres qui capitula le 27. Il quitta l'armée du roi le i* r juil- 
let, et joignit au camp de Courtray celle que le maré- 
chal de Saxe commandait, et qui investit Tournay, la 
nuit du 24 au 25 avril 1745; il fut capitaine de grena- 
diers, l'année suivante; et à la paix d'Aix-la-Chapelle, 
en 1748, il se retira à Metz, où il épousa en 1749, dame 



4 58 DE LA CONDAMINE. 

Thérèse de Guillot, veuve de noble de N.... Colignon de 
Pouilli, ancien capitaine au régiment de Piémont, mort 
en 1736. Jean cultiva les lettres, et fut nommé membre 
de l'académie royale des arts et sciences, à Metz ; il mou- 
rut à Pouilli, en décembre 1784, et son épouse lui sur- 
vécut jusqu'en 1788. De leur mariage vinrent : 

i.° Nicolas-Joseph, dont l'article suit; 
2. Thérèse-Julie, née le 27 septembre 175 1, qui 
épousa, en 1788, noble Pierre Durieu de May- 
nadier, capitaine au régiment de Piémont, in- 
fanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis. Elle est morte à Pouilly, le 14 
avril 18 14, et n'a laissé qu'un fils: 
a. Nicolas-Joseph Durieu, né le 23 décembre 
1789, a servi avec distinction dans l'armée 
française, et a épousé, le 12 septembre 18 14, 
dame Marie - Stéphanie Catoire de Bion- 
court, dont il a deux filles. 

VII. Nicolas-Joseph de la Condamine, seigneur de 
Pouilli, est né le 27 mars 1753, a été empêché de ser- 
vir par une incommodité au bras. Il a épousé, le 24 
novembre 1790, dame Catherine de Marguerie de Mont- 
fort, fille de feu noble de Marguerie, comte de Montfort, 
d'une très-ancienne maison noble, originaire de Nor- 
mandie, morte à Metz, le 26 octobre 18 16, et inhumée 
à Pouilli. Leurs enfants sont: 

i.° Charles-Joseph, né le 9 août 1796, élève au 

Corps royal du Génie; 
2. Charles-Nicolas, né le 12 mars 1801, élève au 

Corps royal de l'artillerie ; 
3.° Thérèse - Julie - Joséphine, née le 12 octobre 

179;; 
4. Hélène-Joséphine, née le 6 mars 1793 ; 

* 5.° Catherine - Joséphine, née le 19 octobre 
*794î 



DE LA CONDAMINE. 439 

6.° Marie-Thérèse-Joséphine, née le 9 août 1796, 

morte le 14 novembre 1 8 > 6 ; 
7. M a rie- Adélaïde - Sophie , née le 29 septembre 

1804. 

SECONDE BRANCHE, DITE ANGLAISE, 

seconde existante. 

VI. Jean-Jacques de la Condamine , sixième enfant 
de noble André de la* Condamine, II e du nom, co-sei- 
gneur de Serves, et de dame Jeanne Aggère, son épouse, 
naquit à Nismes en 171 1 , et mourut à Guernesey, le 7 
juin 1764. Il avait épousé, le 6 novembre 1760, dame 
Marie Néel de l'île de Jersey, morte le 28 août 1808; 
duquel mariage sont provenus : 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Marie, née le i er septembre 1761 , mariée, le 
9 mars 1780, à Jean Bowden, écuyer , mort à 
Bristol, le 1" mars 1798 ; et en secondes noces, 
le 10 octobre 18 14, à Georges Bell de l'île de 
Guernesey , écuyer. Elle a eu de son premier 
mari trois enfants, savoir : 

a. William-Carey-EowJen, écuyer, né le 21 
janvier,! 1788, qui a épousé, le i3 avril 1816, 
dame Christiana Anstruther , tille de feu le 
colonel Anstruther, dont un fils; 

b. Marie Bowden, née le 5 mai 1786, mariée, 
i.°, le i5 juillet 181 1 , à William-Herbert 
Jones , écuyer , officier du génie militaire 
anglais, mort à l'île de France, le 3i mars 
181 3; duquel mariage une fille; et 2.*, le 5 
mai 1817, à Thomas Tupper, écuyer, son 
cousin-germain paternel, dont une fille ; 

c. Catherine Carey Bowden, morte jeune. 



4 6o DE LA CONDAMINE. 

VII. Jean de la Condamine , écuyer , III e du nom, 
né à Guernesey, le 9 avril 1763, est aujourd'hui (18 19), 
contrôle ( avocat - géne'ral) du roi, et colonel du pre- . 
mier régiment de milice, en ladite île. Il a épousé, le 
25 mars 1788, dame Elisabeth Coutart , fille aînée de 
Pierre Coutart, écuyer, contrôle du roi, morte à Guer- 
nesey, le 18 novembre 1804. Elle portait d'argent à une 
face vivrée de sable. Leurs enfants sont : 

i.° Jean, IV e du nom, né le 6 avril 1792, vice- 
consul de Sa Majesté Britannique à Dunkerque; 

2. William, né le 26 octobre 1795; D. A. com- 
missaire des guerres, attaché à l'état-major du 
duc de Wellington, depuis 1812 jusqu'à l'éva- 
cuation de la France, par les troupes alliées en 
1818 , membre de la société d'Emulation à 
Cambrai ; 

3.° Thomas, né le 9 mai 1797, est sorti du col- 
lège militaire, en décembre 1816, sous-lieute- 
nant dans le corps de l'état-major anglais (royal 
Staff corps) ; 

4. Robert Coutart, né le 12 octobre 1800; 

5.° James, né le 18 septembre i8o3; 

6.° Marie , née le 3o décembre 1788 , mariée à 
Guernesey le 12 juin 181 1, à David Carnegie, 
écuyer , capitaine dans le 102 e régiment d'in- 
fanterie anglaise, retiré depuis la paix en Ecosse, 
son pays natal. Ils ont quatre enfants, deux gar- 
çons et deux filles ; 

7. Elisabeth, née le 6 mai 1790 ; 

8.° Louise, née le 27 juillet 1794, morte le 11 
juillet 1798; 

9. Louise, II e du nom, née le i5 juillet 1799, 
morte le 21 février 1802. 






DE LA CONDAMINE. 46 ! 

CINQUIÈME BRANCHE, DITE CAROLINE, éteinte. 

V. Charles-Antoine de la Condamine, second fils 
de noble Georges de la Condamine de Serves, et de dame 
Antoinette de Montblanc Saint-Martin, posséda, après 
l'émigration de son frère aîné, André II, les terres de 
sa famille ; il entra au régiment de Piémont, infanterie, 
en i685 ; fut sous-lieutenant en 1687, et lieutenant en 
1689; en 1693, le régiment passa sous les ordres du ma- 
réchal de Luxembourg, et se trouva, le 29 juillet, à la 
bataille de Neervinde, au siège de Charleroi, au mois de 
septembre, et au bombardement de Bruxelles, au mois de 
d'août 1695 ; il fut capitaine en 1699, et servit sous les 
ordres du duc de Vendôme qui commandait l'armée d'I- 
talie en 1702. Le régiment de Piémont se distingua cette 
année à la bataille qui se donna à Luzarra, le i5 août; 
il y occupait toute la gauche, et eut l'avantage de repous- 
ser jusqu'à trois fois les Impériaux. L'année suivante, il 
suivit le duc de Vendôme dans la marche que fit ce géné- 
ral vers le Trentin, et assista à la prise d'Arco, de Nago, 
d'Asti, et de Villeneuve d'Ast ; après le siège de Turin, 
en 1707, il passa à l'armée de Flandre, et se trouva à la 
bataille d'Oudenarde, en 1708, et à celle de Malplaquet, 
le 1 1 septembre 1709 ; au mois de mars 17 10, le régiment 
eut ordre de se jeter dans Douai, qui fut investi par 
toutes les forces des alliés ; la garnison tint cinquante- 
deux jours, pendant lesquels elle fit trente-deux sorties ; 
dans celle du 8 mai, Charles-Antoine commandait une 
des trois compagnies de grenadiers de Piémont, qui 
avait la tête de l'attaque ; ils comblèrent une grande 
partie des travaux des assiégeants, détruisirent tout un 
régiment anglais, et rentrèrent en bon ordre dans la place ; 
il fut blessé quelques jours avant la capitulation qui eut 
lieu le 24 juin. L'année suivante, le régiment de Piémont 
joignit l'armée du maréchal de Villars, et servit sous ses 
ordres jusqu'à la paix d'Utrecht, en 1713 ; décoré de 



462 DE LA C0NDAM1NE. 

l'ordre royal et militaire de St .-Louis, et parvenu au 
grade de commandant de bataillon, il mourut à Bouque- 
non, en 1734; il avait épousé Sophie du Garnier, dame de 
la Melouze, fille de noble Jean du Garnier, chevalier de 
la Melouze, co-seigneur de Brenoux et de Saval, et 
d'Amélie de la Croix de Vagnas. Duquel mariage : 

i.° Jean, dont l'article suit ; 

2. Pierre de la Condamine de Serves, troisième du 
nom, né le 10 janvier 171 5, mort à Alais,le 
3 mars 1787; il fut, le 23 juin 1733, lieutenant 
au régiment de Piémont, que commandait son 
père; aide-major, le 5 mai 1737, et capitaine 
en 1740. Il professa la religion réformée, et par 
cette raison il refusa l'ordre royal et militaire de 
S.-Louis ; fut membre correspondant de l'acadé- 
mie royale des arts et des sciences, à Metz; se retira 
à Alais, en 1746, et y épousa dame Marie de 
Lafond Guy d'Aireboudouze, (1) fille de noble 
Pierre de la Fond Guy d'Aireboudouze, seigneur 
de Casalette, et d'Anne-Marie de Boileau de 
Castelnau. Il eut de ce mariage : 

A. Marie-Marguerite de la Condamine de 
Serves, née le 25 mars 1749, morte le 
4 mars i8o5 ; elle avait épousé, le 21 juin 
1769, • M. Jean-François Gibert, mort à 
Saint-Domingue, le 17 janvier i8o3. De 
> ce mariage sont nés : 



(1) La famille de la Fond "Guy d'Aireboudouze possédait la 
terre de Casalette, et tenait aux meilleures maisons du Lan- 
guedoc. La mère de Marie était fille de noble Nicolas de Boi- 
leau, seigneur de Castelnau et de Sainte-Croix, et d'Anne de 
Calvière, dame de Boucoiran. Nicolas de Castelnau descendait 
au XI e degré d'Etienne de Boileau, granJ-prévôt de Paris 
en i25o, et qui jouissait de la confiance du roi saint Louis. 
L'aïeule du côté paternel de Marie de la Fond Guy, était 
de la maison des Boreli, marquis de Roque-Servières. 



DE LA CONDAMINE. 463 

a. Honoré-Victor Gibert , né à Alais , le 
11 novembre 1772, il est marié et sans 
enfants ; 

b. Jeanne-Sophie Gibert, née le 28 août 
1770, qui, le 3 novembre 1792, a épousé 
M. Jacques Sagnier, ancien maire cTA- 
lais, duquel mariage elle a eu un fils, 
mort à la retraite de Moscou, en 181 3 
et une tille, Victoire - Marguerite- 
Louise-Nanine Sagnier, née le 2 sep- 
tembre 1797, mariée, le i tr septembre 
1 8 1 3 , à noble Jean - Victor - Gaspard- 
Fortuné d'Aigallier de la Rouvière, sei- 
gneur de Brouset, fils de noble Jean- 
Mathieu d'Aigallier de la Rouvière, et 
de dame Jeanne d'Aigallier de la Con- 
damine (1) ; 

B. Victoire-Félicité de la Condamine de Serves , 
née le 7 mars 1750, morte le 4 mars 1778. 
Elle avait épousé, i.'le 21 juin i7Ô9,messire 



1) Noble Jean d'Aigallier. ayant épousé une dame de la 
Condamine de Serves, son petit -fils Pierre d'Aigallier ajouta 
à son nom de famille celui de la Condamine ; ce Pierre d'Ai- 
gallier de la Condamine, épousa dame Madelaine de Faucon, 
duquel mariage Jeanne d'Aigallier de la Condamine, qui, ayant 
épousé noble Jean-Mathieu d'Aigallier, fut mère de noble 
Jean-Victor-Gaspard- Fortuné d'Aigallier de la Rouvière, qui a 
épousé une des arrière-petites-filles de messire Pierre de la 
Condamine de Serves, III e du nom. L'usage de joindre à son 
nom de famille celui de la femme qu'on épouse, nous vient de 
Genève, et a été plus ordinairement adopté par les Protestants 
que par les Catholiques. L'exemple que nous venons de citer 

{>rouve en faveur des La Condamine ; car cette maison d'Aigal- 
ier, qui est d'origine chevaleresque, n'aurait pas conservé ce 
surnom, si les La Condamine n'eussent pas été d'une antiquité 
avérée. 



464 DE LA CONDAMINE. 

Charles de Firmas-Périés, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, ancien 
capitaine au régiment de Piémont, infan- 
terie, et commandant pour le roi Thôtel* 
royal des invalides à Paris ; mort à Alais , 
le 19 novembre 1773, fils posthume de mes- 
sire Pierre-Antoine de Firmas , seigneur 
de Périés, ancien colonel des troupes pro- 
vinciales, commandant pour le roi le châ- 
teau de Saint-Paul, et de dame Marthe de 
Daniel de Saint-Ravy; 2. le 9 février 1776, 
avec dispense de S. S. , messire Jean-Louis 
de Firmas, seigneur de Périés, neveu de 
feu son mari, ancien officier au régiment 
de Navarre, infanterie, qui a été pendant 
vingt-huit ans premier consul-maire de la 
ville d'Alais, petit-fils du même messire 
Pierre-Antoine dont il vient d'être question, 
et fils de messire Louis de Firmas, seigneur 
de Périés, et de dame Louise du Cairon fr). 



(1) L'antiquité de la maison Firmas est prouvée par la pos- 
session continue depuis le douzième siècle de la terre de Périés, 
dont le château très-fort d'assiète est une clé des Cévennes. 
On trouve, dans les procédures qui eurent lieu pour perdre les 
Templiers, Gu.llaume Firmas, chevalier de cet ordre, qui, 
en i3o7, s'offrit pour en être un des généreux défenseurs. Il 
était frère de Bernard I er , qui vivait en 1292, oncle et parrain 
de Guillaume I er qui, lé i3 décembre 1371 , fit hommage de 
sa terre de Périés à Bernard de Pelet, baron d'Alais, qu'il ap- 
pelle son bieau cousin. MM. de Firmas n'ont jamais formé que 
des alliances très-honorables, savoir: avec les maisons de Bu- 
dos, de la Fare, d'Arles, de Ribeirol, des Estiennes (et par 
celle-ci avec les Biliotti), les Solfier, les Petit (et par celles- 
ci avec les Narbonne, les Isnards, les Cambis), avec les Da- 
niel, les Safnt-Ravy et les Caseneuve, Dans les guerre civiles 
des Cévennes, les Firmas combattirent constamment pour le 
roi ; leur château a été, à cette époque, brûlé deux fois en 



DE LA CONDAMINE. ^65 

Victoire -Félicité de la Condamine a laissé 
de son premier mariage : 

a. Armand - Charles - Daniel , comte de 
Firmas-Périés , lieutenant - ge'néral des 
armées du roi, grand-maître, conseiller 
intime, privé actuel d'épée , et cham- 
bellan du feu roi Frédéric de Wurtem- 
berg ; chevalier des ordres royaux et 
militaires de Saint - Louis , en France, 
de Saint - Maurice et de Saint - Lazare, 
en Sardaigne ; grand - croix de l'ordre 
royal équestre et militaire de Saiût - 
Michel, en Bavière, né le 4 août 1770, 
marié, le 3 février 1799, à très-haute, 
très-illustre, très -puissante dame Marie- 
Joséphine , comtesse de Waldbourg- 



soixante-dix ans; et dans celle de la révolution, cette maison 
ne s'est pas montrée moins fidèle, puisque Armand-Charles- 
Daniel a été un des braves de l'armée de Condé : il fut à l'âge 
de vingt-un ans colonel d'infanterie et lieutenant de roi du 
quartier-général, maréchal des camps et armées du roi, à l'âge 
de vingt-neuf ans, et enfin a été nommé lieutenant général, 
le 3o mars 1819. S. M. Louis XVIII lui a accordé, par une or- 
donnance du 3o nnrs 1816, une fleur de lys à ajouter à ses 
armes, comme une récompense pour ses services et son beau 
dévoûment; le roi lui a de plus accordé le titre héréditaire de 
comte, qualification qui avait été donnée précédemment dans 
des brevets. Les armes de la maison de Firmas sont : écartelé : 
au 1 et 4, d'argent, à trois poiriers arrachés de sinople pour 
Périès; au 2 et 3, d'argent, à l'aigle éployée de sable; chappé : 
parti d'azur et de gueules, à une fleur de néflier à cinq feuilles 
d'or et d'argent de l'un en l'autre, pour Cappel; sur le tout 
d'argent à trois points d'hermine de sable, qui sont Firmas ; au 
chef cousu du champ, avec une fleur de lys d'or à enquerre qui 
sont les armes de concession nouvelle. L'écu est soutenu par 
deux sauvages armés de massues, il est sommé d'une couronne 
de comte à neuf perles. Pour cri : Raiôàu. 



466 



é 

• 



DE LA CONDAMINE. 
Wolfegg et Waldsée , truchesse héré- 
ditaire du Saint-Empire Romain, dame 
de l'ordre impe'rial de la Croix - Etoi- 
lée (i), veuve de S. E. le comte Charles 
Emmanuel de Leutrum-Ertingen, lieu- 
tenant - général des armées et colonel , 
propriétaire du régiment de Royal-Alle- 
mand, au service de sa majesté le roi 
de Sardaigne; chambellan de sa majesté 
impériale royale et apostolique ; 

b. Jean - Casimir -Edward -Gaspard , che- 
valier de Saint-Ravy, mort jeune ; 

Du second lit : 

c. Victoire - Françoise - Charlotte , née le 
6 juin 1777, qui, le 26 octobre 1797, 
a épousé noble-Louis-Augustin d'Hom- 
bres, maire de la ville d'Alais, membre 
de plusieurs sociétés savantes, chevalier 
de l'ordre de la Légion - d'honneur. 
Duquel mariage sont issus : 

i.*" Charles-Louis-Regis d'Hombres , 
• né le 1 5 novembre i8o3 ; 
2. Eugène-Félix - Louis d'Hombres, 

né le 29 janvier 1806; 
3.° Marie- Augustine - Charlotte , née 
le 28 février 1799 ; 



(1) Madame la comtesse de Firmas-Périès est sœur-ger- 
maine de S. A. S. le prince régnant de Waldbourg Wolfegg 
et Waldée Senior de la maison princière de Waldbourg, qui 
possédait héréditairement la charge de truchesse du Saint- 
Empire romain (sénéchal héréditaire de l'empire) et qui pos- 
sède aujourd'hui, aussi héréditairement, celle de grand-maître 
du royaume» de Wurtemberg. Sa mère était comtesse de Koeg- 
nigssegg-Aulendorf, maison qui, dans le dernier siècle, a 
fourni un Electeur de Cologne et un Feld-maréchal des armées 
impériales, grand-commandeur de l'Ordre Teutonique. 



GODET. 467 

4/ Adèle - Louise, née le 28 sep- 
tembre 1701 ; 
5.' Alix - Louise - Victoire, née le 8 
septembre 181 1. 

VI. Jean de la Condamine, V' du nom, co-sei- 
gneur de Serves, né en 1700; e'pousa , en 1740, dame 
Marguerite Deluze, dont il n'eut qu'une fille, savoir : 

Delphine de la Condamine, héritière de Serves, 
qui naquit en 1741, et se maria, le premier 
novembre 176 1, avec M. Louis Soleirol, et fut 
mère de : a. Reymond; b. Louis; c. Victor, qui 
portent le nom de Soleirol de Serves. 

Armes: d'azur à une tige de blé à trois épis d'argent, 
tiges et feuilles de même. Couronne de comte à neuf 
perles. 



GODET. Famille des plus anciennes de la province 
de Normandie, qui fut maintenue dans sa noblesse 
d'ancienne extraction, par M. de Chamillard, en 1666. 
Elle est représentée de nos jours par : 

Messire Charles-Anne, chevalier de Godet de Thio- 
ley, né le 11 juin 1773; chef de bataillon, capitaine 
commandant une compagnie de grenadiers au cinquième 
régiment de la garde royale, chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint- Louis, a émigré en 1 791, et est 
rentré par ordre du roi en 1801. Il a fait toutes les 
campagnes de l'armée des princes et de Condé ; marié, 
le 29 juin 1809, à demoiselle Emilie-Adélaïde de Ron- 
nay , fille de messire Thomas-François de Ronnay , 
d'une des plus anciennes maisons de la province de 
Normandie. 

Armes : De gueules, à trois coupes couvertes d'argent. 
Supports : deux panthères ; couronne de comte. 



468 DE GOYON. 



GOUYON ou GOYON, famille originaire de Bre- 
tagne, dont une branche subsiste en Guienne depuis le 
quinzième siècle. Elle fut transplante'e dans cette pro- 
vince par : 

I. Gilles de Gouyon, qui, le 8 août 1475, reçut 
son partage comme fils puîné de Bertrand de Gouyon 
et de Marguerite Madeuc. Il s'établit ensuite en Guienne, 
où ses descendants formèrent plusieurs branches, dont 
une seule s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Une autre est 
revenue en Bretagne, berceau de sa famille. Il eut pour 
fils: 

II. Alexandre de Goyon, écuyer, qui assista au 
contrat de mariage de son fils, qui suit. 

III. Noble Jean de Goyon, épousa, par contrat du 
21 août 1564, Marthe de Caumont, fille de noble An- 
toine de Caumont. Il testa devant Botinelli , notaire 
royal, le 7 septembre 1 585, et eut pour fils et succes- 
seur: 

IV. Noble Raymond de Goyon, I er du nom , sieur 
de Brichot, qui épousa, par contrat du 24 février i5qo, 
reçu par Lagutaire, notaire royal, demoiselle Catherine 
d'Athia. Ils firent leur testament mutuel devant le même 
notaire, le 22 octobre 1625, où sont nommés leurs en- 
fants, savoir : 

1 .° Antoine, dont l'article suit ; 
2.* Bertrand de Goyon ; 

3.° Jean de Goyon, qui fonda la troisième branche 
établie en Bretagne. 

V. Antoine de Goyon, I er du nom, écuyer, sieur 
de Brichot, épousa, t.* par contrat du i* r juillet 1623, 



DE GOYON. 469 

demoiselle Isabeau de Lartigue, dont il n'eut point 
d'enfants; 2. par contrat du 20 août 1641, demoiselle 
Marguerite de Redon. Il testa au mois d'avril 1654, et 
ne vivait plus le 8 juillet suivant. Il eut de sa seconde 
femme : 

1/ Raymond, 
2. Charles de Goyon ; 

3.° Sereine de Goyon, mariée, par contrat du 28 
décembre 1 67 1 , avec noble François de Lissalde, 
sieur de Casteron. Il lui fut constitué en dot la 
somme de 5,ooo livres pour tous droits; 
4. Jean de Goyon. 

VI. Raymond de Goyon, II* du nom, écuyer, sieur 
de Brichot, né le 1 1 août 1642, épousa demoiselle 
Anne de Chambellier. Il en eut : 

VII. Antoine de Goyon, II e du nom, écuyer, sieur 
de Brichot, né le 9 juin 1675, qui épousa, par contrat 
passé au château de Lescout, le i5 janvier 1704, devant 
la Boupillère, notaire, demoiselle Anne de Mathison de 
Lescout, fille de noble Pierre de Mathison, seigneur de 
Lescout, et mourut le i5 juin 1758. Ses enfants furent: 

i.° Joseph-Josué, dont l'article suit; 

2. Charles de Goyon, qui fonda la seconde bran- 
che, rapportée ci après; 

3.* Marie-Susanne de Goyon, mariée, par contrat 
passé au château de Brichot, le 10 juin 1743, par 
devant d'Arquisan, notaire royal à Montréal, 
avec Gérard de Guilhemody. 

VIII. Joseph-Josué de Goyon, chevalier, sieur de 
Brichot, épousa, par contrat du 14 juin 1735, demoi- 
selle Marie du Barbier, fille de messire Pierre du Bar- 
bier, seigneur et baron de Lisse, et de dame Anne de 
Gordièges. Cinq jours avant ce mariage, Marie de Ma- 
thison, sa tante, l'avait institué son héritier général et 
universel. Ses enfants furent : 



470 DE GOYON. 

i.° Pierre-Etienne de Goyon, né le 5 avril 1741, 
mort sans postérité mâle; 

2. Charles-Etienne de Goyon, écuyer, né à Con- 
dom, le 29 novembre 1743, marié, par con- 
trat du 28 octobre 1767, passé par Fontan, 
notaire royal à Montréal, avec noble Jeanne- 
Marie de Guilhemody, sa cousine-germaine, fille 
de messire Gérard de Guilhemody, et de dame 
Marie-Susanne de Goyon. Il a émigré au mois 
d'octobre 1791; a fait les campagnes dans le corps 
noble, aux ordres de S . A. S. Monseigneur le 
prince de Condé, où il a été reçu chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis par 
Monseigneur le prince de Condé, le i5 janvier 
1 801, et a été fait colonel de cavalerie le 14 fé- 
vrier 181 5. Il est veuf sans enfants; 

3.° Jean-Pierre, dont l'article suit. 

IX. Jean-Pierre de Goyon, écuyer, né le i5 no- 
vembre 1748, épousa, par contrat du 12 septembre, 
1785, Marie-Antoinette de Daston, fille de messire 
Odet de Daston, chevalier, maréchal des camps et ar- 
mées du roi, sous-lieutenant à Phôtel des Invalides, et 
chevalier de Saint- Louis, et de dame Marie-Claire de 
Caucabanne de Baudignan, Jean-Pierre de Goyon 
émigra et servit dans le même corps que son frère. 11 
mourut à Ettenheim, le 3 janvier 1796. Il a laissé pour 
fils: 

X. Paul-Jean-Marie de Goyon, né le 28 mars 1790, 
marié, par contrat du 19 avril 181 5, avec demoiselle 
Jeanne-Marie-Adelie de Beauregard. De ce mariage 
est issu : 

Charles-Etienne-Clément- Hubert de Goyon, né le 
26 avril 1819. 



DE GOYON. 47 1 

SECONDE BRANCHE. 

VIII. Charles de Goyon, I" du nom, écuyer, se- 
cond fils d'Antoine de Goyon, sieur de Brichot, et 
d'Anne de Mathison, épousa à Paris, le 28 août 1739, 
demoiselle Elisabeth-Renée Rondelle, fille d'Antoine 
Rondelle, et de dame Angélique Garé. De ce mariage 
est issu : 

IX. Guillaume-Henri-Charles de Goyon, écuyer 
né le 12 juin 1740, marié à Bordeaux, le i er mai 
1763, avec demoiselle Victoire-Dorothée Bardon. Il fut 
pourvu d'un office de conseiller au parlement de Bor- 
deaux, à raison duquel office il fut déchargé du double 
droit de marc d'or, ordonné par Tédit du mois de dé- 
cembre 1770, attendu sa noblesse d'extraction prouvée 
par titres, au conseil d'état du roi, sa majesté y étant à 
Versailles, le i ,r septembre 1773. Guillaume-Henri- 
Charles de Goyon est mort sans postérité mâle. 

TROISIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de l'Abbaye, en Bretagne. 

V. Jean de Goyon, écuyer, fils de Raymond de 
Goyon, I ,r du nom, et de Catherine d'Athia, épousa, 
par contrat du 11 décembre 1625, Françoise de Cas- 
mont, fille de noble Jean de Casmont, et de dame 

N de Cause. Il fit son testament le 17 avril i65o, 

et mourut le 26 février i655. Il eut de son mariage trois 
enfants mâles : 

1 .• Pierre de Goyon ; 

2/ Mathieu, dont l'article suit; 

3.° Arnaud de Goyon. 

VI. Mathieu de Goyon, écuyer, épousa, par contrat 
du i5 mars 165*3, reçu par Moliné, notaire, demoiselle 



472 DE GO Y ON. 

Jeanne de Labat, fille de noble Antoine de Labat, et 
de feu dame de Saint-Germe. Il fit son testament le 18 
juin 1676, où il déclare avoir de son mariage trois fils et 
cinq filles, et mourut le 22 janvier 1686. Ses enfants 
furent : 

1 .° Arnaud, dont l'article suit ; 

2. Henri de Goyon; 

3.° Autre Arnaud de Goyon ; 

4. Marie dé Goyon ; 

5. Jeanne de Goyon; 

6.° Anne de Goyon ; 

7. Françoise de Goyon ; 

8.° Marion de Goyon. 

VII. Arnaud de Goyon, e'cuyer, né le 6 novembre 
i658, épousa i.° Madelaine-des-Champs, dont il n'eut 
point d'enfants ; 2. par contrat du 4 avril 1699, reçu 
par de Voisin et Durand, notaires royaux à Saint-Malo, 
en Bretagne, Emilie-Bernardine Geffrard, fille de Jo- 
seph Geffrard, e'cuyer, sieur du Plessis, et de feu dame 
Rene'e Billon. Il fit son testament le 11 et mourut le i5 
février 1718. Ses enfants furent : 

1 .° Joseph-Martin, dont l'article suit ; 
2. Pierre de Goyon \ 
3.° Arnaud de Goyon. 

VIII. Joseph- Martin de Goyon, écuyer, né le 19 
juillet 1700, seigneur de l'Abbaye, épousa, au mois de 
mars 1729, demoiselle Marie-Thérèse de Luynes, fille 
de noble Augustin de Luynes, de la ville de Nantes, et 
de demoiselle Renée Guillet. Il eut pour fils : 

IX. Augustin-Joseph de Goyon, chevalier, sei- 
gneur de l'Abbaye, né le i er mai 1730, lieutenant au 
régiment des Gardes- Françaises, par brevet du 23 dé- 
cembre 1759; colonel d'infanterie par commission du 8 
juin 1766, chevalier de l'ordre royal et militaire de 



COLMONT DE VAULGRENNAND. 473 

Saint- Louis. Il épousa, par contrat du 9 février 1764, 
demoiselle Louise-Amable de Foucault, tille de Michel 
de Foucault, écuyer, et de feu dame, Julienne-Thérèse- 
Portier. De ce mariage est issu : 

X. Michel-Augustin, comte de Goyon, né le 24 
décembre 1764, préfet du département de l'Eure, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; of- 
ficier de la Légion-d'honneur. Il a deux fils de son 
mariage avec mademoiselle de la Roche- Aymon. 

Armes : De gueules, au lion d'argent, couronné d'or. 



COLMONT de VAULGRENNAND, famille ori- 
ginaire de Bourgogne, qui a fourni plusieurs magistrats 
au parlement de cette province ; des officiers distingués 
aux arméeset plusieurs chevaliers de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis. 

Titres : Celui de baron, dans plusieurs actes, depuis 
environ un siècle ; et celui de comte, en vertu de lettres- 
patentes de S. M. Louis XVIII, du 25 novembre 18 14. 

Armes : Parti : au 1, coupé d'azur, à la tour d'argent, 
et d'azur, au lion d'argent ; au 2, d'azur, au chevron d'or, 
surmonté d'une étoile accostée de deux roses tigées à cirtq 
feuilles, et en pointe, d'une rose de même, mouvante 
d'un croissant ; le tout d'argent. 



ADDITIONS 



ET 



CORRECTIONS. 



HORRIC DE LA ROCHE-TOLAY, tome XII, 
page ig3, pénultième ligne, au lieu de Saint-Simon 
d'Archine, lisez : Saint-Simon d'Archiac . 



JANVRE, t. XVI, page 276, depuis la ligne première 
jusqu'à la neuvième inclusivement, rétablisse^ ainsi : « sei- 
» gneur de la Bouchetière, de Veuzé, de Fougères ou 
» Fougères, de Sermont, de la Chauvelière, chevalier, 
» gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Char- 
» les VII, et conseiller d'état d'épée en son conseil 
» privé, épousa, par contrat du 9 février 1436, Jeanne 
» de Perusse d'Escars, fille d'Audouin de Perusse d'Es- 
» cars, chevalier, seigneur de Saint-Bonnet, Allasac, 
» la Porte, de la Guonnie, Chambon, Chabrinac, Puy- 
» philip et Brêne, et d'Hélène de Roquefeuil .» 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 47 5 

Page 283, avant la dernière ligne de la note, et mourut 
au Parc, lise\ : qui mourut au Parc. Page 298, lignes 
4 et 5, Marguerite Chenin, chevalier, seigneur de l'Ile- 
Bapaume , lise^ : Marguerite Chenin , fille de messire 
Gauvin Chenin, chevalier, seigneur del'Ile-Bapaume. 



DE VALLIN, tome I, page 65, ligne 1", degré XII, 
Jean de Vallin , chevalier, lieutenant d'une compagnie 
de cinquante hommes d'armes, obtint la croix de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis. Il avait épousé en 1 582, 
Blandine du Sollier : supprime^ qu'il obtint la croix de 
Saint-Louis , puisque cet ordre ne fut institué qu'en 
i6 9 3. 



DE LOUBENS DE VERDALLE, tome VIII, p. 419, 
degré X, art. 1 .° François-Henri de Loubens , seigneur 
de Verdalle, ajoute^ dont l'article suit, et établissez ainsi 
son degré et les suivants. 

XI. François - Henri de Loubens , seigneur de Ver- 
dalle, épousa Marie-Antoinette du Cup , dont il a eu , 

entr'autres enfants : 

i.* Frédéric, dont l'article suit ; 
2. Anne-Elisabeth-Georgette de Loubens- Verdalle , 
mariée le 8 mars 1769, avec Alexandre de Lau- 
rent. 

XII. Frédéric de Loubens, comte de Verdalle, ancien 
chef d'escadron au régiment de dragons - Condé, che- 
valier de Saint - Louis , a épousé Thérèse - Jacqueline 
de la Londe, dont un fils : 



476 ADDITIONS ET CORRECTIONS. 

XIII. Frédéric de Loubens , marquis de Verdalle, 
chef d'escadron dans les Lanciers de la garde royale. 



LOUVART , tome VI, page 134, art. 2. ° après 
Philippe Esgaunière du Thibeuf, supprimez la qualité 
d'écuver. 



de SEGUR-RAUZAN, page 376 de ce volume, lig. 
première, cette branche, lise\ : cette maison. Page 38 1 , 
à la suite des lettres - patentes en latin données par 
Henri IV, à Jacques de Ségur - Pardaillan , et après la 
signature A. Charmet, ajoute^ ce qui suit : 

Pour traduction conforme à l'original en langue 
latine , par moi , traducteur assermenté près la cour 
royale de Paris, 19 juillet 1809. 

Signé, Breton. 

Page 382, ligne 21, mademoiselle de Fontrose, lise\: 
mademoiselle de Fonrose, de Bergerac. 



TABLE 



DES MAISONS ET FAMILLES 



CONTENUES DANS CE VOLUME. 



A. 

D'Agoult 7 o 

Alexandre . * 326 

D'Arcy 336 

B. 

Babin de Lignait 327 

De Bartillat , . . 2 3j 

Becquet de Mégille 42 

De Belle-Isle i58 

De Bénac 1 1 o 

De Béné\et 342 

Blondel de Beauregard 883 

De Bonnevallet 160 

De la Bouchetière 261 

Du Boulet 2ii 

De Branville 3o3 



47 8 TABLE 

De la Brijffe 349 

Brohon . . . '. 441 

De la Broue 2 1 ï 

Buor de Lavoy 140 quinquies. 



Cardon de Sandrans U17 

De Carbonel 317 

Du Castellet io5 

De Castille . 2i5 

De Champcenet\ 345 

Des Champs de la Vareinne ,333 

De Château-Redon 140 quater. 

De Chavanat 3o5 

Le Clerc de Juignè-Lassigny m 

De Cocquet de Montbrun 258 

Colmont de Vaulgrennand 373 

De la Condamine 446 

De Cserneck 407 

De Cullon 334 

D. 

Danthouard . . . 3 16 

Dessoffy de Cserneck 407 

De Dion 139 

Douhet - 236 

Durey de Noinville 359 

E, 

D'Ecosse 343 






DES MAISONS ET FAMILLES 479 

D'Elbée î3o 

D'Esclignac 164 



F. 



De la Forest 259 

De Fortia 1 

De Fouchécourt 348 

De Froment de Castille 21 5 



G. 



Godet 467 

De Goj'on ou Gouyon .... 468 

De Grimouville 8r 

De Guercheville 61 

Guyon de Montlivault 33 et 474 



H. 



D' Hardouineau 3o6 

Horric de la Roche-Tolay 474 



J. 



Janvre de la Bouchetière 261 et 474 

Jehannot de Bartillat 237 

De Juigné-Lassigny 111 

De Juvisy 228 



L. 



De Lavoy . . . 140 quinquies. 

De Lignac 327 



jZn TABLE 

480 

De Loubens-Verdalle • • 47 5 

Louvard 



M. 



De Maravat ,i65 

De M ar cheval .218 

Marquis 3 4 8 

De la Maqellière . 44 l 

De Molen de Saint-Poney . . . . '97 

De Monbrnn 258 

Mondot . . • • •" • •' ..• ; .7 

Monier du Castellet . io5 

De Montlivault .. 55 et 474 

De Montpésat. ,.....• ^58 

DeMontravel : '4° ter - 

De Mutrecv . ' T " 



N. 



De Noinville 35 9 

DeNolivos. 2 9 8 

De Nouainville 3o3 

De Nuche\e . 41. 



P. 



Pajot de Villers - l8 

Pépin de Belle-hle l58 

Picot "de Peccaduc -44^ 

De Piles 



DES MAISONS ET FAMILLES. 4 8 i 

De Preissac-Maravat 1 64 

DePuisaye 124 

R. 

De Rascas de Château-Redon 1 40 quater. 

De ou de la Rivoire 391 

De la Roche-Lambert 179 

De Romananges 237 

Roulet 216 

Ruai lent de Branville 3o3 

S. 

De Saint-Denis en Vervaine . 3 1 5 

De Saint-Poney 197 

Salivet de Fouchécourt 348 

De Sandrans 317 

De Ségur-Rau^an 376 et 476 

T. 

Tardy de Montravel 140 ter. 

Du Tillet 346 

De la Tourette 393 

Tournois de Bonnevallet r6o 

u. 

DUrban 1 

V. 

De Vallin ; 475 



482 TABLE DES MAISONS ET FAMILLES 

De la Vareinne . 333 

De Vaulgrennand 473 

De Verdalle 475 

De Verine ............... 439 

De la Vernède 1 97 

De Villarson 339 

De Villeperrot ............. 218 

De Villers 218 



FIX DE LA TABLE 



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dition de s'engager pour l'ouvrage complet. 

Il paraîtra un demi-volume vers le l« et le i5 de chaque mois. 

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le pdx de 5 fmncs afférent à ce demi-volume, qui devra nous être envoyé 

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complet qVsera publié en un an, auront droit à un escompte de ,o 

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